Myriel

  • William Shakespeare

    Victor Hugo

    • Myriel
    • 7 Juillet 1905

    Commencé comme une biographie à mettre en préface à une nouvelle traduction des oeuvres de l'auteur anglais, William Shakespeare est une incarnation lumineuse du génie hugolien. Car le cadre restrictif de la préface a bien vite emprisonné la fougue de l'auteur des Misérables. A un tel auteur il fallait bien plus qu'une préface alors Hugo s'enflamme, Hugo s'emporte. Et sur plusieurs centaines pages le voilà partisan du romantisme et défenseur du génie de Shakespeare. Et l'emportement est fort !
    Pour l'incarner Hugo fait montre d'une érudition proprement effrayante. Il a tout lu de ce qui pourrait expliquer l'inspiration de Shakespeare. Et tout y passe des influences bibliques aux inspirations hellénistes de l'auteur d'Hamlet. Mais Shakespeare, c`est aussi un héritage, alors Hugo porte sa réflexion jusqu'à la critique des contempteurs du génie de Stratford-upon-Avon.
    William Shakespeare est ainsi bien plus qu'un simple livre. C'est une ode au génie shakespearien et à son humanisme. C'est aussi une défense remarquable d'un art nécessairement engagé et engageant. Hugo atteint des immensités stylistiques dans ce texte en forme d'éloge à l'adresse de ceux qui, comme Shakespeare, sont de « grands hommes » du simple agissement d'une plume sur du papier.

  • Assassin implacable, Jean-Baptiste Troppmann, est resté dans l'histoire pour avoir été l'un des pires meurtriers de la fin du XIXè siècle. En 1869, entre août et septembre, il met méthodiquement à mort toute une famille, les Kinck, afin de les dépouiller. Alternant entre furie et parfait contrôle ; Troppmann tua tout d'abord le père, puis de l'un des fils et enfin le reste de la famille. Sa forfaiture se clôt par un massacre à la sauvagerie confondante : en une nuit, il exécute puis enterre six personnes. Ce crime, atroce et épouvantable, révolta son temps : il fut un véritable bouleversement social.
    Ivan Tourgueniev, de passage à Paris début 1870, découvre la tragédie par l'une de ses connaissances. Lorsque Maxime Du Camp le convie à aller visiter le meurtrier dans sa cellule, avant d'assister à son exécution, Tourgueniev ne peut résister. Il est en cela à l'image du monde littéraire de cette époque, proprement fasciné par la folie de Troppmann.
    Il en ressort un récit glaçant et lumineux de l'exécution d'un homme, parfait plaidoyer contre les folies du genre humain. Il en ressort, tout autant, l'effarante description de ce qui put permettre à un homme médiocre de devenir une star. Car ce fut aussi ça le cas Troppmann : une folie collective et la starification d'un criminel.

  • Pièce maitresse, monument en maturité littéraire dans l'oeuvre de Trollope, Les tours de Barchester, est incontestablement le roman le plus abouti du cycle des Chroniques de Barsetshire. Maniant le particulier à des fins universelles, Trollope y raconte l'Angleterre rurale du premier XIXème siècle. Riche, dense, précis, exhaustif en détails, le style de Trollope y est confondant de réalisme. C'est une époque, toute une sociologie ou presque qu'il met à la description. Multipliant les intrigues pour nourrir une narration complexe, Trollope met essentiellement en scène une opposition dans ce livre.
    L'épouse du nouvel évêque, l'ambitieuse Miss Proudie, se rêve en régente. Entre intrigues et faux-semblants, elle fait tout pour faciliter l'avancement de son candidat pour l'investiture à venir au poste de directeur de l'Hospice de Hiram. Le chapelain, Mister Slope s'y oppose : s'en suivra une lutte subtile et discrète entre les deux protagonistes. Dans une Angleterre en plein enrichissement, une époque hypocrite, corrompue et conservatrice pour toile de fonds, cette lutte est bien plus qu'anodine. Trollope, maniant sous-entendus et ironie, y dénonce à merveille les tares morales de l'époque victorienne, montrée comme jamais dans toute sa violence contenue. C'est, in fine, ce qui fait des Tours de Barchester l'un des meilleurs romans anglais jamais écris.

