Institut de recherche sur l´Asie du Sud-Est contemporaine

  • Anachronisme ou résurgence d'une pratique que l'on croyait oubliée ? En Asie du Sud-Est, la piraterie maritime est en tout cas qualifiée de « nouvelle menace ». Mais d'où viennent ces hommes qui font trembler les marins des détroits par lesquels circule l'essentiel du commerce maritime mondial ? Et comment l'Indonésie, la Malaysia, Singapour, la Thaïlande, les Philippines ou le Vietnam s'emploient-ils à lutter contre ces avatars contemporains des pavillons noirs de jadis ? Les États sont-ils prêts à renoncer pour partie à leur souveraineté afin de s'ouvrir à des solutions collectives pour assurer la sécurité de leurs eaux ? Quel rôle jouent les grandes puissances comme le Japon, la Chine, l'Inde ou encore les États-Unis et la France qui, à plus d'un titre, sont concernées par le problème ? Ce livre s'efforce de répondre à toutes ces questions en s'interrogeant sur les limites de l'ordre juridique international.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des principaux événements de l'année 2011, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2012 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs, Asie du Sud-Est 2012 offre un décryptage pertinent et contemporain d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire, détaillée et passionnante, Asie du Sud-Est 2012 propose de nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est : une chronologie détaillée de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et internationaux, une liste des formations et des centres de documentation relatifs à l'Asie du Sud-Est, une bibliographie des principaux ouvrages publiés au cours de l'année, ainsi qu'un référencement des meilleurs sites Internet institutionnels et communautaires sur la région.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des faits majeurs de l'année 2012, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux et les perspectives de l'année 2013 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques et l'Occident. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts, Asie du Sud-Est 2013 offre un décryptage d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire et détaillée, Asie du Sud-Est 2013 propose de nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est : une chronologie des événements de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et internationaux, une liste des formations et des centres de documentation relatifs à l'Asie du Sud-Est, une liste des principaux ouvrages publiés au cours de l'année, ainsi qu'un référencement des sites Internet institutionnels et communautaires sur la région.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des faits majeurs de l'année 2015, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux et les perspectives de l'année 2016 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques et l'Occident. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts, L'Asie du Sud-Est 2016 offre un décryptage d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire et détaillée sur chacun des onze pays de la région, L'Asie du Sud-Est 2016 propose quatre dossiers et un débat sur des sujets d'actualité représentatifs des changements en cours. De nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est sont également disponibles, au nombre desquels une chronologie des événements des douze derniers mois et un inventaire des principaux partis politiques en Asie du Sud-Est.

  • Chaque année l'institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des faits majeurs de l'année 2013, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux et les perspectives de l'année 2014 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques et l'Occident. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts, Asie du Sud-Est 2014 offre un décryptage d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire et détaillée, Asie du Sud-Est 2014 propose trois dossiers et un débat sur des sujets d'actualité représentatifs des changements en cours. De nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est sont également disponibles, au nombre desquels une chronologie des événements des douze derniers mois ainsi qu'une liste des principaux ouvrages publiés au cours de l'année. Il est augmenté pour la première fois d'un très utile inventaire des principaux think tanks en Asie du Sud-Est.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. L'Asie du Sud-Est en 2009 n'aura pas été épargnée par la crise économique et financière qui, partie des États-Unis, a fini par toucher l'ensemble de la planète et dont les effets se font encore sentir aujourd'hui. Si toutes les économies de la région ont ressenti l'onde de choc, certaines ont mieux résisté que d'autres et des signes de reprises sont apparus dès le dernier trimestre de l'année dernière. Si l'économie semble repartir cahin-caha, il n'en va pas de même de l'intégration politique. Les tensions qui sont remontées à la surface au cours de ces derniers mois et les soubresauts politiques qu'ont connus la plupart des pays de la zone ont bien souvent des racines plus profondes que ne laisse supposer une lecture rapide de l'actualité. Établissant une rétrospective des principaux événements de l'année 2009, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2010 dans une région de près de 600 millions d'habitants coincés entre la Chine et l'Inde. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une quinzaine de chercheurs et d'experts européens et asiatiques, Asie du Sud-Est 2010 offre un décryptage pertinent et contemporain d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse passionnante, cet ouvrage coordonné propose de nombreux outils pratiques tels qu'une chronologie détaillée de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et européens travaillant sur l'Asie du Sud-Est, une bibliographie rassemblant les ouvrages publiés l'année dernière, une liste des centres de documentation et des formations relatives à l'Asie du Sud-Est, les adresses de librairies spécialisées ainsi qu'un référencement des meilleurs sites internet communautaires et institutionnels.

