Langue française

  • Comment peut-on jouir d'avoir mal ? La question du masochisme sexuel dévoilée à travers une enquête passionnante.
    C'est la rencontre avec un patient ressentant le besoin impérieux d'éprouver de la douleur pour pouvoir jouir qui a suscité chez Olivia Benhamou, psychologue clinicienne et sexologue, l'envie d'explorer ce sujet. Loin des clichés habituels, elle propose un éclairage inédit sur une forme de sexualité peu conventionnelle, mais qui remplit pour ses adeptes de multiples fonctions, allant de la recherche de sensations fortes à la recherche d'un laisser-aller total, en passant par la quête romantique d'une relation exclusive, une façon de rompre avec les contraintes du quotidien, ou encore une solution à certaines difficultés sexuelles.
    Écrit à la première personne, sous la forme d'une enquête psychologique et sexologique, ce texte offre une réflexion théorique, un tour d'horizon des représentations culturelles du masochisme et, surtout, les portraits de pratiquants qui se sont livrés à l'auteure sur leurs habitudes sexuelles et la place qu'elles occupent dans leur histoire individuelle. Cet essai passionnant prend le lecteur par la main, en retraçant le cheminement de pensée de l'auteur et ses découvertes, et répond aux questions que l'on peut se poser sur les enjeux psychiques du BDSM, à l'heure où ces pratiques semblent s'être démocratisées.

  • Les rapports entre danse et érotisme semblent manifestes. La danse à la réputation d'être un art sensuel, mais où sont les oeuvres érotiques ? Il y a des corps, il y a des sexes, mais finalement peu de créations qui relèvent de l'érotisme.
    À partir de ce paradoxe, l'auteur propose de revisiter l'histoire de la danse. De alomé à Anna Thérésa de Keersmaeker, du tango au butô, du mythe de la ballerine à celui du danseur pédé, il s'agit de défendre un érotisme chorégraphique dont les créations les plus récentes annoncent peut-être la venue.

  • Pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.
    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.
    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • Un essai libre et sans concession contre le couple mais à la gloire du sentiment amoureux.
    Affi rmez à voix haute que vous ne voulez pas être en couple et, aussitôt, une pluie de jugements désapprobateurs s'abattra sur vous : " tu es égoïste ", " tu as peur de t'engager ", " tu vis comme un ado attardé ", " tu dis ça parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne "... Une procession de formules toutes faites que l'on rabâche machinalement depuis des siècles. Mais que se passe-t-il quand on confronte le vocabulaire amoureux à la réalité du sentiment amoureux, quand on se libère de ces expressions toutes faites ? D'autres possibilités d'aimer apparaissent. Moins contraignantes, plus respectueuses des spécifi cités individuelles, et plus créatives.
    Stéphane Rose s'est intéressé au lexique du couple, aux mots et expressions qu'on utilise traditionnellement pour en parler, le défendre... et n'y a trouvé que des lois, des interdits, des obligations. Ainsi est née la thèse de ce livre : quand on s'exprime loin de ces dogmes naissent des relations qui ne relèvent ni du couple, ni du " plan cul ", et qui n'ont pas besoin d'être étiquetées pour exister. Et la fête commence enfi n.

  • Toutes les études des sexologues le prouvent : le clitoris est bien le principal détonateur de l'orgasme féminin. Pourtant, dans les médias comme dans les mentalités, les approximations perdurent, et avec elles une somme d'idées reçues. En convoquant quelques pionniers de la psychanalyse et des études scientifiques récentes, la presse féminine et les séries télévisées, les films pornographiques et les féministes, Maïa Mazaurette et le Dr Damien Mascret analysent les raisons de cette étrange excision culturelle et, avec pédagogie et humour, proposent des pistes pour partir à la redécouverte d'un petit bout de matière qui a fait couler beaucoup d'encre.

