Institut Français des Relations Internationales (IFRI)



  • Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d'un nouveau « Grand Jeu » ?... S'y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l'éloignement, une Russie qui s'impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques... Et s'y affrontent les candidats à l'hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite. La cartographie d'un espace sans doute déterminant pour les futurs du monde se redessine radicalement autour de la Syrie et de l'Irak.
    Absente du nouveau « Grand Jeu » : l'Union européenne. Une UE engluée dans ses crises, dont l'assaut des populismes de toutes natures, et les divisions ravivées par les dérives autoritaires de l'Europe centrale, constituent les signes politiques les plus inquiétants. L'Union européenne serait-elle en train de se défaire par les peuples ?

    La planète mondialisée s'organise aussi autour des négociations commerciales internationales : approche globale de l'OMC, approches régionales avec les zones de libre-échange, approche plurilatérale. Quelle dynamique l'emportera, dessinant les systèmes d'échanges de demain ?


    Moyen-Orient, crises européennes, échanges internationaux : Politique étrangère se penche sur trois dimensions du désordre international pour lesquels les développements des mois prochains seront sans doute décisifs.



  • De l'élection de Donald Trump aux dérives politiques de plusieurs régimes d'Europe de l'est, en passant par les débats de Nuit debout et les critiques du déficit démocratique européen : les régimes démocratiques paraissent aujourd'hui moins légitimes, leur pérennité moins assurée. La juste mesure des crises de la démocratie est essentielle : un nouveau monde idéologique s'ébauche, une hiérarchie des puissances inédite se dessine, et les représentations du monde qui ont prévalu depuis 20 ans s'épuisent. Le dossier de Politique étrangère fait écho aux débats très actuels sur forces et faiblesses des démocraties.
    Les relations avec la Russie posent justement question à la fois dans le champ diplomatico-stratégique et dans le champ idéologique. Moscou est-elle une nouvelle puissance dominante ? Est-elle La Mecque des opposants à la démocratie libérale ? Bref, ses nombreuses faiblesses limitent-elles l'efficacité russe, ou la poussent-elles à privilégier la logique de force face à des démocraties affaiblies ? La rubrique Contrechamps propose deux visions de la réalité russe et des stratégies imaginables pour demain : vivre avec la Russie, ou lui faire face ?

  • Dans ce numéro exceptionnel, la revue Politique étrangère projette l'héritage de la Grande Guerre sur notre avenir. États et nationalismes, coopérations ou déséquilibres régionaux, organisation du commerce international, stratégies et appareils militaires : des données largement héritées du premier conflit mondial, violemment interpellées par l'actualité.


  • Dans son numéro 2/2014, Politique étrangère consacre sa nouvelle rubrique Contrechamps à la crise ukrainienne, passée au crible d'une expérience ukrainienne, d'un point de vue russe, d'une analyse européenne. La question kurde témoigne d'évolutions souterraines. Politique étrangère lui consacre le dossier de ce numéro et décrypte les éléments complexes d'un problème très ancien, dans le cadre d'une recomposition sans doute radicale de la région - pour le meilleur ou pour le pire ?







  • La Chine est une nouvelle et lourde puissance, c'est entendu. Mais avec quel effet sur le système international, ses ententes, ses structures ? Le poids de Pékin détraque-t-il, en soi ou par une stratégie délibérée, les organismes qu'elle intègre ? La Chine semble se couler, sauf exception, dans les procédures qui fonctionnent, sans entreprendre de les miner ou de les contester. Mais quand les structures de dialogue existent peu, la revendication chinoise prend tout son poids, comme dans le cas des rivalités en mer de Chine méridionale.


  • Internet n'est pas une soft démocratie universelle, ouverte et autocontrôlée, l'affaire Snowden nous l'a rappelé. Sa déjà fameuse « gouvernance » reste à définir : les modèles classiques sont directement questionnés par l'évolution des usages et des technologies. L'accumulation et le traitement des big data - ou données de masse - promettent de changer profondément notre approche même des faits sociaux et économiques, alors que les moyens de cyberguerre font voler en éclats quelques concepts centraux de la stratégie guerrière.
    Ebola : la communauté internationale se mobilise, mais tardivement et avec des actions parfois mal comprises, mal acceptées des populations locales. Les crises sanitaires sont aussi des crises sociales et politiques, en interne et à l'international, qui révèlent des dysfonctionnements dépassant très largement le cadre des systèmes de santé.
    À l'issue d'une année où les armes ont parlé haut et fort, au Moyen-Orient, en Afrique et jusqu'en Europe, ce numéro de Politique étrangère s'interroge sur le choc, créateur et violent, de la technique et de l'humain.