  • À quoi doit servir l'armée dans les grands pays d'Asie du Sud-Est ? Pendant de longues années, la réponse donnée par l'Indonésie comme par la Thaïlande a été claire. Les militaires contrôlaient la vie politique, l'activité économique, et s'efforçaient d'assurer leur emprise à tous les niveaux de la société. Depuis 1992 à Bangkok et 1998 à Jakarta, les uniformes semblent de nouveau cantonnés à leur tâche traditionnelle de défense nationale. Mais ce mouvement est-il définitif et est-il même "naturel" dans des sociétés en pleine mutation ? Ce livre, qui ouvre la collection analyses en regard s'efforce d'apporter des réponses à ces questions, dessinant ainsi ce que pourrait être l'avenir des relations entre civils et militaires dans la région.

  • L'image de la Thaïlande est étroitement associée à celle du bouddhisme. On sait moins que ce pays fait partie, depuis 1998, des membres observateurs de l'Organisation de la Conférence Islamique ou que figurent, au plus haut niveau de son appareil d'Etat, plusieurs personnalités musulmanes. Il faut dire que la communauté représente 8% de la population nationale. Majoritaire dans certaines provinces du sud du pays, elle est également de plus en plus visible à Bangkok où son importance démographique ne cesse de croître. Quelles sont les origines de l'Islam dans le royaume ? Comment les musulmans se sont-ils intégrés à la nation thaïlandaise ? Quels sont les termes de la réaffirmation identitaire de cette minorité au sein d'un pays sensible aux effets de la globalisation ? Dans une Asie du Sud-Est où les peuples de tradition islamique pèsent d'un poids important, les musulmans de Thaïlande peuvent-ils jouer le rôle de trait d'union entre le Lotus et le Croissant ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions, particulièrement importantes à un moment où l'image des sociétés musulmanes est, en Thaïlande comme ailleurs, brouillée par l'essor des attitudes réactionnelles génératrices de radicalisation.

  • Comment peut-on être vietnamien sans être vit ; être cambodgien sans être khmer ? C'est la question qui se pose aux Jaraï, Brou, Mnong et autres Stieng, populations autochtones des hauts plateaux, à la frontière entre les deux pays. Ces peuples, longtemps indépendants sur les hautes terres de la chaîne Anamitique, doivent aujourd'hui faire face à des mouvements migratoires sans précédent. Les nouveaux venus, colons des plaines, fonctionnaires, forestiers, commerçants, planteurs de café, gagnent peu à peu sur leurs terres, bouleversant fondamentalement leur mode de vie. Contraints à l'intégration, les habitants des hauts plateaux se battent pour éviter une assimilation pure et simple ; pour que leurs cultures ne soient pas sacrifiées sur l'autel du développement national. Ce livre fait émerger les enjeux de leurs revendications et des réponses qui leur sont apportées par les gouvernements du Cambodge et du Viêt Nam.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des faits majeurs de l'année 2014, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux et les perspectives de l'année 2015 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques et l'Occident. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts, L'Asie du Sud-Est 2015 offre un décryptage d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire et détaillée sur chacun des onze pays de la région, L'Asie du Sud-Est 2015 propose quatre dossiers et un débat sur des sujets d'actualité représentatifs des changements en cours. De nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est sont également disponibles, au nombre desquels une chronologie des événements des douze derniers mois. Il est augmenté pour la première fois d'un très utile inventaire des principales ONG françaises en Asie du Sud-Est.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, mobilise une vingtaine de chercheurs et d'experts pour décrypter l'actualité régionale. L'Asie du Sud-Est - véritable carrefour économique, culturel et religieux - constitue un espace unique d'articulation des diversités sur la longue durée et le demeure plus que jamais aujourd'hui. Cette collection permet de suivre au fil des ans l'évolution des grands enjeux contemporains de cette région continentale et insulaire de plus de 620 millions et d'en comprendre les dynamiques d'intégration régionale et de connectivités avec le reste du monde. L'Asie du Sud-Est 2017 propose une analyse synthétique et détaillée des principaux événements politiques, économiques et sociaux survenus en 2016 dans chacun des onze pays de la région, complétée par des focus sur des personnalités et une actualité marquantes. L'ouvrage présente également quatre dossiers sur des thématiques régionales portant cette année sur le spectre de Daech, la cybersécurité, l'accord commercial de libre échange transpacifique (TPP) et la question du changement climatique à travers l'impact de la COP 21. Des outils pratiques sont également disponibles, dont une chronologie et une fiche de données socioéconomiques par pays et un inventaire régional des mouvements et politiques altermondialistes.