  • Un regard décalé, drôle, subversif et émouvant sur les années qui ont bouleversé l'homosexualité Il restait à écrire une histoire ordinaire de l'homosexualité, qui rende compte des réalités que taisent les livres d'histoire et les films documentaires. Érik Rémès le fait brillamment en livrant un témoignage exceptionnel sur la vie des homosexuels français dans les dernières années du xxe siècle. Après la dépénalisation en 1982, il décrit entre humour et gravité des années pleines de contrastes : années de la fête malgré la stigmatisation, affirmation de la fierté dans les affres du sida, progression des droits sur fond d'homophobie. Pride, chroniques de la révolution gay est un recueil d'articles, éditoriaux, billets d'humeurs, coups de gueule, et témoignages, dans leurs versions intégrales non censurées, parus entre 1992 et 2005 dans la presse gay et généraliste : Libération, Nova magazine, Gai Pied Hebdo, Illico, etc. En douze chapitres : Visibilité, Mariage, Homoparentalité, Homophobie, Hétérophobie, Politique, Homonormativité, Subversion, Voyage, Drogues, Sexualité, Prévention, Années sida.

  • Imaginez un monde où les hommes et les femmes feraient des choix sexuels basés sur ce qu'ils aiment et ce dont ils ont envie, et non pas sur ce qu'on leur a dit qu'ils devraient désirer. Un pays où la monogamie ne serait qu'une modalité existentielle possible et non pas une nécessité.
    Une ville où les prostituées ne seraient pas clouées au pilori ni leurs clients montrés du doigt. Une famille où les petits garçons n'auraient plus l'obligation d'être masculins pour devenir des hommes hétérosexuels avec des pénis, et les petites filles féminines pour devenir des femmes hétérosexuelles avec des bébés. Vous n'y aviez jamais pensé ? Pat Califia en a rêvé.
    Théoricien majeur des queers studies et de l'identité de genre, Pat Califia a accepté de nous livrer ici un recueil d'articles d'une subversion ébouriffante, sincères et brillants, simples et choquants, drôles et graves, qui nous atteignent au plus profond de nous, qui que nous soyons et quelle que soit notre orientation sexuelle. Un ouvrage cinglant comme un coup de fouet et indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à la question du sexe et du genre.

  • Comment le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie Objet de débats où la passion l'emporte bien souvent sur la raison, la pornographie semble à première vue s'opposer au féminisme. Or, les années 1980 voient éclore aux Etats-Unis un courant se définissant comme " pro-sexe " porté par des figures telles Annie Sprinkle ou Candida Royalle. Avec l'idée que la pornographie n'est pas systématiquement condamnable, la question suivante s'impose : peut-on parler de moyen d'émancipation ? La femme doit être libre de choisir la sexualité qui lui convient. Les films pornographiques conçus par des hommes et pour des hommes ne lui permettant pas d'obtenir une satisfaction complète, des réalisatrices, parmi lesquelles Erika Lust, Ovidie ou Emilie Jouvet, promeuvent une pornographie alternative où le plaisir féminin est - enfin - mis en exergue. Et brisent les standards pornographiques dominants ! Peu étudiées en France, les thèses défendues par les féministes pro-sexe n'ont encore que peu d'échos au sein du grand public. Basé notamment sur une dizaine d'entretiens de spécialistes et professionnels, ce travail cherche à élucider en quoi le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie. Et inversement.

  • Contrôle plus strict des images ou des écrits à caractère " pornographique ", censure à tout va sous prétexte de protéger " la jeunesse ", les " sentiments des croyants " ou la " dignité humaine ".
    Désormais, faute de pouvoir s'attaquer directement aux pratiques sexuelles des individus, les nouveaux croisés de l'ordre sexuel s'en prennent à leurs représentations littéraires et artistiques. en partant de questions simples, ruwen ogien propose un ensemble d'arguments en faveur de la liberté d'offenser : pourquoi n'est-on pas libre de voir ce qu'on est libre de faire ? et pourquoi donc exiger des oeuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu'on ne demande pas aux oeuvres d'autres genres ? le mauvais goût est-il un crime ? a qui profite vraiment la critique des morales du consentement ? un manifeste brillant et subversif, pour la liberté d'expression et de création, et contre la panique morale.

