Monsieur Toussaint Louverture

  • Vendu à 60 millions d'exemplaires à travers le monde, adapté des dizaines de fois (récemment sur Netflix), aimé par des générations de lecteurs, Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery est un hymne à la joie et au pouvoir de l'imagination. Magnifiquement écrit, construit autour d'une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie et d'humour est bien plus que la vie d'une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer. C'est un autre monde, fait d'une nature enchanteresse et d'idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de l'incroyable Anne. Littérature solaire et intemporelle, ce roman unique est une parenthèse magique, un souffle chargé d'énergie, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.
    « L'écriture a toujours été ma raison d'être. » Lucy Maud Montgomery [1874-1942] fait partie de ces auteurs qui, par-delà les embûches de la vie ont, en un seul livre, conquis des millions de lecteurs. Autrice canadienne la plus lue au monde grâce à Anne de Green Gables, elle a irrigué son oeuvre immense - plus d'une vingtaine de romans, 500 nouvelles et autant de poèmes - d'une énergie créatrice exceptionnelle qui continue d'inspirer des générations d'artistes et d'écrivains.

    « L'écriture a toujours été ma raison d'être. » Lucy Maud Montgomery [1874-1942] fait partie de ces auteurs qui, par-delà les embûches de la vie ont, en un seul livre, conquis des millions de lecteurs. Autrice canadienne la plus lue au monde grâce à Anne de Green Gables, elle a irrigué son oeuvre immense - plus d'une vingtaine de romans, 500 nouvelles et autant de poèmes - d'une énergie créatrice exceptionnelle qui continue d'inspirer des générations d'artistes et d'écrivains.

  • Avec ce deuxième roman, Lucy Maud Montgomery continue de déployer sous nos yeux fascinés l'univers enchanteur qu'elle a créé autour d'Anne Shirley, l'orpheline idéaliste aux yeux clairs et aux cheveux roux adoptée par erreur. Entre les amis de toujours, qu'on aime retrouver, et les nouveaux venus, si intéressants, entre les idées saugrenues qu'on ne peut museler, et le bon sens qui, désormais, pointe son nez, Anne nous entraîne dans les aléas de la vie douce et enchanteresse d'un village un peu hors du temps. À travers les joies et les peines qui font la trame du quotidien, le style si frais et poétique de Lucy Maud Montgomery porte la voix d'Anne dans les péripéties, les rêveries et les moments de tendresse. Après Green Gables, quel plaisir d'enfin découvrir Avonlea !
    « L'écriture a toujours été ma raison d'être. » Lucy Maud Montgomery [1874-1942] fait partie de ces auteurs qui, par-delà les embûches de la vie ont, en un seul livre, conquis des millions de lecteurs. Autrice canadienne la plus lue au monde grâce à Anne de Green Gables, elle a irrigué son oeuvre immense - plus d'une vingtaine de romans, 500 nouvelles et autant de poèmes - d'une énergie créatrice exceptionnelle qui continue d'inspirer des générations d'artistes et d'écrivains.

    « L'écriture a toujours été ma raison d'être. » Lucy Maud Montgomery [1874-1942] fait partie de ces auteurs qui, par-delà les embûches de la vie ont, en un seul livre, conquis des millions de lecteurs. Autrice canadienne la plus lue au monde grâce à Anne de Green Gables, elle a irrigué son oeuvre immense - plus d'une vingtaine de romans, 500 nouvelles et autant de poèmes - d'une énergie créatrice exceptionnelle qui continue d'inspirer des générations d'artistes et d'écrivains.

  • Anna, petite orpheline solitaire envoyée sur la côte est de l'Angleterre pour profiter du climat, va, entre deux rêveries à travers les dunes s'avançant dans la mer, rencontrer la fantasque Marnie et la paix intérieure qu'il y a à s'ouvrir au monde. Mais à peine découvre-t-elle le bonheur de l'amitié que Marnie disparaît... D'une écriture délicate et pudique, construit autour d'une relation aussi intemporelle que mystérieuse, ce roman empreint de poésie et de douceur est bien plus que la parenthèse magique d'une jeune fille en quête d'elle-même, Souvenirs de Marnie, de Joan G. Robinson est une évocation de la jeunesse où le besoin d'être et d'être accepté semble si vital qu'il en devient douloureux, c'est une oeuvre captivante, un classique chargé d'émotion.

