Marivole Éditions

  • Voyage avec un âne dans les Cévennes, en anglais Travels with a Donkey in the Cévennes est un récit de voyage de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson, paru en 1879. C'est une peine de coeur qui pousse le jeune écrivain de 28 ans à s'engager dans cette aventure. Dans son livre, il relate sa randonnée entreprise en automne 1878 : la traversée des Cévennes à pied. Parti du Monastier en Haute-Loire et cheminant vers le sud, il traverse toute la Lozère pour atteindre douze jours après Saint-Jean-du-Gard, au terme d'un périple de 195 km. Son unique compagnon est l'ânesse Modestine. Il conte ses rencontres avec les gens du pays, décrit les villages traversés et rappelle l'histoire de la région. Ce livre est sans doute la plus belle « photographie écrite » du Velay, du Gévaudan et des Cévennes au XIXe siècle. L'itinéraire qu'il a suivi est désormais intégré au réseau des chemins de grande randonnée sous le nom de GR 70, appelé le « chemin de Stevenson ».

  • Fils de métayers, Jacquou doit faire face aux rudes conditions de vie des paysans du XIXe siècle ; sa famille est exploitée par le comte de Nansac. À la suite du meurtre de Laborie, régisseur du château, Martissou, le père de Jacquou, est condamné aux galères où il meurt. Sa mère décède également peu de temps après. Jacquou va alors connaître la faim, le froid, le malheur et la tyrannie du comte de Nansac. Orphelin, il est recueilli par le curé Bonnal qui s'occupe de son éducation. Jacquou est un garçon plein d'énergie. Il connait parfaitement la nature de son coin de Périgord. Il va devenir un adulte fort, déterminé et séduisant, bien décidé à combattre l'injustice dont sa famille a été victime, il va se venger du comte de Nansac et démontrer qu'un pauvre croquant n'est pas dépourvu ni de courage ni de grandeur.

  • Pierre Loti, dans son roman Ramuntcho, publié en 1892, décrit un Pays basque traditionnel et presque caricatural, au grand dépit de certains défenseurs de l'identité basque. Pourtant, Pierre Loti dépeint avec talent l'âme et le pays basques, et ce livre en est devenu un ouvrage emblématique. Ramuntcho, contrebandier, aime Gracieuse. Gracieuse aime Ramuntcho et lui promet de l'épouser quand il reviendra du service militaire. Seulement, la séparation dure trois ans, pendant lesquels la mère de Gracieuse se déchaîne : plutôt que de la donner au fils de Franchita, elle préfère l'enfermer au couvent. D'un couvent, ne peut-on sortir ? Projet sacrilège mais bien tentant pour un amoureux, un enlèvement qui sera manqué... On retrouve là la veine littéraire de Pierre Loti. C'est une histoire d'amour un peu triste, mais aussi d'aventure, dans un décor unique : le Pays basque, terre d'adoption de l'auteur qui vécut à Sare et mourut à Hendaye. Une région particulière où les jeunes gens dansent, jouent de la pelote et font de temps en temps de la contrebande. La description du Pays basque est pour beaucoup dans l'immense succès de Ramuntcho. Le lecteur d'aujourd'hui prendra un grand plaisir à lire cette histoire très forte de la conquête et de la perte d'un paradis perdu.

  • Dans le village de Saint-Ambroise, que l'auteur a situé dans le bocage vendéen, Madeleine Clarandeau est engagée comme servante par Michel Corbier, de la ferme des Moulinettes. Corbier est veuf et a deux enfants. Peu à peu, Madeleine va gagner une place prépondérante dans l'éducation des deux enfants et le travail à la ferme des Moulinettes. Elle pourrait continuer à leur servir de mère, mais un jour débarque une jeune fille, Violette, qui finira par épouser Corbier et chassera Madeleine de la ferme. Un roman social noir sur la vie d'une nourrice dévouée minée par l'ingratitude de ses maîtres. Un témoignage admirable de la vie en Vendée à cette époque.