  • Proposant " une théorie liquide du plaisir ", Serge Koster aborde avec Pluie d'or le traitement par les artistes du thème de l'urine, fantasmes et représentations esthétiques. En effet, nombreux sont les écrivains, peintres, cinéastes et psychanalystes, de Rembrandt à Antonioni en passant par Ferenczi, qui ont abordé ce sujet dans leurs oeuvres.
    En plus de ce tour d'horizon artistique, l'auteur déduit de l'association des zones urinaire et sexuelle une théorie originale du plaisir, où l'excitation se mêle au tabou.
    Dans un style flamboyant, l'ouvrage de Serge Koster offre une vision particulièrement joyeuse et lumineuse de la " pluie d'or ".

  • L´histoire des transsexuels en France est à la croisée de plusieurs chemins. Celui, tout d´abord, d´hommes et de femmes ne se reconnaissant pas dans leur sexe de naissance et qui, grâce à l´activisme de certains chirurgiens et aux progrès de la médecine, purent choisir le corps qui correspondait à leur véritable identité. Celui aussi de personnalités issues de la société civile ou du monde de la nuit, ainsi que des politiques et des religieux qui, chacun à leur manière, ont contribuéà sortir la transsexualité de la marginalité et à exiger son respect. Tout au long du vingtième siècle, la question transsexuelle n´aura eu de cesse d´occuper l´espace public, remettant en cause la conception même de genre. Ce livre raconte le parcours des pionnières (Michel-Marie Poulain, Marie André Schwidenhammer), la naissance d´une culture cabaret transgenre, sous l´égide de Coccinelle, et les débuts du militantisme. L´auteur nous fait entendre la voix de celles et ceux qui sont allés au bout de leurs questionnements identitaires et ont offert un visage et une légitimitéà leur cause. Au-delà de son intérêt historique, ce texte, illustré de nombreux documents, permet de comprendre les enjeux du transsexualisme et de la lutte contre la transphobie.

  • Le bondage est un langage. Le bondage est un langage. Qu'est-ce que le bondage ? D'où vient cette pratique dont les enjeux diffèrent selon les époques et les cultures ? Comment se décline-t-il aujourd'hui ? Qui sont les attacheurs et leurs atta chés ? Que recherchent-ils dans l'art des cordes ? Autant de questions que la sexologue Magali Croset- Calisto s'est posée à travers la mise en lumière d'une pratique érotique et artistique subversive en plein essor dans notre société. Bondage est un essai historique, littéraire, sexologique et esthétique consacré à " l'art des cordes ". Au fil de ses interviews en clubs spécialisés, écoles d'appren tissage ou soirées privées, Magali Croset-Calisto a analysé les enjeux de constriction puis de lâcher-prise qu'engage le bondage. À l'heure du monde sans fil, l'auteure démontre comment l'art des cordes vient relier les êtres entre eux. En cela, le bondage incarne une nouvelle forme 2.0 du langage dans laquelle la notion de jeu culmine. Magali Croset-Calisto est sexologue clinicienne et psychologue. Titulaire d'un Doctorat en lettres modernes, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dédiés aux représentations de la sexualité dans notre société (Fragments d'un discours polyamoureux, Michalon ; SeXo : petit guide de sexologie et des pratiques sexuelles d'aujourd'hui, Maxima). Sa pratique clinique en cabinet de consultations ainsi que sa volonté d'utiliser son vécu personnel et ses créations comme terrain d'analyse font d'elle une théoricienne éclairée.

  • Nous avons besoin d´un nouvel art de jouir. L´héritage de la révolution sexuelle s´est épuisé. Pourquoi ? Parce qu´il paraît vain d´imposer un programme, quel qu´il soit, à la jouissance. Ce programme, la révolution sexuelle l´avait baptisé«érotisme ». Peut-être, pour en finir, faut-il donc aussi en finir avec cet érotisme. En finir au profit d´une autre conception de la sexualité où la jouissance participe d´un véritable art. Tel est du moins le but du présent essai - un but qu´il ne sera possible d´atteindre qu´au prix d´un bouleversement complet du partage entre admissible et inadmissible en matière de sexe. En serez-vous capables ?

  • Dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, on considère que la sexualité est une fonction du corps humain qu'on peut mettre à la disposition d'autrui sans problème si on le fait librement et gratuitement. Mais si c'est pour de l'argent, on s'expose à la réprobation morale et à la répression de l'État, sous certaines conditions prévues par la loi. Ce qui pose un problème politique ou moral dans nos sociétés, ce n'est donc pas de donner du sexe mais de le vendre. Pourquoi ?
    En réalité, le problème est plus général. Il ne concerne pas seulement le sexe, mais tout le corps humain, qui serait protégé par un principe de non commercialisation ou de non marchandisation, dont la valeur serait à la fois légale et morale. Ainsi, en France, la légalisation de la gestation pour autrui est envisagée mais à titre gratuit exclusivement. Les dons de rein, de sang, de sperme sont permis, mais leur vente, interdite. Une fois toutes sortes de raisons mineures écartées, c'est sur le même principe que repose finalement la disqualification morale de la prostitution et, plus généralement, de tout échange de sexe contre de l'argent. Mais qu'est-ce qui justifie ce principe de non commercialisation des éléments et des fonctions du corps humain ? Sur quoi l'opposition morale radicale entre le don et la vente estelle fondée ? Avec brio, clarté, humour, et force exemples à l'appui, l'auteur remet en question le principe kantien de « dignité humaine », en examinant parallèlement le débat autour des mères porteuses et du don d'organes, et celui qui continue de diviser profondément partisans et adversaires de la liberté de se prostituer. Un essai décapant, accessible aux spécialistes comme aux novices en philosophie morale.

  • Fétichisme... À la simple évocation du terme, l'imaginaire s'emballe et chacun voit surgir, entre effroi et fascination, un étrange personnage rendant un hommage un peu trop appuyé aux escarpins vernis d'une femme. Pourtant, cette notion recouvre un champ d'investigation bien plus vaste. Car dans sa façon de mettre en scène et en action les corps et les rapports humains et de valoriser les objets à travers des structures d'échange, le fétichisme peut être pensé comme emblématique des mutations actuelles de la société de consommation. Quel rapport y-a-t'il entre Alice au pays des merveilles, Freud et un godemiché ? Dans un monde où tout devient marchandise, en quoi ce découpage métonymique du corps, cette prise de pouvoir des choses sur les êtres et de la partie sur le tout sont-ils révélateurs de nos existences inféodées à la loi du marché ? Pourquoi ne sommes-nous jamais que regard ou pur objet ? Comment le féminisme et l'art contemporain se sont-ils réappropriés le fétichisme ? En convoquant la psychanalyse, la sociologie, l'économie et l'histoire des mouvements féministes, Émilie Notéris livre une réflexion érudite sur le pouvoir des images et ces objets inanimés à qui l'on vend parfois son âme.

  • Partout présente, la pornographie reste pourtant peu étudiée et connue en France, en dehors des cercles d'amateurs et de spécialistes. Mal définie, constamment comparée à l'érotisme dont elle serait une forme moins noble, elle possède pourtant un langage