  • Yvette

    Guy De Maupassant

    • Myriel
    • 1 Janvier 2014

    Ce recueil, Yvette, regroupe six nouvelles, toutes écrites sur le début de la décennie 1880 par Guy de Maupassant.
    La première de ces nouvelles, Yvette, a pour personnage principale une femme sur qui le destin s'acharne. Yvette est prioritairement une nouvelle sur le sort tragique des femmes dans la France de la fin du XIXème. C'est l'histoire d'une jeune fille qui toute sa jeunesse durant a vu sa mère, la pseudo marquise Obardi, se perdre dans les humiliations de sa situation de demi mondaine.
    En âge de séduire, Yvette comprend que son sort la voue, très certainement, au même métier que sa mère.
    Effrayée par un tel avenir, elle tente de se suicider, mais échoue à mourir.
    /> Cruel jusqu'au bout, le destin l'a fait alors atterrir entre les bras de Servigny, souteneur sans scrupule, qui avait des vues sur elle depuis longtemps déjà.
    Les autres nouvelles du recueil sont Le retour, L'abandonné, les idées du colonel, Promenade, Mohammed-Fripouille, Le garde, et Berthe.

  • Regards sur le monde actuel

    Paul Valery

    • Myriel
    • 1 Janvier 2019

    Il y a chez Paul Valéry une ambition de totalité que son Regards sur le monde actuel incarne à la perfection. Ce livre expose bien plus qu'une pensée, il illustre une démarche, comme une vocation ; le lire revient à mettre à jour l'essence même de son auteur.
    Poète, citoyen engagé, diplomate, professeur, théoricien ; il n'est rien que cette exceptionnelle intelligence n'osa aborder. Entre création et réflexion, esprit ambitieux voulant tout esthétiser, Valéry traversa le monde en esprit lucide, en chercheur de sens.
    La Politique nous guide par l'abus et l'Histoire est souveraine sur les questions touchant à notre devenir ; c'est fort de ces deux principes qu'il se lance dans la rédaction de Regards sur le monde actuel. En ressort un livre confondant de lucidité. Le grand théoricien comprend tout, il explique tout.
    Car le monde se fragilise, sous nos yeux qui ne voient rien ou si peu. Face à l'autoritarisme, d'évidence, la Démocratie ploie et ce sont nos libertés qui, immanquablement, fluctuent. L'Homme, dans le grand tourbillon, vacille et s'illusionne, forcément. Il prend pour intemporel ce qui ne l'est pas : pour vaincre ses fragilités, il s'ancre à de longs dérivants. Valéry ne voulut en rien faire acte de pessimisme avec ce texte, il voulut simplement prévenir.
    Son avertissement raisonne encore de nos erreurs, presque quatre-vingt-dix ans après sa formulation. Oui, les civilisations sont nos tombeaux !! Il est illusoire et vain de les croire intemporelles. L'Homme, créateur du fond intellectuel de ce monde, là est son bon côté, son honneur même, peut tout autant s'en montrer le destructeur.
    Et Valéry le sent tout autour de lui ce grand principe de destruction. Lorsqu'il écrit sa prémonition, l'Europe se croit Olympe. Elle a moins d'une décennie de bonheur devant elle.
    Et tout ça, Valéry le pressent...

  • Les carillons

    Charles Dickens

    • Myriel
    • 1 Janvier 2015

    Conteur de génie, écrivain aux talents profus, Dickens a investi tous les genres littéraires. Entre 1843 et 1848, il s'attèle, chaque année, à la rédaction d'un récit de Noël. Les Carillons sont ceux-là !! Loin de la simple fable, bien plus qu'allégorie littéraire qu'inspire l'esprit de Noël, Les carillons sont dénonciateurs, comme toujours chez Dickens. Lorsque paraît ce livre, Dickens, alors âgé de trente-deux ans, est déjà fort de plusieurs oeuvres fondamentales : Oliver Twist, les aventures de M. Pickwick, Le magasin d'antiquités, Nicolas Nickelby, Barnaby Rudge,.... Les carillons n'en seront que plus habilement engagés et savamment écrits.
    Dickens entend nous montrer que Noel est bien autre chose que la grande foire commerciale auquel l'esprit mercantile du grand siècle anglais l'abaisse. Là est, à coup sûr, l'évidente actualité de ce texte ; dans cette idée voulant que l'esprit de Noel aujourd'hui se meurt. Alors Dickens tranche : pour retrouver l'esprit de Noel, c'est vers la gaité des fêtes traditionnelles qu'il faut se retourner, le « petit peuple » continuant d'y voir ce bel instant de partage à l'entraide réconfortante.
    Les carillons sont une ode à l'espoir qu'inspire l'esprit de Noel. On nous y narre le quotidien d'un vieux porteur intègre. Toujours là, sous le beffroi lugubre d'une église londonienne, l'homme y patiente, dans l'angoisse, parfois l'espoir : il y attend le travail, l'attention, l'empathie des autres. Texte de combat narrant la dure existence d'un homme qu'on ne voit pas, Les carillons sont une apologie du besoin en justice que réclame l'inhumaine société d'alors. Il s'agit ici, pour le grand écrivain, d'affirmer le bienfondé d'un droit minimum, celui des pauvres ; Dickens n'en finissant jamais de plaider pour leur pleine et entière dignité.

