Romans & Nouvelles

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « La Hurleuse », son deuxième roman, retrace une époque de la vie d'un couple qui vit à la campagne, de l'exploitation d'une ferme. La femme, Rolande, personnage énigmatique, quitte un jour son mari « à cause d'un homme ». Le mari, Fernand « bon gars de par chez nous », ne comprend rien à ce qui lui arrive. Il continue de vivre normalement avec sa fille jusqu'au jour où une bête sauvage vient hurler la nuit autour de sa ferme et celle de son voisin. Une « battue au sauvage » se déclenche alors et soudain tout s'éclaire dans l'esprit de Fernand.

  • Un soir d'hiver, dans la nuit tombée, roule à vive allure un automobiliste. Distraction, fatigue, défaillance mécanique ? La voiture heurte de plein fouet un arbre sur le bas-côté de la route. C'est un corps disloqué qui est conduit en clinique. Le livre conte le déroulement de cette longue nuit qui s'étend de 19 heures à 7 heures (un tour d'horloge) pendant que lutte contre la mort, le blessé. Les chapitres - totalement indépendants les uns des autres - constituent une série de nouvelles qui se rapportent à des épisodes d'une vie : celle de l'accidenté. Les épisodes surgissent dans la lente succession des heures. Un bruit, une image fortuite se rapportant à un événement ou une anecdote, déroulent, sans chronologie apparente, l'itinéraire d'une existence. À l'aube, lorsque l'aiguille marque 7 heures, s'éteint une vie. La petite infirmière, son service achevé après avoir fermé les yeux du mort, rejoint frileusement son domicile. Elle se pelotonne en murmurant à son ami, encore ensommeillé, « Aime-moi très fort... Un homme vient de mourir »... L'avenir est impérieusement là appelant l'acte d'amour qui comblera une place vide...

  • "Je me nomme Henri Béraud, né à Lyon le 21 septembre 1885, d'un père boulanger à l'enseigne de la Gerbe d'Or. Élevé d'abord en gamin des rues, puis en collégien, j'abandonnai tôt les études pour exercer une bonne douzaine de professions - entre autres celles de clerc d'avoué, de commis d'assurances, de décorateur, d'antiquaire, de journaliste - jusqu'au jour d'août 1914 qui fit de moi un artilleur, lequel, après cinquante-deux mois, revint de guerre avec une croix de bronze sur le sein gauche et 52 francs dans la poche. J'ai de mon mieux raconté tout cela dans mes livres la Gerbe d'Or, Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? et les Derniers beaux jours. Maintenant je vais raconter la suite, en essayant de montrer l'enchaînement des causes et des effets qui, par des chemins mouvementés et parfois tragiques, m'a conduit où je suis présentement, c'est-à-dire au bagne."

  • Qui est Benoît, cet homme surgi de nulle part qui frappe un soir à la porte du Verdier, une ancienne commanderie templière ? « Mystère en pays cathare », tel pourrait être le titre du second livre que nous donne Jacques Studer. Un livre où l'on se contenterait de suivre le personnage principal, dans une enquête qui mêle les rencontres fortuites avec des historiens et des ermites pour découvrir, in fine, la clef d'une énigme où toute ressemblance avec des personnages ayant pu exister ne serait pas totalement fortuite. Mais, au-delà des apparences, Le Cardinal de Monségou, s'il déroule les fils d'une affaire bien menée, est avant tout un livre sur la quête initiatique. Après « Le Véné du Verdier », dans lequel l'auteur avait entraîné ses lecteurs sur les chemins de la Franc-Maçonnerie, Jacques Studer va plus loin encore, et témoigne pour dire que la recherche d'un idéal, sa défense, ne connaissent pas de limites. Le Cardinal de Monségou est un livre sur la fraternité et la persévérance, un livre qui mêle habilement l'intrigue historique et le témoignage sur un « autrement ».