  • ON SAIT QUE LA SEXUALITE EST AU COEUR DE LA THEORIE FREUDIENNE, MAIS QUE PEUT NOUS DIRE LA PSYCHANALYSE DE LA PORNOGRAPHIE ? À rebours d'un discours médiatisé qui a tendance à déplorer la visibilité croissante de la pornographie, cet ouvrage se propose de la considérer de façon tout à fait novatrice comme un fait dont la psychanalyse reçoit les discours à la place qui est la sienne dans les cures mais aussi hors les murs. Loin des paniques morales qui s'emparent souvent des " psys " des médias, Éric Bidaud choisit d'examiner la pornographie comme une forme culturelle, dans l'ordinaire des évolutions adolescentes et dans ses rapports avec l'amour : le porno est une donnée de la sexualité aujourd'hui, non pas uniquement comme source de l'excitation sexuelle dans le champ du voir, mais aussi comme un lieu de savoir, de " voir ça ". Au-delà de prises de position souvent normatives, la pornographie est un nouveau champ auquel se confronte actuellement la psychanalyse, qui lui permet de se penser et de ne pas cesser de s'inventer. Éric BIDAUD est maître de conférences en psychopathologie clinique à l'université Paris 13 Sorbonne Paris Cité, psychologue clinicien, psychanalyste, membre de l'association " Espace analytique ". Il exerce depuis de nombreuses années dans le champ de la clinique de l'adolescent et de l'adulte. Il travaille à faire dialoguer la psychanalyse avec les mots et les objets de notre modernité : le sexe, le porno, internet. Derniers ouvrages parus : Il n'y a plus de honte dans la culture (Penta, 2010) ; Recherches de visages. Une actualité de la psychanalyse (Hermann, 2014). Laurie LAUFER, qui signe la préface du livre, est, professeure de psychopathologie clinique à l'université Paris Diderot, psychanalyste, auteure de nombreuses publications dont L'énigme du deuil (Puf, 2006), Qu'est-ce que le genre ? (Payot, 2014, avec F. Rochefort).

  • Encore passible de prison dans certains États, la fellation est aujourd'hui une pratique courante chez les peuples civilisés. Toutefois, on constate une contradiction entre cette banalisation et les réticences qu'elle continue de soulever. Rejetant une approche historique, sociologique ou psychanalytique, déjà maintes fois adoptées, l'auteur dresse ici une sorte d'état des lieux, en s'appuyant sur des références littéraires et cinématographiques. Il s'attache en réalité à démontrer que, loin d'être une pratique secondaire, accessoire ou utilitaire, la fellation est un véritable idéal dans le rapport amoureux.

  • Ce qu'on se dit au lit L'expérience ordinaire montre que le discours se défait au fur et à mesure que l'acte sexuel s'accomplit. En caricaturant : moins de mots, plus de râles et de cris à mesure qu'augmente la jouissance. Pourtant, chacun sait qu'apparaissent de multiples formes vocales et verbales que l'on pourrait croire accessoires, voire cosmétiques, mais dont l'analyse prouve l'importance dans la coordination des actes et la gestion des sensations et des émotions. Cet ouvrage est consacré à la nature et aux fonctions des manifesta tions vocales et verbales pendant l'acte sexuel. Plus qu'un objet folklo rique ou amusant, il s'agit d'une invitation à questionner la nature et les comportements humains intimes. Plus que de pornographie, d'actes sexuels, de sensations résultant du frottement d'organes érogènes, ce travail traite de certains aspects des comportements et de la nature humaine tels qu'ils sont révélés dans ces contextes particuliers. Maître de conférence en sciences du langage à l'université Paul-Valéry Montpellier III, François Perea consacre sa recherche aux expressions subjectives dans le cadre d'une analyse du discours et des interactions ouverte à une anthropologie du langage, en particulier en contexte numérique. Il est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur la pornographie, l'alcoolisme, les émotions au prisme du langage. Le livre est illustré par François Matton, auteur de nombreux ouvrages chez POL, dont le dernier, Oreilles rouges et son maître, est paru en 2015.

  • Ni homme ni femme est le premier livre, en français et destiné au grand public, à faire le point sur une question quasiment taboue et presque inconnue de la plupart d'entre nous : comment vit-on avec des organes génitaux atypiques ? Pour y répondre, Julien Picquart a rassemblé des témoignages inédits sur le sujet. Quinze personnes racontent leur quotidien, leur parcours, leur vie sentimentale et sexuelle, les traitements hormonaux et chirurgicaux. Les parents témoignent aussi et reviennent sur leurs réactions quand ils ont découvert que leur enfant n'était pas comme les autres. Pour la première fois également, des médecins parlent, de leurs certitudes et de leurs doutes.
    Toutes ces personnes nous confrontent à leurs interrogations : faut-il ou non opérer ? N'y a-t-il vraiment que deux sexes ? Quelle importance doit-on accorder aux organes génitaux ? Jusqu'où peut aller notre tolérance ? Un ouvrage accessible et profondément humain, qui bouleverse nos certitudes.

