Littérature générale

  • Précédé de Jean de La Fontaine, Michel Serres et le palimpseste des Fables par Jean-Charles Darmon La Fontaine n'a cessé d'accompagner Michel Serres. Cet inédit inachevé en est l'ultime témoignage. Serres y explore les Fables comme de prodigieux palimp­sestes donnant accès aux origines de notre pensée. Il montre comment, en des zones indécises ouvertes entre l'animal et l'humain, elles mettent en oeuvre toutes sortes de métamorphoses interrogeant différentes manières de « faire l'homme ». Chemin faisant, Serres fait apparaître une pensée en réseau d'une étonnante fécondité, dont il scrute les balancements les plus subtils. On l'aura compris : ceci n'est pas seulement un livre sur La Fontaine. C'est aussi et surtout un livre avec La Fontaine, où l'on voit Serres réfléchir pas à pas avec le « fablier », mettant joyeusement à l'épreuve ses propres hypothèses, et nos manières de vivre.    

  • Morales espiègles

    Michel Serres

    « Pour chanter les vingt ans du Pommier, mon éditrice me demanda d'écrire quelques lignes. Les voici. Pour une fois, j'y entre en morale, comme en terre nouvelle et inconnue, sur la pointe des pieds.
    On disait jadis de l'Arlequin de mes rêves, bienheureux comédien de l'art, qu'il corrigeait les moeurs en riant. Devenu arrière-grand-père, son disciple a, de même, le devoir sacré de raconter des histoires à ses petits descendants en leur enseignant à faire des grimaces narquoises. Parvenus ensemble à l'âge espiègle, j'en profite pour leur dire de l'humain en pouffant de rire. »
    Michel Serres
    Un éloge de l'humilité et de l'espièglerie qui fait du bien en ces temps bousculés !

  • Autres climats, autre atmosphère : après Steppes et déserts, la suite des Tableaux de la nature nous conduit de l'embouchure de l'Orénoque jusque sur les hauteurs du plateau de Cajamarca, au Pérou. Et s'ouvre sur un mystère, resté non élucidé jusqu'en... 1951 : où l'Orénoque prend-il sa source ? À défaut de le découvrir, au moins Humboldt parviendra-t-il, accompagné du fidèle Bonpland, à établir qu'il existe un passage navigable entre ce fleuve et l'Amazone. Dans ce récit de voyage qui est en même temps un relevé scientifique et topographique unique en son temps, Humboldt croise des animaux de nuit, se pique de volcanologie, fait un peu d'archéologie des civilisations précolombiennes, met en évidence l'étagement de la végétation et s'emploie à observer les plantes non comme des espèces isolées, mais dans leur environnement, pressentant l'approche actuelle par écosystèmes. Humboldt ? Un génie trop oublié, et dont la redécouverte n'en est que plus urgente.   Présentation par Gilles Fumey et Jérôme Gaillardet  

  • Vers la fin de l'année 1844, Emerson acquiert à Concord, dans l'État du Massachusetts, un terrain au bord d'un vaste étang. Cet étang, c'est Walden. Thoreau y vivra pendant deux ans, dans une cabane, et de cette expérience tirera Walden, ou la Vie dans les bois. Sans Emerson, donc, pas de Walden. Ami et mentor de Thoreau, Emerson est l'un des premiers grands philosophes américains. Chef de file du transcendantalisme, il entre en scène avec un essai, Nature, où il défend l'idée que la nature est un grand tout, plein et harmonieux, dans lequel le Soi devrait se fondre. Il entérine par là une vision nouvelle de la nature, vivant de son existence propre, sans l'homme - à charge pour celui-ci de la célébrer et de la respecter. Nature s'ouvre sur ces mots : « Pour s'isoler l'homme a autant besoin de se retirer de son cabinet que de la société. » Trente-quatre ans plus tard, Société et solitude revient sur cette dialectique entre la vie en commun et la vie solitaire, et le moyen d'articuler « La civilisation » et « Les clubs » avec « La chose rustique »... Un parcours, du premier au dernier essai d'Emerson, qui a façonné une autre manière de voir (et de vivre) la nature.   Présentation par Hicham-Stéphane Afeissa

