Jeunesse

  • Porte-malheur

    Pierre Bost

    "Porte malheur" était un surnom qu'elle lui avait donné, par plaisanterie, un jour où, par deux fois, elle avait manqué une marche en montant l'escalier du métro à son bras. Elle trouvait que son nom lui allait bien, avec son air triste.

  • En cette année 1946 s'ouvre, dans la ville détruite de Nuremberg, le procès des principaux criminels nazis. Rachel, une jeune interprète juive, s'apprête à affronter les mots, les visages, les témoignages insoutenables qui rouvriront des blessures encore récentes. Elle ignore qu'elle va rencontrer son destin. Il s'appelle Boris et il est officier de l'armée Rouge. Dans les bras l'un de l'autre, ils essaient d'oublier qu'ils sont à la fois des symboles et des victimes. Sourds et aveugles à l'Histoire qui broie les êtres, ils veulent de toutes leurs forces essayer de croire en leur avenir...

  • Je traverse cette rue oui ou non? Est-ce que je suis absolument convaincu d'aimer la raclette? Est-ce que je pourrais me battre pour défendre le système de santé à Cuba? Albert est un indécis. Il hésite aussi bien devant un menu au restaurant que dans ses choix politiques. Il réfléchit avant, et après. Que va-t-il se passer si cette femme prononce devant moi le mot «bouche»? Pourquoi lui ai-je dit que j'étais pressé? Entre deux tours d'élections municipales, il rencontre trois jeunes femmes déterminées qui, tour à tour, vont le provoquer et l'aider à traverser la rue, à s'approcher un peu plus de lui-même.

  • Deux histoires, une seule voix, à deux siècles de distance. La première est celle d'un garçon de dix-sept ans qui met ses Reebok pour aller courir, avale des gâteaux au chocolat pour éviter de réviser sa physique, pense à Florence qui lui envoie des lettres, a des problèmes sérieux avec son budget, sa mobylette, le cinéma, les ruses à utiliser pour échapper à ses parents. Bref, une vie ordinaire. Seulement voilà, les apparences peuvent être trompeuses. Huit lettres apparaissent à la fin de l'histoire et elle bascule. La seconde histoire raconte avec suspense les aventures de François de Maisonneuve, qui part aux Amériques. Il y a un trésor dans l'air, des cartes en os de baleine, des cabarets enfumés, de sales bonshommes et la révolution américaine qui approche. 1989 ou 1770 : avec une passion d'assoiffé, Xavier Deutsch invente des personnages qui ont en commun de penser que toujours le plus beau reste à faire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ogre capitaine est inspiré d'un fait divers publié par le Time en 1982. Pham, un enfant des bords de la mer de Chine, fuit la tourmente continue qui secoue depuis plus de trente ans l'Asie du Sud-Est. Sur la jonque en déroute, la nourriture vient bientôt à manquer. Une nuit, le capitaine décide de manger l'enfant. À babord, la vieille mémé Kong avait tout prédit. Pour échapper à l'ogre capitaine, Pham parcourra le monde, abandonnant les gens de la mer pour les feux des faubourgs, les baobabs et les filles de Babylone, jusqu'à la ville des étoiles. Mais, dans le ciel, un ogre cent mille fois plus vorace veille...

  • Des saucisses volantes, je m'en souviens très bien. J'ai commencé à en voir le lendemain de mes onze ans. Il était exactement 7 h 25 du soir à ma montre à quartz. Saint-Mathurin-sur-Loire, années 80. C'est Christophe qui raconte cette impression terrible d'être incapable de changer le cours des choses. Ça a commencé quand, un 26 octobre, il a compris que sa mère était vraiment partie. Un frère et une soeur. Et leurs parents, un homme et une femme qui se bagarrent, qui se séparent. Il faut ne pas avoir peur, leur parler, les poursuivre à travers le pays, ou les protéger. Parfois, se révolter contre eux. Christophe et Corinne subissent et apprennent. Une histoire plus que banale, écrite avec sincérité, violence et douceur.

