Editions L'Harmattan

  • A lire Alexandre Pouchkine on a l'impression qu'il pense en vers tant sa poésie coule de façon limpide. Quand il commence à écrire Eugène Onéguine, le poète a laissé derrière lui sa période romantique. Le ton est libre, tour à tour grave, mélancolique, empreint d'humour. Pouchkine porte un regard pénétrant, voire caustique, sur les castes dirigeantes et nous dépeint le petit peuple, le monde du théâtre et de la littérature. Si son héros donne son nom au roman, c'est avec amour que Pouchkine trace le portrait de Tatiana, jeune femme aux hautes aspirations morales, sensible et cultivée.

  • Bien que loué par Jankelevitch et Sartre, "l'être et le code" se vit opposer dès sa parution en 1973 un mutisme hargneux de la nouvelle intelligentsia soixante-huitarde. Aujourd'hui réédité, "l'être et le code" raconte une histoire de France inédite qui fait apparaître les refondations politiques méconnues et leurs enjeux spirituels ignorés. Rechercher le sens de l'histoire, passer de l'univers du vieux monde à celui de la praxis.

  • Les textes présentés dans ce recueil du Black Feminism, premier en France, explorent sur une période de trente ans les thèmes de l'identité, de l'expérience singulière, de la sexualité comme la place dans les institutions, les coalitions nécessaires, les alliances possibles, les formes culturelles de rébellion et de lutte. Pourquoi en France, ex-puissance coloniale, l'équivalent d'un féminisme noir n'a-t-il pas existé ?

  • Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où un rejet de la supranationalité, à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. À répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque État : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée, sa destruction constituerait une menace pour le continent.

  • Ce livre porte un autre regard sur Léopold II (1835-1909), deuxième roi des Belges, premier Congolais de l'histoire, créateur de l'État indépendant du Congo (1885) et son souverain durant un quart de siècle (1885-1908). L'auteur, congolais, met en évidence ce que le roi souverain Léopold II a laissé en héritage au pays. Il est indispensable de se souvenir que des crimes ont été commis sous son règne, mais ils ne doivent pas empêcher de mettre en valeur ses qualités et les réalisations qu'il a menées à bien lesquelles plaident en faveur d'une réhabilitation de son image et de son action.

  • Visa refusé

    Didier Viodé

    Artiste peintre engagé, vivant dans un bled où le marché de l'art est inexistant, Yao rêve de voyager, afin d'exposer ses oeuvres en Occident. Cet album évoque, sous forme d'histoires courtes, tous les obstacles et péripéties rencontrés par Yao pour l'obtention de son visa. Un style caricatural et humoristique qui dénonce les difficultés et les inégalités pour l'obtention d'un visa et les conditions précaires des artistes en Afrique.

  • Dans ces chroniques, Laff, père de famille polygame, se débat avec les soucis du quotidien d'un village au fin fond de la brousse. Gunther Moss emmène le lecteur, avec sa vision tendrement humoristique et terriblement drôle, dans une Afrique où la notion de communauté prime par-dessus tout et où la tradition ne parvient pas à rester à l'écart des développements du monde moderne. (bande dessinée couleurs)

  • Découvrez l'histoire du thé dans le monde, depuis sa découverte en Asie jusqu'à son expansion en Afrique, au travers de la vie d'Adjoua, femme indépendante née au milieu du XXè siècle en Côte d'Ivoire. A la fois roman graphique historique et chronique fictive douce-amère, Légère amertume (une histoire du thé) transporte le lecteur au coeur de plusieurs continents et de plusieurs époques sur les traces d'un breuvage mythique, culturel et globalisé : le thé.

  • Plusieurs amoureux des belles lettres ont construit ce dictionnaire titré Une bibliothèque gay idéale. Ce titre indique déjà un objectif : permettre à chaque lectrice ou chaque lecteur de se constituer, à partir de ses goûts personnels et de sa sensibilité, non pas « la » mais bien plutôt « une » bibliothèque gay idéale, la sienne. La littérature gay englobe, ici, tout écrit évoquant, de manière non secondaire ou non anecdotique, les amours masculines, quels que soient l'âge ou l'origine socioculturelle des protagonistes, quelles qu'en soient les formes ou les manifestations. Le spectre très élargi de ce travail dessine un paysage complet de la littérature à thématique gay de 2 000 ans avant Jésus-Christ jusqu'à notre XXIe siècle.

