Editions L'Harmattan

  • Nous sommes chaque jour la cible de centaines de slogans publicitaires qui visent tous à nous faire acheter. Ces slogans s'emparent des procédés d'écriture littéraire et les détournent de leur fonction esthétique et spirituelle pour les utiliser à des fins mercantiles. Quels sont ces procédés, et comment agissent-ils sur nous ? Ce petit dictionnaire tente de répondre en nous livrant une réjouissante analyse critique de cette littérature particulière qu'est la publittérature.

  • Expulsé par erreur d'Union soviétique dans les années 1970, un jeune littérateur est entraîné malgré lui dans des pérégrinations jalonnées de rencontres hautes en couleur : des exclus, des mendiants et des illuminés qui lui renvoient son image de "juif errant". Tiraillé entre le monde occidental où il ne sait quoi faire de sa liberté et la Russie où il savait quoi faire de son esclavage - écrire, Vladim Soloviov questionne la place de l'écrivain apatride.

  • Sarah, la Toubab qui croit en la volonté, Khadija, la Sahélienne qui croit en Dieu, et Yacine, La Dakaroise qui croit aux djinns. Toutes trois sillonnent les pistes pour convaincre les villageois qui attendent la pluie, de s'assurer contre les démesures du soleil. Puis elles rentrent dans leur petite ville sillonnée par les enfants mendiants, pour y retrouver le cours de leurs vies et leurs amours. Mais les cauris l'ont prédit : « Un grand chaos vole vers le Sahel. Le vent de la fuite va souffler ». L'heure des djinns, c'est le portrait de trois femmes et de tout un monde, d'une saison des pluies à l'autre. Une saison où tout changea pour Sarah, Yacine et Khadija. Où tout changea à l'heure des djinns...

  • C'est l'histoire d'une évolution : un jeune homme, Mario d'Este, échappe à son milieu d'origine par la magie d'une ville, Venise, qui le façonne et imprime en lui le sens de la beauté. Sans l'aide de l'école, il devient ainsi un transfuge social. C'est l'histoire d'une passion, celle des livres, capable de transformer un destin. C'est l'histoire de Venise, une Venise réelle, d'avant le tourisme, riche de la truculence de son peuple. C'est enfin l'histoire d'un amour, celui qui inspire ce livre.

  • "L'écriture, je l'effleure comme on offre un message à l'océan. J'écris sporadiquement comme l'eau qui s'échappe entre les doigts. Non pas comme un ouvrier laborieux, mais comme le papillon volage, je butine de situations en mémoires. Ce sont des rencontres, des voyages, des humeurs, des étonnements, des sourires, des sanglots et des pleurs. Mes écrits, le les confie au gré des hasards avec l'inquiétude de celui qui lâche aux vents la carte et sa baudruche, et s'apprête à attendre toute une vie qu'un inconnu la lui renvoie du fin fond de son enfance."

  • La violence subtile, souterraine et invisible est partout présente. C'est la plus dangereuse. Elle détruit tout et engendre de nombreuses souffrances. Une femme active, contemporaine explore en soixante-deux nouvelles les relations hommes/femmes, la sensualité, le monde professionnel et plus particulièrement le monde financier, la vie de tous les jours, la publicité, les médias, la vie sociale et politique. Elle défend une lucidité aiguë sur les priorités de notre époque.

  • L'histoire s'appuie sur des faits réels. A l'été 1757, Télémaque, jeune esclave venant de Guinée est débarqué dans un petit village breton et confié au recteur de Plouénan, afin que celui-ci lui enseigne la religion catholique. L'arrivée de ce jeune africain sur ce bout de terre bretonne va boulverser la communauté, d'autant plus qu'elle n'a jamais vu d'homme noir. Tout semble séparer Télémaque et les habitants de Plouénan. Pourtant leurs cultures ont des points communs.

  • L'homme au panettone, un enseignant en rupture avec l'école, qui décide de se lancer dans une quête pâtissière, à la recherche du meilleur gâteau du monde. Mais qu'est-ce que le "meilleur"? "Qu'est-ce que je cherche selon vous? De quoi les gâteaux sont-il la métaphore" demande-t-il à un Italien rencontré à Lyon. la réponse sera peut-être donnée en Italie, dans la ville de Jesi.

