Hamac

  • Haïti est un joyau. Nous en avons pourtant une idée préconçue souvent liée au malheur et à la souffrance. S'il est vrai qu'Haïti a eu son lot d'épreuves avec, entre autres, le régime Duvalier et les catastrophes naturelles, elle est loin de ne se résumer qu'à la misère. C'est avec la verve et la poésie qu'on lui connaît que Rodney Saint-Éloi nous livre dans Passion Haïti un portrait de son pays d'origine qu'il voit fort, contrasté, riche et foisonnant.
    Dans ce carnet, on visite le pays à travers les yeux de quelqu'un qui le garde en lui malgré l'exil. On rencontre des personnages qui façonnent le visage d'une Haïti embrassant tant bien que mal ses propres contradictions et ses travers. On y découvre à la fois l'importance de la culture et les couleurs flamboyantes du créole, mais aussi le racisme qui sévit entre les citoyens et les inégalités qui rendent la politique complexe.

    Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste et éditeur né à Cavaillon en Haïti en 1963. Il a étudié la littérature francophone à l'Université Laval. Son mémoire «Émergence de la poétique créole en Haïti» porte sur l'histoire de la langue créole. Il a fondé en Haïti la maison d'édition Mémoire, le magazine Cultura et la revue d'art et de littérature Boutures. Membre de l'Académie des lettres du Québec, il vit depuis 2001 à Montréal où il dirige les éditions Mémoire d'encrier.

  • Noms fictifs

    Olivier Sylvestre

    Après dix années passées dans l'antre de la bête, un intervenant nous ouvre la porte de son centre de répit pour toxicomanes, avec sa sonnette stridente et sa vitre pare-balles, sa lasagne, ses larmes et ses espoirs fous, malgré tout. Au contact de multiples vies marquées par la rue, la consommation, l'abandon, Olivier nous entraîne dans leur univers déconstruit. Chronique fabriquée, mémoires imaginaires, impossibles chevauchées dans les rues de Montréal, ces récits sont ceux d'un intervenant à tout jamais transformé par les moments surréalistes qu'il a partagés avec ces êtres plus grands que nature, pendant un petit vingt-quatre-quarante-huit heures. Et de toutes les fois où il a reconnu une part de lui-même en eux.

  • Le desert

    Sylvestre Olivier

    Cet homme te parle, il te parle à toi, qui es là, de l'autre côté des pages, qui tiens sa vie entre tes mains. Il n'a plus les mots pour te raconter son récit halluciné, cette spirale de rêves et de réveils où chaque épisode est le recommencement du précédent, et dont seule une rencontre fulgurante pourrait y mettre fin. le désert est à la fois une lettre d'adieu et une soif de renaissance, l'ultime appel d'un homme qui tente de retrouver le chemin qui le sépare désormais de toi. Olivier Sylvestre nous livre ici son récit fondateur, puisé aux sources de la solitude humaine, et qui a donné naissance à tout ce qu'il a écrit ensuite.

    Olivier Sylvestre est né à Laval en 1982. Il est détenteur d'un baccalauréat en criminologie et d'un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, La beauté du monde, a gagné le prix Gratien-Gélinas; elle a également été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son recueil noms fictifs, publié chez Hamac en 2017, lequel a également été finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman. Sa pièce pour ados La loi de la gravité a remporté plusieurs prix en France et en Allemagne. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Grosse

    Lynda Dion

    On dit qu'une image vaut mille mots. Huit dessins émergent du passé de la narratrice pour lui rappeler le drame jamais résolu de son corps tenu à la pointe d'un couteau. Trente ans plus tard, la ronde des régimes n'a rien changé à sa situation de femme aux prises avec l'obsession du corps parfait. Résultat: elle est devenue plus grosse que jamais. L'urgence de ne pas mourir la pousse dans ses derniers retranchements. Le corps est disséqué, dépecé, exposé sans pudeur, avec des mots qui dévoilent une vérité pas toujours belle à regarder. À cause de la honte qui étrangle. L'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte. Les premières expériences sexuelles. Elle revisite son passé sans jamais détourner les yeux. Affronte le miroir déformant du regard des autres pour se donner le droit d'exister. Dans un duel ultime avec la mort.