  • Début XXe, Amélia, jeune et riche héritière de vignerons français doit fuir le Brésil, sa terre natale, pour rejoindre le berceau familial au sein duquel elle compte bien s'accomplir. Rio, Cayenne, Issoudun, Paris, Londres, Phnom-Penh...
    De péripétie en péripétie, elle s'embarque dans le tourbillon libéré et tragique de la Belle Époque, frappée de modernisme galopant. Son destin extraordinaire l'entraîne au pinacle d'un monde pailleté puis dans les caniveaux d'une société cynique où les codes s'appellent argent, corruption, cupidité, luxure...
    Artiste ou femme d'affaires, pourra-t-elle dompter la fatalité ? Troisième volet de la saga familiale Les Vignes de l'exil, Amélia se lit aussi comme un roman indépendant. L'histoire, à la fois pétillante et grave, dépayse, interpelle.
    Ce roman s'aventure au passé lointain d'une très vieille intrigue, mais transporte aussi aux confins de l'amour, un amour longtemps refoulé qui n'en soufflera pas moins son dernier mot.

  • Landru

    Michel Malherbe

    Henri Désiré Landru. Ce petit bonhomme, presque insignifiant, au dos un peu voûté et dont la calvitie bien avancée contraste avec une éclatante barbe abondamment fournie, sera cependant un véritable bourreau des coeurs et un redoutable tueur en série de la Belle Époque... Rien dans ce personnage pour le moins controversé n'évoque immédiatement la personnalité criminelle d'un grand prédateur. Et pourtant ! Ses proies préférées seront des veuves de guerre ou des femmes ayant quelques minces économies. Car Henri Désiré Landru fut, n'en doutons pas, un redoutable séducteur et un amant de qualité, s'il faut en croire les témoignages de quelques rares rescapées ! Pas moins de dix femmes et un jeune homme vont tomber entre les griffes du monstre au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Onze est le nombre de victimes officiellement recensées, mais on s'accorde à penser que ces malheureuses femmes seraient bien plus nombreuses en réalité ! Ces personnes, dont les corps furent vraisemblablement découpés en petits morceaux avant d'être incinérés dans la cheminée de Vernouillet ou la cuisinière à charbon de Gambais, sont à rapprocher des 283 conquêtes féminines levées et parfois même chaleureusement aimées par Henri Désiré Landru... Après un procès aussi atypique que médiatique, en novembre 1921, il sera exécuté à Versailles en février de l'année suivante. Mais, faute d'aveux et de preuves matérielles, aucun corps n'ayant été découvert à ce jour, il subsiste - plus de cent ans plus tard - bien des doutes et des interrogations. Une folle pensée vient alors à l'esprit : et si Landru était réellement innocent des onze crimes reprochés ? Pour la réalisation de cet ouvrage, l'auteur a repris entièrement l'enquête initiale sur la base de l'énorme procédure de l'époque, bien incomplète et parfois à la limite des règles du droit ! Il a ainsi fait quelques découvertes bien surprenantes...

  • Née du siècle des Lumières, enfant de pensées utopiques, accouchée un soir de séance à l'assemblée par la voix d'un médecin, député d'une assemblée constituante se voulant réformiste et aux idées égalitaires, la guillotine fut longtemps l'instrument porté par un courant de pensée qui prônait l'égalité devant la mort des condamnés et la non-souffrance devant la peine. Guillotin, qui devait à son grand désespoir, lui donner son nom, ne déclarait-il pas : « Le supplice que j'ai inventé est si doux qu'il n'y a vraiment que l'idée de la mort qui puisse le rendre désagréable. Aussi, si l'on ne s'attendait pas à mourir, on croirait n'avoir senti sur le cou qu'une légère et agréable fraîcheur. » Appelée Louisette, La Veuve ou encore la Bascule à Charlot, la guillotine fut longtemps tour à tour détestée, vénérée, admirée, voire déifiée ou vouée aux gémonies de l'Histoire. Grande prêtresse du crime, elle fut l'instrument suprême de la justice jusqu'à sa remise aux archives de l'Histoire en 1981. C'est son histoire, celle des bourreaux l'ayant servie et des condamnés qui subirent son supplice que l'Historien Michel Benoit nous raconte dans ce livre.