  • L'affaire de La Barre

    Voltaire

    • Myriel
    • 7 Juillet 1905

    1766 : L'affaire Sirven occupe toujours un Voltaire déjà plus que septuagénaire. D'Abbeville, arrive une rumeur : un jeune homme d'un peu plus de vingt ans, François-Jean Lefebvre de La Barre vient d'être exécuté pour blasphème et impiété : commence, pour Voltaire, l'affaire de La Barre. Ce dont fut accusé le jeune homme est presque insignifiant : il aurait tailladé une effigie du christ ; par le passé, le jeune avait déjà fait des siennes en refusant de retirer son chapeau au passage d'une procession. De La Barre, adolescent provocateur, esprit insolent ; comme il sied à son âge, n'a guère fait plus que cela.
    Son dossier d'accusation repose sur la rancune d'un homme, le maire et enquêteur de la ville ; sur de la bêtise, sur du conservatisme, ainsi que sur quelques rumeurs ; sur les deux-cents témoins convoqués, seuls trois sont de vrais témoins oculaires. Qu'importe ! C'est à la condamnation qu'on le voue : sa mise à mort sera d'une barbarie sans nom. De La Barre reste dans l'histoire judiciaire française comme le dernier homme condamné pour blasphème. Voltaire, défenseur acharné de sa mémoire, de sa cause ; auteur restituant l'endurance de son calvaire a passé plus de dix ans de sa vie à plaider les louanges du martyr. Il en ressort un corpus de textes, de lettres, d'appels, de cris, de rage d'une terrible actualité.

  • La nouvelle Madeleine

    William Collins

    • Myriel
    • 5 Juillet 1905

    C'est un peu par hasard que l'infirmière Mercy Merrick, anglaise de nationalité, se retrouve sur le front franco-prussien pendant la guerre de 1870. Car la vie de Mercy est ainsi faite : elle vagabonde d'imprévus en coups du sort depuis qu'elle est orpheline. Passée par des emplois de domestique, par la mendicité et par la prostitution, Mercy est une femme que la vie accable. Et pourtant c'est lorsque la malchance se tourne vers quelqu'un d'autre que Mercy comprend que la vie peut enfin lui sourire. Car sur le front, pendant un bombardement allemand, une grande bourgeoise anglaise meurt tout à côté de Mercy.
    Persuadée que le bombardement a été fatal à miss Roseberry, Mercy usurpe donc l'identité de cette dernière afin de se faire embaucher chez Lady Janet Roy.
    Et si la vraie miss Roseberry n'était pas morte qu'arriverait-il à Mercy ?
    Entre les coups du sort, les convenances bourgeoises et les apparences de l'élévation sociale, William Collins navigue subtilement pour produire l'un de ses meilleurs romans.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant, n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies, qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Suicides, Jadis, Histoire corse, Un réveillon, Pétition d'un viveur malgré lui, Le Gâteau, La bûche, Mots d'amour, Souvenir, Marroca, Le saut du berger, Le lit, Mademoiselle Fifi, Vieux objets, L'aveugle.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant, n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies, qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : La rouille, Une ruse, Un vieux, Un normand, La relique, Clair de Lune, Un million, Le testament, Le baiser, Ce cochon de Morin, Madame Baptiste, Ma femme, Rouerie, La légende du Mont-saint-michel, Nuit de Noël.

