Littérature traduite

  • Saïda a vingt-trois ans et vit dans une cité HLM. Ses parents, d'origine algérienne, sont un modèle d'intégration, mais ont un sens très strict de la morale musulmane. Lorsqu'ils découvrent que leur fille fréquente Sébastien, un Breton, ils décident de prendre des mesures radicales pour l'empêcher de vivre son amour. « La Corne de gazelle » est un roman moderne, une histoire d'amour contemporaine et proche des réalités sociales d'aujourd'hui. À travers la liaison contrariée entre Saïda et Sébastien, c'est une relecture de « Roméo et Juliette » dans les cités d'Ile-de-France qui se déroule sous nos yeux. Un récit et un dénouement que l'on aimerait croire possibles...

  • "Alors, abaissant ses paupières, il jouait avec les images qui apparaissaient devant ses yeux clos. Une symphonie de couleurs ! Il s'en donnait à coeur joie et se laissait enivrer par la ronde des tonalités..."

  • Des contes qui parlent, des contes qui vous interpellent et qui sont comme un miroir qui vous rebalance votre propre image... Le roi Séa avait oublié que le sang a un prix. Celui qui fait couler fortuitement le sang d'innocentes personnes attire sur lui et sur toute sa descendance la malchance et la malédiction. Ses crimes le suivront comme sa propre ombre jusqu'à ce qu'il paye aussi de son sang, celui des autres qu'il a fait couler. « On ne plante pas de l'oignon pour récolter des mangues, tout comme on ne plante pas des pamplemousses pour récolter des oranges. On ne récolte que ce que l'on a semé », a dit le sage.

  • Ayam est une petite fille comme les autres. Un jour, elle fait une rencontre étrange : une ombre. Un autre jour, elle rencontre Line. Ces deux rencontres l'amèneront à vivre des aventures qu'elle ne pouvait imaginer...

  • Pistes Ho Chi Minh. Hier lieu de mort et de souffrances. Aujourd'hui produit d'appel pour tour opérateur, soleil, interrogations sans réponse. Tran Chinh Vu, l'auteur, est revenu de l'enfer. C'était sur les berges d'une rivière du Laos au nom chantant de Se bang hien. Avec son roman La Rivière en feu il a voulu que l'épopée des hommes enfants, des jeunes filles, qui mirent en veilleuse leurs rêves, ne soit enfouie sous les poussières de l'oubli. Printemps 1972, sous la menace permanente de l'aéronavale U.S. et des B52 il faut ravitailler le Sud. Pas de bataille, pas d'envolées lyriques. Il n'y a que le peuple des « termites », celui qui ne peut s'activer que dans le noir. Seul un rescapé du drame pouvait aussi bien en parler. Se bang hien, c'est l'ode d'un survivant à ses frères et soeurs d'armes. À Ngan, la plus belle fille de la division, qui voudrait tant connaître Hanoi ; Minh, le héros, déjà veuf à qui une voyante avait prédit que son karma ne s'accomplirait qu'à la troisième épouse ; Mun, le trompe la mort, que seul la guerre à sauvé ; Tuy qui a toujours le moral et qui aurait voulu, pour se venger des privations, avoir dix enfants ; Vinh, la doctoresse, dont le mariage et le bonheur n'ont été que de quelques nuits. Chirurgien elle dirige un hôpital de campagne, tient les mains de « ses enfants » qui savent qu'ils ne reviendront jamais. Il y en a eu tant d'autres et même des lâches. La paix est revenue. Ils ne sont plus que trois à revenir sur les lieux de leurs souffrances. Au petit cimetière, la forêt a repris ses droits. Ils ont envie de pleurer mais, à trop pleurer dans la nuit, la source de leurs larmes s'était tarie. Larmes et douleurs resteront, à jamais, enfouies dans le coeur du soldat. André Coulier, né Do Van Dê

  • Comment deux personnes de plus de cinquante ans, se trouvant à plus de cinq mille kilomètres l'une de l'autre, peuvent-elles se rencontrer, s'aimer et prendre en main leur destin ? Lors d'une mission à Abuja, Fak, un haut responsable syndical sénégalais rencontre sur le net, Domi, une Bruxelloise... Les échanges, au début prudents, connaîtront rapidement une progression étonnante. Fak, à travers ce roman autobiographique, fera une introspection poignante sur fond d'une réalité parfois terrible du Sénégal, son pays.