  • While there are many prior studies to date on the internal conflicts in Burma, these are mostly focused on the human rights situation within the country. In addition, many previous marked studies, such as works from Thai academics, International Organizations or the World Health Organization, have highlighted the human securities of migrant workers in the destination country whereby the process of migration has already taken place. However, none of them have focused on the phenomenon of migration in relation to perceptions of borders and human security. The lack of study addressing the influence of borders and human securities as the key indicators to people's migration behaviour supports the significance and relevance of this research.

  • This book argues that the Burmese military regime has always favoured an isolationist-type policy that finds its grassroots in Ne Win's autarchic and xenophobic era as well as in Burma's royal traditions, but without being completely cut off from the outside world. This policy approach is well suited to the Burmese authoritarian state which boasts an important strategic position in the region. In the past decade, the politics of "isolationism without isolation" has been skilfully developed by Burma's military elite in order to preserve itself from both internal and external threats. Since the Depayin crackdown in May 2003, every step the Burmese junta has taken indicates that it has been consciously defining both its foreign policy and its internal political agenda according to these isolationist tendencies, as the recent fallbacks that followed the "Saffron Revolution" (September 2007) and the Cyclone Nargis (May 2008) illustrate. Not only does the military regime tend to strategically withdraw itself from the regional scene, by choosing only a few but crucial diplomatic and commercial partners like China, India, Singapore, Russia or Thailand, but it also gradually isolates itself from the rest of the Burmese society, by opting for a strategic and nationalist entrenchment which was perfectly highlighted by the purge of the pragmatic Military Intelligence Services (2004), the transfer of the capital to Naypyidaw (2005) and the strict control over the transitional process initiated by its own "Road Map towards a disciplined democracy" and undisrupted by the recent crises.

  • Un regain d'intérêt se dessine ces dernières années dans de nombreuses disciplines à l'égard des études sur les élites économiques. Cet objet de recherche prend une résonance toute particulière dans le contexte actuel de crises financières et économiques ainsi que de remise en cause de modèles managériaux. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, assied l'autorité économique ? Les détenteurs de cette autorité et leurs critères d'éligibilité sont plus que jamais variés : la propriété du capital, le diplôme, le poids des réseaux sociaux, l'appartenance politique. Les trajectoires ou les modes de sélection pour accéder à un tel statut ne semblent pas, en tout cas, suivre un schéma-type. Au Viêt Nam, l'intérêt porté à ces questions est d'autant plus légitime que l'environnement sociopolitique vietnamien connait des tournants majeurs. Près de trois décennies après le lancement de la politique de « renouveau » (dôi môi), lors du VIe congrès du Parti communiste en 1986, l'économie vietnamienne, laboratoire des réformes, se voit muter d'un régime de gestion centralisateur et dirigiste à ce qu'on appelle désormais une « économie de marché à orientation socialiste ». Les objectifs de modernisation et d'industrialisation du pays, ainsi que l'ouverture et l'intégration internationales bouleversent le paysage économique et changent en profondeur ses acteurs. Peut-on parler de l'émergence d'élites nouvelles dans une économie métamorphosée, bon gré mal gré, par la politique nationale d'ouverture et d'intégration internationale ? Ce renouvellement porte-t-il les caractéristiques de la « transition » - terme utilisé pour qualifier la longue et singulière étape de développement politico-économique du Viêt Nam - initiée dès les années du dôi môi et dans laquelle le pays se situe toujours en 2015 ?