  • Un Tribunal de la terre imaginaire, composé de dix Hommes et Femmes issus des cinq continents, juge cinq chefs de guerre, "cinq envahisseurs" de l'Histoire. Alexandre le Grand, Caius Julius caesar, Gengis Khan, Francisco Pizarro, et Napoléon Bonaparte.

  • Auteur de plusieurs ouvrage en France et traducteur littéraire, Pierre Yang nous offre ici son premier roman. Le narrateur retourne dans sa ville natale, en Chine, au bout de dix ans d'exil en France, lorsque son père est à l'agonie. Ce voyage est pour l'auteur une occasion de plonger dans les souvenirs de son père, de renouer avec les siens, avec les amis d'enfance, avec les lieux qui l'ont marqué. C'est aussi un voyage intérieur, une quête de soi dans un aller-retour incessant entre l'époque de la Révolution culturelle et la chine de l'an 2000.

  • Comme le Danube, Petre meurt au bord de la Mer Noire et naît à la source de ce fleuve qui est son compagnon, son réconfort, son guide tout au long de sa vie de génial vagabond. Enlacés en une valse langoureuse, inséparables, Petre et le Danube nous racontent leur vie en commençant par sa fin, remontant à contre courant et symboliquement vers les sources. Leurs deux vies parallèles et néanmoins imbriquées relèvent du chemin initiatique.

  • Serge, compositeur, n'attend plus rien de la vie. Au moment où il va commettre l'irréparable, Lantier lui redonne sa chance. Lilia, son amie, découvre alors que son existence avait oublié l'essentiel. Quant à Lantier, son passé refait surface, menaçant l'équilibre du couple. Plus rien, pour les êtres que Serge aura rencontrés, ne sera comme avant. Un texte tout en finesse, qui nous fait ressentir la puissance de la musique.

  • Maurice vient d'être guillotiné pour avoir tué deux policiers. C'est avec un certain détachement qu'il assiste au transport de son corps depuis la prison Saint-Paul jusqu'au cimetière de la Guillotière. Désincarné de frais, il découvre les pouvoirs très spéciaux que lui confère sa nouvelle condition de défunt. Mais il eut aussi une vie terrestre, moins paisible celle-là...

  • Situé au croisement du roman picaresque et du conte philosophique, Tribulations d'un bâtard à Beyrouth explore les symptômes d'une folie collective sur un ton à la fois grave et caustique. Son héros malgré lui, Yad Mandour, se retrouve dans des situations absurdes qui s'enchaînent au rythme trépidant d'un pays possédé par les démons du communautarisme. Derrière ce récit grinçant, pétri d'humour amer, se profilent les questions essentielles du rapport à l'autre et de la liberté individuelle.

  • Clément est un enfant comme les autres, mais il souffre d'un mal qui le ronge : il s'ennuie. Pourtant, au plus profond de lui, une étincelle de joie et d'espérance lui crie qu'elle veut vivre, une étincelle qui va l'entraîner vers un monde imaginaire, un voyage au terme duquel il deviendra le semeur d'étoiles.

  • Après l'Italie et la Suisse, l'auteur poursuit ici son voyage intime et artistique à travers l'Europe. Aujourd'hui, ses Incursions espagnoles le mènent de l'Andalousie musulmane à la Catalogne, de la Cantabrie à la Navarre, de Tolède à Grenade. Nous traversons une Espagne où le peuple a de la personnalité. Un peuple religieux épris des saints qui figurent l'Espagne traditionnelle. Un peuple où les femmes jouent un rôle majeur et à qui les peintres du Siècle d'or surent rendre hommage. Un peuple qui chante, danse et joue de la musique. L'auteur nous invite à ces fêtes, nous les dévoile et nous les illustre.