  • L'Anthropocène, cette « ère de l'humain », nous met face à un défi sans précédent dans l'histoire de la Terre. Face à l'anéantissement total de la nature dont nous sommes les artisans, et donc aux dangers qui pèsent sur nos propres conditions d'existence, nous devons façonner une nouvelle éthique de la cohabitation - plus encore : de la solidarité profonde avec tous les autres êtres vivants. Dans ce manifeste, Andreas Weber et Hildegard Kurt posent les jalons de cette pensée neuve, qu'ils appellent « vitalité ». Partie intégrante d'un système terrestre où la culture est inséparable de la nature, l'être humain doit désormais se faire créateur. Une responsabilité nouvelle qui nous incombe et que le discours de l'Anthropocène entend affirmer. Plaidant pour une nouvelle politique du vivant, ce texte courageux, lumineux, écrit dans une langue fluide et puissante, touchera tous ceux qui cherchent des réponses à la crise globale que nous traversons.

  • Comment éviter l'écueil où le néolibéralisme nous a conduits ? Pour parer aux logiques d'accélération et de croissance, qu'il identifie comme étant à l'origine de l'aliénation contemporaine, le sociologue Harmut Rosa a dessiné une voie, magistrale : un rapport au monde renouvelé. À rebours de l'instrumentalisation que nous impose la société moderne, il nous invite à une relation vivante, responsive. En un mot, à la « résonance », seule en mesure de nous sortir de l'ornière sans violence. Mais ce concept est-il assez puissant pour penser une nécessaire transformation ? La résonance est subversive, mais un renouvellement en profondeur peut-il faire l'économie de la rupture ? Les convivialistes dont les contributions sont ici réunies s'interrogent : comment éduquer les générations futures à un nouveau rapport au monde ? Comment se former pour transformer ? Faut-il entrer en résonance ou en résistance ?

  • Beau clin d'oeil de Michel Serres à Joachim du Bellay que cette "Défense et illustration de la langue française, aujourd'hui".

    Il faut dire aussi que c'est un sujet en or pour cet amoureux inconditionnel de la langue française. Devant l'invasion de l'anglais, ce «  sabir anglosaxophone », il s'indigne : « Aujourd'hui, dans les villes de France, il y a plus de mots anglais que de mots allemands pendant l'Occupation ! » Et pour nous convaincre de la beauté de notre langue, il nous fait goûter à ses subtilités et à ses délices. 

    Des ors de l'Académie française aux saveurs régionales d'oc et d'oïl en passant par la querelle actuelle sur la féminisation de la langue, par une visite à son ami Raymond Devos, autre "troubadour de la langue", ou par un détour par la musique, source de toute langue, Michel Serres nous régale des facettes aussi étonnantes que réjouissantes d'une langue bien vivante!

  • La responsabilité humaine a changé d'échelle : désormais, la préser-vation de la Terre nous incombe. Comment penser cela ? Comment le fonder philosophiquement ? Roland Schaer nous invite à sortir des sentiers battus, à suivre la piste du vivant par deux chemins qui convergent.

    La voie éthique, d'abord, dévoile la responsabilité sous un jour nouveau : non plus l'apanage d'un sujet humain souverain mais une relation, partagée de tous. C'est le soin originel, parental, qui répond d'un autre plus vulnérable, sur fond de vulnérabilité commune, et qui se décline dans toutes les sphères, du médical jusqu'au politique en passant par la culture.

    Mais alors, à suivre ce fil iconoclaste d'une humanité dans le vivant : qu'est-ce qu'être, pour le vivant ? C'est habiter. Les organismes vivants se renouvellent en même temps qu'ils changent leur milieu. Parfois, ils l'appauvrissent, le polluent, le dévastent. Parfois, ils l'aménagent et construisent des nids, des maisons, des cités. Ce qui n'est pas « le propre de l'homme » rend le monde ici ou là plus habitable. Mais rien ne nous assure que nous ne sommes pas en train de rendre la Terre inhabitable.

    C'est ici, à la croisée, que surgit notre responsabilité, à même notre condition de vivants parmi les vivants.

