Presses universitaires de Louvain

  • Souvent, la philosophie prend la latitude de se poser là où elle veut. La collection « Empreintes philosophiques » témoigne d'un art de la suivre à la trace, où qu'elle soit et sans a priori : les arts, les lettres, les sciences, les religions, bref tous les savoirs du monde que la philosophie informe autant qu'elle s'en informe, par ce jeu des empreintes.

  • L'Iris, symbole de la région bruxelloise, et le Croissant, symbole de l'islam : à Bruxelles, comme dans toute l'Europe, la présence de l'islam est désormais définitive. Elle est particulièrement importante. Comment appréhender cet espace urbain sous l'angle de la présence de l'islam ? Il importe tout d'abord de décrire, de manière aussi détaillée que possible, les multiples aspects de cette nouvelle présence religieuse : les mosquées, les multiples organisations islamiques, l'enseignement religieux, le commerce halal, les médias, le web, les mobilisations collectives, les lobbies européens, les connexions politiques. On mesure alors l'ampleur, la force dynamique et la diversité de cette présence. Mais comment, dans cette ville aux aspects nouveaux qu'est Bruxelles, se construisent les relations entre musulmans et non-musulmans ? Comment s'opère leur « co-inclusion réciproque » ? Au-delà des relations personnelles, a-t-on pris la mesure des enjeux urbains liés à cette nouvelle présence ? Ou bien les réflexions sur Bruxelles et son devenir tendent-elles à ignorer - dans une sorte de déni -, la dimension religieuse islamique, alors que des médias et des acteurs politiques, au contraire, la survalorisent et la stigmatisent parfois ? A-t-on pris en compte le fait que la dimension religieuse de la ville « post-séculière » devient un nouvel enjeu de société ? Les musulmans ont-il pris la mesure des enjeux liés à leur présence, qui vont bien au-delà de la seule constitution de mosquées ou de la revendication du port du foulard ? Comment se vivent-t-il en tant que bruxellois musulmans ? C'est à ces quelques questions que cet ouvrage tente de répondre à la suite d'une enquête sur le terrain bruxellois, cette ville qui, désormais, est « aussi » une ville musulmane. Bruxelles, capitale de l'Europe, est un laboratoire du devenir de l'islam européen.

  • Les populations musulmanes en Belgique n'avaient plus fait l'objet d'une étude globale depuis plus de dix ans. Ce volume aborde la question des identités et appartenances, à partir des positionnements face aux pratiques religieuses dans la sphère publique mais aussi des processus tels que les conversions (vers ou dans l'islam) ou les engagements citoyens. Il s'intéresse en outre aux courants dits réformistes, notamment les Frères musulmans et les mouvements Nurçu et Fetullah Gülen, d'origine turque, mais aussi aux guérisseurs qui officient dans les milieux salafistes. Enfin, ces études examinent les relations qui se créent entre les musulmans et la société globale, notamment à travers la participation politique, la gestion publique du culte ou encore l'intégration spécifique du droit de la famille. Ces multiples champs sont traversés par une variété de dynamiques de fond qui animent et complexifient les manières d'être musulman en Belgique. Il importe d'en saisir les nouveaux enjeux pour en pointer les perspectives futures. C'est précisément ce que permet le cadrage initial de cet ouvrage qui, sans méconnaître la littérature existante, veut en dépasser certaines lacunes et permettre d'aller plus loin dans la compréhension du laboratoire foisonnant, interactif et ouvert qu'incarnent ces présences déjà longues, mais encore peu connues, de l'islam en Belgique. Ce livre s'adresse à un large public, scientifique ou non, intéressé par la compréhension des dynamiques et enjeux sociaux, culturels et religieux de notre société multiculturelle. Il réunit les contributions de Ikram Akodad, Nadia Fadil, Marie-Claire Foblets, Aicha Haddou, Jean-François Husson, Iman Lechkar, Ural Manço, Konrad Pedziwiatr, Christiane Timmerman, Corinne Torrekens, Hanifa Touag, Els Vanderwaeren, Müserref Yardim, Fatima Zibouh.

