Editions Boréal

  • Bien plus qu'un livre de recettes, PachaMama - Cuisine des Premières Nations traite d'échanges, de reconnaissance, de culture, de traditions, à travers un prisme bien particulier, celui de l'alimentation et des habitudes culinaires des peuples autochtones. Parce que c'est autour de la table, en partageant le repas de quelqu'un, qu'on peut vraiment échanger avec lui et ainsi apprendre à mieux le connaître. Ce livre est le premier livre de recettes autochtones proposé au public francophone du pays. Il présente onze communautés du Québec et de l'est de l'Ontario. Chaque chapitre comprend un court historique d'une communauté, un aperçu de ses habitudes alimentaires, ainsi que trois recettes qui revisitent ses traditions culinaires. Un voyage culinaire : la « Pacha Mama », qui signifie en quechua la Terre-Mère des hommes, des bêtes et des plantes, fut et est encore l'une des plus grandes divinités andines. Elle est invoquée en tant que « patronne » de tout ce qui existe sur et sous la terre. Le guide de cette aventure sera Manuel Kak'wa Kurtness, un homme hors du commun. Diplômé du centre de formation professionnelle Fierbourg, à Charlesbourg, ce chef cuisinier s'est donné pour mission de promouvoir les riches traditions culinaires des Premières Nations du Canada.

  • Wajdi Mouawad signe, avec Le Poisson soi, un texte à la fois fantomatique et intime, allusif et intense sur la recherche des origines. Il renoue ainsi avec les thèmes qui ont marqué son théâtre, et plus particulièrement le cycle « Le Sang des promesses »

  • Pour sûr est, entre autres choses, une somme encyclopédique, un labyrinthe, une exploration de la folie des nombres, un précis de typographie, un reliquaire, une défense et illustration de la langue chiac, une réflexion sur les cultures minoritaires et leur obsession linguistique, un jeu de pistes, le roman dun coin de pays. Cest une entreprise aux dimensions surhumaines que France Daigle mène à son terme avec une éblouissante virtuosité. Cest aussi lhistoire de personnages attachants, Terry et Carmen, que lon a connus dans les précédents romans de lauteur, leurs enfants Étienne et Marianne, et toute cette humanité qui gravite autour du bar Le Babar, à Moncton les Zablonski, Zed, Pomme , artistes, gens ordinaires, qui, tout en vaquant à leurs activités quotidiennes, sinterrogent sans cesse sur leur place dans le monde, dun point de vue géographique, historique, politique ou culturel. Devant la savante architecture du roman, suite de fragments agencés selon une implacable structure mathématique, on ne peut sempêcher de penser à lOulipo et à La Vie mode demploi. Mais la rigueur de la forme offre ici un contraste saisissant avec le caractère insaisissable et imprévisible du chiac, avec linfini pouvoir démotion rattaché aux mots de lenfance, aux mots des ancêtres.

  • Fine analyste de discours idéologiques et libre flâneuse de parcours urbanistiques, Régine Robin, historienne, sociologue, écrivain, sest toujours préoccupée, en lisant, en écrivant et en marchant, des questions politiques didentité, de culture et de mémoire. Arrivée à Montréal en 1977, professeur et citoyenne, pugnace républicaine devenant Canadienne et prêtant serment dallégeance à la reine dAngleterre (elle aurait préféré le faire sur la bible de Proust), lauteur de La Québécoite, au bout de trente ans de résidence première, évoque, convoque et disloque tout ce qui fait quelle est « devenue dici » même si, comme elle lécrit, « je ne me suis jamais sentie chez moi ». Dans ce livre qui inaugure la collection « Liberté grande », on trouve une indéniable et cinglante analyse du nationalisme québécois et un questionnement inquiet sur la transculture et lécriture migrante. Bilan dune « allophone dorigine française ».

  • La génétique, l'informatique, les neurosciences et ce que certains nomment déjà la bionique sont porteuses d'un avenir prodigieux tout autant par ses promesses que par ses périls. La technique exerce désormais une fascination sans rivale sur nos sociétés. Le risque paraît grand qu'une telle ivresse ne dissimule un affaissement du sens moral, or il n'y a de civilisation possible que dans l'équilibre entre la puissance qu'engendre le savoir et la sagesse nourrie par la réflexion éthique. Daniel Jacques entend montrer ici que notre puissance technique doit être assujettie à la compassion, compassion pour nos semblables, mais aussi compassion pour tous les vivants qui nous accompagnent. Il nous faut entrer dans le règne de la technique par la voie la plus humaine. Autrement dit, suite au déclin du christianisme et de l'humanisme classique, il ne nous reste, pour fonder l'humanisme - à la marge du discours que tiennent les sciences naturelles sur l'homme, devenu mi-machine, mi-animal - que cette expérience brute du mal qui se trouve au coeur du XXe siècle, soit le génocide des Juifs d'Europe. D'une certaine manière, ce gouffre moral, cet abîme d'inhumanité, nous tient lieu de révélation, la seule révélation qui puisse encore nous guider dans le grand oeuvre technique auquel nous semblons destinés. Par-delà le devoir de mémoire qui nous rattache à cet événement, la compassion représente un don d'humanité qu'il nous faut apprendre à préserver au moyen d'un langage nouveau.