  • Depuis la découverte des possibilités de remodelage du cerveau, chez l'enfant mais aussi chez l'adulte, nombreux sont les chercheurs à s'être penchés sur les fascinants phénomènes de la plasticité cérébrale. Aujourd'hui, à l'heure où abondent les images de cerveau « super ordinateur » et les promesses d'hybridation transhumanistes, les espoirs suscités par cette formidable faculté du cerveau à se réinventer sans cesse se sont transformés en fantasmes.
    Qu'est-ce qui est, aujourd'hui, réellement faisable ? Et demain ? Il ne s'agit pas seulement de faire le point, mais aussi de réfléchir à ce qui est souhaitable, afin que l'humain pensant d'aujourd'hui continue à cogiter par lui-même demain...

  • Ce livre raconte la pensée de Michel Serres à travers des entretiens vivants où le penseur revient sur son itinéraire, depuis la traversée de la guerre au bord de la Garonne jusqu'à aujourd'hui. Passeur des savoirs, capable de faire comprendre l'histoire des idées au travers de récits savoureux, Michel Serres reste insuffisamment connu. Sait-on que ce philosophe pour qui "penser, c'est anticiper", a vu venir avant tout le monde toutes les grandes révolutions de notre temps : la fin de l'agriculture, l'avènement des communications, la crise de l'écologie, la révolution numérique, l'éloignement de la mort. Pour saisir ces événements, il a forgé des concepts nouveaux - l'Hominescence, le Contrat Naturel - mais également imaginé des personnages grâce auxquels ces expériences neuves de notre humanité s'incarnent : Hermès, Le Tiers-Instruit, Petite Poucette. Pantopie (du grec "pan-topos", "tous les lieux") est l'espace où tous ces personnages prennent sens. Martin Legros, philosophe, et Sven Ortoli, historien des sciences, ont su amener Michel Serres à organiser la présentation de son oeuvre autour des grands personnages qui l'habitent et à la replacer dans le paysage intellectuel et philosophique contemporain.

  • Les véganes : pour beaucoup une utopie «à la mode» plutôt qu'un mouvement politique réaliste. Il faut dire qu'on aborde souvent le sujet par le petit bout de la lorgnette. Mais prenons un peu de recul pour imaginer, dans sa globalité, un monde dans lequel nous ne consommerions pas de produits animaux:
    un tel projet de société pourrait-il advenir ?
    C'est à cette question que Thomas Lepeltier a choisi de s'intéresser, afin de permettre à chacun de se forger sa propre opinion.
    Abolition des abattoirs, viande in vitro, changement de cap de l'agriculture, indemnisation de la filière viande... quels sont les choix de société, politiquement organisés, qui pourraient nous faire basculer dans l'ère du véganisme ? Des choix qui non seulement répondraient à des exigences éthiques fondamentales mais seraient en outre réalistes sur un plan pratique.
    Une base de réflexion précieuse pour les citoyens d'une société à la croisée des chemins.

  • Nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique : l'Anthropocène. C'est un fait historique : d'abord, parce que cette nouvelle ère géologique est directement façonnée par les activités humaines - hélas pas forcément pour le meilleur -, mais aussi parce que c'est la première fois, de mémoire humaine, que nous pouvons penser une ère géologique au moment où elle se déroule ! Et du coup, y agir en connaissance de cause, pour tenter d'infléchir le chemin pris.

    Ce petit ouvrage souhaite donc aider les humains à comprendre l'Anthropocène, cette période hors normes qu'ils sont en train de vivre. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons agir, à l'échelle de la société elle-même, en faveur des générations futures.

  • Quand votre bot s'appelle Fanny et possède la belle voix grave de Fanny Ardant, et que vous voulez le déconnecter définitivement, activer le fameux code 777 suffit-il vraiment ? Pas facile de redevenir un Universel anonyme...
    Nouvelle après nouvelle, Serge Abiteboul explore ce que pourrait être notre vie future, entre objets hyperconnectés, greffes de cerveau artificiel et robots presque aussi insaisissables que certains de nos semblables...
    La science et l'imagination s'allient pour nous faire réfléchir aux possibles - et au souhaitable.
    Après tout, ce monde futur, c'est nous qui le construisons.