  • Mort précoce, penseur décisif, philosophe en rupture ; Spinoza cultiva les fulgurances en modernité. Inventeur de l'exégèse moderne, pionner en tolérance, c'est d'abord à la lumière de sa propre existence qu'il convient d'appréhender ses démonstrations en rationalité religieuse. Son verdict, implacable d'humanisme, lumineux d'intelligence ; moment d'exceptionnalité philosophique est simple tout autant qu'élaboré. Résumons-le, par sa conclusion : le fait religieux laissé aux commandes de notre devenir politique ne saurait apporter la concorde et la liberté. Pour Spinoza, tout est entendu, par l'étude des Religions, par l'exemple de leurs actions historiques : elles professent jusqu'à l'embrigadement bien plus qu'elles n'élèvent.
    Pour que liberté se fasse, il faut à la politique se détacher des religions. Précurseur, l'auteur de l'Ethique, réclame l'instauration, pour de vrai, du fait laïc. Il poursuit même : pour que modernité advienne, il faut à cet Etat laïc les attributs de la Démocratie. Ainsi vivra la Liberté, par la concorde entre les façons de penser toutes aussi nombreuses qu'il y a d'hommes ; ainsi laissera-t-on prospérer l'audace intellectuelle de ceux que l'on voue, pour le moment, à l'excommunication, au retranchement. Démocratie réelle qu'engendre la Laïcité, avec, pour parachèvement le régime des Libertés. Triptyque philosophique indispensable à toutes modernités selon Spinoza. Démonstration géniale tout autant qu'universelle et moderne. Démonstration assurant à l'auteur de l'Ethique une sorte d'immortalité dont il convient, à travers ce texte, de relire les démonstrations.

  • Recueil de six nouvelles pour autant d'auteurs différents, Les soirées de Médan est un livre né sur les souvenirs de la guerre franco-prussienne de 1870. Là s'y croise ce qu'on appellera plus tard « Le cercle de Médan » : Emile Zola, Guy de Maupassant, Léon Hennique, Henri Céard, Joris-Karl Huysmans et Pierre Alexis. Six hommes aimant à se réunir dans la maison de Médan que Zola possédait près de Poissy. De l'aveu même de Zola, il s'agissait à travers ce recueil de « s'amuser », tout en faisant, cependant, acte de rébellion littéraire. Manifeste naturaliste ambitionnant d'offrir une vision de la guerre de 1970 la plus éloignée possible des conventions esthétiques et patriotiques en cours, Les soirées de Médan, provoqua un vrai scandale à sa publication du fait de ces audaces de formes.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant, n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies, qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Le(s) remplaçant(s), Les sabots, M. Jocaste, Auprès d'un mort, Deux amis, En mer, Réveil, L'homme-fille, Mademoiselle Cocotte, Les bijoux, Saint-Antoine, Le condamné à mort, La reine Hortense, Une surprise, Le pain maudit, La mère aux monstres, La serre.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant, n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies, qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Lui ?, La fenêtre, Le mal d'André, La moustache, Enragée ?, Les caresses, Le cas de Md Lumeau, L'ami patience, La Martine, L'enfant, L'odyssée d'une fille, Humble drame, La confession de Théodule Sabot, Au bord du lit, Le vengeur, Décoré !, Le père, Un sage, La farce (Mémoires d'un farceur)

  • En 1858, quand paraît Histoire de Marie-Antoinette, le nom de Goncourt n'est encore qu'un balbutiement. Edmond n'a pas encore fait publier ses romans les plus célèbres. Ce n'est qu'après la mort de ce celui-ci, en 1896, que finira de paraître Le journal, oeuvre témoignage d'une vie et de son siècle.
    Naturaliste, l'oeuvre des Goncourt, privilégie le document. Soucieuse de vérité, leur littérature réclamait une précision toute historienne. C'est très certainement là, dans l'oeuvre préparatoire aux livres qu'ils rêvaient d'écrire, que les deux frères ont pris goût à l'Histoire.
    Pionnière, la biographie qu'ils consacrent à Marie-Antoinette est résolument moderne. Cernant à merveille les complexités du personnage ; ayant compris l'ironie cruelle du destin de Marie-Antoinette : femme capricieuse, icône superficielle, égérie triste ; puis, pour finir, héroïne courageuse lorsque sonne le malheur ; les deux frères dressent un portrait nuancé de la souveraine. En décalage avec son temps, femme mal à l'aise à la cour, conseillère mal inspirée de son mari, Marie-Antoinette ne cessa d'être en décalage, vis-à-vis de ses contemporains, puis, plus tard, vis-à-vis de ses commentateurs.
    Amoureux du personnage, au sens littéral du terme ; soucieux de réhabilitation ; inclinant, par idéologie, vers les thèses royalistes ; les frères laissent à la postérité un livre terriblement actuel. Femme maltraitée par sa propre naissance, fillette tout juste bonne à marier, reine légère, femme se sauvant par la maternité, héroïne suicidaire et suicidée, c'est ce portait que dresse les deux frères. À contre-courant des livres la faisant ange ou diablesse ; bien plus subtils que tous autres biographes avant eux, Edmond et Jules Goncourt révolutionnent complètement ce qu'il faut penser de ce personnage légendaire.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant, n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies, qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Magnétisme, Père inconnu, Conflits pour rire, En voyage, Un bandit corse, La veillée, Autres temps, Le voleur, Confessions d'une femme, Un coq chanta, Le verrou, Farce normande, Mon oncle Sosthène, Une passion, Fou ?, Correspondance.