  • À l'Est de l'Europe, au Sud de la Méditerranée, sur le territoire même des Européens, les menaces s'accumulent. Face à cette situation, que peut dire une politique européenne de sécurité et de défense en panne ? À quelles conditions les coopérations de défense pourraient-elles redémarrer ? Et si l'on parle de cohésion face aux échéances politiques, que penser de l'hypothèse d'une sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni ? Catastrophe ? Nouveau départ ?
    Un numéro qui s'interroge sur tous les environnements de l'Europe et sur notre capacité à prendre les décisions nécessaires - ou à ignorer la réalité du monde.






  • C'est autour de divers éléments de réflexion (politique, économique, militaire...) permettant de comprendre la Russie d'aujourd'hui que s'organise le dossier de ce numéro de Politique étrangère, afin d'identifier la nature même d'une Russie qui n'est ni le grand méchant loup, ni la douloureuse incomprise qu'on nous décrit ici ou là.
    Cette livraison de Politique étrangère s'attache également aux chances de succès de la prochaine COP 21, ainsi qu'aux multiples abcès d'un Sud en feu : Syrie, Irak, Soudan du Sud, Nigéria - toutes géographies où c'est l'idée même d'État, au sens de la pensée occidentale, qui semble remise en cause.


  • Dans un environnement en feu, l'Algérie semble étrangement calme, mais les orages s'approchent : chute du prix des hydrocarbures dans une économie très dépendante, baisse d'une rente qui assure la paix sociale, blocage du système politique, déstabilisation du Maghreb (Tunisie, Libye...) et du Sahel (Mali...). Alger se retrouve face à des choix difficiles.

    Cette livraison de Politique étrangère s'attache également à deux thèmes majeurs de l'actualité de 2015 : le centenaire du génocide arménien, occasion de rapprochement entre Ankara et Erevan gaspillée, mais révélatrice, entre autres, des contradictions turques ; et la mutation des migrations internationales, en particulier celles qui concernent l'Europe et l'espace méditerranéen. La négociation d'un éventuel TTIP, la vision chinoise des « nouvelles routes de la soie », l'état de la Somalie, la piraterie dans le Golfe de Guinée, les rapports entre les Etats musulmans et l'islam de France : autant d'autres sujets de réflexion développés dans ce numéro, au coeur des débats internationaux les plus présents.



  • Née des deux conflits mondiaux, l'idée de justice pénale internationale a mis un demi-siècle à se concrétiser dans des institutions pérennes, et des concepts juridiques indépendants des conjonctures de crises. Le tribunal pour l'ex-Yougoslavie, le tribunal d'Arusha, la création de la Cour pénale internationale témoignent, entre autres, des réelles avancées des années 1990. Le dossier que présente Politique étrangère éclaire ces avancées et leurs limites.
    La Cour pénale internationale n'est pas universellement reconnue ; elle ne couvre pas tous les problèmes juridiques que posent crimes de guerre et génocides ; et elle n'est pas non plus la seule forme de justice imaginable face à ces événements. L'idée même de justice pénale internationale est aujourd'hui à la fois de plus en plus sollicitée et de plus en plus contestée : deux bonnes raisons d'évaluer ses résultats, rares acquis d'un temps où l'on croyait le monde saisi d'un irrépressible besoin d'unité.
    Ce numéro de Politique étrangère s'attache à d'autres dimensions essentielles du jeu international : la redéfinition des rapports de puissance, à tous niveaux (Chine, Éthiopie...), ou les incertitudes des marchés énergétiques (à travers les énigmatiques variations des cours du pétrole)...
    Après les attentats du 13 novembre, on s'attachera particulièrement à l'article qui étudie les modèles de prévention de la radicalisation et de déradicalisation mis en oeuvre dans trois pays européens.