  • À la fin du printemps 1950, Gabriel, vingt-six ans, fut retrouvé mort dans le massif de l'Adamaoua, au nord du Cameroun. Il venait de déserter sa congrégation de pères missionnaires. Suivant ses dernières volontés, son corps fut mis en terre selon la coutume païenne des Kirdis. Peu de temps avant son décès, il s'était pris en photo en pleine nature, tenant dans une main une page déchirée de son journal et sur laquelle il avait griffonné : Rien qui m'appartienne, sinon la paix du coeur et la fraîcheur de l'air. L'autre main semblait levée en signe d'adieu. Il souriait et, malgré son visage affreusement décharné, sûrement rongé par la fièvre et la maladie, ceux qui le connaissaient depuis longtemps, bien avant son départ en Afrique, lui trouvèrent un air étonnamment radieux, débarrassé de cette tristesse qu'ils lui avaient toujours connue.

  • Ce second volume de Fenêtre sur l'art nous ouvre la fenêtre sur l'art et les saints. Regardons-les vivre dans les oeuvres qui fascinent notre culture occidentale. Comment Le Gréco a peint les apôtres ? Comment Giotto a représenté Saint François d'Assise ? Comment Véronèse s'est imprégné de Saint Sébastien ? Les artistes sont des passeurs qui stimulent magnifiquement notre inconscient.

  • L'ombre s'étend est la réponse que fit en 1923 le compositeur finlandais Jean Sibelius (1865-1957) à un journaliste qui lui demandait de définir sa sixième symphonie en une seule phrase. Trois ans plus tard est créé son dernier poème, Tapiola. Le terme signifie littéralement le séjour de Tapio, le dieu sylvestre des anciens Finnois. Avec cette oeuvre, dans laquelle il fait le portrait d'une forêt mythique balayée par des vents glacials, se clôt sa carrière de compositeur. Suivront trente ans de silence.

  • Une triple histoire d'amour entraîne Victor dans un voyage à travers l'Italie. Il part à la recherche de son grand frère disparu depuis près d'un demi-siècle et veut revoir sa compagne qui vient de s'éloigner de lui.
    Pour découvrir l'adresse de son frère, il doit résoudre une énigme constituée d'éléments épars dans sept peintures célèbres de la Renaissance. De quels tableaux s'agit-il ? Dans quelles villes se trouvent-ils? Pour le guider, il n'a que la lettre mystérieuse que son frère lui a envoyée.

  • Pénétrant un musée ou une église, on ressent souvent le besoin de clés pour comprendre ce que l'on voit. Si les lieux dégagent une émotion, ils n'expliquent pas. Notre regard a besoin de s'alimenter dans l'histoire qu'ils proposent, la culture qu'ils révèlent, la légende qui les habite. C'est la posture de l'auteur : se détendre devant une oeuvre et ne pas la lâcher avant qu'elle nous ait donné sa vérité. Ouvrir cette fenêtre sur l'art et les dieux antiques, voir comment les artistes les ont représentés, c'est ce qu'il nous propose dans cet ouvrage.

  • Veronica Franco fut la plus célèbre courtisane de Venise. Issue d'une famille bourgeoise déchue, elle réussit à se hisser au niveau des cercles politiques et académiques les plus huppés. Elle fut ensuite réduite à la plus grande pauvreté par le clan adverse. Elle exprima dans un recueil son combat contre la domination masculine et patricienne, et consacra ses dernières années à la fondation d'un hospice destiné aux prostituées. Dans ce récit, la fiction se mêle aux éléments historiques.

  • Il était une fois Izza, une petite fille du Moyen Atlas, victime de l'esclavage local, pratiqué par des musulmans marocains sur d'autres musulmans marocains, en l'occurrence des fillettes enlevées par ruse ou par force et vendues à des familles citadines, en particulier à Fez. A travers le destin de cette enfant devenue femme, l'auteur dessine un tableau de société presque naturaliste sur le vécu quotidien, les us et les coutumes, le mode de vie d'un certain Maroc.

  • Entre 1902 et 1909, de nombreux hommes quittent la région du Sud-Est de l'Espagne, en perte de vitesse économique, pour aller s'embaucher une saison de plus en Afrique du Nord. On les baptise les golondrinas (hirondelles). Pendant leur absence, les femmes restent au pays, délibérément actrices de leur vie. Retraçant le parcours de sa famille à travers quatre générations, l'auteur nous raconte le nomadisme viscéral des hommes qui tissent un nid qu'ils n'habitent pas et qui émigrent loin et longtemps.

empty