    Lynda Dion écrit des livres sans pudeur dans lesquels elle aborde des sujets qui poussent au dévoilement. Sa vie est partagée entre l'écriture, l'enseignement et l'étude de l'objet littéraire. En plus de Grosse, elle a fait paraître chez Hamac La Dévorante, La Maîtresse et Monstera deliciosa.

  • After

    Forget Jean-Guy

    After, c'est le récit autofictionnel d'une passion qui se brûle à la vitesse d'un glissement de doigt sur l'écran d'un téléphone, d'une rupture arrivée trop tard et d'une relation polyamoureuse qui s'efface doucement. Les rencontres s'entremêlent à travers des partys redondants du Mile-End. Les intimités trébuchent, deviennent des «je t'aime», peu importe la langue, sans jamais vraiment parvenir à se fixer. L'écriture devient le refuge pour s'expliquer à soi-même, encore plus qu'aux autres, ce qui fait réellement mal lorsque l'on peut dire que l'on se situe «après» quelque chose. Présenté comme une série de souvenirs épars, After élève une voix disloquée en résistance face à ces relations dont on ne se remet jamais vraiment; il ne s'agit pas d'un deuil, mais de s'accepter fragile entre les blackouts et les amours qui disparaissent en cassant tout.
    Jean-Guy Forget est né à Montréal la journée du mariage de Michael Jackson et Lisa Marie Presley. Il passe son temps à saccager des micros-ouverts de poésie avec ses Goonies et à brailler quelque chose comme un mémoire de maîtrise. After est son premier roman.

  • Ça commence comme ça. Cette histoire-là. Le 3 septembre. Rentrée scolaire ordinaire à Presque-La-Ville... si ce n'était de la rencontre fulgurante entre Dom et Fred, deux êtres incandescents qui trouveront en l'autre un refuge contre le monde où la norme tue. Leur serment : traverser vers La Ville, à la fin de l'année, là où on peut être tout ce qu'on veut, semble-t-il. Mais le temps est encore long avant le mois de juin. Et le pont acceptera-t-il de les laisser passer ? La grande épopée d'un combat si commun, pour deux ados qui nous ressemblent étrangement, nos frères, nos enfants. Notre avenir.

    Olivier Sylvestre est né à Laval (Québec) en 1982. Auteur et traducteur, il détient un baccalauréat en criminologie de l'Université de Montréal et un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Sa première pièce, La beauté du monde (Leméac) a remporté le Prix Gratien-Gélinas. Chez Hamac, il a publié noms fictifs (finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman, et aux Prix littéraires du Gouverneur général, lauréat du Prix du premier roman de Chambéry) et le désert. Sa pièce La loi de la gravité, traduite en anglais et en allemand, a fait l'objet de plusieurs productions en France, en Allemagne et au Québec, et d'une dizaine de mises en lecture. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Queues

    Giguere Nicolas

    À la fois charge contre les représentations stéréotypées et sclérosées de l'homosexualité, critique féroce de la communauté gaie - de ses institutions, de ses codes, de ses modes de vie - et plaidoyer pour une sexualité libérée des entraves de l'hétéronormativité, Queues raconte également le mal de vivre et le désespoir d'un homme qui ne se reconnaît pas dans la société et qui est à la recherche d'authenticité dans un monde où tout n'est que facticité et faux-fuyants. Écrit dans un style très direct, brut et empreint d'oralité, Queues est l'affirmation viscérale et politically incorrecte du désir d'un homme pour le corps d'autres hommes.
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Queues est son premier livre publié chez Hamac.

  • Le propre du conte est de rendre vraisemblable ce qui ne l'est pas nécessairement. C'est peut-être aussi l'inverse. Jean-Pierre April l'a bien compris avec Méchantes menteries et vérités vraies, un recueil pour le moins savoureux et juste assez irrévérencieux, inspiré d'histoires et de personnages colorés ayant marqué l'imaginaire des Centricois (habitants du Centre-du-Québec). Odélide, jeune martyre canadienne, pardonne à celui qui veut la violer, un cultivateur ne parvient pas à dompter son premier tracteur et une putain refuse de quitter son bordel en flammes. Mais ce n'est pas tout : l'écrivain-conteur révèle enfin la vraie vérité sur le but refusé d'Alain Côté !
    April, natif de Rivière-du-Loup, ex-prof de littérature au cégep de Victoriaville, s'est fait connaître dans les années 1980, ici et en France, dans le domaine de l'anticipation sociale. À partir de 2006, avec Les Ensauvagés, il est allé vers une littérature plus réaliste en publiant six livres chez XYZ éditeur. Méchantes menteries et vérités vraies est son premier titre à paraître chez Hamac.