    Dominique DAVID

    Rédacteur en chef de Politique étrangère




  • Les déplacements des Africains concernent massivement...l'Afrique seule. Se préoccuper des migrations internationales, c'est donc porter le regard bien au-delà des conjonctures européennes. Ce numéro de Politique étrangère s'y attache, tentant de décrire (dans son dossier Migrations en Afrique : un regard neuf) les déterminants multiples des mouvements migratoires, les tentatives des États du continent noir pour gérer le problème majeur des déplacés internes, les difficultés d'intégration des migrants du travail dans les sociétés d'accueil, ou les faux-semblants des accords euro-africains de réadmission...




    Dans une Europe confrontée à ses « polycrises », y a-t-il un retour de la question allemande ? - thème de notre rubrique Contrechamps - ? Sans doute oui. Non que l'Allemagne le souhaite, mais du fait de son poids propre, parfois de l'incertitude de ses choix, et surtout du doute fondamental, existentiel, des Européens sur eux-mêmes, sur les conditions de leur entente. Un doute qui valorise, dans les faits, les positions allemandes.




    Le Moyen-Orient s'enfonce dans la tragédie, et cette livraison de Politique étrangère propose de multiples réflexions : sur les rivalités inter-djihadistes, les risques de contagion vers des pays encore vaguement stables, sur les rapports de force militaires sur le terrain, ou sur les logiques internes qui gouvernent l'acteur turc - joueur décisif dans toutes les hypothèses.




    Avec, sous-jacente, une question qu'on avait en Occident chassée depuis vingt ans, et que l'actualité nous ré-impose : que vaut vraiment l'armée russe ?...






  • L'Amérique latine incarnait hier une démocratisation politique irrépressible, une tension des sociétés vers la réduction de violentes inégalités, l'insertion croissante dans une économie mondialisée. Le rêve se défait.














    Au Brésil, l'expérience du Parti des Travailleurs butte sur des inégalités persistantes, une croissance qui marque le pas, un système politique décrédibilisé. L'Argentine a, elle, fait l'expérience de deux mandats « kirchnéristes », difficiles à analyser, et dont la postérité apparaît incertaine. Quant à la Colombie ou au Mexique, les logiques de sortie des violences des rébellions ou du narcotrafic y apparaissent toujours aussi complexes, voire dangereuses. L'Amérique latine témoigne-t-elle désormais d'autre chose que de sa diversité, de son échec provisoire à consolider ses propres choix démocratiques ?
    Crise de l'Europe comme continent, crise du processus de construction européenne, crise des institutions de l'Union européenne : l'espérance européenne lutte pour sa survie. Guy Verhofstadt et Dominique Moïsi réfléchissent dans ce numéro aux chemins qui restent ouverts : faut-il aux Européens un saut fédéraliste ou un renforcement des Nations ? Faut-il aller de l'avant au risque d'une rupture entre opinions et institutions ? Faut-il plus écouter les Nations au risque de dérapages nationalistes ? Les mois qui viennent et la négociation sur le Brexit nous en diront plus, mais l'heure est sans nul doute aux débats décisifs.



  • Au croisement des secousses et des crises : la Méditerranée. Déstabilisations sur la rive sud, flux migratoires incontrôlés, rivalités larvées à l'est pour l'exploitation des ressources énergétiques, présence militaire simultanée de toutes les grandes puissances (de Washington à Pékin sans oublier Moscou...), affirmation croissante des puissances régionales... Mare nostrum est plus que jamais agitée, éclatée. D'ailleurs, fut-elle jamais le bassin uni dont rêvèrent trente années de politiques européennes - des politiques de bonne volonté, mais dont l'échec en dit beaucoup sur ses complexités. Comment penser cette Méditerranée-là, qui reste le centre de tous les dangers ?
    La crise ukrainienne semble rabattre l'Alliance atlantique sur un métier initial quelque peu oublié : la défense des États membres. Le sommet de Varsovie de juillet 2016 a voulu exprimer très officiellement une remobilisation de l'OTAN. Plus limité et raisonnable qu'on ne le dit, le nouvel effort de défense occidental sur le Vieux Continent fera-t-il sa place au dialogue avec Moscou ? Ce dialogue est, en tout cas, ouvert largement dans ce numéro de Politique étrangère.
    Coincés entre le Brexit et l'élection de Donald Trump, les Européens pourraient bien devoir rapidement, au-delà des décisions de l'OTAN, se poser la question de leur propre dispositif de défense. Un article du Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale s'interroge sur les pistes possibles et réalistes. Tandis qu'une autre contribution explore l'avenir du Brexit : fin d'une Europe, commencement d'une autre ?

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