    Né en 1910 à Londres, Joan G. Robinson passera une enfance aisée mais solitaire. Illustratrice autodidacte, elle connaît le succès en 1953 avec ses albums jeunesse. Tout au long de sa carrière les failles de son enfance seront au coeur de ses ouvrages, et en 1967 elle publie son oeuvre la plus personnelle et populaire, Souvenirs de Marnie. Elle écrira jusqu'à sa mort en 1988. En 2014, sous l'impulsion de Miyazaki, le roman est adapté par le Studio Ghibli.

  • Des côtes de l'Oregon à Portland, en passant par des torrents bouillonnants ou des cascades à-pic, qu'il y croise une sirène, un cadavre ou un chien philosophe, Gus Orviston est un prodige de la pêche. Oscillant entre désespoir et euphorie, une prise après l'autre, il nous entraîne avec drôlerie, sagesse et poésie dans sa quête du cours d'eau parfait, celui qui répondra à toutes ses questions. La Rivière pourquoi est un hymne à une existence réconciliée avec nos passions et nos obsessions. C'est libre, c'est foisonnant, c'est profondément tendre. David James Duncan est un conteur hors pair qui nous offre une odyssée spirituelle en forme de roman un peu fou, lyrique et surtout très drôle. C'est du Ken Kesey, c'est du Jim Harrison, c'est du Richard Brautigan.

    Les rivières ont toujours fasciné David James Duncan, né à Portland dans l'Oregon en 1952. Alors qu'il enchaîne les petits boulots, il écrit son premier roman, La Rivière Pourquoi, sur les rives de la Johnson Creek. Après une vingtaine de refus, son manuscrit est enfin publié en 1983. Ce roman d'apprentissage, qui apporte dès sa publication une immense renommée à son auteur, est une véritable quête philosophique durant laquelle Gus Orviston part à la pêche de son destin.

  • C'est parfois dans les collines verdoyantes et idylliques que se terrent les plus terrifiantes menaces. C'est là aussi que va se dérouler cette vibrante épopée de courage, de loyauté et de survie. Menés par le valeureux Hazel, une poignée de braves choisit de fuir l'inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, ruses, légendes vont aider ces héros face à mille ennemis et les guider jusqu'à leur terre promise, Watership Down. Mais l'aventure s'arrêtera-t-elle là ? Aimé par des millions de lecteurs, l'envoûtant roman de Richard Adams fait partie de ces odyssées sombres néanmoins parcourues d'espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et plus que tout, vous ressentirez l'irrépressible désir de savoir ce qui va se passer.

  • À Attrape-Flèche, en plein bayou du Mississippi, au coeur d'une faune sauvage et d'une flore luxuriante, on aime, on flingue, on cherche comment percer dans le show-business... Tout ça, peut-être, pour oublier que sous la surface des eaux sombres où s'égarent parfois des dauphins, il n'y a qu'un grand vide silencieux. Un soir, quand deux « gentils enfants » - en vérité, des tueurs sans pitié venus braquer la station-service du coin - se font abattre, les déflagrations seront perçues bien au-delà, et très vite, c'est la ville entière qui sera sous le choc. Que ce soit Hydro, le jeune amateur de tartes aux pêches, le Prince des Ténèbres et ses envolées théâtrales, le doux shérif Chisholm et sa splendide épouse, ou Morgan l'as de la gâchette, tous vont se demander au fond d'eux-mêmes s'ils ne sont pas responsables du drame, et partir en quête de cette paix intérieure qui leur fait défaut depuis trop longtemps et que seuls des proches peuvent apporter.Par une écriture limpide, presque fluide, tout en rythmes et sonorités, La Mélancolie de celui qui vise juste de Lewis Nordan nous balade d'être en être et de coeur en coeur comme une chanson de blues. Il nous offre un récit onirique marqué d'un optimisme lumineux, et si l'humour affleure, c'est pour mieux révéler l'humanité, dans sa beauté et ses fêlures.En 1995, alors qu'il a une cinquantaine d'années et quatre livres derrière lui, Lewis Nordan, profondément marqué par le suicide de son plus jeune fils l'année précédente, entame l'écriture d'un roman qui, il ne le comprendra que plus tard, lui servira de salut. Si La Mélancolie de celui qui vise juste est, d'après lui, un récit sur la solitude impitoyable chevillée à l'homme, page après page, néanmoins, c'est le contraire qu'il nous prouve, pour finir par faire briller les liens inextinguibles qui nous unissent. Né en 1939 dans l'État du Mississippi qu'il ne quittera jamais vraiment, Lewis Alonzo Nordan fait partie de ces écrivains qui tissent leurs histoires sur la frontière floue entre légendes et mensonges.Docteur en littérature et auteur d'une thèse sur Shakespeare, il devient professeur d'université et, passionné par son travail, ce n'est qu'à quarante-cinq ans qu'il publie son premier recueil de nouvelles, qui l'inscrit instantanément dans la lignée de Faulkner ou O'Connor. Lewis Nordan continue d'enseigner tout au long de sa vie avant de prendre sa retraite. Il meurt des suites d'une pneumonie à soixante-douze ans.