  • Avoir vingt ans, en 1943, à Lyon, ce n'est pas un cadeau ! C'est du moins ce que constate mélancoliquement Sylvain, avant de se ranger sous la bannière des « Chantiers de Jeunesse » où le convie le Gouvernement de Vichy. Mais du scoutisme attardé des « Chantiers » aux Maquis du Vercors, il n'y a qu'un pas, que Sylvain sera bientôt amené à franchir. Il connaîtra dans la montagne diverses aventures et y enrichira son expérience. Revenu à Lyon à la Libération, l'adolescent prolongé qu'il était jusqu'alors sera devenu un homme.

  • Lyon, décembre 1882. C'était bientôt Noël. On venait d'arrêter le prince Kropotkine. À peine vingt jours plus tard, le 19 janvier 1883, sur le banc des accusés, ils étaient plus de soixante. Convaincus d'appartenir à l'Internationale ouvrière, ils attendaient le verdict, l'Europe aussi. Dans la salle bondée du Palais de Justice, un auditeur discret mais attentif : Sherlock Holmes. Quel étonnant concours de circonstances avait bien pu réunir à Lyon l'illustre anarchiste et l'illustre détective ? La découverte récente d'un manuscrit dont on soupçonnait à peine l'existence et dont l'authenticité a été beaucoup contestée (voir Le Journal de décembre) résoudrait cette irritante énigme. Pour faire cesser toute discussion et à la demande de l'inventeur, nous soumettons la traduction de ce texte historique au jugement impartial du lecteur qui, lui, saura bien discerner le vrai du faux, quitte à lire... entre les lignes.

  • Pourquoi Cloches de Paille ? Un apprentissage à l'écriture : savoir d'abord et peu à peu narrer, faire un récit plausible, que le lecteur prenne plaisir à suivre. Ne voulant exprimer aucune idée particulière dans cette histoire, pourtant s'il s'en dégage une, ce pourrait être : l'imperfection humaine, l'inaccessibilité à la perfection... Cloches imparfaites, hauts personnages imparfaits, bandits imparfaits...

  • Bourges, ville tranquille, d'habitude sans histoires, se trouve soudain plongée dans un drame. On assassine ses dames de la bonne société, ses dames respectables par leur situation et par leur âge : la soixantaine. Pourquoi ? Pas pour l'argent ni pour un motif habituel. Tout semble étrange dans cette affaire. Même le procédé employé est hors du commun. Pis encore, par ses interventions dans la presse, le meurtrier réussit à tenir ses concitoyens en haleine, à les passionner, presque à les rendre complices. Certains, les femmes surtout, sont prêts à lui pardonner. La vieille ville où il est né vit le drame, son drame, avec intensité, car tous savent qu'il est un des leurs. Pas du San Antonio ni même du Simenon. Seulement un nouveau coup de patte d'Armand Toupet.

  • Huguette SPITZ, née à Grenoble, passa une enfance assez mouvementée du fait des changements de garnison de son père qui était officier. Elle a gardé de cette période de sa vie le goût des rencontres nouvelles, mais aussi une certaine forme de détachement. La guerre de 1940 la ramena en Auvergne, région d'où sa famille était originaire. Ce fut alors la connaissance avec quelque chose de stable, le temps des vraies amitiés, mais aussi du premier chagrin puisqu'elle y perdit sa mère. Une éducation rigide, une adolescence sévère lui donnèrent un besoin d'indépendance et d'évasion. À la suite de son mariage avec Jean-Christian Spitz, c'est à nouveau la perspective de voyages, de changements ; mais la mort d'un premier enfant bouleverse tous les projets. C'est l'installation définitive à Aurillac. La profession de son mari qui est avoué, puis avocat, la met en contact avec un monde tout différent de celui dans lequel elle a vécu ; elle découvre des gens très divers dans ce qu'ils ont de meilleur et de pire, et ces rencontres, elle les fait au travers du Cantal qu'elle apprend ainsi à mieux connaître et à aimer davantage.