  • La meme blessure

    Emmanuel Bouchard

    La vie d'Antoine Beaupré est remplie de frustra­tions. La plus grande provient de son amour impossible pour Rose, sa belle-soeur. D'Arvida à Québec, cet être tourmenté et imprévisible traîne cette blessure affective comme un misérable.
    Avec La même blessure, Emmanuel Bouchard signe un roman à l'atmosphère tendue dont le récit, solidement campé dans le milieu ouvrier du Québec des années 1940 à 1960, est porté par un personnage principal qui a la capacité de marquer les esprits.
    Emmanuel Bouchard a fait paraître, chez Hamac, un recueil de nouvelles (Au passage, 2008) et un roman (Depuis les cendres, 2011). Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy.

  • Making-of

    Claire Legendre

    Bastien Salamandre, jeune journaliste français, est envoyé à New York pour interviewer Caïn Shoeshine, un cinéaste indépendant aussi dangereux que fascinant. Lorsqu'il parvient à le rencontrer, c'est pour tomber dans une sorte de chaos, une tanière d'ogre remplie de femmes et d'alcool, mais surtout, imprégnée du mystère de la création, avec ses secrets et ses terreurs gravés sur pellicule.
    Claire Legendre est originaire de Nice en France. Elle a vécu à Rome et à Prague avant de s'établir à Montréal où elle est professeure de création littéraire à l'Université de Montréal depuis 2011. Elle a publié une dizaine de livres, de l'autofiction au roman noir, dont Viande, Vérité et amour, La méthode Stanislavski, L'écorchée vive et Le nénuphar et l'araignée. Making-of est son premier roman, déjà paru en France en 1998.

  • Martel en tete

    Eric Simard

    Martel en tête met en scène la quête d'amour, de liberté et de dignité que poursuit inlassablement, voire obsessivement, une femme à qui la vie a tout refusé dès la naissance et qui, à son tour, finit par tout refuser. Cette femme sans réelle identité vivra néanmoins un destin hors de l'ordinaire qu'elle assumera impitoyablement jusqu'au bout, celui de la folie, tantôt douce, tantôt meurtrière. Un roman certes dur, cru et sans concession, mais touchant dans sa vérité criante.

    Trente-deux ans. J'ai mis ma plus belle robe. Il fait beau. C'est l'été. Tout le monde de la Terre s'est réuni dans un grand jardin fleuri. Ils n'attendent que moi. On a dressé un buffet qui donne sur l'infini. Le champagne est prêt à couler à flots dans les coupes. À mon arrivée, il est prévu qu'une musique jouera en mon honneur pour ouvrir le bal. Je danserai comme une libellule. Tous les yeux seront rivés sur moi. Je serai le centre de l'univers. Tous seront à mes pieds pour me cajoler. Une fois que je serai là, je ne dépendrai plus de personne. Je serai libre. Je pourrai faire ce que je veux. Courir dans les champs, cueillir des fleurs et tuer des animaux.

    Éric Simard oeuvre dans le milieu littéraire depuis plus de 25 ans. Il est à la fois éditeur, libraire et auteur. Outre Martel en tête, il a trois autres publications à son actif: Le Mouvement naturel des choses, Cher Émile et Être.

  • Sous la forme d'une série d'entrevues, qui devient rapidement une quête personnelle, le narrateur de Splendeurs et misères de l'homme occidental cherche à comprendre pourquoi les hommes de plus de cinquante ans qui l'entourent, mariés et pères de famille, se sont sentis, avec les années, dépossédés de leur territoire intime au point d'avoir peur de leur femme. Le sujet est certes provocateur, mais il faut aussi voir ce roman comme étant une réflexion sensible sur le couple et le temps qui passe. Pierre Gobeil est né en 1953. Après des études littéraires, il a publié plusieurs romans, dont La Mort de Marlon Brando et Dessins et cartes du territoire, pour lequel il a reçu le Grand Prix du livre de Montréal en 1993. Après L'Hiver à Cape Cod, Splendeurs et misères de l'homme occidental est son deuxième livre à paraître dans la collection Hamac.