  • « Peau de lapin », c'est le surnom qu'on donnait chez nous, à Sancoins, au peillerot du village. Le peillerot, vous savez, cet homme qui passait dans les rues de chaque village soit avec une carriole attelée, soit avec un triporteur à moteur ou encore avec une 203 plateau selon les époques, pour ramasser les peaux d'animaux, les ballots de vieux chiffons ou encore la ferraille en criant : « Peau de lapin ! Peau ! » Si au siècle dernier chaque village voyait déambuler le sien, Lucien, le nôtre à Sancoins, eut une vie tellement riche en péripéties de toutes sortes qu'elle méritait bien que je lui consacre... Un roman ! L'idée ne m'est pas venue comme ça, du jour au lendemain. Ce fut un jour de dédicace dans ma ville de coeur que je vis apparaître Marie-Jeanne, la fille de notre peillerot. Elle prit son courage à deux mains pour me demander si je me souvenais de son papa, et si je serais intéressé pour en relater l'histoire. Après l'avoir entendue toute une journée, l'idée me sembla formidable à tel point que j'en ai fait... Un roman biographique. Tout ce qui est relaté dans cette histoire a été vérifié et approuvé par Marie-Jeanne.

  • Mai 1968, alors que les premiers élans révolutionnaires échauffent le Quartier latin, Armand, jeune homme solitaire, survit mystérieusement à une mort violente. Un vieil homme lui redonne goût à la vie et lui offre la possibilité de revenir la veille de chaque journée pour en changer son cours. Armand comprend qu'il peut ainsi influencer le destin des autres et même l'Histoire, au cours de cette période particulièrement tumultueuse... jusqu'à une limite qu'il ne tarde pas à franchir.

    Armand se reconstruit et découvre le passé ombrageux de sa famille, la France étudiante et l'amour. Sa passion pour une jolie lycéenne au caractère volcanique l'entraînera au-delà de la raison dans les souterrains clandestins du métro, puis loin des frontières de son pays.

  • « Berlaudiot », c'est le nom qu'on donne par chez nous à l'idiot du village. Si on y adjoint le qualificatif de « petit », ça devient alors moins péjoratif, plus affectueux. Bernard, petit garçon « différent », va devoir composer avec une époque et un environnement de « gens normaux ». Il va traverser les années 50, 60 et 70 à Sancoins, son village. Confronté à toutes les évolutions dues au « progrès », il vivra aussi quelques drames qui traceront le fil de son existence. Si les situations géographiques et temporelles se révèlent rigoureusement exactes, émaillées de quelques personnages réels ayant traversé cette époque, l'histoire, elle, est totalement imaginaire, et sert essentiellement à évoquer la douceur de vivre le long de l'Aubois au cours de ces années bénies.

  • 1836, les Gordoniens se préparent au recensement pour lequel, Antoine Maurier, instituteur à Aubigny, a été missionné, en remplacement de son oncle souffrant. Hébergé par le maire et châtelain de Saint-Satur, il tombe, d'emblée, sous le charme de son épouse Rosa, femme superbe, à la personnalité envoûtante. Antoine découvre avec beaucoup d'intérêt le milieu des vignerons et des mariniers. Sollicité par ses hôtes, il donne des leçons à leur fille Caroline. La crue de la Loire viendra prolonger son séjour. 1844. Marié et promu juge de paix à Sancerre, Antoine se retrouve au coeur d'un drame qui touche la famille du châtelain : Doit-il conclure à l'accident ou au suicide ? L'ascendant, qu'exerce sur lui Rosa, toujours aussi séduisante, pèsera sur sa décision. Le dernier volet de ce triptyque s'ouvre en 1851. C'est, cette fois, Caroline qui fait appel au juge, l'obligeant à rouvrir le dossier. Antoine enquête, prenant en compte des pistes négligées sept ans plus tôt. De révélations en révélations, il reconstitue une histoire qui fait resurgir le passé trouble de certains protagonistes. Comment dévoiler la vérité sans mettre en péril son propre bonheur ?

  • Des années 1750, au cours desquelles les Lumières s'affirment, jusqu'aux grondements de la Révolution de 1789, c'est une série de transformations sans précédent que les Chapelin, famille de paysans, et les de Nuys, comtes et aristocrates, devront affronter. Le jeune Antoine Chapelin, fils du paysan Martin, découvre les guerres du Canada et l'éducation des Lumières - en agronomie comme en politique. Le comte Louis de Nuys, pour sa part, rêve de gloire... En ces temps où les idées des Lumières révolutionnent les esprits et où la monarchie s'affaisse, les deux héros voient leur destinée se croiser pour le pire. Cette fresque historique, qui se lit d'une traite, fait suite au précédent tome, Le Temps des blés.