  • Lorsque, à l'automne de 1731, le procès intenté par la demoiselle Catherine Cadière au père Jean Baptiste Girard, recteur du séminaire royal de Toulon et jésuite de surcroît vient devant le parlement d'Aix en Provence, on ne compte déjà plus les mémoires, les satires, les chansons qui ont circulé dans le royaume de France et à travers toute l'Europe. Si cette histoire eut, avant même que les plaidoiries ne commencent, un tel retentissement, c'est que d'emblée, derrière le père Girard, s'était regroupée la puissante Compagnie de Jésus, et derrière la demoiselle Cadière les non moins remuants carmes... Les partis constitués, tous les coups, même les plus bas, furent permis. Car enfin, pour quels motifs la demoiselle Cadière intente-t-elle un procès à son ancien confesseur ? Rien de moins que pour inceste spirituel, rapt, avortement et enchantement. Le mot est lâché : le Diable était de la partie. En plein siècle des Lumières, la justice va devoir se prononcer sur la base d'accusations où l'irrationnel, le mystérieux, Satan et ses suppôts entremêlent leurs noires influences comme au plus profond Moyen Âge. Pourtant, cet ouvrage n'est pas un livre d'histoire, mais le récit de deux êtres. Jean Baptiste Girard, jésuite et célèbre directeur de conscience et Catherine Cadière, jeune toulonnaise de dix-huit ans, que les hasards du temps ont fait se rencontrer... Un roman donc...

  • Passion ! tel est le mot-clé et la trame du « Fleuve de Soie ». Passion de création, passion d'amour, passion de justice. Autour des années troublées de l'an 1831, Nicolas, un jeune orphelin venu de sa Bourgogne natale, découvre les joies et les douleurs de la grande fabrique de soieries lyonnaises. Il s'implique alors corps et âme, dans son métier de canut, puis dans la lutte des ouvriers de la soie pour un plus juste tarif. Avec ses inquiétudes et ses joies, un amour fou vient bouleverser sa vie. Viennent se mêler à cette passion nouvelle, les dures épreuves de la vie, un meurtre sans raison et sans fin qui achemina l'insurrection de novembre 1831, et fit se dresser sous le ciel de la Croix-Rousse la fière devise d'un peuple épris de justice et de liberté : « Vivre en travaillant, ou mourir en combattant ». Le fleuve éternel des soies passe dans la ville, s'acheminent avec lui les douleurs et les peines, les intrigues et les roueries. Ses eaux profondes tempêtent dans les ateliers, grondent dans les traboules, glissent sur les comptoirs et serpentent sous les banques. Lyon de cette brûlante époque est imprégné de ses odeurs, de ses charges et de ses lumières.

  • À moitié enseignant, à moitié journaliste, le héros de ce récit est d'abord un homme qui, un jour laisse tout - son travail, sa compagne et ses proches - pour faire « le point ». Il quitte Lyon et roule vers le sud. En chemin, on apprend que Christophe est un éternel révolté : un idéaliste... C'est ce qui l'a poussé vers la Franc-maçonnerie, dont une première approche - trop « mondaine » - l'a déçu, comme tout le reste. Et voilà que le jeune auto-stoppeur lui parle d'un village abandonné, près de Castres dans le Tarn : le Verdier, où se trouve une commanderie templière. Christophe a aussitôt le pressentiment que c'est là qu'il va trouver une réponse à toutes ses questions. Première surprise : alors qu'on la croyait inhabitée, quelqu'un vit dans cette commanderie, un solide septuagénaire, Louis, qui voudra très vite faire de Christophe son héritier spirituel. C'est l'occasion pour Jacques Studer de nous révéler, dans le détail, les secrets de la Franc-maçonnerie, ses rites et ses réseaux. Mais davantage qu'un livre à clés, ce récit est celui d'une bouleversante amitié d'hommes.

  • Une plante commune de la garrigue ardéchoise. Rustiques et sans grâce, ses tiges hérissées de piquants se parent aux beaux jours d'une modeste floraison. Le héros... Un médecin de campagne au bout d'une carrière ratée. De l'insecte, il en a l'agressivité, l'image rebutante. De la fleur, la vulnérabilité, la pudeur. Dans un village de la Basse-Ardèche survivent des gens partagés entre le passé et l'urgence du présent, entre les traditions et les migrations estivales, au sein d'un paysage rude et poétique noyé de soleil et de vent. Amer et désenchanté, l'homme observe et témoigne. Au-delà d'un roman rural, l'histoire d'une solitude, d'une tendresse, une histoire qui souvent tourne mal et parfois laisse espérer...

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