Julliard

  • Sur fond d'effondrement écologique, trois personnages en quête de sens confrontent leurs solitudes pour mieux se trouver eux-mêmes. Un roman d'amour choral sur l'aliénation du monde contemporain et l'espérance d'un avenir en commun.À trente ans, Aurélien a déjà connu trop de désillusions et rêve d'un ailleurs. Alice, quarante ans, oscille entre conformisme social et addiction sexuelle. Iris, quatre-vingt-dix ans, souffre d'une maladie qui la dépossède d'elle-même. Dans un Paris crépusculaire, en proie aux effets du changement climatique, ces trois êtres solitaires vont se rencontrer, chacun permettant aux autres de rejoindre leur horizon.
    Entre rage et amour, solitude et communion, Jennifer Murzeau ausculte l'état de la société contemporaine et du coeur humain pour mieux ranimer l'irréductible aspiration au bonheur de ses personnages, criants de vérité.

  • Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication. Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Qui sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ? Le temps d'un dîner de retrouvailles - à quatre - chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l'espérance et les fantômes du désir. À leurs risques et périls.

  • La dignité des ombres Nouv.

    Dans un lointain futur, la cité de Nimrod ne survit que grâce à l'énergie vitale du feu. Le modèle de démocratie idéale des Nimrodiens est-il une illusion ? Le feu appartient-il véritablement à tous ?
    Dans un lointain futur, la ville de Nimrod ne survit que grâce à l'énergie vitale du feu. En apparence, c'est un modèle de démocratie où les citoyens élaborent et votent les lois en toute transparence. Mais le feu, qui alimente la cité et la protège de créatures menaçantes, reste un secret jalousement gardé. L'étrange disparition d'un jeune homme, la multiplication des vols de torches et l'apparition d'un énigmatique graffiti contestataire vont changer la donne. Cham, enquêteur, doit faire toute la lumière sur ces événements aussi mystérieux qu'inhabituels.
    Entre science-fiction, thriller et anticipation écologico-politique, ce roman à l'imaginaire débordant nous plonge dans un univers atemporel qui interroge en creux les failles et les faux-semblants des sociétés démocratiques.

  • À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle. Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

  • Sulak

    Philippe Jaenada

    Il était jeune, il était beau, il s'appelait Bruno Sulak, et fut, au début des années 80, l'homme le plus recherché de France. Gentleman braqueur, il défraya la chronique judiciaire et séduisit tous ceux qui l'approchèrent, jusqu'au célèbre policier qui mit fin à cinq années de cavale effrénée. De sa vie tourmentée, Philippe Jaenada a fait un roman biographique captivant.Comme le dira plus tard le commissaire Georges Moréas, en d'autres circonstances, Bruno Sulak aurait pu devenir un des meilleurs flics de France. Mais le hasard a fait de lui un braqueur, sans doute le plus audacieux et le plus fascinant de son époque. Après avoir grandi à Marseille et brièvement fréquenté quelques voyous, Bruno intègre l'armée. Doté d'une mémoire prodigieuse, doué dans toutes les disciplines, il est rattrapé par un vol de motocyclette commis à l'adolescence. On le chasse sans le moindre égard. Il rejoint alors la Légion, comme son père. Sportif émérite, il s'entraîne au parachutisme, et bat le record de chute libre. Mais on lui refuse l'homologation de son exploit, à moins de s'engager pour 5 ans de plus. Une injustice qui le pousse à faire le mur pour aller passer le week-end en famille. Pendant son absence, l'ordre est donné à son régiment d'embarquer pour le Zaïre et ce qui n'était qu'une escapade devient une désertion. Il ne peut plus rentrer et bascule alors dans la délinquance.Avec son fidèle complice Drago, il se lance alors dans le braquage de supermarchés, rencontre la belle Thalie, une jeune fille de bonne famille qui va participer à certains vols à mains armée, au volant de la Simca que Bruno utilise comme une signature à chacun de ses hold-up. Incarcéré une première fois, il étudie l'anglais et le droit, puis s'évade au nez et à la barbe des gardiens. Il s'attaque à des bijouteries, se présente chez Cartier en tenue de tennisman, une raquette à la main, profite d'une visite officielle d'Helmut Khol pour aller cambrioler un joailler parisien dans un quartier truffé de policiers... Adepte de la non-violence, il n'a jamais blessé personne, avait toujours deux balles à blanc dans son revolver au cas où on le forcerait à tirer. Généreux, épris de liberté, révolté par l'injustice, il se tint jusqu'au bout à son code d'honneur et ne dénonça jamais ses complices. Mais sa dernière incarcération à Fleury-Mérogis lui fut fatale : son ultime tentative d'évasion tourna à la tragédie et suscite encore la polémique.Il fallait toute l'ironie et le second degré de Philippe Jaenada pour trouver la bonne distance vis-à-vis de ce personnage magnifique. Construit sous forme d'anecdotes croisées, son récit nous permet de suivre en simultané l'évolution des personnages clefs qui vont s'associer à Sulak. Avec son humour pince-sans-rire et son style inimitable (usage immodéré des parenthèses, digressions en chaîne...), Jaenada imagine ce que la vie de Sulak aurait pu être si tel ou tel événement ne s'était produit, montrant par là les hasards qui président au destin d'un homme. D'une grande tendresse à l'égard de son personnage, il dresse le portrait d'un homme intègre et retrace avec nostalgie cette époque où les gangsters avaient encore du panache.