  • « Enfants pendant l'occupation, nous rêvions de devenir des maquisards mais quelques années plus tard c'est la guerre d'Algérie qui nous a cueillis, à peine sortis de l'adolescence. Nous nous sommes retrouvés un fusil dans les mains pour combattre ceux qui se battaient pour leur liberté. Je me suis senti alors trahi par ma patrie, celle qui avait combattu les nazis. J'ai eu à plusieurs reprises l'envie de m'échapper de cet enfer, je ne l'ai pas fait car ce cauchemar m'a permis de mieux découvrir l'existence et la solidité de mes racines. C'étaient des souvenirs de bonheur et d'humour, c'étaient mes jeunes années, ma famille et mon terroir qui s'accrochaient à moi pour me retenir, pour me dire qu'il ne me fallait pas tout détruire. J'ai compris alors que mes idées - pourtant très justes - ne me donnaient pas tous les droits. »

  • Cette évocation de la vie des jeunes filles dans les années soixante au sein des villages de la haute Ardèche, nous plonge dans l'ambiance de cette époque avec ses distractions, ses contraintes et ses préjugés. Les sorties dominicales pour danser dans les parquets salon, rythme la vie de cette jeune femme que les coups du sort ne vont pas épargner. Contrainte d'épouser un homme qu'elle haït et malgré ce qu'est devenue son existence, son caractère affirmé l'aidera à surmonter les obstacles.

  • Au milieu des années 60, le charmant petit village niché au coeur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu'à l'arrivée de Gaspard... Gaspard le charmeur, Gaspard l'opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s'abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu'à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n'y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu'il nomma « Comité », en vue de se débarrasser enfin de Gaspard... Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l'ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment... Était-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décor de l'ancestrale forêt de Tronçais.


  • « Ainsi vivait cette petite fourmilière, reflet de la société des hommes. Le pire et le meilleur s'y côtoyaient. Avec ses règles, ses valeurs, sa morale, ses maîtres et ses valets, ses lions et ses moutons. Et toujours, comme dehors, la même volonté d'écraser les autres à la moindre occasion. On dit souvent que la prison est l'école du crime. Je crois surtout, au moins pour les surveillants, que c'est une école de la vie. Un fabuleux laboratoire où peuvent s'examiner tout à loisir les diverses facettes de la nature humaine. Les plus sombres comme les plus lumineuses. Où l'on s'aperçoit que, mis en communauté, l'homme n'a de cesse de recréer les règles qui l'ont fait exclure de la société. Hiérarchisation systématique des rapports humains, intolérance à l'égard de ceux qui ont le tort d'être différents... Ils n'ont plus la liberté, ils rejettent avec force l'égalité, beaucoup ignorent la fraternité. Mais ils vivent dans les prisons de la République ! »

    Après La chute d'Adrien Jean-Michel Sieklucki aborde à nouveau la vie carcérale, qu'il observe cette fois-ci par les yeux d'un jeune surveillant. Ce roman palpitant et débordant d'humanité met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les membres de l'administration pénitentiaire pour mener une vie normale.

  • Paul Verneleix, un riche porcelainier, vient de perdre son épouse Elisabeth dans l'incendie criminel de leur maison. Aussitôt les soupçons pèsent sur le mari, qui refuse de donner son alibi. Claudius Renoir arrive dans le Limousin dans cette ambiance.

  • Ce troisième roman de François Barberousse aurait dû être publié en 1938-39 chez Gallimard. Il ne paraîtra pas. Gusse, le héros du roman, est soldat pendant la Grande Guerre. Pour autant, le roman ne peint en rien la guerre elle-même. Il décrit le désespoir d'un jeune homme qui constate que la communauté paysanne qu'il aimait se délite au fil des années de conflit. Chaque permission est pour lui l'occasion de constater que le monde paysan est profondément blessé dans ses usages, dans ses valeurs. « L'âge d'or » des campagnes françaises (ainsi a-t-on pu nommer la période des années 1880- 1900) a bien disparu. Bien qu'éloignée du front, la Sologne et sa ruralité profonde ne sont donc pas à l'abri des changements. Et tout l'art de ce roman est de savoir les peindre avec force et avec tact.