  • Il y a vingt ans, l'Union soviétique s'effondrait dans un climat étonnamment pacifique au regard du déchaînement potentiel. Néanmoins, si la situation semble stable à l'échelle régionale, au sein de certains États l'implosion soviétique a laissé des traces sanglantes. Le Nagorno-Karabakh, l'Ossétie du Sud, l'Abkhazie et la Transnistrie, autonomes avant 1991, se sont proclamés indépendants. Ils sont entrés en guerre pour libérer leurs territoires respectifs de la tutelle de l'Azerbaïdjan, de la Géorgie et de la Moldavie. Lorsque les tirs cessent, les séparatistes s'imposent en vainqueurs sans toutefois obtenir de reconnaissance internationale. Vingt ans plus tard, le tableau n'a guère changé : les combats des années 1991-1993 ont laissé la place à une situation de « ni guerre, ni paix ». Comment ces conflits ont-ils éclaté ? Pourquoi perdurent-ils ? Quelles sont les solutions possibles ? Tels sont les enjeux que posent encore aujourd'hui les conflits gelés de l'espace postsoviétique. Cet ouvrage consacré à l'origine et à l'évolution des conflits gelés de l'ex-URSS a des visées pédagogiques. Il est destiné aux étudiants en relations internationales, mais aussi aux chercheurs portés sur l'étude de conflits et, au-delà, à tous les lecteurs intéressés par le monde postsoviétique.

  • En publiant en 1972 Histoire et Absolu, Jacques Colette offrait une compréhension rigoureuse de la pensée de l'existence à travers l'analyse minutieuse de quatre ouvrages fondamentaux de Kierkegaard : les Miettes philosophiques, le Post-scriptum, le Concept d'angoisse ainsi que La maladie à la mort. Le temps est venu de rendre cet essai magistral à nouveau accessible. Il a marqué la réception de Kierkegaard et il reste un ouvrage majeur pour s'introduire dans son oeuvre philosophique. Cette édition revue et corrigée, menée par Joaquim Hernandez-Dispaux, est augmentée d'un essai inédit de Jacques Colette.

  • Søren Kierkegaard et Fernando Pessoa utilisèrent deux procédés littéraires similaires, la pseudonymie et l'hétéronymie, auxquels ils donnèrent un contenu différent. Le premier tente par ce biais de se rapprocher de l'Individu sans avoir à endosser l'esthétique, ni le religieux qu'il ne saurait atteindre pleinement ; le second, sous la figure de Caeiro, esquisse les traits d'un nouvel individu qu'illustrent à leur façon des êtres de fiction, les hétéronymes. Mais pour les deux auteurs, le souci d'exister est au coeur de leur démarche qu'aucune approche spéculative ni métaphysique ne saurait saisir. À ce titre, le concept de répétition, qu'il soit ou non mentionné comme tel, joue un rôle central. Le redoublement pessoen vise à ouvrir le champ du possible, à le jauger, à l'éprouver dans autant d'expériences hétéronymiques ; la répétition kierkegaardienne invite à le réaliser, fût-ce par le recours à la Grâce, sachant qu'à Dieu tout est possible.

  • Ce volume offre un vaste panorama des études sur Michel Henry et les acquis de sa « phénoménologie matérielle », dans des domaines aussi divers que l'histoire des idées, la culture, la politique, l'esthétique ou le fait religieux. Les contributions ici rassemblées ont pour origine l'ouverture à l'Université catholique de Louvain (UCL) du Fonds Michel Henry, qui met à la disposition des chercheurs les archives du philosophe, ainsi qu'une importante bibliothèque de littérature primaire et secondaire. « [...] les versets fameux d'Angelus Silesius La rose est sans pourquoi fleurit parce qu'elle fleurit n'a souci d'elle-même ni ne désire être vue procèdent directement des intuitions fulgurantes de Maître Eckhart, la rose n'étant que le nom de la vie [...]. N'est-il pas significatif de constater que tous les caractères négatifs que revêt le corps humain dans son abandon au monde, son délaissement, son absence de justification, son étrangeté, sa contingence, son absurdité, éventuellement sa laideur ou sa vulgarité, disparaissent dès que, vécu de l'intérieur, ce corps se révèle à soi-même comme chair vivante ? » Michel Henry, Incarnation. Une philosophie de la chair

  • The crisis faced by the European project today is above all a crisis of meaning. After the disappearance of the narratives about peace and prosperity, the reason for Europe is now the one given by millions of Europeans. Together we must therefore explore a Europe whose institutions are a means but not an end, remain open to discovery, attentive to stories and critical of common ideas.
    This six-month journey is dotted with eleven stops, eleven letters from eleven cities in nine European countries, from Russia to Sweden, Portugal to Bulgaria. They give rise to eleven debates on major issues such as defence, youth, the wounds of the past and solidarity, all of which are explored via the stories of dozens of Europeans met along the way.