  • Avril 2011, à Nantes, une femme, quatre enfants et deux chiens sont retrouvés enterrés sous la terrasse de leur maison. Seul manque le père de famille, Xavier Dupont de Ligonnès, désormais principal suspect. Tandis que l'enquête piétine, les théories se multiplient sur les réseaux sociaux, dévoilant l'intimité du fugitif. Marquée par une mère qui reçoit des injonctions du Christ, l'enfance de Xavier est peuplée d'anges, d'histoires d'Apocalypse et de Résurrection. Intelligent, séduisant et persuadé d'avoir un rôle majeur à jouer sur cette terre, il attend son heure. Mais rien ne se passe comme prévu... A-t-il été le bras armé de l'Apocalypse ? Ou un simple escroc acculé par les dettes et l'humiliation ? Dans ce roman vrai au suspense implacable, Samuel Doux compose d'une écriture entêtante le portrait effroyable d'un fantôme qui n'a pas fini de hanter les mémoires, d'un monstre moderne façonné par notre époque.

  • Une douleur blanche

    Jean-Luc Marty

    À trente ans, il quitte le Brésil de son exil pour revenir dans la ville portuaire de son enfance. Ce fils toujours lointain rejoint sa mère gravement malade. Sur le chemin du retour, de nuit, il prend en stop Karmel, jeune femme à la trouble beauté et aux propos décousus. Il la retrouvera plus tard, sur ce rivage étranger à celui de sa jeunesse qui lui a jadis enlevé son père, marin pêcheur. Un amour douloureux et un même éblouissement uniront ces deux êtres confrontés à leur propre histoire. Un roman profondément émouvant sur l'ailleurs que chacun porte en soi.

  • Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s'éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s'emparer d'un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n'a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques. Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d'aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l'effroyable attirance de l'humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l'image.

  • Assis à la terrasse d'un café parisien, Ali et Malika bavardent paisiblement. À les voir ainsi, jeunes et amoureux, un avenir radieux devant eux, qui pourrait croire que leur existence va bientôt basculer dans l'enfer ? Ce vain combat que tu livres au monde met en scène quatre personnages aux prises avec l'Histoire. La dérive mortelle d'un jeune Franco-Marocain de Paris à Raqqa, les réactions de son entourage, le dilemme qu'affronte sa compagne et, en arrière-plan, les événements tragiques qui ont récemment secoué l'Europe constituent la trame du récit. Fustigeant tous les fondamentalismes, mais ouvert aux points de vue les plus divers, l'auteur nous livre avec ce roman humaniste et engagé un regard indispensable sur notre temps.