  • Maudite dans les premières pages de la Bible, honnie par l'Église, les médecins, les moralistes puis les psychanalystes, sujet de honte ou de plaisanterie, la masturbation a toujours menacé l'ordre des choses.
    Dans une démonstration vivante et documentée, l'auteur décrypte avec rigueur et ironie les stratégies développées par toute société dans le but de canaliser les fantasmes de l'individu.
    Cet essai iconoclaste qui - à travers deux mille ans d'auto-érotisme - convoque des auteurs aussi divers que Dion Chrysostome, Charles Baudelaire, Melanie Klein et Zoé Valdès, bouscule ainsi notre perception de l'échec affectif et de la fatalité amoureuse.

  • Nous vous invitons aux séances d'une authentique dominatrice...
    Authentique dominatrice, Gala Fur nous initie dans son livre aux pratiques SM les plus insolites. Il faut dire que Gala Fur est une femme perverse, qui aime vraiment ce qu'elle fait subir à ses patients des deux sexes. Dans son livre, elle nous restitue avec un art consommé et une sincérité désarmante l'ambiance de ses séances les plus mémorables.
    Pierre Bourgeade écrit dans sa préface : "Ces confidences intimes de Gala Fur ont souvent des allures de roman... Dans ce texte - qui devrait rester comme un témoignage ayant peu d'équivalent - sur certaines pratiques amoureuses, à Paris en ce début de siècle, l'imagination sans entrave, la réalité vécue et l'écriture sincère ne font qu'un.", préface de Pierre Bourgeade.
    L'auteur : Pilote d'avion au Brésil, archéologue au Cambodge, Gala Fur pratique les arts martiaux en Chine , bourlingue au Liban, crée au Gabon un magazine de sports, réalise un documentaire sur les rapports entre les sexes à Cuba... Elle collabore à de nombreux magazines et signe ici son second ouvrage, après Les Soirées de Gala, paru en 1999 aux éditions Ornicar.

  • À partir de cette intuition que L'Origine du monde (selon Courbet) est aussi l'origine des images photographiques en même temps que leur visée ultime, cet essai - très libre dans sa forme et sans autre programme - interroge, explore, analyse ces images maudites, bannies, où le fond, la béance en question s'étalent à la surface, s'y déploient, s'y exhibent, dans les combinatoires et les déclinaisons que des corps humains peuvent offrir à cette figure.
    Les photographies pornographiques apparaissent finalement plus franches, et peut-être plus rigoureuses dans leur projet avoué, que bien d'autres images aujourd'hui massivement et ouvertement diffusées, qui ne disposent entre le fond - toujours le même - et la surface lisible, qu'un mince voile, qu'un hypocrite effet de perspective.

  • Cet Éloge du con est une synthèse des principaux thèmes chers au docteur Zwang en même temps qu'un vibrant plaidoyer pour ce que François Mauriac nommait " l'ignoble petit mot de trois lettres ". Le premier texte, par un détour lexicologique, montre l'universelle dépréciation de la désignation du sexe féminin (source inépuisable d'injures : celui qui a l'air d'un con) comparée aux flatteuses appellations du sexe viril. Dans les textes qui suivent, Zwang se fait l'apôtre d'une " esthétique vulvaire ", redonne toute son importance (et sa place) au clitoris, s'insurge contre la mode de l'épilation et nous parle gravement de la sodomie.
    Sans pédanterie, dans un style flamboyant, avec une grande culture et une passion communicative, parfois polémiste mais certainement démystificateur, Zwang nous donne à voir le sexe féminin sous un éclairage inédit.

empty