  • À travers ces échanges de lettres, vous découvrirez un altruiste, protecteur et surtout accessible Professeur, « Joe », dans une saine dyade avec une jeune enseignante, « Sika », laquelle se dit « épanouie » et « cultivée », et qui s'est donné comme mission d'en faire de même avec ses jeunes élèves. Ce pseudo air de suffisance qu'elle a semblé exhaler un moment, n'est-il pas dissipé de par sa position dans cette relation ? Une relation non pas perverse, mais saine, ouverte, généreuse et basée sur une confiance établie par les événements de la vie. Pour toute difficulté, Sika se rabat sur Joe, lequel lui laisse sa porte toujours ouverte. Elle qui n'hésite guère à signer ses lettres « votre fille », considérant ainsi Joe comme le substitut de son père.

  • Un homme a écrit quelques notes dans sa jeunesse "pour je ne sais quel diable d'oeuvre littéraire". Malgré lui, la rumeur l'a proclamé écrivain. On est en Albanie durant le période communiste. Dès que son projet de faire de ces notes un roman est connu, il reçoit de nombreux écrits de personnes anonymes : un don généreux d'histoires invraisemblables, dignes de l'univers de Kafka. Ces histoires hallucinantes révèlent un monde bloqué, paralysé par la peur, le doute, la maladie, la mort et le non-sens. Une unité étrange relie les notes de l'auteur, les lettres anonymes et le monologue incessant, noir, profond, plaintif, sarcastique, accusateur, comme du ciment qui sert de base à un alliage indissoluble.

  • Le roman d'Irina Muravyova, « Jour de grâce », retrace la vie d'une famille russe, les Ouchakoff, sur trois générations, de la révolution de 1917 à nos jours : l'exil pour la première , la vie en France et en Grande-Bretagne pour la seconde, et la découverte de l'« homo sovieticus » pour la troisième. Les moments de la vie, dramatiques ou heureux, s'enchaînent, s'entrecroisent, côtoyant des événements politiques ou historiques tragiques, mais toujours empreints de la prose particulièrement poétique qu'est celle d'Irina Muravyova.

  • Tej

    Rachid Ezziane

    " Elle pressa le pas. Elle parlait en marchant. Et si Tej avait raison? Et si Mohad... et si... non, son retour était sincère. Ses étreintes le prouvaient, la nuit. Quand les corps se rejoignent, se touchent, les intuitions savent détecter les vraies des fausses pulsions... En rentrant chez-elle, elle ne trouva personne. " " Un roman plein d'émotions, de sensibilités; et l'auteur nous les fait partager à travers la vie d'Anaïd, la femme qui voulait se suicider, et qui devint romancière, et son sauveur Tej, qui l'aima au-delà de son imposture."

  • - Ton père a une haine instinctive de tout ce qui est français. D'ailleurs, il a fait de la prison durant la Seconde Guerre mondiale pour un trafic illicite, avec un franco-portugais qui l'avait soudoyé puis trahi. Elle termina en disant : - Ton père aime la liberté et cette situation de dépendance le rend amère envers la France. Omar ne pouvait pas croire à une telle réponse. Il y avait quelque chose de louche qu'il n'arrivait pas à cerner. - Non, je regrette maman. Il m'avait dit l'autre jour : « La France est généreuse ». Sa mère fut déconcertée. - Ah bon ! Il a dit ça. Puis elle reprit : - Il avait menti, car c'est dangereux d'en parler. Il l'a fait pour te protéger. Les autorités françaises sont sans pitié contre les fauteurs de troubles et les colporteurs de fausses rumeurs. S'il a dit ça, c'est pour que tu évites d'en parler.