  • Une femme se penche sur un lit d´hôpital. Le visage de l´homme qu´elle aime est impassible. Lorenzo est dans le coma. À quelques mètres de lui, un autre corps, inerte, celui de Susanna, la soeur jumelle de Lorenzo. Ils viennent de réchapper d´un terrible accident de voiture, mais leur esprit reste en sommeil. Impossible pour Coco de ne pas se remémorer l´étrange prophétie de sa grand-mère : « Un jour, toi seule pourras en sauver un des deux. Mais il te faudra choisir. » Remontent alors les souvenirs d´enfance, lorsqu´elle n´était encore qu´une petite fille modeste dans un village ensoleillé du sud de la France...

    C´étaient les années soixante, l´avenir était encore radieux. Lorsqu´elle avait aperçu Lorenzo et Susanna pour la première fois, elle avait été frappée par leur beauté. Tout le monde se retournait sur leur passage. Durant tout un été, Coco n´avait plus cessé de penser à eux, allant même jusqu´à vouloir être leur petite soeur. Il y avait peu de chances qu´elle revoie jamais les descendants d´une riche famille italienne.

    Quelques années plus tard, la grand-mère de Coco, à qui l´on prêtait des pouvoirs de médium et de guérisseuse, avait été appelée pour « faire parler les morts »à la Villa Bianca, leur imposante demeure. Comme à son habitude, elle avait emmené sa petite-fille. Au premier regard, Coco et Lorenzo étaient tombés fous amoureux et bientôt leur mariage avait été annoncé. Mais ces noces n´avaient pas réjoui toute la famille. À commencer par Susanna, qui avait disparu au beau milieu de la cérémonie.

    Aujourd´hui Coco se trouve confrontée au terrible choix prophétisé par sa grand-mère. Mais comment croire, sans se torturer, aux pouvoirs de la vieille sorcière ? Et comment percer le lourd secret pressenti depuis longtemps ? Tout serait sans doute plus simple si, entre-temps, elle n´était pas tombée amoureuse de Susanna...

    Dans son nouveau livre, Danièle Saint-Bois mêle habilement la saga amoureuse au frisson du thriller. Parcourant les époques, des années soixante à nos jours, elle revisite le thème du triangle amoureux à travers l´histoire d´une sulfureuse passion qui allie suspense, surnaturel et fresque d´un âge d´or révolu. On retrouve dans cette intrigue le goût pour les relations troubles, l´ambiguïté des situations, et la complexité des sentiments. Transgressif, hors norme et haletant, Villa Bianca renoue par la vigueur de son style avec les accents anticonformistes de Marguerite, Françoise et moi.

  • En 1967, les Mauriciens sont partagés entre indépendantistes et partisans de la domination britannique. Au coeur de ce conflit, Horace Baudelaire, journaliste de son état, a bien du mal à trouver sa place. Descendant d'un des plus grands poètes français, ce gentil garçon souffre d'un mal étrange : il ne peut s'empêcher d'agir (et d'écrire) à rebours de ses convictions profondes. Avec un mélange d'humour toujours un peu cruel et de tendresse lucide, Alain Gordon-Gentil dépeint la société mauricienne qu'il connaît si bien. Retraçant un demi-siècle d'histoire, il nous livre ici une réflexion originale sur la question très actuelle de l'identité et des origines.

  • En cette année 736, le duc Mauronte, patrice de Marseille, s'inquiète pour l'indépendance de son fief, menacé au nord par les Francs de Charles Martel et au sud par les Sarrasins. S'il veut survivre, il doit s'allier à l'un des deux camps. Un choix d'autant plus délicat que Childebrand, le frère de Charles Martel, et Youssouf, le gouverneur musulman de Narbonne, sont tombés fous amoureux de sa fille, Blanche. Pour l'aider à prendre sa décision, le duc décide d'ouvrir son palais à des conteurs venus des deux contrées ennemies. Durant d'innombrables nuits, les narrateurs affluent et c'est un feu d'artifice de récits magnifiques où tout l'imaginaire des hommes est exalté : l'amour, l'érotisme, la cruauté, la beauté, le fantastique... Chacun cherche à toucher, au plus secret, la raison du père et le coeur de la fille. Mais seuls les dieux savent qui sera l'heureux vainqueur de ce combat singulier.

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