  • La réforme de l'organisation des cours dits « philosophiques » - cette formule ambiguë pour dire que l'on enseigne, à l'École en Belgique, la « morale non confessionnelle » et les religions reconnues par l'État - est à l'ordre du jour. Il est devenu urgent de changer un paradigme inadapté à une société pluraliste. Mais comment et pourquoi ? Ce volume offre un ensemble, unique en son genre, de pistes et perspectives : des pédagogues, des professeurs de philosophie et de sciences des religions, des constitutionalistes, des représentants du Ministère compétent et du Conseil consultatif des cours philosophiques, de l'inspection des cultes et du cours de morale, mais aussi de la Laïcité et du monde politique apportent des analyses prospectives pour nourrir le débat.

  • Philippe, la cinquantaine, se croit en bonne santé mais s'entend annoncer qu'il doit être opéré de pontages coronaires. Chaque année, des centaines de milliers de personnes dans le monde bénéficient d'opérations cardiaques. Ce qui est moins habituel, c'est que cette fois le patient est un patron d'anesthésie spécialisé dans ce type d'interventions, et qu'il sera opéré dans son propre service.

    - Et alors, comment est-ce de l'autre côté du drap?

    À la question posée par tous ses collègues, il a décidé de répondre par cet essai, imaginé au moment même des faits et couché sur papier les jours qui ont suivi.
    Dix ans plus tard, une préface de Gebrine El Khoury, le chirurgien qui a opéré l'auteur, donne une nouvelle actualité à ces pages sans concessions, pleines d'informations, souvent drôles et parfois émouvantes, à l'attention des futurs opérés, de leurs familles, des soignants et même des décideurs hospitaliers.

  • Dans quelle mesure la philosophie française du XXe siècle est-elle habitée, voire hantée par la pensée kierkegaardienne ? Dans quelle mesure l'a-t-elle été dès les années 1930, certes en « découvrant l'existence » avec Husserl et Heidegger, mais aussi et simultanément avec Kierkegaard ? Et dans quelle mesure l'est-elle encore, au moment même où c'est en rupture avec le paradigme « historique » de la phénoménologie qu'elle trace de nouveaux chemins de pensée ? C'est à ces questions que ce recueil, réunissant des spécialistes internationaux de l'oeuvre de Kierkegaard et des historiens de la philosophie française contemporaine, tente de répondre sur un mode à la fois historique et thématique, afin de montrer que, loin d'appartenir à un passé révolu, la pensée kierkegaardienne est bel et bien encore devant nous.

  • L'enseignement est de moins en moins souvent la vocation de toute une vie. Nombreux sont les collègues qui ne font plus carrière à l'école et qui la quittent après une expérience très courte. L'interdisciplinarité, la collégialité, le travail collaboratif modifient profondément l'exercice de la profession. Cette évolution a des répercussions sur l'attrait du métier d'enseignant ainsi que sur la formation initiale et continue. L'éducation physique n'échappe pas à ces transformations du paysage éducatif et scolaire. En particulier, l'enseignant novice est mis à l'épreuve par les nouvelles exigences, qui questionnent d'emblée ses capacités de maîtrise du processus d'enseignement-apprentissage. Ce livre rassemble douze contributions internationales francophones qui respectent l'itinéraire chronologique des futurs professionnels : étudiants, stagiaires, novices, formation continue. Outre des thématiques comme le plaisir d'apprendre ou d'enseigner et les interactions langagières, il aborde une réflexion plus générale à propos du processus de construction d'une identité d'enseignant en éducation physique, vue en tension sous différents aspects socioprofessionnels.