  • « Aujourd'hui, nous n'avions plus personne à nous disputer, ma soeur et moi, rien à nous jalouser. Nous régnions sur un champ de bataille déserté, étonnées toutes deux de survivre, se demandant même si c'était là un cadeau. Oui, ils nous avaient fait un sale coup, les frères, en nous lâchant si tôt, si peu armées. Nous n'avions plus aucune protection contre nous-mêmes... ».
    En 2013, suite à la mort de son frère Laurent, Catherine Terzieff se consacre à l'écriture. Ce récit nous plonge au coeur de cette Tribu familiale vouée toute entière aux Arts, dont le père, immigré russe de Roumanie, élève de Bourdelle puis de Zadkine, incarne le chef en titre. De l'atelier d'artiste du 15ème arrondissement parisien au Lucernaire, « antre » théâtral de Laurent, en passant par le château familial du Sud-Ouest, c'est un véritable souffle épique et créatif qui traverse et transcende cette famille si particulière.

  • Atteinte de mucoviscidose, l'auteure fut hospitalisée il y a quelques années dans le service de pneumologie de l'hôpital de Lyon pour un bilan en vue d'une greffe de poumons. Tout en regardant les photos de chamois et de fleurs des Alpes accrochées au mur pour évoquer l'air pur des montagnes à des patients en état d'insuffisance respiratoire, elle se demandait par quel prodige elle allait se retrouver un jour dans la catégorie des gens qui respirent sans y penser. Ce livre est le récit de l'attente de cette greffe.


  • La vie est un perpétuel aller-retour qui peut nous enrichir et nous aider à voir les choses du bon côté. Le contraire rend la vie absurde et sans issue, au sens réel, du pourquoi de notre existence sur cette planète Terre. L'objectif de ce livre est une invitation à une prise de conscience face au constat peu élogieux des us et coutumes dans nos différentes sociétés actuelles, à partir de quelques textes de méditations.

  • L'histoire singulière de la Confédération générale des vignerons est étroitement liée à celle des bouleversements subis entre 1907 et la fin du XXe siècle par une société viticole languedocienne ramenée à partir des années 1970 au rang de groupe social minoritaire dans la nouvelle société polymorphe du Languedoc actuel. Une grande partie des notables viticulteurs et de la masse des vignerons travaillant dans « le plus grand vignoble du monde » s'est vue obligée de quitter ses terres et de changer de métier et de société. Cette contribution, qui sur le plan universitaire avait pour ambition d'enrichir les apports de l'historiographie existante, est aussi un hommage à tous ces vignerons languedociens, à leur famille, et à leurs souffrances.

  • Cette bande dessinée a été réalisée à partir de la trilogie Deux beaux salauds, Le Quercy martyrisé et Le dénouement, romans historiques parus chez L'Harmattan, consacrés à la résistance dans le Quercy et aux exactions de la division Das Reich. Tous les faits, même les plus cruels, sont rigoureusement exacts et résultent de nombreux témoignages.

  • Suivre Pauline

    Sidney Cohen

    "« Comment suivre Pauline ? Suivre se dit d'un médecin pour son patient. Mais avec Pauline, la suivre, cela voulait dire courir derrière elle ou s'accrocher à sa roue pour rester en sa compagnie, ne pas être lâché ni la lâcher sur le long parcours, frénétique, chaotique, à donner parfois le vertige, que nous avions entrepris de faire ensemble. Elle l'avait réclamé instamment alors qu'elle n'était que rébellion devant toute démarche instituée et toute contrainte, comme l'exigeait le mode de relation que je pouvais lui proposer en tant que psychanalyste. Nous nous sommes pourtant engagés pour un cheminement qui a duré plusieurs années, émaillé de multiples événements, rebondissements, interruptions, traversé par tous les états d'âme possibles de part et d'autre, entre attachement et rejet, entre espoir et découragement. Le tout était d'une richesse et d'une densité qui pouvaient laisser croire que Pauline allait sortir de son marasme. Mais ce cheminement fut interrompu tragiquement, ce qui ne pouvait que m'inciter à y revenir, à le raconter, à y réfléchir longtemps après. Malgré cela, ce récit voudrait donner toute la mesure de ce qu'instaure ce type d'écoute, les immenses ouvertures qu'il offre et les changements qu'il autorise chez le sujet. »"

  • Quels liens existe-il entre danses et culture hip-hop ? A travers une étude historique et sociétale de cet art, l'auteure retrace les origines de la culture hip-hop, pour nous faire découvrir l'univers des danses hip-hop, avec ses particularités et ses codes. Autour de ce vocabulaire culturel et artistique qui leur est propre, les membres de la culture hip-hop - appelés B-BOYS et les B-GIRLS - recréent du lien social.