  • « Je ne posai pas mon livre. "Je donnerai audience une fois à la visiteuse, mais rien de plus : elle avait renoncé à ses prérogatives de femme en forçant ma porte opiniâtrement", pensais-je. Bientôt Simpson l'introduisit et annonça « Mademoiselle Douleur », puis il sortit, en fermant la portière derrière lui. C'était une femme - oui, une dame - mais pauvrement vêtue, sans attraits, et d'âge mûr. Je me levai, m'inclinai légèrement, puis retombai dans mon fauteuil, le livre toujours à la main. - Mademoiselle Douleur ? dis-je d'un ton interrogatif, tout en lui indiquant un siège des yeux. - Pas Douleur, répondit-elle, Couleur : mon nom est Couleur. Elle s'assit, et je vis qu'elle tenait un petit carton plat. « Pas de sculpture alors, pensai-je, probablement de vieilles dentelles, quelque chose qui ait appartenu à Tullia ou à Lucrèce Borgia. » Mais elle ne prit pas la parole et je me trouvai contraint à commencer moi-même : - Vous êtes déjà venue une ou deux fois, je pense ? - Sept fois, c'est la huitième. »

  • "Njaayeen trônait, encore toute altière, au milieu d'un quartier enfoncé dans les bas-fonds de la banlieue. Une de ces maisons qui avaient su faire exception, en échappant régulièrement à l'invasion des eaux de pluie. Elle semblait assister, à la fois indifférente et moqueuse, à un duel permanent entre l'homme et les eaux qui venaient régulièrement à la reconquête du territoire que ce dernier, dans son ardeur dévastatrice, lui avait si injustement arraché. En vérité, les habitants du quartier Abreuvoir ont toujours vécu en sursis dans le lit de cet ancien lac desséché qui menaçait de reprendre vie à chaque hivernage pluvieux. Et cette année-là, il avait beaucoup plu. La vie de Dakar et environs était rythmée par la valse incessante des eaux de pluie qui, heurtées aux amas de gravats des travaux inachevés, venaient renforcer la colère des caniveaux bouchés pour habiller la capitale d'horrible manteau tissé de véhicules immobilisés ou noyés, de femmes cherchant leur chemin, le pagne retroussé jusqu'aux limites de la décence, d'un infernal concert de klaxon et de ronflement de moteurs tuberculeux, de conducteurs larmoyants, perdus dans la sueur et le gasoil..."

  • "L'écriture de cette histoire correspond à une période de ma vie pendant laquelle j'ai beaucoup travaillé à bien d'autres choses qu'à la littérature. Les personnages, ces caractères et ces caractériels dansaient dans ma tête, conversaient entre eux. Ils m'expliquaient qu'ils étaient libres d'aller et de venir à leur guise; mais qu'ils se sentaient contraints, oppressés. En effet, cette liberté symbolique ne leur servait à rien. Ils se résignèrent à accepter une nouvelle organisation sociale qui existait déjà. Chacun serait désormais à sa place; il n'y aurait plus qu'à vivre sans espérer un changement puisque l'Occident offre tout... À quoi bon se révolter, s'insurger, dénoncer, refuser ? Une révolution peut être initiée par un motif futile, sans aucune commune mesure avec une lutte contre la privation de liberté. Un être qui ne se révolte pas et un être qui ne désire plus."

  • Imagine

    Loudjy Chevry

    "Il n'y a pas de salut pour ma peine. Voici sept mille ans que je suis maudit. Les siècles passent, mes vies s'écoulent, mais ne se vident pas. Sept mille ans que j'erre, damné, sur cette Terre d'exil À la recherche de mon amour. Que Dieu dans sa miséricorde me vienne en aide Car je ne trouverai de repos, ni dans un blanc linceul, Ni dans le mortel baiser d'un poison violent. Comme l'herbe qui repousse après la coupe, Je me relèverai de l'empire que la Mort aura dressé Entre nous. Tel est mon destin car j'ai promis. J'ai promis devant l'Éternel de perdurer Tant que durera le monde. Et j'ai prié dans l'Obscurité avec une telle ferveur pour te revoir, Qu'un miracle s'est produit À mes genoux, dans la lumière De la Mort. Que le courroux des Dieux vengeurs s'abatte sur moi Si j'en viens à trahir notre amour. En ces mots, je t'offre ma vie. Mon corps et mon âme sont tiens pour des siècles et des siècles Et mon coeur t'appartient, Pour toujours Et à jamais."