  • À travers ses aventures en Islande, Valérie Harvey a tenté de comprendre ce pays de glaciers, de volcans et de sagas mythiques. Dans ce livre, elle nous fait découvrir les paysages magnifiques de cette île de glace, puis nous partage ses connaissances de la géographie, de l'histoire et de la culture de la société islandaise. «Lorsqu'on visite le Cercle d'or, on passe quelques heures sur des lieux chargés de mémoire. Ces terres qui fument l'eau, la crachent, la roulent, la font bouillir fascinent l'oeil et l'imaginaire. On y admire la puissance de la planète à la fois lente, par ses glaciers et la tectonique des plaques, puis rapide, par ses chutes, ses volcans et ses geysers.» Valérie Harvey est originaire de Charlevoix. Elle a vécu au Japon avant de devenir mère et de repartir avec sa famille découvrir une autre île: l'Islande. Elle collabore comme sociologue à la table des humanistes sur ICI Radio-Canada Première. Elle est également chanteuse dans le duo Yume et prépare une thèse en sociologie sur les pères québécois.

  • Réagissant aux propositions culturelles qu'elle croise, réfléchissant aux choix qu'elle fait, mais aussi aux aléas de son parcours, Catherine Voyer-Léger offre de courts textes où l'intime est fait d'expériences partagées. Explorant des sujets comme le rapport au corps, la puissance du théâtre ou les différents visages du désir, la chroniqueuse visite Port-au-Prince ou évoque son enfance, toujours dans l'espoir de développer une réflexion sensible sur son monde. Ce livre est le témoin d'une pensée foisonnante et éclatée: l'auteure revendique des chemins de désir qui naissent au milieu du désordre de toute vie en mouvement. «Je revenais à la maison heurtée. Usual suspect: on ne voulait pas jouer avec moi. On ne me prenait pas dans les équipes de sport. On riait de mes goûts. On riait de mon linge qui ne ressemblait à rien ni personne. On me trouvait grosse. On me trouvait laide. On riait de mon lunch. [...] Histoire, au moins, d'avoir des desserts comme tout le monde, j'ai milité pour les gâteaux Vachon. J'ai fini par gagner. Je confirme qu'avoir des gâteaux Vachon dans son lunch ne change rien pour se faire des amis...» Catherine Voyer-Léger a publié le recueil de chroniques Détails et dédales (Hamac) et l'essai Métier critique (Septentrion). Elle collabore à plusieurs périodiques et projets collectifs et tient une chronique mensuelle au Journal de Montréal. Elle poursuit un projet d'écriture en ligne baptisé corps dedans/dehors (dedans-dehors.ca).

  • Un lac, situé dans une région isolée. Sur son rivage, dans la forêt environnante, à même son coeur liquide évoluent des êtres préoccupés, tourmentés, esseulés, tous attirés par ce plan d'eau. Parmi eux, une jeune femme endeuillée, des familles dissimulant un drame, un homme hanté par sa possible paternité, un enfant rêveur, des créatures évanescentes... Certains trouvent en ce lieu un soulagement, un exutoire ; d'autres y disparaissent, découvrant ainsi une façon de fuir leur mal-être. Invariablement, le lac agit en tant que révélateur de la psyché, de la quête de ces personnages fugitifs, rêveurs et mélancoliques.
    Marie-Claude Lapalme vit à Sherbrooke, où elle enseigne la littérature et le cinéma. Elle a publié des nouvelles et de la poésie dans diverses revues. Le bleu des rives est son premier livre.

  • Camillien houde

    Alexis Martin

    Voici une pièce de théâtre qui trace les contours d'une personnalité hors norme de l'histoire montréalaise, celle de Camillien Houde, qui fût maire de la ville pendant près de vingt ans. Personnalité tour à tour fanfaronne et tragique, Houde a laissé une marque indélébile sur la métropole francophone d'Amérique. Il représente la première génération d'hommes et de femmes issus des classes laborieuses qui ont réussi à se hisser aux plus hautes magistratures, apportant une sensibilité à la politique québécoise qui sera déterminante pour la suite de l'histoire, une affirmation tranquille que la joute ne peut plus et ne doit plus se dérouler dans des cénacles restreints. Personnage contesté et contestable, incarnation des nombreux déchirements qui caractérisent la mentalité canadienne-française, figure polarisante s'il en fût, Houde représente une facette importante de ce qu'a été, et demeure à certains égards, le récit politique montréalais et québécois.

