Entreprise, économie & droit

  • Lorsque l'on sait que notre patrie des droits de l'homme est peut-être, paradoxalement, la nation la plus condamnée parmi les pays signataires de la Convention européenne, on souhaite n'avoir jamais à se trouver un jour en butte aux lenteurs de la justice française et à l'incompréhension de ses magistrats. Face aux dysfonctionnements multiples du système judiciaire français, à ses erreurs, ses carences, ses dérives, Chantal Méral, spécialiste des recours devant les organes juridictionnels supranationaux, démontre qu'il existe un contrepoids, un contre-pouvoir : la justice européenne. Au travers d'exemples aussi concrets que variés, elle recense, relate et commente les différentes condamnations qui ont d'ores et déjà été infligées à l'Hexagone par les hautes instances de Strasbourg, et ce dans les domaines les plus essentiels de la vie quotidienne. En révélant au lecteur l'existence et le mode de fonctionnement, au niveau international, de tribunaux s'attachant à garantir le respect de nos droits les plus fondamentaux, cet ouvrage, véritable guide pratique à l'usage des particuliers, offre ainsi une lueur d'espoir aux désabusés de notre justice.

  • Que se passe-t-il dans la tête du lainier Jean Prouvost, la petite quarantaine, lorsqu'il rachète, sur les conseils du ministre des Armées et de la Reconstruction, Loucheur, un quotidien « pacifiste », Le Pays, dans le but de le rallier au gouvernement ? Qu'est-ce qui a poussé ce bourgeois, élevé dans la rigueur jésuitique, à infléchir son itinéraire pourtant tout tracé, pour devenir patron de presse, et bientôt le « Patron » pour tous ses collaborateurs, à la tête d'un véritable empire ? De 1924 où il acquiert Paris-Midi (avec entre autres, un journaliste hors pair, Pierre Lazareff) à 1937, c'est l'escalade, la réussite étourdissante. Au plus fort du Front populaire, tandis que son Paris-Soir frôle les deux millions d'exemplaires, tout semble permis à Jean Prouvost. Les titres se succèdent, les succès aussi : Marie-Claire, Match... La France, tout à ses grèves et ses congés payés, néglige la fourmilière qui s'agite en Allemagne, tandis qu'un certain Adolf Hitler propose de donner une interview à Paris-Soir. Jean Prouvost lui envoie une vedette : Bertrand de Jouvenel, le mari de Colette. Ce texte, révélera plus tard Jean Prouvost dans un dossier rassemblé pour ses Mémoires, restera dans un tiroir, (il fut néanmoins publié dans Paris-Midi au tirage plus faible) car le Parlement devait ratifier le traité de Moscou tandis qu'Hitler offrait à la France « la paix pour toujours dans l'ordre et le travail » contre les « rouges »... Mais, quelque temps plus tard, le tristement célèbre von Ribbentrop sera l'instigateur de la signature du pacte germano-soviétique... L'engrenage est déclenché. La guerre éclate et Jean Prouvost - inconscience ou insolence - accepte la place de ministre de l'Information sous Paul Reynaud. Pourtant, il part avec ses journalistes dans la zone sud non occupée, cherche un imprimeur et du papier que lui fournit - dérision de l'Histoire - un certain Pierre Laval...

  • Ils tuent, assassinent, massacrent... ils égorgent, éventrent, étripent... ils violent, détruisent, profanent... et pourtant ces « serial-killers », qu'un seul et unique crime ne saurait assouvir, sont des êtres humains tout comme nous ! Hallucinante et inconfortable constatation qui se dégage néanmoins, à travers le parcours de ces meurtriers qui ont embrouillé, aux dépens de leurs victimes mais aussi à leurs risques et périls, les frontières du fantasme et de la réalité. Comme ce jeune Anglais courageux et travailleur qui ne tuait ses amis que pour s'abreuver de leur sang... ce diabolique « docteur » Holmes, bâtisseur d'un somptueux palace métamorphosé en château des supplices pour les plus belles femmes du monde... ce jeune couple illuminé, les Diaboliques de la lande, nostalgiques attardés d'un nazisme dévoyé... ce brave « papy-gâteau » qui avait transformé sa ferme en musée des horreurs... Monstres à la féroce lucidité ou fous à la tragique inconscience, qui sont-ils ? Avec acuité, sans complaisance, Jean-Pierre Imbrohoris a su insuffler dans chacun de ses récits cette pointe de compréhension, ce zeste d'humanité, qui évitent toute condamnation arbitraire. Il ne pardonne ni n'excuse, mais souligne çà et là le manque d'amour, le rejet d'une société répressive à outrance, l'enfance sordide, la vie adulte criblée de frustrations, jusqu'à cette torture affective qu'un être plus fragile que les autres concrétisera en une série de crimes expiatoires. Un livre qui nous fait basculer dans un même cauchemar : celui du criminel et de ses victimes.

  • L'arnaque est un phénomène typiquement gaulois. Qui d'entre nous n'a pas eu l'idée d'arnaquer, un jour ou l'autre, son assurance ? Des milliers de Français ont déjà essayé mais se sont aperçu trop tard qu'ils avaient mis le doigt dans l'engrenage. « Les grandes arnaques aux assurances » est un document exceptionnel qui regroupe les trente histoires les plus audacieuses de ces dernières années. Pour la première fois, deux journalistes ont eu accès aux dossiers secrets des assurances. Odile et Philippe Verdier ont eu envie de vous faire partager ces aventures uniques, imaginées par l'esprit calculateur et manipulateur de Français comme les autres qui ont mis en place des mécanismes diaboliques, mais jamais dénués d'humour. Par goût de l'argent, du jeu, du risque, par amour ou par désespoir, ces arnaqueurs n'ont pas hésité à se mutiler, vitrioler leur visage, brûler leur maison, s'inventer une famille, pousser leurs proches au suicide, commettre des meurtres et même organiser leur propre mort ! Certains de ces personnages vont vous amuser, mais attention d'autres vont vous donner la chair de poule...

  • « Les corrompus, les ripoux, les affaires... Des ministres embastillés, des amnisties honteuses, des réformes judiciaires insidieuses... De l'argent sale et des crimes bien propres, garantis « secret d'État », des voyous qui s'épanouissent dans l'« Ordre » républicain... OEuvre écoeurante aux discours vertueux, la démocratie est devenue l'ambassadrice d'une truanderie triomphante. De Broglie, Fully, Boulin, Lucet, Piat, les grâces médicales, les financements occultes des partis, la tuerie du bar du Téléphone, le Vatican et la mafia, les barbouzes et leurs basses besognes, autant d'actes criminels pour autant de vérités qui puent. J'ai traîné mes galoches dans de drôles de chemins qui, justement, mènent parfois à Rome et toujours dans les fauteuils de la République. Elles étaient tellement crottées que j'avais peur de sentir mauvais de la cervelle. Je pouvais me taire, c'est plus facile et moins risqué. J'ai choisi de ne pas être lâche, de ne pas être complice par mon silence. J'ai entendu, j'ai vu, j'ai touché de mes huit doigts puisque la justice m'en a arraché deux. Mon témoignage est une démonstration : la voyoucratie est au service d'une démocratie de laquelle certains en ont plein la bouche et moi plein le cul ! »

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