  • Cette étude consacrée au soft power sud-coréen, autrement qualifié de « puissance douce », permet de mieux comprendre un aspect méconnu du développement des échanges entre la Corée du Sud et les pays du sud-est asiatique. Il s'agit ici d'appréhender, en particulier, les liens qui se sont tissés entre la démarche prosélyte d'une Église pentecôtiste et l'expansion de la présence sud-coréenne au sein de la région. Les actions menées par l'Église du Plein Évangile doivent être comprises en relation avec les efforts entrepris ces dernières années par le gouvernement et les grandes entreprises sud-coréennes afin de véhiculer une « bonne image » de la Corée du Sud et de faciliter les échanges avec les différents pays d'Asie du Sud-Est. Cette politique s'inscrit dans une démarche de long-terme fondée sur des sphères d'influences partagées issues des univers politiques, économiques et culturels. C'est en effet dans cette optique que l'on peut s'interroger sur la mise en place de « stratégies d'influences sud-coréennes ». L'analyse précise de l'organisation et des activités de cette institution religieuse permet ainsi de mieux saisir l'articulation entre ces réseaux d'influences multiples, souvent analysés séparément, et de souligner le rôle de cette Église dans la mise en scène d'une représentation « fantasmatique » de la réussite du modèle de développement sud-coréen.

  • Le tsunami de 2004 et le cyclone Nargis de 2008 qui, à près de quatre ans d'intervalle, ont touché l'Asie du Sud-Est ont donné lieu à la mise en place de centaines de projets humanitaires et de développement. Ils ont apporté de profonds bouleversements dans la région en révélant une multitude d'enjeux, qu'ils soient politiques, économiques ou culturels. Néanmoins, sur le terrain et dans les rapports et propositions d'action ces projets visaient bien entendu à aider les victimes des catastrophes, rendues vulnérables par les éléments naturels. Là où tout était détruit, il fallait reconstruire mais, rapidement, nous nous sommes rendu compte qu'il ne s'agissait pas uniquement d'une reconstruction, mais plutôt d'une véritable construction : à l'urgence suit le développement, auquel des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées confrontées du jour au lendemain. La question se pose donc : un développement pour qui et pourquoi ? En observant la mise en place des actions dès le début, nous avons pu constater que les valeurs soutenues par les projets et la façon dont fonctionnait la réalité locale, complexe et efficace, n'étaient pas compatibles et que, dans certains cas, les conséquences de ces politiques de développement allaient devenir à leur tour catastrophiques, aboutissant à la création de citoyens de seconde zone n'ayant aucun autre choix que de se plier à la volonté de l'Etat et des ONG. Il s'agit ici d'observer les conséquences qu'a pu apporter une aide trop intéressée, mais aussi d'en comprendre les raisons. Pourquoi tant d'ONG ou d'organismes de développement, en voulant aider les victimes, les ont accolées à une précarité qui, si elle n'est pas toujours économique, touche néanmoins à la conscience et l'expression de leur identité ?