    Alexis Martin est né à Montréal en 1964. Formé au conservatoire d'art dramatique et au département de philosophie de l'Université de Montréal, il a écrit plus de vingt-cinq pièces de théâtre et joué pendant près de trente ans sur les scènes montréalaises, au Québec et à l'étranger, en plus d'oeuvrer au cinéma et à la télévision comme acteur et scénariste. Il est codirecteur du Nouveau Théâtre Expérimental.

  • Nouveau systeme

    Leblanc-Poirier Dani

    Lorsqu'il apprend que Kikou, son ex petite amie, va mourir d'un cancer, la vie d'un jeune toxicomane est bouleversée jusqu'à son essence. Prisonnier d'un sentiment d'impuissance qu'il sublime en pulsions violentes et en culpabilité, le narrateur cherche à recoller les morceaux de son histoire, à partir de sa rencontre avec Kikou, en passant par leur vie commune dans un triangle amoureux jusqu'au désagrégement de leur histoire. Roman du ressenti, Nouveau système explore les thèmes du deuil et de la violence en nous lançant dans une montagne russe d'émotions à la fois magnifiques et douloureuses. Cette écriture de la relation cherche à colorer les moments sombres et insipides et à débusquer la beauté dans le quotidien.

    «Le trafic était triste. Il faisait complètement noir. Des voitures, dans tous les sens, circulaient comme des particules dans un accélérateur. On aurait dit que la soirée était sur fast-forward. J'ai traversé au parc Lafontaine, pour m'asseoir sur un banc. Je me sentais si seul. Je regardais l'hôpital. Kikou était de l'autre côté du mur. Elle n'était plus une danseuse ce soir-là. Elle était une manifestation d'amour que la situation venait de sacraliser.»

    Né en 1984 au Nouveau-Brunswick, Daniel Leblanc-Poirier est écrivain et auteur-compositeur. Il a publié trois recueils de poésie qui lui ont valu divers prix littéraires, dont le prix Félix-Leclerc de la poésie et le prix Zénob-Jean-Lafrenière du festival international de la poésie de Trois-Rivières. Son premier roman, Le cinquième corridor, a été finaliste au prix Antonine-Maillet ainsi qu'au prix Champlain. En marge des arts, il est technicien en génie civil.

  • Paula Singer, une jeune universitaire, a comme projet de réaliser des entretiens avec Maxime Olivier Moutier, un auteur qu'elle aime bien. Elle le contacte et il accepte. Ils se voient de façon régulière pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Elle parvient à le faire parler de choses à la fois personnelles et sociales. Peu de sujets sont évités et le propos est franc, assumé et jamais complaisant. Ce livre est donc le résultat des 15 entretiens qu'elle a menés avec lui. Au fil de ces rencontres, en plus des aléas du projet qui amène sont lot de surprises pour Paula et son assistante, on découvre les multiples facettes de la personnalité de l'inextinguible Maxime Olivier Moutier.
    Maxime Olivier Moutier est né à Montréal-Nord en 1971. Considéré à une certaine époque comme un écrivain sans compromis et pourvu d'une totale lucidité, il a publié une dizaine de livres à ce jour. Gardien de nuit dans un centre de crise, reconnu spécialiste en psychanalyse lacanienne, il continue toujours d'écrire, de parler et d'enseigner dans ce domaine. On peut régulièrement l'entendre faire des chroniques sur divers sujets à la radio de Radio-Canada.
    Maxime Olivier Moutier est né à Montréal-Nord en 1971. Considéré à une certaine époque comme un écrivain sans compromis et pourvu d'une totale lucidité, il a publié une dizaine de livres à ce jour. Gardien de nuit dans un centre de crise, reconnu spécialiste en psychanalyse lacanienne, il continue toujours d'écrire, de parler et d'enseigner dans ce domaine. On peut régulièrement l'entendre faire des chroniques sur divers sujets à la radio de Radio-Canada.
    Paula Singer est née dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean en 1990. Après avoir terminé une maîtrise en gestion - affaires internationales à HEC Montréal, elle est aujourd'hui journaliste pigiste pour différents journaux et magazines. Elle vit à Alma.
    Sophie Galarneau est née à Rigaud en 1991. Elle poursuit des études de doctorat en littératures de langue française à l'Université de Montréal. Elle vit et travaille à Montréal. Elle et sa conjointe attendent leur deuxième enfant.