  • Si les adultes savaient, s'ils savaient combien fragile est leur monde, combien pauvres sont leurs mensonges, combien leurs peines nous atteignent en plein coeur... Heureusement, nous acceptons que la vérité sorte de la bouche de nos professeurs, et la sagesse de celle de nos parents, bref nous faisons tout ce qu'il faut pour qu'ils se croient adultes. Qu'arriverait-il si nous ne le faisions pas ? Lisa, Carlos, Thomas et Véronique, des héros comme les autres, pas tout à fait comme les autres. Tour à tour spirituels ou tendres, amoureux ou déçus, ils prennent la vie (cela ne va pas toujours de soi), ils prennent la vie comme ils la voient.

  • Pour Lisa Thureau, l'héroïne de Combien fragile était leur monde, une nouvelle année commence. Au lycée, rien de fameux, à la maison, le couple formé par son père et sa belle-mère, ne cesse de se déchirer, avec Thomas, la gaîté des premières rencontres a disparu. Le printemps tient parfois mal ses promesses et les histoires d'amour, tout comme le temps, tournent à l'averse. Lisa se replie sur elle-même. À travers les épreuves et la tristesse, elle découvre qu'elle aime la musique, la danse, le soir qui tombe sur les terrasses des cafés. L'amour qui la boudait vient alors la retrouver. Quel accueil lui fera-t-elle ?

  • Sur la plage du Flamant Rose, Lazo observe la nouvelle de la bande. C'est Elyette, elle vient du plus moche quartier de H.L.M., qui s'appelle La Joie de Vivre. La bande : Lazo, elle-même. Et puis, sa meilleure amie, Zuppa, qu'il faut tout le temps accompagner dans ses détresses. Il y a aussi Charles-André, et Garmela, et Giorgio, le fiancé de Zuppa. C'est Pâques. À la veille du Festival, la ville est encore calme et les villas désertes. Lazo parcourt son territoire et rêve, pendant que ses copines lui demandent des conseils. Sur le port, il y a une énorme plaque de granit avec une femme assise et une inscription : Virginie Herriot, navigatrice. Lazo aimerait partir, envoyer des cartes postales : Je suis là-bas, tout va bien, je vous aime. Fichez-moi la paix. Mais son sentiment d'être différente prend, un jour, un sens nouveau.

  • Belka, Steve, Nino, Djemila sont des mutants, mi-hommes, mi-dauphins. Ils sont nés sous l'eau, dans la mer Noire et peuvent communiquer comme les dauphins. Ils connaissent le bonheur grâce au docteur Igor, leur créateur, qui leur a appris à se méfier de ceux qui ne rient jamais. Mais les voici confrontés à de mystérieuses manoeuvres, on veut les utiliser à des fins militaires et détourner leur force, obscurcir leur aura lumineuse. Belka, ses amis, et sa marraine, la dauphine Natacha, ont deux armes : leur intelligence et leur sens de l'humour.

  • Seigneurs et gentes dames, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? Voici l'histoire fabuleuse d'un voyage initiatique, sous le signe de l'épée et de l'amour. Un conte de la jeunesse qui refuse la vieillesse, de la vie qui nargue le trépas. Un récit où le mythe descend jusqu'à vous et vous emporte, de l'émerveillement au doute, du doute à l'espoir illimité. À midi plein, lorsque les objets n'ont plus d'ombre, le temps même perd la sienne et commence l'éperdue, la rédemptrice chute vers le zénith !

  • Orphelin, sa mémoire est comme une boîte vide, peuplée d'un seul souvenir, celui du jour où un couple de brocanteurs l'a recueilli. Ce pourrait être un enfant comme les autres, mais il a oublié le point de départ de son existence. Muré le plus souvent dans le silence de son monde intérieur, il est comme une île perdue au milieu de l'océan, loin du continent, loin des autres. Il aime prononcer certains mots, comme « la mousson ». Alors, on l'appelle « La Mousson »... Pourtant, il sait parler aux animaux, et surtout, il y a les objets, des objets hétéroclites que les brocanteurs lui laissent prendre et entasser dans un débarras où nul ne doit entrer et où il passe des journées entières : un vieux fauteuil, une bille de verre à travers laquelle il contemple le monde, une précieuse poupée de porcelaine qu'il nomme Oféline, et une vieille machine à écrire, avec laquelle il tente de se forger un langage. Ces mots, ces objets, sont des passerelles qu'il lance vers le monde extérieur, ce monde des autres, qui lui échappe sans cesse...