  • De manière récurrente, les politiques ont invoqué comme finalité de promouvoir une plus grande « démocratisation » de l'enseignement. Dans les faits, la démocratisation scolaire s'est révélées surtout une « massification ». Elle a été davantage « quantitative ». Les chances d'obtenir un diplôme restent toujours aussi mal réparties en fonction des origines sociales ou culturelles. La réussite scolaire est très inégale et les jeux de distinction face à l'offre éducative sont multiples. Dans cette situation, l'« égalité des chances » semble (de plus en plus ?) un idéal inaccessible, au point que nombre d'interrogations sont aujourd'hui ouvertes sur ce que recouvre ou doit recouvrir la notion de « justice scolaire ». Dans les pratiques, les voies à suivre semblent également de plus en plus difficiles à mettre en oeuvre. Bref, l'école démocratique de masse reste encore à inventer. On s'interroge ici sur plusieurs facettes des processus qui se jouent au sein de l'école : Quelles nouvelles définitions de la justice scolaire défendre d'un point de vue éthique et politique ? La réalité du « marché scolaire » est-elle indépassable et hors de portée de l'action des pouvoirs publics ? Les pratiques des établissements peuvent-elles contribuer à l'égalisation des chances ou sont-elles seulement le reflet des inégalités sociales ? Les dispositifs pédagogiques peuvent-ils faire la différence dans la réussite des élèves ? Sont-ils neutres socialement ? Les élèves victimes de relégation peuvent-ils encore croire dans le discours et les pratiques scolaires ? Au-delà de l'école, les dispositifs d'insertion sont-ils en mesure d'éviter le caractère irréversible de l'exclusion ?


  • Dans l'exercice de leur métier, les chercheurs veulent repousser les frontières de la connaissance, explorer des régions jusque-là inconnues dans leur discipline. Pour cela, ils sont capables de développer des routines très complexes, des procédures très rigoureuses. Ils inventent des dispositifs d'expérimentation qui tournent à la perfection. Ils se démènent pour obtenir les précieux financements qui leur permettront de continuer leurs programmes. Ils siègent dans des conseils, donnent des cours, encadrent des thésards, communiquent dans les médias.

    Par passion pour la recherche, ils sont aussi capables de se mettre en danger, intellectuellement et même physiquement, de prendre des risques calculés pour démontrer une hypothèse, résoudre une équation ou un problème, prouver l'existence d'une particule ou d'une étoile ou déchiffrer un génome... ils arpentent les quatre coins du globe, fréquentent les grands fauves comme les redoutables bactéries, se laissent couler dans les abysses océanes ou s'élèvent dans la stratosphère, ou encore, avec un eurêka au bord des lèvres, s'immergent dans des calculs et des réflexions sans fin. Ce sont des savanturiers. Non, leur vie n'est pas toujours de tout repos. À l'occasion de l'Année Louvain de l'aventure scientifique (2016-2017), ce livre donne un aperçu de quelques-unes de leurs échappées.
    L'aventure est au coin de la science!

  • En Belgique, comme dans de nombreux autres pays, on s'accorde pour considérer que l'articulation entre vie professionnelle et vie familiale n'est ni une simple affaire privée relevant de choix individuels, ni une problématique qui concernerait uniquement les femmes. Il s'agit d'une affaire de société, qui occupe l'agenda politique. Un appel est également lancé aux entreprises (plus largement aux organisations au sein desquelles s'organise le travail rémunéré) pour qu'elles adoptent une attitude responsable. Les résultats présentés dans ce livre sont le fruit d'une enquête menée par questionnaire et d'études de cas réalisées auprès de moyennes et de grandes entreprises (marchandes et non marchandes) installées en Wallonie. L'ouvrage établit un bilan sur la façon dont les organisations intègrent la problématique de l'articulation travail/famille. Il permet aussi de mieux comprendre les transformations structurelles et culturelles qui pèsent lourdement sur la relation travail/famille. Ce travail d'analyse intéressera autant les chercheurs et les gestionnaires d'entreprise que les responsables politiques et sociaux ainsi que tout citoyen interpellé par cet enjeu social.