  • La social-démocratie est une idée galvaudée, qui semble avoir perdu son sens d'origine. À la lumière de l'histoire récente, ne pourrait-on pas penser que, depuis trente ans, les partis sociaux-démocrates, une fois au pouvoir, ne défendent pas leur base naturelle et historique, la classe ouvrière ? L'auteur aborde cette question en étudiant le positionnement sociopolitique actuel des partis sociaux-démocrates, dont la compréhension nécessite par ailleurs des retours sur le passé, de même qu'en tentant de définir l'état et la nature des revendications sociales d'aujourd'hui.

  • Vous tenez entre vos mains un livre d'amour. Non pas un livre sur l'amour, ni même la relation, en langage singulier, de l'histoire d'une vie amoureuse. Si je dis livre d'amour, c'est que je crois que toute avancée vers le plein de l'amour recouvre une quête de la totalité de la poésie, laquelle à son tour exprime, par une hauteur de langage, une recherche de la vraie réalité. Pourquoi avons-nous si peur du mot poésie alors que c'est le mot amour qui devrait nous faire trembler ? Amour et poésie sont pourtant du même spectre lumineux. (Extrait de l'avant-propos)

  • Ouvrage fondateur, le Journal de Christophe Colomb a toutefois un statut paradoxal : s'il est le premier récit à rapporter l'une des plus grandes découvertes de l'humanité, celle du Nouveau-Monde, il relate aussi une méprise de taille, puisque Colomb, jusqu'à la fin de sa vie, croira être débarqué « aux Indes ». Publié pour la première fois en 1825, après qu'on en eut trouvé une copie manuscrite dans une bibliothèque espagnole quelque trente ans auparavant, ce texte du Journal n'a pas été écrit de la main de Colomb, mais a plutôt été transcrit, condensé et remanié par Bartolomé de las Casas. Cette version - rédigée, en un curieux contrepoint, en partie à la première personne et en partie à la troisième - est la seule qui subsiste de nos jours. Plus de cinq cents ans après sa rédaction, le Journal de Christophe Colomb demeure un document unique et prodigieux. Ce livre reprend l'édition originale établie par Martín Fernández de Navarrete en 1825 et traduite en français par Chalumeau de Verneuil et de la Roquette. Postface de Luca Codignola. L'ouvrage comprend également une chronologie et une bibliographie.

  • Lhabit fait le moine, mais qui fait lhabit ? Qui fait la langue ? Qui tisse, taille et coud lhabit de la pensée ? Le peuple et les écrivains, disait-on hier. Mais ce nest plus vrai : la langue ne se fait plus toute seule. Les écrivains nont plus en cette fonction le tirant deau dantan. Et le peuple avale joyeusement la langue que lui fabriquent les médias, la pub, les politiciens et la bureaucratie, qui inventent des mots (dordre ?) du jour, moins par nécessité que pour lancer des modes, créer du statut social (lembaumeur devenu thanatologue), camoufler les réalités (investir au lieu de dépenser), emporter lassentiment (projet de société), brouiller les cartes (optimal). Le langage crée sa réalité et nous transforme malgré nous, doù le danger dadopter celui des clans, des partis, des mouvements, des idéologies, des églises. Cest le chant des sirènes. Cest pourquoi le vocabulaire de la pub, celui de la politique et des «communications » en général, jargon prétentieux qui sert à cacher ou au contraire à parader, devrait porter lavertissement «produit toxique» et une date de péremption Ce petit dictionnaire tout de traverset des traversnest pas un ouvrage de référence. Ce nest pas un glossaire des expressions québécoises à lusage du Français en vacances. Pas un lexique du parler populaire. Encore moins un « dites ne dites pas ». Mais il sera utile pour bien lire les journaux, les magazines, les rapports officiels de votre ministre. Et pour rigoler en écoutant la télévision. (« Il la encore dit ! ») Cest le plus in, le plus branché, le plus à la mode, en somme. Pour un an ou deux. Un trip ironique en Absurdistan.