  • Un soir, Teodoro Obiang Nguema (dénommé "Obi"), président de la Guinée équatoriale depuis presque 40 ans, s'endort comme d'habitude. Le lendemain matin, il se réveille sans un sou dans une mansarde, simple citoyen lambda dans un quartier pauvre de la capitale. Il découvre alors la rudesse de son pays, asphyxié par la corruption, le manque de liberté d'expression, d'accès aux soins ou à un système éducatif basique. Les auteurs livrent une satire mordante et grinçante décrivant les conséquences d'une dictature sur la vie quotidienne des citoyens. Tout y passe, dans un joyeux foutoir et sans épargner aucun pan de la société guinéenne où la bêtise, la cupidité, la cruauté et l'égoïsme sont devenus les qualités les mieux partagées.

  • « Très sensible à la condition féminine, toujours, avant et surtout après mon séjour parisien. Si j'avais dit ce que je pensais réellement, j'aurais dressé tous les hommes de la Martinique contre moi. Fervente chrétienne, ce fut le choc des Negro spirituals à Paris (1930). Ayant perçu, avant les hommes, la nécessité d'une solidarité raciale, j'ai aussi voulu sensibiliser les femmes à la chose sociale et à la fierté noire, avant-guerre, dans de nombreuses publications puis en Martinique ». Paulette Nardal

  • Au Cameroun, Chantal est déterminée à protéger sa fille, Agnès, née albinos, contre les superstitions et les menaces. Les trois parties de cet album, illustrées par trois dessinateurs aux styles fondamentalement différents, retracent les moments décisifs de la vie de ces deux femmes, entre rejets et désir d'une vie normale.

  • Belleville Mamie Blues retrace l'histoire de la grand-mère de l'auteur, de sa naissance dans un shtetl des environs de Tarnów en 1911, au Belleville de Willy Ronis, qui l'accueillit à l'aube de ses dix-huit ans. Ce furent les années folles, un bonheur entraperçu, puis vinrent la guerre, l'exil, la peur, avant la libération et une vie à reconstruire. Remontant le temps à la recherche de ses racines, l'auteur s'interroge sur l'héritage laissé par cette grand-mère.

  • Cette étude propose un retour rétrospectif sur l'ensemble de l'oeuvre de Miyazaki. Elle met en lumière les différentes figures de créateurs, aussi discrètes que récurrentes, qui traversent ses oeuvres et le discours esthétique dont elles sont porteuses. Sont ensuite analysées la méthode de création miyazakienne, ainsi que les stratégies narratives visant à transmuer, sans la nier, sa subjectivité en des univers fictionnels à la portée universelle.

  • Novembre 1944. L'Alsace annexée au début de la guerre est encore allemande. Flore a quinze ans, dont quatre de scolarité allemande et de fréquentation obligatoire des jeunesses hitlériennes. Lorsque sa mère l'envoie acheter du pain à Kehl, de l'autre côté du fleuve, personne ne se doute qu'elle ne parviendra à rentrer qu'une année plus tard.

  • Jean-Luc Godard a emprunté à la philosophie avant d'être à son tour objet d'études et de colloques. Il s'agit ici de considérer la cinématographie de Jean-Luc Godard comme discours philosophique propre et de comprendre son mode opératoire. Cette proposition est exposée selon quatre approches qui travaillent sur les réalisations du cinéaste, y repèrent l'expression philosophique, en développent la réalité et argumentent ses conditions de possibilité.

  • Nous avons tous entendu parler de développement durable et d'écologisme. Aussi, est-il urgent de se poser la question « développement durable : mythe ou nécessité ? », à l'heure d'une crise sanitaire magistrale qui pourrait redessiner les priorités économiques et les valeurs civiques. Est-ce plus que jamais le moment de la transition vers le modèle du développement durable ? Ou au contraire le moment du recul et des concessions ? De la croissance à l'économie circulaire, en passant par les principaux symboles de l'écologie, cet ouvrage offre un tour d'horizon synthétique de la démarche « développement durable » et de ses enjeux pour les pouvoirs publics, les citoyens, le monde agricole et l'entreprise.

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