  • La dame en blanc

    William Collins

    • Myriel
    • 1 Janvier 2014

    Walter Hartright, professeur de dessin engagé par Mr Fairlie, tuteur des demi-soeurs Marian et Lucy, fait la rencontre d'une mystérieuse femme entièrement vêtue de blanc avant son départ de Londres. Ce n'est qu'après être passé au service de Mr Fairlie qu'il comprendra que le mystère de cette femme au comportement très étrange est lié au très lourd secret concernant Sir Percival, le fiancé de la jeune et jolie Lucy.
    Roman d'implication, roman de mystère et de l'amour, La dame en blanc reste une référence du génie de William Collins.

  • Tristes lectures

    Grégory Vuibout

    • Myriel
    • 1 Janvier 2015

    Sensible, femme gracile, Julie Rougerie est de ces êtres délicats sur qui s'abat, lâchement, la confusion. Grande lectrice, la jeune femme se plonge si intensément dans la Littérature qu'elle commence à croire en une improbable chose : l'héroïne de son roman préféré existerait bel et bien. Sa voisine, Nathalie Lesueur, serait cette femme que Julie épie, follement, nuit et jour jusqu'à l'irréparable. Comment Julie Rougerie en est-elle arrivée là ? Pourquoi commence-t-elle à épier le meilleure ami de sa proie, un fol projet pour conclusion triste à cette drôle d'histoire ?

  • Pierre de Lune

    William Collins

    • Myriel
    • 1 Janvier 2015

    Dans ce roman célébrissime, William Collins nous transporte dans l'Empire des Indes. Pierre de Lune est un diamant offert en cadeau d'anniversaire à une jeune fille de 18 ans. Volé dès la nuit suivante, le diamant, à la réputation d'objet maudit, est immédiatement recherché. On soupçonne des participants de la fête d'anniversaire mais également quelques intrus venus depuis les maisons voisines. Preuve de l'importance du crime, on confie l'enquête à l'un des plus grands policiers britanniques de l'époque qui se charge, rapidement, de récolter les témoignages des témoins du vol.
    Car là est aussi et surtout l'originalité de ce livre : dans ses choix narratifs. Collins y fait le pari de nous raconter cette histoire en s'appuyant uniquement sur ce que nous rapportent les différents témoins de l'affaire. Liberté est ainsi laissée au lecteur de se faire, pas à pas, sa propre opinion sur la responsabilité de chacun des protagonistes.
    Cette édition est une édition luxe s'appuyant sur la traduction française originale avec nombres d'illustrations d'époque commentées.

  • L'humour combattant

    Jonathan Swift

    • Myriel
    • 1 Janvier 2015

    Lire Swift, c'est un peu lire l'humour à la manoeuvre. Poète, écrivain, essayiste, polémiste, théologien de formation, homme que la politique embauche, plus grand satiriste anglophone, Swift excellait en bien des domaines. A le lire, on devine ses colères, on se noie dans ses interrogations. Il y a comme un désespoir se débattant chez cet homme qui souvent choisit l'ironie, le second degré, l'arme de la dénonciation de nos ridicules travers. Ainsi militait Swift, ainsi écrivait, pensait-il : par le biais moqueur visant à faire rire en égale proportion de ce qu'il convient d'avoir à faire penser. Swift transgresse,... en permanence. C'est une envie faite habitude que cela chez lui. Preuve en seront les cinq textes associés dans ce recueil : La bataille des livres, Résolution pour le jour où je deviendrai vieux, Irréfutable essai sur les facultés de l'âme, Pensées sur divers sujets moraux et divertissants, Instructions aux domestiques.
    A chacun de ces textes une humeur, à tous l'humour en combattant. Le troublant humanisme d'un homme nous rappelant à nos égalités, s'attachant à relever nos saisissantes similitudes ; pour évidente philosophie.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Le lit 29, La tombe, La dot, Tribunaux rustiques, L'armoire, Toine, Blanc et bleu, Lettre d'un fou, Le moyen de Roger, Une lettre, L'épingle, Imprudence.