  • Depuis l'Antiquité, cette entité mystérieuse a suscité interrogations et controverses, sans jamais jouir d'un consensus. Assimilé à l'espace, il a servi de référence pour repérer positions et mouvements. Baptisé éther, il a ensuite joué le rôle de transmetteur de la lumière, de la gravitation ou de l'électromagnétisme...

    Aujourd'hui, la physique quantique le considère comme un nouvel état de la matière, permettant de rendre compte de l'accélération de l'expansion de l'Univers.

    La dialectique du vide est féconde : c'est bien souvent l'analyse des paradoxes qu'il suscite qui contribue aux progrès de la physique. Cela reste-t-il vrai pour la physique contemporaine ?

  • Les tigres pissent pour délimiter leur niche. Ainsi font sangliers et chamois. Mimons-nous ces animaux ? Je le crains, je le vois, je le sens. Quiconque crache dans la soupe ou la salade s'en assure la propriété. Vous ne couchez pas dans des draps salis par un autre ; ils sont désormais à lui. Pour pouvoir recevoir ses clients, un hôtel, un restaurant, inversement, nettoient lit et serviettes. L'éthologie, science des conduites animales, comme les pratiques hospitalières - mais aussi l'histoire des religions, les techniques agricoles, même la sexologie... - montrent le rapport étrange et répulsif entre le sale et la propriété.
    Oui, notre propre, c'est notre sale.
    Poursuivant une méditation, commencée avec le Contrat Naturel, sur les risques d'aujourd'hui, ce livre dit que les pollueurs salissent le monde pour se l'approprier. Rien de changé depuis les chiens et les tigres ! Comment pollue-t-on ? Nous commençons à le comprendre. Mais pourquoi polluer ? Ce livre répond à la question. Attachées seulement aux questions de chimie et de médecine, les études actuelles sur l'environnement négligent ces projets, simplement humains, d'appropriation. Nous pouvons changer nos intentions.

  • Au départ de ce livre, une admiration. Celle du philosophe Patrick Rdel pour Michel Serres et sa pensée, sa langue, sa liberté d'esprit, son humour aussi Et surtout pour cette étrange relation qui existe dans son oeuvre entre fonds et forme, entre pensée et écriture, dont il tente ici de nous révéler les puissants ressorts. Une réflexion en deux parties, "Michel Serres-écrivain" et "Michel Serres-philosophe", complétée par un "gloserres" qui recense 350 mots du vocabulaire foisonnant que Michel Serres aime à dénicher. À ces mots s'ajoutent certains concepts-clefs de sa pensée, illustrés par des exemples tirés d'une oeuvre résolument tournée vers l'avenir
    Conjuguant l'école buissonnière aux bancs de l'université, Michel Serres parcourt les savoirs comme il arpente la langue, pour nous aider à mieux connaître et penser le monde d'aujourd'hui. L'image traditionnelle du sage cède la place à celle de la sage-femme qui aide la vie à éclore.

  • Mais que vient faire Schopenhauer dans le métro à l'heure de pointe ? Quel rapport entre Rousseau et la culture de la tomate ? Et depuis quand la dégustation de guimauve renvoie-t-elle à la notion de libre arbitre ?

    Bienvenue dans les nouvelles philosophiques d'Hélène Péquignat. Laquelle prend un malin plaisir à montrer à quel point nos vies, sous leurs aspects parfois les plus prosaïques, recèlent cette petite touche de philosophie qui en fait tout le sel. 

    Chaque nouvelle peut se lire de façon isolée pour le simple plaisir de l'histoire, ou avec son prolongement qui en décrypte les sous-bassements philosophiques. La philosophie c'est la vie !

  • Trois conversations entre un spécialiste de Jules Verne et trois de ses amoureux nous permettent de redécouvrir ce grand écrivain de la modernité. Julien Gracq, tout en évoquant l'émerveillement de sa découverte, enfant, des Voyages extraordinaires, analyse les vertus littéraires et montre l'aspect géographique de l'oeuvre. Michel Serres éclaire le pan scientifique, la communication, mais aussi les mythes, les religions, la littérature, la philosophie, etc. Régis Debray s'attache au côté humain, social, politique de l'oeuvre et à son rapport à la démocratie.
    Tous trois nous offrent une longue promenade durant laquelle ils font voler en éclats bon nombre de lieux communs. En éclairant la magie particulière que l'on ressent à la lecture des Voyages extraordinaires, ils mettent en lumière l'entreprise infiniment précieuse de celui qui, un siècle durant, sut se faire le passeur entre la science et la société de son époque.