  • Bon chien

    Desrosiers Sarah

    Bon chien est le récit fragmenté d'une narratrice qui s'adresse à celle qu'elle était bien des années plus tôt pour se remémorer leur passé commun dont elle croit s'être affranchie. C'est l'histoire d'une enfant sage et studieuse, d'une ballerine appliquée et travaillante, d'une amoureuse effacée; c'est l'histoire d'un bon chien.

    Née à Rawdon en 1987, Sarah Desrosiers a fait des études de danse classique, puis de littérature. Elle a posé son baluchon pendant quelque temps à Ucluelet, sur l'île de Vancouver, avant de revenir s'installer au Québec. Bon chien est son premier roman.

  • Hotel columbus

    Monti Ricardo

    Une chambre d'hôtel. Roca, un garde du corps, attend la venue du président argentin. Apparaît un travesti prétendant être Sarah Bernard. Est-elle vraiment là? Est-elle dans la tête du garde du corps? Et si elle était la réincarnation du fils de Roca mort suicidé quelques années auparavant à la suite du rejet de son père?
    Ce n'est pas la quête de réponse qui constitue l'intérêt de l'oeuvre mais plutôt le climat créé par ces deux êtres pathétiques. La pièce navigue entre rêve et réalité, et on se laisse happer par le caractère mouvant et cru des arguments, l'aspect complètement irrationnel porté par une poésie d'une grande musicalité. Hôtel Columbus révèle les qualités d'écriture de Ricardo Monti, lyrisme et rigueur, et met en avant la densité et la singularité du sujet traité.

    Ricardo Monti, né le 2 juin 1944 à Buenos Aires, est un dramaturge, metteur en scène et scénariste du cinéma argentin.
    Il est l'un des dramaturges hispanophones les plus importants. Il est également professeur de dramaturgie et directeur de théâtre. Il a étudié la philosophie et la littérature à l'Université de Buenos Aires.
    Son engagement idéologique contre la dictature civile-militaire, soi-disant le processus de réorganisation nationale, l'a conduit en 1981 à être l'un des dramaturges du mouvement connu sous le nom de Teatro Abierto (théâtre ouvert).

    Françoise Thanas s'est dirigée vers la traduction littéraire après un cursus de lettres, d'espagnol et d'études théâtrales. Elle a traduit de nombreuses pièces d'auteurs espagnols et latino-américains dont certaines ont été publiées aux Éditions Théâtrales, aux Solitaires Intempestifs, chez Actes Sud, Indigo et dans les revues Frictions et Du Théâtre. Elle a reçu le Prix Teatro del Mundo de l'Université de Buenos Aires.

  • Tu ne tueras point

    Peyrouse Anne

    Tu ne tueras point raconte le combat d'une femme contre ce qu'elle croit être son destin de meurtrière. Mais est-ce son destin ou une simple hantise? Un délire créé par une mère violente. Clara est-elle l'assassin de sa mère ou la libératrice de son étrange frère mangeur de terre? Ce roman se développe comme le roman d'apprentissage de Clara, femme attachante et inquiétante, accompagnée par une hermine blanche tel un chevalier protecteur. On suit sa force d'être dans l'abandon de sa famille, dans sa vie sexuelle et dans son combat contre une mère tortionnaire.

    Anne Peyrouse a publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles. Elle a fait paraître des anthologies sur le slam, la poésie amoureuse et la poésie humoristique. Elle a gagné plusieurs prix littéraires dont le prix Piché de poésie et le prix Félix-Leclerc. Elle a également reçu le Prix d'innovation en enseignement de la poésie 2015, décerné par le Festival international de la poésie de Trois-Rivières. Durant plusieurs années, elle a écrit pour diverses revues littéraires et pédagogiques et elle a été directrice littéraire des maisons d'édition Le Loup de Gouttière et Cornac, section poésie. Elle enseigne la création littéraire à l'Université Laval au département de littérature, théâtre et cinéma. Elle tient également son site web personnel, annepeyrouse.com.