  • La longue crise qui sévit en Thaïlande a touché tous les secteurs d'activités en révélant au monde des dysfonctionnements de la société thaïlandaise qui « posent question » aux acteurs économiques, aux chercheurs et aux journalistes. Ce carnet se justifie pour plusieurs raisons. La première est que de nombreux analystes internationaux nous ont demandé un avis sur la situation. Nous présentons ici une réponse la plus cohérente possible en fonction de nos données. La deuxième est que l'Irasec, de par sa position géographique (situé à Bangkok) est au coeur de l'événement et a pu suivre au quotidien la situation. La troisième est que l'Institut prépare une réédition de sa Monographie nationale sur la Thaïlande contemporaine dans une version remaniée et actualisée qui lui permet d'avoir une réflexion plus profonde sur les origines de la crise. Il s'agit donc de mettre ce matériel à disposition. Pour ce faire, nous avons sélectionné trois contributions de la nouvelle version de Thaïlande contemporaine, absentes de la première édition, qui abordent le problème de front en les condensant pour les besoins du carnet. Nous y avons ajouté les interviews menées dans le cadre de cette réédition, que nous présentons avant leur réécriture (les versions complètes paraîtront dans la monographie). Le chapitre de Jacques Ivanoff (Cnrs - Irasec) « Construction ethnique et ethnorégionalisme en Thaïlande », celui de Narumon Hinshiranan Arunotai (université de Chulalongkorn - Cusri) et Olivier Ferrari (chercheur associé Irasec - Cusri) « La Thainess ou la pratique de l'idéologie culturelle en Thaïlande », et celui de Arnaud Leveau (Irasec) « Une crise multicolore, état des forces en présence » seront publiés dans leur intégralité dans la Monographie nationale Thaïlande contemporaine sous la direction de Stéphane Dovert et Jacques Ivanoff (dernier trimestre 2010, www.indessavantes.com ).

  • L'Asie du Sud-Est est en perpétuelle évolution et, face à une Chine dynamique, l'unité des pays de la région est encore loin d'être une réalité. Les difficultés rencontrées aujourd'hui par certains de ces pays sont-ils simplement les symptômes d'une crise de croissance, ou ont-elles des racines plus profondes ? Asie du Sud-Est 2007 rassemble des textes tirés du mensuel Focus Asie du Sud-Est (Fase) qui intéresseront tout autant le chercheur, l'étudiant que le néophyte. Etablissant une rétrospective des événements majeurs de l'année 2006, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2007. Fase est la première revue francophone à s'intéresser aux évolutions du sous-continent asiatique. Autour du comité éditorial (Arnaud Dubus, Pierre Paccaud et Jean-Claude Pomonti) s'est constitué un groupe de spécialistes chargés d'enquêter sur le terrain et qui livrent ici le résultat de leurs recherches. Asie du Sud-Est 2007 apporte ainsi un éclairage pertinent et contemporain sur une région émergente, démêle l'éphémère des grandes tendances historiques et déchiffre une actualité riche et multiforme. Cet ouvrage de l'Institut de Recherche sur l'Asie du Sud-Est Contemporaine (Irasec) offre de nombreux outils pratiques tels qu'une chronologie détaillée de l'année 2006, les adresses des différents centres de recherche travaillant sur la région, une bibliographie rassemblant les ouvrages récents, ou encore une liste des formations relatives à l'Asie du Sud-Est.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. L'Asie du Sud-Est a plutôt bien résisté à la crise économique et financière internationale. La croissance est repartie à un rythme élevé. Des signes de crise à d'autres niveaux font néanmoins leur apparition ou exacerbent d'anciennes tensions. Les problèmes de gouvernance, de gestion des ressources naturelles, la faiblesse des systèmes éducatifs et des marchés intérieurs, l'absence de réformes et l'instabilité politique de certains pays pourraient compromettre à terme le développement de la région. L'Asie du Sud-Est hésite encore sur la voie à prendre, au risque de faire jouer les réflexes nationalistes et les tentatives de repli sur soi. Établissant une rétrospective des principaux événements de l'année 2010, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2011 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts européens et asiatiques, Asie du Sud-Est 2011 offre un décryptage pertinent et contemporain d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire, détaillée et passionnante, Asie du Sud-Est 2011 propose de nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est : une chronologie détaillée de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et internationaux, une liste des formations et des centres de documentation relatifs à l'Asie du Sud-Est, une bibliographie des principaux ouvrages publiés au cours de l'année, ainsi qu'un référencement des meilleurs sites Internet institutionnels et communautaires sur la région.