  • Comment un homme ordinaire, Adolf Eichmann, est-il devenu le complice actif de la mise à mort de millions de personnes ? En mettant au-dessus de tout les valeurs de l'obéissance et du travail bien fait. Cet ouvrage prolonge la réflexion déjà à l'oeuvre dans " Un spécialiste", film réalisé intégralement à partir des archives vidéo du procès d'Eichmann et inspiré du livre d'Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Une réflexion d'une étonnante modernité sur la banalité du mal et la soumission à l'autorité.

  • « Imaginons un monde dans lequel les enfants rêvent de devenir maçons, les paparazzi traquent les boulangers, les oeuvres d'art usagées traînent dans les décharges, les pneus anciens atteignent des prix exorbitants, les meilleurs collégiens s'orientent vers les lycées techniques et les consommateurs se méfient des produits naturels. Rien dans ce monde ne serait absurde. Et pourtant, ce monde n'est pas le nôtre. Comparer notre monde à ce monde imaginaire nous renseigne sur nos valeurs : nous pensons tous qu'une oeuvre d'art vaut plus qu'un pneu usagé... Nous adhérons, la plupart du temps, à ces valeurs sans y avoir beaucoup pensé. Ce sont, au sens propre, des préjugés. À l'origine de ce petit livre, j'avais le projet d'essayer de comprendre d'où venaient un certain nombre de préjugés, qui encombrent nos discours sur la science et sur la technique. À ma grande surprise, ce livre m'a demandé de m'aventurer parfois assez loin de mon point de départ...»

  • Nous vivons désormais dans un régime de "sousveillance" où le contrôle ne vient plus d'en haut, pour nous asservir, mais d'en bas, pour observer et contrôler. Ce livre en explore
    les conséquences éthiques et politiques.

  • Comment le langage est-il apparu ? Certes pas parce qu'il fallait que l'on parle... L'éthologie, la paléoanthropologie, la linguistique... servent ici de guides précieux dans une véritable enquête qui nous mène sur les traces des premiers humains.

    Existe-t-il des méthodes qui nous permettraient de reconstituer une éventuelle langue mère"? Comment un "protolangage" se serait-il complexifié pour d'atteindre l'immense sophistication de nos langues actuelles? Le langage, universel dans notre espèce et exception dans le règne animal, constituerait-il une anomalie de l'évolution?

    Les rôles joués par le langage et l'avantage évolutif qu'ils induisent seraient une des clés permettant de répondre à ces questions."

  • Dans le Cambodge de la fin du XIIe siècle, le prince Jaya a été écarté du trône. Exilé, il assiste impuissant à l'affaiblissement de l'empire khmer. Coups de main, batailles, duels, amours, évasions se succèdent dans ce roman de reconquête et l'épée sacrée, qui donne au souverain sa légitimité, est tour à tour volée, perdue, cassée, retrouvée.

  • Nous sommes au XIIe siècle. Jayavarman VII, que l'histoire retiendra comme le constructeur d'Angkor Tom et le plus grand roi du Cambodge, doit franchir bien des obstacles avant de pouvoir monter sur le trône : après s'être heurté à un usurpateur, Tribhuvarman, et être parti en exil, il décide de mener une guerre sans merci contre le royaume voisin, le Champa, qui s'empare d'Angkor, la capitale, la pille et la brûle. Il lui reste en effet quelque espoir : Tribhuvarman est tué et l'envahisseur quitte Angkor, abandonnée aux démons, aux serpents et aux crocodiles mangeurs d'hommes. Combats, duels, trahisons, pratiques de magie, exorcismes, usage de drogues, intrigues amoureuses et querelles religieuses se succèdent, jusqu'à la victoire au cours d'une grande bataille navale conforme à l'un des plus célèbres bas-reliefs d'Angkor. Comme dans Le Prince d'Angkor, du même auteur (Le Pommier, mars 1999), une brève postface nous permet de démêler le vrai du faux en dévoilant les parts respectives de la fiction et de l'histoire.

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