  • L'odyssee d'yval

    Stéphane Libertad

    À l'aube de la cinquantaine, Yval Constantin, un écrivain voyageur dont le fils est obnubilé par Gollum, décide de se rendre en Espagne afin de renouer avec son aventure personnelle en accomplissant les 800 km qui relient les Pyrénées à Compostelle. Ponctué par l'imagerie du Seigneur des Anneaux, ce périple confronte Yval à ses peurs en l'obligeant à dépasser ses limites et à prendre conscience que derrière le masque de l'écrivain se cache un homme ayant subi dans son enfance un traumatisme qui a fait de lui ce qu'il est.
    Semée d'embûches et d'imprévus, cette odyssée contemporaine est celle d'un père de famille qui tente de retrouver goût à la vie. Ici, la route de Compostelle est prétexte à l'évasion; elle est peuplée d'Orques et d'Elfes, d'un Magicien Blanc et d'un petit monstre envoûté par un anneau symbolisant la lutte entre le bien et le mal.
    Stéphane Libertad a immigré au Québec en 2006 et vit actuellement à Montréal. Il a exercé divers métiers tels que marchand d'art, scénariste et détective privé. Il est à présent rédacteur pour une compagnie d'informatique et écrivain. Son premier roman, Le chien de Saint-Jacques, a été publié en 2001 à Paris aux Éditions Séguier. Après La Trajectoire (2010) et La Baleine de parapluie (2012), L'Odyssée d'Yval est son troisième livre à paraître chez Hamac.

  • Extramoyen

    Alexis Martin

    Dans une époque où la notion de classe sociale semble avoir disparue, où jamais on ne la trouve ni dans la bouche des politiciens ni dans celles des journalistes, pourquoi continue-t-on encore à parler de la classe moyenne? C'est entre autres à cette question que tente de répondre Extramoyen. À mi-chemin entre le documentaire et le pamphlet, le poétique et le philosophique, la pièce explore les conditions économiques, politiques et existentielles de ceux et celles qui, au Québec comme partout en Occident, ne peuvent être classés ni chez les riches, ni chez les pauvres. Où se trouvent-ils alors? Venez en compagnie des auteurs explorer ces nouveaux limbes. Si vous possédez une hypothèque et une carte de crédit, le voyage vous intéressera sûrement.

    Alexis Martin est né à Montréal en 1964. Formé au conservatoire d'art dramatique et au département de philosophie de l'Université de Montréal, il a écrit plus de vingt-cinq pièces de théâtre et il a joué pendant près de trente ans sur les scènes montréalaises, au Québec et à l'étranger, en plus d'oeuvrer au cinéma et à la télévision comme acteur et scénariste. Il est codirecteur du Nouveau Théâtre Expérimental. Il a publié Camillien Houde chez Hamac en 2017.

    Pierre Lefebvre est l'auteur de l'essai Confession d'un cassé publié aux éditions du Boréal et des deux pièces de théâtres Loups et Lortie. Rédacteur en chef de la revue Liberté de 2005 à 2017, il a également réalisé plusieurs documentaires radiophoniques pour Radio-Canada.

  • Harakiri

    Latendresse Maryse

    Tout éclate le jour où la petite Billie frappe à la porte d'Elsie avec son ourson en peluche maculé du sang de ses parents. Ensemble, elles devront alors traverser une tragédie sans nom et plonger - ventre ouvert, chair à découvert - dans les abysses inexplorés de la toute-vérité, tout en partageant, un peu malgré elles, leur quotidien, leur intimité, leur chagrin. Elles apprendront vite que les apparences sont trompeuses, que le coeur possède d'obscurs et d'étonnants méandres et surtout, qu'on ne chasse pas le passé, encore moins les souvenirs secrets qui y sont pourtant, et depuis longtemps, ensevelis. Elles tisseront aussi, en raison du drame qui les unit, et à force de cohabiter, des liens profonds d'attachement. Harakiri se veut avant tout un roman sur les intermittences du désir, de l'amour et de l'amitié, mais aussi sur la riche complexité et l'infinie beauté des relations humaines.
    Maryse Latendresse est titulaire d'un diplôme en Écriture de long-métrage (L'inis), d'une maîtrise en littérature (UQAM) et d'un baccalauréat en psychologie (UdeM). Elle a publié trois romans, La Danseuse (Prix Hurtubise), Quelque chose à l'intérieur, Pas de mal à une mouche, quelques contes et nouvelles, en plus d'avoir scénarisé plusieurs courts-métrages. Elle codirige, pour la seconde fois, le collectif d'auteurs Larguer les amours et développe en parallèle deux longs-métrages et une série-télé.

empty