    Lewis Nordan [1939-1995] fait partie de ces rares écrivains capables de tisser leurs histoires à la frontière de la légende et du mensonge. Né en 1939 dans l'État du Mississippi, ce Docteur en Littérature restera marqué par l'esprit du Sud. Accaparé par son poste d'enseignant, c'est seulement à l'âge de quarante-cinq ans qu'est publié son premier recueil de nouvelles qui l'inscrivent directement sur les traces de Faulkner ou O'Connor.

  • Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich [1942-1996], Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme.
    Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul "Doc" Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et "sauve" le travail des autres. En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui : en visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter.
    Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif. C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant. C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow.

  • Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l'hôpital psychiatrique d'Avalon Valley. Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l'obsession d'Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit. Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce « long malaise » qu'est sa vie, Frederick Exley transforme la dérive alcoolisée d'un marginal en une épopée renversante. Chargé en grande partie de ce qu'il appelle « des fardeaux du chagrin » et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C'est hilarant. C'est touchant. C'est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

  • Madagascar, mars 1947, l'insurrection couve. Soldats déshonorés, Malgaches bafoués, peuple spolié, ce soir, tous vont se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Parmi eux, Ambila, le beau Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la très Grande France, battu pour elle et a survécu à la Somme, à la Meuse, aux Frontstalags. Rentré en héros défait et sans solde, il a tout perdu et dû ravaler ses rêves de nationalité. Ambila qui ne croit plus en rien, sinon à l'argent qui lui permettra de racheter le cheptel de zébus de son père et prouver à tous qui il est. Ambila, le guerrier sans patrie, sans uniforme, sans godasses, sans mère, sans foi sans loi, qui erre comme arraché et se retrouve emporté dans les combats, dans son passé, dans la forêt.

    Aurélie Champagne a 20 ans quand elle part à Madagascar pour essayer de comprendre qui est ce père qui ne l'a jamais élevée. En quête de ses origines, elle découvre un pays, qu'elle racontera, d'abord sous forme d'une nouvelle sur l'insurrection réprimée de 1947, puis sous la forme d'une histoire qui va grossir, s'étoffer. Mais la mort intervient, dérègle les plans, impose le deuil et défait ce qui a été fait et l'histoire devient autre chose, devient un homme, devient une île, devient Zébu Boy.

  • Années trente, alors que dans la chaleur de la Louisiane, ses ennemis manoeuvrent pour prendre sa place, Willie Stark, «l'enfant humilié» devenu gouverneur, se découvre un nouvel adversaire : le vertueux Juge Irwin. Le Boss charge alors Jack Burden, narrateur cynique en quête de sens, du fardeau de déterrer la vérité, car dans un monde de corruption « il y a toujours quelque chose à déterrer ». Mais déjà le Temps agit, le passé met en place le futur et tous les hommes du roi montent sur scène pour la tragédie à venir. De l'angélique Anne Stanton, à la diablesse Sadie Burke en passant par Adam l'esthète et Sugar-Boy le porte flingue, chacun jouera son rôle dans ce magistral roman à l'écriture époustouflante, qui de la vie donne son image la plus juste et poignante : celle de la fragilité.

    Robert Penn Warren (1905-1989) est ne a la frontiere du Kentucky et du Tennessee, du Nord et du Sud, mais c'est dans l'histoire du Sud qu'il trouve ses racines. Avant d'etre romancier, il étudit a Yale et a Oxford, devient poete et critique, puis professeur de litterature. Il a dirige pendant plusieurs annees la Southern Review. Il a obtenu trois fois le prix Pulitzer, comme romancier de Tous les hommes du roi (1946) et deux fois en poésie pour Promises (1958) et Now and Then (1979).