  • Il n'y a plus grand-monde pour mettre encore en doute le bouleversement profond qui est en train de modifier l'équilibre climatique de notre planète. Force est cependant de constater que cette prise de conscience, indispensable, ne suscite que fort peu d'initiatives pour renverser le cours d'une évolution inquiétante. Peut-être cette insouciance est-elle, au moins en partie, attribuable au fait que nos contemporains accordent encore aux savants, aux chercheurs, aux ingénieurs, le pouvoir de découvrir des ressources minérales, énergétiques, alimentaires, qui soient inédites, propres, inépuisables. Ce livre tente de démontrer qu'il ne faut pas trop se leurrer à ce sujet. La notion même de développement, actuellement basée sur une énergie pratiquement gratuite, risque bien de se révéler d'ores et déjà dépassée par les faits. Une telle démonstration exige que soient clairement exposés, sur une base scientifique, les tenants et aboutissants des problèmes posés, en particulier, par une soif démesurée d'énergie qu'exacerbe une démographie apparemment incontrôlable.

  • Les actes des dix-neuvièmes journées belgo-néerlandaises d'histoire du droit offrent un aperçu général de la recherche actuelle en histoire du droit et de la justice, en particulier des travaux de jeunes chercheurs. Les études réunies dans ce recueil couvrent une large palette chronologique: - Droit et justice au XXe siècle - De l'Antiquité romaine au Moyen-Âge - Histoire de la justice du Moyen-Âge au XVIIe siècle - Le temps des Révolutions - XIXe siècle : le pouvoir judiciaire face au bouillonnement sociétal - Quelques aspects oubliés de l'histoire récente du droit.

  • Le harcèlement à l'école touche de nombreux élèves et constitue une source de souffrance qui peut avoir des conséquences néfastes jusqu'à l'âge adulte. Il est donc important de savoir comment faire pour éviter les drames auxquels peut conduire le harcèlement. Cet ouvrage cherche à comprendre quelles sont les conditions locales qui favorisent la mise en place de projets de prévention. Il vise, en partant de l'analyse d'expériences de terrain, à donner des repères pour la mise en oeuvre d'actions de prévention au sein des écoles. Pour ce faire, cet ouvrage présente : oun état des lieux concernant la prévention du harcèlement en milieu scolaire ; odes exemples concrets de projets de prévention ; oune analyse des conditions favorables à la mise en oeuvre de ces projets ; odes recommandations pour une politique de prévention plus efficace. Ce texte s'adresse d'abord aux personnes concernées par la mise en place et le suivi de projets de prévention du (cyber)harcèlement en milieu scolaire : directions, équipes éducatives, psychologues scolaires, médiateurs, professionnels de la santé, associations de parents, services d'aide à la jeunesse, travailleurs sociaux, formateurs, etc., et futurs professionnels de ces secteurs. Il intéressera également les décideurs politiques et toute personne concernée par la prévention du harcèlement en milieu scolaire.

  • Porté par une équipe enthousiaste, ce cinquième volume de la collection Sâges est sans doute le plus abouti. Fruit d'une réflexion pluridisciplinaire, il éclaire d'une lumière particulière les grandes interrogations que pose le vieillissement dans un environnement qui en recule chaque jour les frontières. Si la vieillesse se pense de moins en moins sous le seul angle du déclin, l'aspiration des aînés à participer de manière active aux choses de la Cité le plus longtemps possible surprend souvent, interpelle parfois, réjouit toujours. Leur maintien plein et entier dans la société prend une coloration différente selon les populations et les personnes. C'est le mérite de cet ouvrage que d'avoir privilégié les regards croisés de différentes disciplines et la recherche sur le terrain pour en baliser les multiples facettes. Il montre qu'à l'heure où la promotion de l'activité accompagne fréquemment l'avancée en âge, c'est plus fondamentalement le sens de cette articulation entre vieillissement et activité qui mérite d'être éclairé car il ne vaut pas pour tous et dans toutes les situations. Ce « vieillissement actif dans tous ses éclats » nous invite à faire le pari de nos capacités individuelles et collectives à vivre plus longtemps, mieux et ensemble.