  • "Au commencement était la terre. Quelques hectares perdus en bordure d'un segment d'autoroute, que la vie, en dépit de sa pugnacité farouche, n'était jamais parvenue à couvrir du plus humble pissenlit. Devant la caravane de ta mère, l'hiver, la pluie, la boue et le vent rejouaient inlassablement pour eux-mêmes un Waterloo météorologique ; chaque été, un soleil terroriste déversait sans ciller des rafales de rayons mortifères sur la friche déserte et crevassée. On eût dit que cet arpent, ignoré des hommes, des chiens et des lézards, dessinait les limites d'un curieux no world's land, d'une frontière ésotérique entre deux finitudes qui, par un accord tacite, ignoraient superbement leur commune extrémité. Seul le grondement permanent des véhicules lancés à toute vitesse sur le bitume voisin résonnait dans le ciel, presque honteux d'être aussi bleu au-dessus du néant. Puis vint Charlie-Blue Malabry. Et le monde s'emballa."

  • "Les paraboles de la nature", recueil de nouvelles composé d'une dizaine d'historiettes, vous plongent au coeur des mystères de la vie africaine et relancent vivement les interrogations de l'Homme sur les évènements paranormaux qui chaque jour, se succèdent et continuent de se dissimuler à l'entendement commun. Dix nouvelles, originales et captivantes, laissant encore voguer la perplexité sur des réponses fabuleuses de la nature que les siècles prochains ne pourront dépouiller de leur secret. Bouabré le spectre ; le secret d'oga aliye ; le pacte luciférien ; Babatounde ; la confession tardive ; Oro, le gardien de nuit ; Kadara ou la cruauté d'un destin ; Il était une fois, la puissance de la vie ; Dimon Michel et enfin les boeufs maudits, sont respectivement les titres invocateurs, savamment choisis par l'auteur et qui, cachent chacun, l'originalité d'un récit attractif et plein d'enseignements. Les paraboles de la nature, un vase de paroles énigmatiques prêt à se déverser sur les coeurs afin de défoncer les portes du scepticisme radical.

  • Fin des années 1980. L'Union soviétique s'effondre. L'Ukraine devient indépendante. Et en même temps bascule la vie d'une famille ukrainienne : Oleg et sa soeur se retrouvent seuls au monde. Sur cet arrière-plan de Perestroïka et de temps difficiles, le livre raconte le voyage initiatique de Julia, Oleg et Stiopa à travers les steppes de l'Ukraine, vers le site archéologique des « Tombes-de-pierre », dans la vallée de la Molotchna. Et c'est là que les choses se compliquent. Qui est vraiment Oleg et qui est vraiment Julia ? Quel est véritablement le but de ce périple éreintant ? Le doute s'installe à mesure que les randonneurs s'acheminent vers leur destin. À la fois attendrissant et inquiétant, ce roman énigmatique invite à découvrir des milieux mal connus du lecteur français : l'héritage du communisme, l'enfance et la jeunesse ukrainienne, le clergé orthodoxe pas toujours très orthodoxe, mais aussi la quête spirituelle des jeunes et des moins jeunes, dans un monde où la vieille Russie, avec ses traditions, côtoie le notebook et le téléphone portable.

  • Ciel, comme je veux être en enfer ! Je me jetterai moi-même, la tête bien haute, dans la géhenne. Dieu, si dans ton incroyable mansuétude tu as décelé en moi quelque bonté, aussi moindre soit-elle, je te supplie de verser cela au compte de ceux qui rêvent de paradis. Je me retrouverai ainsi seul dans les flammes, chargé de tout ce qui perpétuera la combustion de mon corps et de mes monstres intérieurs. Je me réjouirai de voir les autres loin de moi, très loin de cet empire redouté. [...] Lorsque vous danserez autour de ma fosse, j'espère que vos larmes incendiaires formeront au-dessus de ma termitière une magnifique couronne de feu, un rempart infranchissable qui vous tiendra éloignés de ma passion. J'espère.