  • Au XVIIe siècle, les femmes portaient ce qu'on appelle des mouches. C'étaient des petits morceaux de taffetas noir qu'elles se collaient sur le visage ou sur les seins pour faire ressortir la blancheur de leur peau... Celle que l'on portait sur le front s'appelait la majestueuse ; au coin de l'oeil, c'était la passionnée, près des lèvres, c'était la galante ; celle qui cachait un bouton, c'était la voleuse ; et celle qu'on portait sur le menton, comme vous ce grain de beauté, on l'appelait la discrète... L'élégance du verbe, les clins d'oeil littéraires, l'histoire elle-même, tout se prêtait à publier le scénario du premier film de Christian Vincent. Couronné par de nombreux prix, salué par une critique unanime et élogieuse, la première des récompenses, c'est assurément l'enthousiasme du public qui a retrouvé dans ce film le goût d'un cinéma de la parole.

  • C'est une fracture du myocarde ! Et c'est vachement grave comme truc, a diagnostiqué Antoine en découvrant la mère de Martin, immobile dans son lit. Morte depuis deux jours. Martin, qui vivait seul avec elle, n'avait rien dit, convaincu que si ça se sait on va me mettre dans un orphelinat. Et de cela, il ne veut à aucun prix... Bientôt, une dizaine d'enfants vont se retrouver dans la confidence et jurer de ne rien révéler. Assumer seuls la mort de la mère de Martin, à douze ans, ce n'est pas facile : cacher ce secret à toute une petite ville, inventer une formidable solidarité au point de mystifier les adultes... pendant quelque temps.

  • Pierre-André s'ennuie à Maussane, la vaste propriété de son père. Celui-ci court le monde pour négocier les contestables produits pharmaceutiques de sa fabrication mais, surtout, pour tricher au jeu et prendre du bon temps. Le jeune garçon, ébloui par les récits de ce géant séducteur, roublard et généreux, rêve de l'accompagner. Il arrive que les rêves se réalisent : celui-là va durer dix ans. Escortés d'Antonin, leur ombrageux factotum, le père et le fils vont vivre ensemble mille aventures picaresques. Ils connaîtront la vie luxueuse des grands hôtels, des désastres financiers, des déménagements à la cloche de bois, des nuits d'amour, des jours de chance et d'autres de désespoir...

  • À flanc de montagne Taüll, ses deux clochers, ses champs désolés sous le soleil implacable, sa forêt de pins plantés de main d'homme. Savent-ils, ceux qui peinent jour après jour pour arracher leur subsistance à ce sol aride, ce qu'ils risquent à plonger les mains dans une jarre mauresque éventrée par le sabot d'un âne ? Savent-ils jusqu'où les mènera la folie de justice qui s'est emparée de Marco, le bâtard ? Et quels bouleversements peut déchaîner le passage d'un gitan, surgi de la vallée ou de nulle part, avec son pied de fer et sa guitare au flanc ?

  • Grand-Chapital, le professeur parisien, erre dans les campagnes à la recherche de Rose-Monde, la femme qu'il aime passionnément et qu'il a perdue. Épuisé, il trouve refuge chez un brave curé, le père Casuel et devient peu à peu une figure familière du petit village bourguignon. Mais, un jour de marché, il achète à des forains un jeune fauve aux yeus verts, verts comme les yeux de Rose-Monde et entreprend, chaque nuit, son dressage dans l'église. Le scandale est si grand que Chapital doit quitter le village et chercher un nouvel abri à l'auberge des Vents coudés. Il a appris, grâce à son fauve, à aimer les églises et décide de passer une annonce dans La Gazette des clochers : Cherche choristes pour remplacer cloches d'église hors d'usage. Fifi Dallibert, le grand cocasse aux yeux tristes, l'éternel adolescent, et Mains-malades, le motard dévoré par la passion de la mécanique, répondent aussitôt à son annonce...