  • Il fait si froid que j'en ai les moustaches congelées ! A-t-on idée d'envoyer un chat sous la neige l'avant-veille de Noël ? Pourtant, il faut y aller, un malheur est arrivé : Rudolph a disparu ! Et après tout, c'est mon boulot de rechercher les disparus. Attendez, je me présente : Blues le chat, meilleur détective privé au monde !

  • « Benoît avait peur, j'en étais certain. Peur de quoi, je ne le savais pas, mais il avait peur. Ses mains tremblaient, son visage était rouge, et il n'écoutait pas ce que le professeur disait. » Quand Max voit que son ami Benoît ne veut plus lui parler, il décide de le suivre pour comprendre ce qui se passe. Mais très vite, Freddy, la terreur de l'école, et sa bande se dressent sur son chemin. Max sera-t-il lui aussi victime d'intimidation ?

    Après Max au Centre Bell, Max et la filature et Max et le sans-abri, voici une nouvelle enquête passionnante. Un regard pénétrant sur un problème malheureusement très répandu dans les cours d'école : l'intimidation et le taxage.
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  • Au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les soldats canadiens envoyés au combat étaient des volontaires. À partir de 1917, le gouvernement décide d'imposer la conscription, c'est-à-dire le recrutement obligatoire. À cette nouvelle, René, Lucien et William s'enfuient dans la forêt. Ils ne veulent pas faire la guerre. Il n'est pas facile de vivre en forêt, tout seul. Ils craignent l'hiver qui arrive et, surtout, les dénonciations. Si on venait les arrêter ici-même ? René a l'impression d'avoir été suivi... C'est à partir du véritable journal tenu par un insoumis qu'André Marois a imaginé ce beau roman, une réflexion sur la guerre. Dans la même collection, André est l'auteur de Mesures de guerre, sur la crise d'octobre 70 au Québec, et de En mai, fais ce qu'il te plaît, sur les événements de Mai 68 en France.

  • Zacharie semble avoir vraiment tout pour être heureux, mais pour lui rien n'a de sens sans l'attention et l'amour de ses parents. Par provocation, il décide de «rater» ses examens, son année, et même de ne plus parler du tout. Les parents n'ont plus le choix : ils doivent s'occuper de leur fils. Comment Zack se retrouve-t-il dans un noviciat bouddhiste en Birmanie? Comment apprend-il à vivre en accord avec ses pensées, son corps, ses passions... et les gens qui l'entourent ? Une belle introduction à un mode de pensée bouddhiste.

  • Quelle idée que ce trekking en Colombie à la recherche de la Ciudad perdida ! Il fait chaud comme en enfer et Sam qui s'apprête à franchir une falaise glisse et... perd la vie. Mais ses réflexions après sa mort lui laissent croire qu'il est toujours vivant. Il se sent « être ». En fait, le voici bien vivant, enfermé dans une cage, et réincarné en toucan. Sam alias le Toucan doit repenser sa vie, modifier ses attitudes, s'adapter. Toutes les questions passionnantes qu'il se pose et les réponses souvent comiques qu'il propose forment la trame de ce roman aux multiples rebondissements. Avec Le Toucan, Élizabeth Turgeon nous donne son premier roman.

  • Lilou, je m'appelle Lilou. Je sais, c'est un nom de fille. Pourtant, je suis un mâle, un beau matou gris à poils très longs. Ma vie a toujours été simple : longues sorties dans la nuit, dodos toute la journée, thon et caresses à volonté...En septembre dernier, j'ai senti que le vent tournait.Tout allait se compliquer.

  • « Depuis trois mois et demi, j'ai une toupie sur la tête », déclare en 1902 un patient de Saint-Jean-de-Dieu interrogé par son médecin. Outre le fait qu'il disait aussi être Napoléon, cet interné exprimait ainsi, en une brillante image, les affres d'une personne qui sent sa raison lui échapper. Une toupie sur la tête : des pensées qui, tel un manège, tournent et tournent en rond, à en donner le vertige ; une toupie sur la tête : évoluer en funambule, l'équilibre précaire et l'impression que tout risque de basculer au moindre faux pas ; une toupie sur la tête : le sentiment qu'inlassablement une vrille cherche à nous percer le crâne...