  • Quitte à tordre le cou à certaines idées reçues, on le verra tout au long de ce roman, (je n'ai pas envie de parler d'essai), même s'il a l'air d'en être un. Il y a des intérimaires qui sont très compétents, rigoureux, ponctuels, diplômés, et qui exercent le métier d'intérim par choix. Ils aiment leurs libertés, multiplier les missions, rencontrer beaucoup plus de gens, et vivre d'autres expériences. Ils ne veulent pas signer pour une première opportunité, et faire un travail inintéressant à vie. En faisant ça, ils passeront à côté d'une meilleure offre. Car, c'est quoi un contrat à durée indéterminée ? Un travail à vie ? Un emploi stable ? Foutaise ! On peut perdre son travail qu'on soit titulaire ou pas. On n'est à l'abri nulle part, les entreprises traversent un jour ou l'autre des périodes de crise. En effet, on peut se retrouver au chômage du jour au lendemain, comme on peut perdre la vie d'une minute à l'autre. Rien n'est acquis ici bas. Nul n'est irremplaçable, et comme le disait si bien mon grand-père : les gens irremplaçables sont au cimetière.

  • À partir d'une métaphore, sous-tendue par une succession de tableaux sociologiques hauts en couleur, Albert Embounou nous entraîne dans un voyage multidimensionnel à travers des univers variés et des paradoxes où la richesse nonchalante, essentiellement mal acquise, côtoie la misère obscure des êtres simples embringués dans leurs espoirs et dignités fragiles et bafoués. L'écriture est légère, envoûtante et tissée sur un fond d'humour caricatural, mais contagieux, qui prend le lecteur par la main, secoue les fibres sensibles de son coeur endolori et ne le lâche plus jusqu'au bout. L'Afrique part dans tous les sens et finit par n'être nulle part, jusque, peut-être, au moment où le petit peuple se prend en main et semble enfin trouver la lumière et l'inspiration nécessaires pour un nouveau départ vers le bonheur social tant rêvé. Ce roman écrit avec la patience d'un homme d'expérience et de devoir, en perpétuelle recherche de l'excellence, reflète l'état d'âme de tous ceux qui, loin de désespérer, ne se lassent de croire dans l'avenir radieux d'un continent aux opportunités manquées. Kalambay Kalula.

  • Bassien était d'une incomparable beauté. Il devait la grâce de ses traits, à sa mère, odalisque syrienne, formée, pour se prélasser sur les couches de soie, quand son air martial, son nez aquilin, et sa nervosité lui venaient de son père présumé, l'impétueux Caracalla. Son visage était doré, au Soleil, des Elohim cananéens, qu'il adorait, comme le sublime, El ha Gabal, et son tempérament, aussi fougueux que celui du dieu des batailles, Hadad. Comme son père, et Septime-Sévère, auparavant, Bassien était natif du Bélier, mais il n'est pas exclu que sa versatilité lui fût venue de la Balance, régie par Vénus-Astarté, elle-même. Ainsi, Bassien résolvait-il, en lui-même, et dans son horoscope, l'opposition des contraires, dans l'harmonie, l'équilibre, et la symétrie du tracé de ses symboles astrologiques : Le Bélier, signe de Feu, face à la Balance, signe d'Air. Le Bélier, signe de Mars diurne, face à la Balance, signe de Vénus nocturne. Le Masculin face au Féminin.

  • Une jeune conductrice au volant de sa petite voiture percute légèrement un autostoppeur égaré sur une route de campagne. Elle le prend à bord et lui propose de le conduire à l'hôpital. Le jeune homme, légèrement blessé, refuse catégoriquement. En cours de route, elle découvre en lui un personnage des plus étranges...

  • Une journée

    Rachid Hakkari

    Un matin, Nadir, un homme de quarante-cinq ans, descend du TER pour se rendre à son travail. À la gare, il décide de s'accorder du temps loin des siens et de ses habitudes quotidiennes. Désir de voyage au moment où son travail l'attend, désir de sortir des rangs pour une journée pas comme les autres. Il prend un train pour Paris, une destination choisie au hasard. Arrivé Gare de l'Est, et après avoir fait la rencontre dans le train d'une jeune inconnue dont il tombe subitement amoureux, il décide de quitter le circuit classique des visites touristiques et se met à marcher, puis à courir sans but ni destination précise. De l'euphorie dans le mouvement qui lui permet de faire le point sur sa vie, sur le temps traversé et perdu dans le circuit fermé de sa vie sociale. Que cherche-t-il au juste ? Après son périple solitaire, il repense à la jeune inconnue et prend le métro dans l'espoir de la retrouver avant que sa journée se termine.

empty