  • Par quel hasard burlesque Mme Thibodeau, sexagénaire replète et solitaire, pourrait-elle retrouver un sens à sa vie, en compagnie d'un père blanc fraîchement débarqué d'Afrique, d'une étudiante fauchée, d'un infirmier timide et insomniaque et du galant propriétaire d'une salle de billard ? Serrée dans sa belle robe canari à fleurs, Mme Thibodeau découvre les nuits blanches, les maladies tropicales, les petits déjeuners au champagne... Quelle mouche l'a donc piquée ?

  • La ville de Voluntia vient d'être victime d'un coup d'État militaire. Six étudiants tentent de gagner le pays voisin en traversant la chaîne des Ombres. L'épreuve est rude pour ces rejetons choyés de la grande bourgeoisie. Seul Joam, fils d'un clochard de Voluntia, fait preuve d'une aptitude surprenante à la survie. Jour après jour, les antagonismes se révèlent, les masques tombent. Dans le ciel patrouillent les hélicoptères de l'armée qui traquent les fugitifs de Voluntia et chassent avec cruauté les oropaldes, ces grands oiseaux des Ombres. Mais d'autres dangers guettent les adolescents sur l'ancienne route des Egipans... Un homme étrange leur révèlera la véritable signification de leur aventure. Lequel d'entre eux saura devenir le roi des Oropaldes ?

  • Le monde avant, c'était l'eau. Il y avait de l'eau partout. Et tous les gens vivaient sur des bateaux. Un jour, il y a eu le grand tremblement. Les montagnes ont traversé le miroir des eaux. Et le monde s'est partagé en deux : il y a ceux qui ont construit des maisons et les autres, ceux qui ont mis des roues à leur bateau, et ils ont continué à naviguer. Tu vois, on est comme des marins ; sauf qu'il n'y a plus la mer. C'est Mamio, la vieille gitane, qui raconte. Les parents de Fabien, eux aussi, ont choisi d'habiter une caravane. C'est commode pour le père, chef de chantier. C'est plus difficile pour un enfant de neuf ans qui doit changer d'école au rythme des constructions qui s'élèvent un peu partout en France dans les années soixante. Chronique de l'errance, Comme un bateau, la mer en moins c'est, par la voix d'un enfant écorché, l'apprentissage de la différence, de l'indifférence, de la difficulté d'être.

  • Mai 1965. Dans le jardin d'une maison de la banlieue parisienne, le Hardy cingle vers le Canada, toutes voiles dehors. À son bord, deux explorateurs d'une dizaine d'années, Sam et le Gros Jo, s'apprêtent à débarquer sur une terre hostile. À l'autre bout du jardin, le père de Sam, astronome au Bureau des Longitudes, a aménagé une caravane dans laquelle il joue, en secret de sa famille, à la Loterie nationale. C'est là aussi qu'il travaille au grand projet de sa vie : le lancement en France d'un Loto sur le modèle du Loto allemand. Que sortira-t-il de cette caravane et des dossiers de M. Arnaut ? Des millions ? Une nouvelle vie ? Dans un temple découvert lors de leurs explorations, Sam et Jo se mettent à invoquer les dieux pour que M. Arnaut gagne le gros lot et que le rêve soit, enfin, plus fort que la réalité...

  • Drôle de rencontre entre deux mondes : que peuvent avoir en commun les pensionnaires d'une maison de retraite et deux jeunes de banlieue ? Et pourtant... Ce jour-là, après un casse raté, Julien et Manu sont venus se planquer dans la maison des vieux. Pas pour longtemps. Mais ces vieux et ces vieilles, les voilà qui débarquent en ville, histoire d'en apprendre davantage sur ces deux gamins. Pas si simple de s'y retrouver dans ce monde qu'ils ont quitté depuis longtemps ! De café en squatt, de juge en éducateurs, ils essaient de comprendre. Et quand ils apprennent que les deux garçons ont été jetés en prison, à seize ans, ils vont remuer ciel et terre pour les aider...

  • Au fond de la galerie, l'écran rouge attend. Un rouge menaçant, envoûtant. Un rouge guet-apens. Impossible de ne pas l'acheter, de ne pas emporter la toile pour la contempler à loisir, toutes portes fermées... Mais attention ! Ce tableau possède d'étranges pouvoirs...

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