  • Publiée dans les éditions de l'avent 1893 du Figaro illustré, M. Ré-Dièze et Melle Mi-Bémol est une nouvelle injustement méconnue de Jules Verne. Sous titrée Conte de Noël, elle prend place dans un petit village, Kalfermatt, quarante-ans avant l'instant choisi par son narrateur principal pour nous en entretenir. Il y a là M. Valgüris, l'instituteur du village, instructeur sévère et féru d'histoire, mélomane accompli se délectant des prestations de la chorale d'enfants du village que chapote M. Eglisak, l'organiste du village. Joseph Müller, l'un de ses enfants, narrateur de cette histoire, jeune garçon surnommé M. Ré-Dièze, est secrètement amoureux de Betty Clère, que beaucoup de ses camarades surnomme Melle Mi-Bémol. Tout aurait pu suivre un cours si charmant si n'intervenait, soudainement, la terrible surdité foudroyant M. Eglisak. Perdu, sans musique servant à célébrer, le village n'en accueillera que plus salutairement l'arrivée d'un musicien de génie : Maitre Effarante.
    Nouvelle qu'inspire l'esprit des soirs de messe de Noel, M. Ré-Dièze et Melle Mi-Bémol, est un conte doux sur les exigences de la création musicale, ainsi qu'une ode aux premiers émois amoureux.

  • Nouvelliste prolixe, Guy de Maupassant n'a pas écrit l'ensemble de son oeuvre sous un même nom. Alias et pseudonymes ont permis à l'écrivain de multiplier les collaborations. De cet ensemble, un nom retient plus particulièrement l'attention, c'est celui de Maufrigneuse. C'est sous ce nom que Maupassant écrira des dizaines de nouvelles, essentiellement destinées au Gil Blas. Or Maufrigneuse n'est pas un nom inventé, c'est un personnage balzacien. Dans l'énorme réquisitoire des beautés et vilénies qu'est la Comédie Humaine, la Duchesse de Maufrigneuse incarne le portait type de la croqueuse de fortune. Femme habile se jouant des évènements politiques pour expliquer les revers de fortune qu'elle inflige, Diane de Maufrigneuse est une vénale qui s'assume ; elle est cynique par adéquation avec son époque. Gageons que Maupassant n'a pas choisi ce pseudonyme par hasard. Dans ces nouvelles balzaciennes, il se montre génialement lucide, imitant en cela le grand Balzac. Le décor qu'il dresse de son époque, des hommes, des circonstances est tout à la fois glaçant, lucide, fataliste, mais surtout empli d'espoir.
    Vous trouverez dans ce tome les nouvelles suivantes : Garçon, un bock !, Lettre trouvée sur un noyé, Misti (souvenirs d'un garçon), Rose, Le protecteur, Idylle, Une vente, Vains conseils, Rencontre, Adieu, La patronne, Châli, La chevelure, Souvenir, Promenade.

  • Le revenant

    Claude Lestimov

    • Myriel
    • 1 Janvier 2016

    Estève de L'Herme est enfin arrivée au bout de son attente. C'est ce matin qu'on l'extrait de sa cellule pour la porter devant de ses juges. Déjà deux ans qu'Estève travaille à sa défense, tache de mettre en mots les arguments allant vers un impossible acquittement. Sortant de sa cellule, Estève n'oublie pas de prendre avec elle son cahier de notes ; un dernier encouragement de Thérésa et Ludmilla, ses codétenues, et la voilà partie. Il n'y aura pas trop des dizaines de minutes la séparant du palais de justice pour tout relire ; et, une dernière fois, se replonger dans cette terrible histoire de famille qui l'a faite, elle, fille docile, femme chétive, coupable d'une terrible chose. Comment tout cela a-t-il pu arriver ? Qu'est-ce qui dans la drôle d'histoire arrivée à son père a été l'élément déclenchant du pire ?

empty