  • De San-Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d'opium, d'arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l'euphorie, Jack Black est un bandit: parfois derrière les barreaux, toujours en fuite. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du XXe siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions. Qu'il soit hors-la-loi, opiomane ou source d'inspiration pour Kerouac et Burroughs, qu'importe, qu'il vole au devant de la déchéance ou qu'il flambe comme un roi, qu'importe, Jack Black n'est guidé que par son amour de la liberté. C'est dur, inoubliable, profondément américain. Black est peut-être un vaurien, mais aussi un conteur né qui joue avec son passé afin de nous remuer, de nous remettre sur le droit chemin.

  • Publié en 1982 aux États-Unis, fruit d'une dizaine d'années de travail, Price est l'autre grand roman que l'auteur de Karoo, Steve Tesich, portait en lui «depuis toujours». Daniel Price, dix-huit ans, a les traits de son père, la belle stature de sa mère, et une âme qui ne sait plus à quel saint se vouer. Tout commence par un combat perdu d'avance, occasion ratée de se tirer d'East Chicago, ville industrielle et prolétaire, où l'avenir se résume à passer sa vie à l'usine. Flanqué d'amis à peu près aussi paumés que lui - Larry, le teigneux, et Billy, la bonne pâte -, Daniel va, au cours de son dernier été d'adolescent, tandis que son père agonise, être emporté par la force dévastatrice d'un premier amour, quand chaque mot et chaque geste prennent des proportions démesurées. Histoire orageuse, parcourue d'égarements, de trahisons et de colère, Price raconte l'odyssée intime d'un garçon projeté brutalement dans la vie adulte, où vérité et mensonge, raison et folie finissent par se confondre. Premier roman maîtrisé et fondateur, Price, par ses tensions et ses renoncements, vibre d'une incroyable puissance dramatique et décrit avec honnêteté la lutte intérieure d'un jeune homme pour assumer sa liberté par-delà le désespoir.

  • Mi-homme, mi-ours, Frederick Exley (1929-1992) traversait de longues périodes d'hibernation d'où il émergeait armé de romans étourdissants. Avec À la merci du désir, il nous offre son cocktail favori, un zeste de réalité rallongé de fiction, servi par une écriture flamboyante. De sa romance avec une hôtesse de l'air mythomane, à sa captivité aux mains d'un Irlandais fou, en passant par la veillée funéraire de son frère, son oeuvre oscille entre humour, fantasme et culpabilité. Narcissique dégoûté par lui-même, mais jamais effrayé de révéler le pire, c'est le mythe de sa propre histoire qu'il bâtit. Et c'est dans un excès doublé d'une grâce fascinante qu'il y parvient : chaque amour est une passion, chaque passion, une frénésie, et chaque coucher de soleil, un aveuglement.

    Frederick Exley [1929-1992] est à la fois un écrivain unique et emblématique des lettres américaines. Unique, car il habitait un univers étrange et n'obéissait à aucune règle; emblématique car, en écrivain américain typique, sa légende s'est faite sur seulement trois livres.

  • Barnaby Gaunt, orphelin turbulent et héritier d'une immense fortune, est envoyé pour les vacances d'été sur une île à la nature luxuriante et aux habitants vieillissants au large de la Colombie Britannique. Vitres cassées, animaux effrayés, très vite, il bouleverse la routine des insulaires, avant de découvrir la véritable raison de sa venue : son oncle diabolique et doté de mystérieuses aptitudes veut l'assassiner.
    Décidé à ne pas se laisser faire, Barnaby, aidé de Christie, la seule petite fille de l'île, comprend qu'il n'y a qu'un moyen d'en réchapper, éliminer l'oncle en premier.

    Vancouver, Canada, 1963, Rohan O'Grady a 39 ans, un mari, 3 enfants et 3 romans. Depuis des années sa vie oscille entre son foyer et l'écriture. Et c'est comme ça qu'on a décidé de tuer mon oncle va tout chambouler, car cette histoire de gosses un peu trop astucieux est sur le point de lui faire connaître un succès fulgurant. Comme un nombre fétiche, il faudra 3 ans à ce livre étonnant pour être adapté au cinéma, 30 avant d'être redécouvert.

  • Quelqu'un traite Jeremy Cook de trou du cul devant la toute nouvelle et très charmante assistante du centre d'étude du langage des nourrissons où il mène ses recherches, et tout est bouleversé. S'il n'y avait que ça... mais l'affable Arthur Stiph, mystérieux collègue obsédé par l'étrange notion de contre-amitié, est retrouvé mort, assassiné, justement dans le bureau de Cook. Et, d'un coup, ce dernier doit élucider un meurtre, rédiger une conférence insipide dont le sujet change tous les jours, devenir éminemment désirable et, plus important que tout, découvrir - grâce à la linguistique bien entendu, mais aussi quelques coups tordus - qui a bien pu lancer cette foutue rumeur comme quoi il serait un mauvais coup au lit. Qui a dit que la vie d'un linguiste était un long fleuve tranquille ?