  • À la grande époque de l'équipe de foot de Reims, Norbert, jeune orphelin sans histoire, vacher de son état dans un village en Sologne, se trouve confronté à une série de meurtres inexpliqués. L'occasion pour lui de remonter le fil de sa naissance et les règlements de compte qui ont suivi la Libération. Cet adolescent nous fera vivre son enquête dans la Sologne des années 60, entre Orléans, Romorantin et Blois : les journées de chasse avec battue de sangliers et passages de canards, les promenades champignonnières à la recherche des cèpes et des girolles, les travaux des champs, le labeur des fermiers lors de la traite des vaches et le vêlage. En un mot, la vie des paysans avec, entremêlés, ses difficultés et ses moments de joie et de fête.

  • Au début du XIXe siècle, Saint-Léonard, un chef-lieu de canton du Limousin, est le décor d'un amour impossible. Aristide Herbeau, médecin de campagne, tombe amoureux de Louise, une de ses patientes. Mais Louise est l'épouse de Riquemont, un châtelain, éleveur de chevaux limousins. Les amoureux s'emploient à ne pas éveiller la méfiance de Riquemont, mais un jour le mari va surprendre le docteur Herbeau aux genoux de Louise...

  • Encore un roman agricole... Oui mais pas que ! L'âme paysanne y tient une bonne part et le jeune et naïf Parisien qui arrive à la recherche d'un surprenant passé familial s'y frotte et s'y pique ! Difficile de découvrir la passion quand Marie, la jolie chef de culture d'un grand céréalier trop tôt retraité, s'attache viscéralement à cette terre de Beauce sous laquelle couve la lave de la colère des hommes.

  • Il y a des 'Chtits" dans le ch'Nord, connu ! Mais il y en a aussi entre l'Allier, le Berry et la Creuse. C'est le pays des "cht'tits gas", chers à l'écrivain paysan Emile Guillaumin. C'est ainsi que l'on appelle "les jeunes" dans ce coin de la France. Dans les années soixante, les "ch'tits gas" en question écumaient les bals de campagne, à la recherche de "ch'tites gattes" voulant bien se laisser "câliner" et plus si affinités, à l'arrière d'une Deudeuche, d'une Aronde ou d'une 4CV. Qui sera couronné roi des parquets-salons à l'issue de la saison 1962-63 ? Qui sera sacré dauphin ou "prince" de ces pistes de danse couvertes, montées et démontées chaque semaine dans un bourg différent au hasard des fêtes de village ? C'est la peinture d'une époque, au temps du "yéyé", dans le contexte culturel, sociologique et politique des Trente Glorieuses. Cette histoire nous est racontée telle qu'elle fut vécue dans le centre de la France, mais elle aurait pu se dérouler ailleurs dans l'Hexagone.

  • Au lendemain de ses noces avec Margot, ce 3 août 1914, Joseph s'engage pour sauver la Patrie. Après avoir essuyé le premier feu, après avoir appréhendé la peur, il erre en ce début d'année 1915 dans le no man's land sous une grêle de balles et de bombes allemandes. Entre ses souvenirs d'enfance et son désir de revoir Margot, entre ses états d'âme et ses réflexions sur ce conflit, Joseph en vient à espérer mourir si c'est le prix à payer pour gagner la paix et retrouver sa femme.

  • Une histoire d'amour au coeur de la Grande Guerre et le combat d'une femme pour sa liberté. Juin 1914. L'été s'annonce radieux. Maxime Bedu est chargé de photographier Blanche qui doit épouser, six semaines plus tard, un riche veuf de plus de vingt ans son aîné. En s'entretenant avec la jeune fille, il apprend qu'elle s'est jetée dans cette union par dépit amoureux. La rencontre entre les deux jeunes gens se transforme en idylle. Éclate alors la guerre avec son cortège de deuils et de destructions. Éprise de liberté et de justice, Blanche, ne supporte pas sa condition d'épouse soumise. Le souvenir de Maxime, dont elle ignore le sort, et son amour pour lui, vont l'aider à s'affranchir et à prendre sa destinée en main. Arrivera-t-elle à trouver le bonheur et reconstruire sa vie sur les ruines fumantes de l'ancien monde ? A travers le combat de Blanche pour s'émanciper apparaît en filigrane celui des femmes qui, au sortir de la première guerre mondiale, militent pour obtenir plus de reconnaissance et le droit de vote.

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