  • Cette région du Sud a une personnalité à part en Thaïlande faite de nombreuses contradictions. Toute en longueur, il est clair qu'il y a peu de points en commun entre les provinces de Chumphon et de Yala, séparées par plus de 900 kilomètres. C'est une région parmi les plus dotées en richesses naturelles du pays (car on dit plus bas que c'est la région la plus pauvre) avec ses mines d'étain, ses plantations d'hévéa, sa pêche et sa crevetticulture, mais elle compte également des provinces parmi les plus pauvres. Elle est devenue la plus touristique de Thaïlande (avec le Sud-Est de Bangkok de Chonburi à Trat, mais ce n'est officiellement qu'une partie de la région Centre) mais elle est aujourd'hui la plus dangereuse avec la véritable guerre civile qui touche quatre provinces de l'extrême sud. Elle est depuis longtemps considérée comme une longue séquence de lieux paradisiaques, mais c'est la région la plus arrosée du pays et la plus menacée par les tempêtes, les inondations voire les Tsunami. Elle a, en politique notamment, une image de pureté et de sérieux que l'on oppose volontiers aux provinces du Centre et du Nord-Est, mais c'est une région de tous les trafics et de toutes les violences. Enfin, ses femmes sont tenues pour les plus réservées et les plus sages de Thaïlande, pourtant c'est la région du pays qui compte le plus grand nombre de prostituées, il est vrai importées des autres régions et même de l'étranger. Dans cette étude j'essaie de mettre le phénomène de la prostitution en perspective, de le contextualiser, d'adopter une approche globalisante. Ayant une connaissance directe d'à peine la moitié des quatorze provinces de la région, j'ai essayé de retrouver des recherches - publiées en langue thaï principalement - peu connues et peu utilisées par les chercheurs. Inutile d'insister sur le fait qu'une petite partie de ces études a été ici mise à profit. Un ouvrage de plusieurs centaines de pages serait nécessaire pour révéler davantage la complexité de cette région et de ses prostitutions.

  • Eric Frécon's study starkly reveals the fragility of the internal societies and the inadequate regulation of the Asian region by boldly plunging into a reality- that of piracy- that during the Cold War had been habitually restricted to notes of secret agents or for the reports of some original journalists. The study is an interesting approach. The development of terrorism has in fact confirmed it: a major part of the current scenario which matters now is that of the underground, economic, mafia-like or terrorist forces, forces that are beyond control and of which sometimes the nations are fully aware. Piracy is therefore an important phenomenon today; its analysis allows us to measure the power of the nations and the regulation of international zones. But the investigation is difficult and calls for intelligence, passion, the audacity to search in the dark and the courage to not be taken in: these are the very qualities that this work embodies. This book constitutes an excellent photograph of the weaknesses but also of the recovery of the Asians. It explains how piracy reappeared massively after the Cold War, firstly on account of the general deficiencies of the region and the weaknesses (or tactics) of some nations. But it also shows that the region has evolved. When I brought it up in 1998 in "L'Asie en danger", piracy was partially imputable to the internal situation and to the foreign policy of China. Since then, the collapse of Indonesia and the recovery of the Chinese regime have pushed it back towards the Straits of Southeast Asia. Eric Frécon's book also describes how the efforts of regional coordination and the policies of certain big nations like Japan and India acted upon piracy, in order to contain it, on the whole. The problem seems to have, since then, been identified and to a large extent handled; one may hope that it will be resolved in the years to come, even though the Indonesian crisis may seriously impede regulation efforts.