  • Que faire quand son couple bat de l'aile? Vers qui se tourner si son mariage prend l'eau? Consulter le premier thérapeute venu? Autant divorcer! Ou bien pousser la porte de l'agence Pillow, qui fait rimer conjugal avec conjugaison, chargeant les meilleurs spécialistes du langage de sauver les unions en plein naufrage... C'est ainsi que Jeremy Cook, le plus misanthrope des linguistes, est dépêché au secours des Wilson. Armé de sa seule science des adverbes kickapoos et de sa riche expérience des désastres amoureux, sera-t-il vraiment capable de ne pas créer plus de malentendus qu'il n'en existe déjà? Et l'étrange Manuel Pillow qui lui a été confié suffira-t-il à l'aider dans sa mission ô combien délicate? Mais surtout, parviendra-t-il à débusquer la bête immonde qui ronge chaque couple? David Carkeet, auteur du Linguiste était presque parfait, nous livre dans ce nouvel opus un monde étrange tissé d'amour et de non-dits, de gestes attentionnés et de colères rentrées, où les scènes de ménage ressemblent à s'y méprendre à des scènes de crimes. Comédie domestique grinçante, analyse dévastatrice mais souvent touchante d'un mariage moderne à la dérive, Une putain de catastrophe nous entraîne au pays dangereux de «la schismogenèse complémentaire» et de «l'échec thématique» où, une fois de plus, l'humour le dispute à la tragédie.

  • Après Le linguiste était presque parfait et Une putain de catastrophe, Jeremy Cook est de retour... enfin presque. Toujours au chômage, toujours misanthrope et toujours à la recherche de sa place dans l'univers, le linguiste croise la route d'un self made man à la noix, Ben Hudnut, entrepreneur florissant, mari heureux et père comblé, qui du jour au lendemain va voir sa vie voler en éclat : maîtresse, banqueroute, fille sous le charme d'un de ses prof, rien ne lui sera épargné. Et surtout pas l'aide de son nouvel ami, l'inénarrable maître ès communications, aussi maladroit avec les mots qu'avec les femmes, Jeremy Cook. Habile observateur des prétentions et des faiblesses des hommes, David Carkeet nous offre à lire les aventures exceptionnelles d'un homme qui ne l'est pas.

  • Lumineuse peinture des relations humaines au coeur des années 1960, Les Frères K nous emporte avec tendresse dans la famille Chance. Entre un père aux rêves brisés et une mère obsédée par la religion, entre sirènes de la liberté et fanatisme, chaque enfant doit choisir sa propre manière d'appréhender un monde plein de contradictions. Drôle, émouvante et superbement écrite, l'histoire de ces deux décennies d'amour, de colère et de regrets contée par David James Duncan est aussi frappante d'originalité que poignante d'universalité. OEuvre solaire qui nous accueille à bras ouverts et dans laquelle on se réfugie pour retrouver délicatesse et humanité, Les Frères K est une ode à la bonté capable d'adoucir les instants du quotidien et d'en révèler ses éclats éblouissants.

    En 1965, David James Duncan a 13 ans, son frère John qui en a 17 décède des complications d'une intervention à coeur ouvert. Ce drame existentiel va traumatiser David et c'est en hommage à ce frère, fan de baseball, qu'il se lance dans l'écriture de son deuxième roman, avec l'envie de savoir comment John aurait abordé la Guerre du Vietnam. Il imagine alors trois grands frères imaginaires avec lesquels il va vivre les six années que prendront l'écriture de ce livre.

  • De son enfance aux abords des fjords norvégiens, jusqu'au soir où sa femme est assassinée, la destinée de Jonas Wergeland est un kaléidoscope éblouissant de pensées, d'échecs et de moments de gloire. Homme de télévision charismatique qui tient bon malgré les défis, l'adversité et les conquêtes, il ne vivra jamais à moitié.

    Mille et Une Nuits de notre temps, roman en spirales, fait d'échos et de myriades d'histoires, Le Séducteur nous plonge dans l'existence d'un héros improbable. Et si rien n'est vrai, alors Jonas sera devenu ce qu'il voulait être : un conteur fabuleux à même d'inspirer les autres.
    Il y a des Versets sataniques et du Mahabharata dans la narration ondoyante de Jan Kjærstad. Et de l'histoire secrète d'un homme, il peint une oeuvre fascinante, d'amour, d'art et d'imagination.

  • Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter. Ensorcelante évocation de l'adolescence, est un chant d'amour à cet âge ingrat et bienheureux, à ses exaltations et ses tragédies, au sentiment de frustration et de toute-puissance qui le traverse. Mariam Petrosyan a réussi à créer un univers bariolé, vivant et réaliste, pétri de cette nostalgie et de cet émerveillement que nous avons tous au fond de nous et qui fait que, parfois, nous refusons de grandir et d'affronter la brutalité du monde qu'on appelle la réalité. A dix-huit ans, Mariam Petrosyan (née en 1969 à Erevan en Arménie) commence à ébaucher les personnages qui deviendront les héros d'un livre qu'elle écrira sans chercher à le faire publier pendant une dizaine d'années : . Elle finira par laisser un exemplaire du manuscrit à des amis qui, quinze ans plus tard, après être passé de lecteurs en lecteurs comme un trésor secret, arrive entre les mains d'un éditeur qui y jette un oeil avant de le dévorer en quelques jours. A sa sortie en 2009, le livre est nominé et lauréat de nombreux prix, et devient un best-seller. Depuis, la communauté de ses fans ne cesse de grandir. est le seul roman de Mariam Petrosyan. Tout comme elle dit ne pas vraiment l'avoir écrit mais y avoir vécu, s'y être réfugiée soir après soir, elle ressent un grand vide depuis sa parution.

  • Désarçonné par l'échec commercial de l'oeuvre de sa vie, Exley perd magistralement tout contrôle et consigne dans ce vrai-faux journal de bord, cru et sans fioriture, son inextinguible faim de gloire et de littérature. Ce livre n'est pas la suite du Dernier Stade de la soif. C'est un instantané des États-Unis des années 1970, écrit pendant sept ans, traversé de dérives, de deuils et de transgressions. C'est la tentative, ambitieuse et désespérée, d'un écrivain pour se soustraire à ce qu'il nommait le « chagrin universel ».

    Frederick Exley [1929-1992] est à la fois un écrivain unique et emblématique des lettres américaines. Unique, car il habitait un univers étrange et n'obéissait à aucune règle; emblématique car, en écrivain américain typique, sa légende s'est faite sur seulement trois livres.

  • Chantre de la littérature américaine à l'ironie virtuose, Sam Lipsyte [né en 1968] nous plonge dans la vie étriquée de Milo Burke, petite quarantaine, petite bedaine, marié et papa gâteau, dont les ambitions de peintre se sont dissoutes dans les compromissions ordinaires. Milo, qui vient de perdre son emploi de chasseur de mécènes au sein d'une université de seconde zone, doit se plier aux exigences d'un vieil ami fortuné s'il veut retrouver son travail et une vie à peu près normale.

    A travers ce roman satirique et mordant se dessine le portrait d'un raté comme sait si bien en fabriquer notre époque, de ceux qui doivent encaisser tous les échecs et enchaîner toutes les désillusions.

    Inédite en France, cette sarabande débridée tire à feu nourri sur les pouvoirs en place et la fin d'un idéal. Offrant une échappatoire à la complaisance et au spleen, Sam Lipsyte le montre avec éclat : il y a une vie même hors des chemins escarpés de la réussite.

    Ce livre pathétiquement drôle a de Céline la noirceur spectaculaire, de Thomas Bernhard, la haine ­méticuleuse, de Philip Roth, l'amertume sexuelle, et de Hunter S. Thompson, une bile au goût de miel.

  • Alors que la grève installée à Wakonda étrangle cette petite ville forestière de l'Oregon, un clan de bûcherons, les Stampers, bravent l'autorité du syndicat, la vindicte populaire et la violence d'une nature à la beauté sans limite. Mené par Henry, le patriarche incontrôlable, et son fils, l'indestructible Hank, les Stampers serrent les rang... Mais c'est sans compter sur le retour, après des années d'absence, de Lee, le cadet introverti et toujours plongé dans les livres, dont le seul dessein est d'assouvir une vengeance. Au-delà des rivalités et des amitiés, de la haine et de l'amour, Ken Elton Kesey (1935-2001), auteur légendaire de Vol au-dessus d'un nid de coucou, réussit à bâtir un roman époustouflant qui nous entraîne aux fondements des relations humaines. C'est Faulkner. C'est Dos Passos. C'est Truman Capote et Tom Wolfe. C'est un chef-d'oeuvre.

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