    Et quoi de mieux d'ailleurs que les paroles des principaux intéressés pour exprimer ce qu'ils ressentaient face à leur trouble mental et à leur internement, surtout que cette situation les mettait au ban de la société d'alors, loin de chez eux, loin de leurs repères et de ceux qu'ils aimaient. C'est à partir de l'analyse du discours des femmes et des hommes internés à Saint-Jean-de-Dieu ainsi que de celui de leurs proches qu'André Cellard et Marie-Claude Thifault cherchent à mieux dénouer le réel de l'imaginaire asilaire. Leur itinéraire est bien de présenter les multiples visages qu'empruntait la folie, au tournant du siècle dernier, entre les murs du célèbre asile. C'est cet album de photos qu'ils nous livrent en mettant l'accent sur les sentiments, les angoisses, les peines, les délires, mais aussi les espoirs de ceux et celles que l'on aliénait, en si grand nombre, à Saint-Jean-de-Dieu.

  • La première fois que Vipérine consent à jouer avec son petit frère Angelo, elle l'oublie, attaché dans le cabanon! Comment cacher la chose à sa maman, qui cherche le bambin ? Surtout : comment déjouer l'enquête de Justin, le grand frère justicier? Et le petit prisonnier, dans tout ça?

  • Fâchée contre son grand frère, Vipérine fait disparaître un de ses cadeaux de Noël. Son crime est parfait. On ne trouve aucune preuve contre elle. Mais on l'accuse tout de même. Menacée de perdre ses propres cadeaux, Vipérine décide d'incriminer le père Noël. Son plan semble fonctionner... mais le célèbre bonhomme aurait-il plus d'un tour dans son sac?

  • Vipérine est une petite fille en mal d'attention, coincée entre un grand frère redresseur de torts et un frérot angélique. Coléreuse, égocentrique, jalouse et joueuse de mauvais tours, ses tentatives maladroites pour se tailler une place dans la famille lui attirent plus d'ennuis que de profit. La journée s'annonce atroce : on fête les deux ans d'Angelo. Comme si Vipérine n'était pas déjà assez jalouse de l'adorable bébé ! Après s'en être prise aux ballons, notre petite peste trouve le moyen de saboter le gâteau d'anniversaire avec de l'huile de poisson. Elle croit avoir commis le crime parfait, mais a-t-elle sous-estimé les talents d'enquêteur de Justin, son frère aîné, le superjusticier ? Vipérine aura-telle sa revanche ?

  • Coup de vent ou coup de dent ? Qui a abattu le chêne de la maisonnée Cureuil ? Un temps bête ou un ogre à gants ? Lucas Store ou le très mystérieux Quinquin ? Seule la célèbre détective Joséphine la Fouine peut résoudre cette énigme...

  • Où est passée Aurore, la poule aux oeufs d'or ? Est-elle partie avec Isidore ou avec Dinosaure ? A-t-elle été enlevée par un renard volant ou par de petits hommes verts ? Et si elle s'était fait croquer ? Seule la célèbre détective Joséphine la Fouine peut résoudre cette énigme...

  • La garde de Christina Pinkola, 15 ans, est confiée provisoirement par les autorités à Sabé, sa grand-mère paternelle. Christina ne pouvait espérer mieux. Mais pourquoi se retrouve-t-elle dans cette situation ? Pourra-t-elle rester définitivement chez Sabé retrouvée ? Est-ce qu'on s'habitue à vivre avec un « zouf » dans la maison ? Entre enfance et âge adulte, un beau roman d'apprentissage.

  • C'est officiel, Sarah est la nouvelle blonde de mon frère Bobby. Elle a tout juste quinze ans, ça fait cinq de plus que moi. Autant dire qu'elle doit me prendre pour un vrai gamin ! Elle a l'air perdue, Sarah. Je ne sais pas ce que mon frère lui trouve, mais avec ses deux anneaux dans une narine, elle ne me plaît pas. Alors, quand je peux, je la surveille entre deux cours. Un soir, après l'école, j'ai décidé de la suivre... Après Max au Centre Bell, voici Max et la filature, le deuxième titre d'une nouvelle série policière chez « Boréal Junior ».

  • Lilou est un beau matou gris à poils très longs qui adore se prélasser dans l'appartement. Mais aujourd'hui, c'est le printemps, et Lilou n'en peut plus, il doit sortir ! À lui, la rue et la liberté ! D'ailleurs, on sollicite son aide pour résoudre un conflit rue de l'Esplanade. Des chats russes, récemment immigrés, ont envahi le domaine de Paul. Lilou aura-t-il assez d'adresse pour régler ce problème... et quelques autres qui troublent les habitants de la rue ? Après Lilou déménage (Boréal Junior no 91), Danielle Choquette poursuit le récit des aventures de son chat. D'une plume enjouée, elle nous entraine à sa suite dans les rues et les ruelles de son quartier, à la découverte d'une société... qui ressemble étrangement à la nôtre! Suivez Lilou, vous verrez qu'en cherchant à résoudre un problème, on trouve parfois la solution de plusieurs autres.

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