  • Human trafficking has been one of the most challenging problems of nation states across the globe since the 20th century. Thailand has lately turned into a country of origin, destination, and transit for human trafficking. So far, the degree of human trafficking into Thailand is still unknown. Studies on human trafficking into Thailand have been mostly carried out in the Mekong Sub-region. The south of Thailand is an under-researched area, particularly when dealing with trafficking for sexual exploitation. This manuscript provides key findings of the research project entitled Trafficking for Sexual Exploitation into Southern Thailand, under the joint support of the Alliance Française Bangkok and the IRASEC. Carried out during December 2006 - December 2007, the study was expected to fill the gap of research in the problem of trafficking for sexual exploitation in Thailand along a qualitative approach. It was designed towards fact-findings for a better understanding with the most updated information on the problem there. In all, the highlight of the contribution of this study is two folds. First, it enriches literatures on human security from the perspective of people on the move through a qualitative study of human trafficking for sexual exploitation into areas of marginal investigation - southern Thailand. Second, it contributes in terms of policy impact for further strengthening of the collaborative efforts at the national and district levels within Thailand as well as at the regional level.

  • It was one of these landmark special programs at the Foreign Correspondents Club of Thailand, on the top floor of the Maneeya Centre Building, in the upscale commercial heart of Bangkok, where Major General Pichet Wisaijorn was the exclusive guest speaker on that evening of November 2009. Many of the journalists, both Thai and Foreign, were present and Khun Roong and the other staff at the bar were working non-stop, dropping pizza here and glasses of dark beer there. Expectations were high. Pichet was the Fourth Army Region commander, which includes the three "problematic provinces" of Pattani, Yala and Narathiwat, plus a few unruly districts in the Songkhla province. Since 2003, thousands of people, rubber tappers, insurgents, traders, school teachers, civil servants, police officers, military personnel and some foreigners had been killed in a maelstrom of violence linked to what was officially called the "separatist insurgency" by the authorities as well as linked to the mafia culture prevailing in this region. The trafficking of women, drug peddling, extortion, smuggling of palm oil and cheap electronic items from Malaysia have always been rife in the deep South. This mafia culture is prevailing in many of Thailand's 77 provinces, but the total breakdown of law and order in the South makes it worse. Many in the audience were thinking that General Pichet would deliver some answers to the most important questions which have puzzled journalists, businessmen and other residents for years: who leads the insurgency? What are their objectives? How the movement is structured, or is it even structured at all? What is the division of power between the Southern Border Provincial Administrative Committee, the armed forces, the local administration and the central government? Have there been any attempts to negotiate with the insurgents? But the presentation of Pichet was rather disappointing. What is the direction of their policy? Pichet repeated the royally endorsed recipe: khao chai, khao teung, pattana ("understand, reach out and develop"). With its supreme and unquestioned wisdom, this "magic formula" is supposed to throw the listeners in deep awe and reverence. But the mantra had long become a poor PR tool to answer the questions of journalists and diplomats on field visits in sam changwat pak tai, the three provinces of the South.

  • Fighting in Kachin state flared back up just months after President Thien Sein came to power in March 2011. The new government almost immediately began negotiating a series of peace agreements with ethnic armed groups declaring that the signature of a nationwide ceasefire with all ethnic armed groups would be a priority for this first civilian administration. By convincing the majority of groups involved in armed struggle against the Tatmadaw to sign ceasefire agreements, the predominantly civilian government succeeded in winning some credibility, both nationally and internationally. At the same time, several old fault lines have re-emerged, among them the conflict in Kachin and Northern Shan States. The roots of the conflict in Kachin State between the KIO and government troops go back to grievances over control of the territory (and its lucrative natural resources) and the preservation of ethnic identity after the end of British colonial rule in 1948. The rekindling of this old conflict, after seventeen years of ceasefire, serves as a powerful reminder of the fragility of certain aspects of the transition process. The setback to conflict and blockage of peace process with the Kachin Independence Organisation (KIO) and its Army (KIA) show that some structural political issues remain, such as the recognition of local power structures and decentralization. While much has been written in the media about the legal, economic, and political reforms in Myanmar; academic research about the Kachin Conflict, as well as firsthand information remains scarce. Analyzing the causes of the conflict and current impediments to peace in Kachin territories provides an illustration of the limits of the transition process. This research examines the personal experiences of a strong sample of influential Kachin people, shows the complexity of notions of war and peace in the collective Kachin memory, as well as the reinterpretation of these by local leadership for political ends.

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