  • Si le projet européen traverse aujourd'hui une crise, c'est avant tout celle du sens. Après l'épuisement du discours sur la paix et de celui sur la prospérité, la raison de l'Europe, c'est celle qui pourra lui être donnée par les millions d'Européens. Pour cela, il faut explorer ensemble une Europe dont les institutions sont un moyen mais pas un but, rester ouvert aux découvertes, attentif aux récits et critique face aux idées communes.
    Ce voyage de six mois est émaillé de onze haltes, onze lettres écrites dans autant de villes de neuf pays d'Europe, de la Russie à la Suède, du Portugal à la Bulgarie. Elles donnent lieu à onze débats sur des grands sujets comme la défense, la jeunesse, les douleurs du passé ou la solidarité, qui sont explorés à travers les histoires de dizaines d'Européens rencontrés au long du chemin.

  • L'Union européenne ne se réconciliera avec ses citoyens que lorsque ceux-ci pourront identi­fier de véritables leaders au niveau des institutions. Partant de ce postulat, l'auteur mène une réflexion à la fois historique et politique sur le leadership, tel qu'il a été exercé dans la Commu­nauté depuis ses débuts, puis dans l'Union européenne jusqu'aux nominations de 2014. Il décrit l'état de grâce des années Delors, les succès de Javier Solana, les défis relevés par Herman Van Rompuy pendant la crise de l'Eurozone, les responsabilités accrues de la Commis­sion sous José Manuel Barroso, le parcours courageux de Cathy Ashton, puis la procédure des spitzenkandidaten, l'élection de Jean-Claude Juncker et le choix de Donald Tusk et de Fedcrica Moghcrini. Mais il souligne aussi les occasions manquées, la tendance naturelle de certains chefs de gouvernement à vouloir garder le contrôle de la construction européenne, leur insistance à vouloir gérer l'Union « de l'arrière » Même si un grand nombre d'acteurs seront toujours impliqués dans l'élaboration et la prise des décisions européennes, le leadership from behind n'est plus suffisant pour faire face aux défis actuels. L'Union a en effet de plus en plus de responsabilités propres; ses réglementations ont une emprise de plus en plus étroite sur la vie quotidienne des gens. Il est donc normal que ceux-ci souffrent de ne pas pouvoir identifier ceux qui les dirigent ou de voir leur sort décidé par des leaders qu'ils n'ont pas choisis.

  • Si la curiosité est parfois un vilain défaut, elle est aussi une exigence continue par rapport à la réalité qui ne manque pas de se révéler énigmatique, incertaine, souvent sans couleur mais aussi joyeuse et créative.Ce volume ouvre grand les yeux sur le devenir des sciences sociales. À l'invitation du Pr Bernard Francq, il rassemble les contributions de sociologues chevronnés comme Alain Touraine mais aussi les questionnements de jeunes sociologues sur leur pratique sociologique et sur la manière dont ils se situent par rapport à cette discipline exigeante qu'est la sociologie.Dans un deuxième moment, Bernard Francq et Philippe Scieur ont demandé à des chercheurs animés par le souci d'ouverture, de renouvellement et de création de dire comment ils se sentaient interpellés par cette pratique indispensable à la sociologie qu'est la curiosité. À travers quatre thèmes - le travail, la ville, la démocratie, la singularité - qui ont été présents tout au long de la vie intellectuelle et professionnelle de Bernard Francq, c'est l'occasion de faire émerger de nouvelles questions autour du projet sociologique.

  • Cet ouvrage dresse le portrait de bandits « bien de chez nous », la Bande noire qui a terrorisé les populations rurales de nombreux villages du Hainaut, du Brabant et du Namurois au milieu du XIXe siècle. Grâce à un mode opératoire bien ficelé, ces criminels ont su jouer pendant plus de cinq ans avec les failles d'un système judiciaire fragile, avant de se faire arrêter et juger. Au même moment, la Belgique connait une autre affaire de banditisme qui fera couler beaucoup d'encre : l'affaire « Coucke et Goethals », du nom de ces deux Flamands jugés et guillotinés à Charleroi pour un crime que certains membres de la Bande noire revendiqueront ensuite. Les archives judiciaires et journalistiques ont permis de reconstituer cette histoire passionnante où se côtoient bandits, acteurs judiciaires, habitants des villes et des campagnes, sur fond de débats idéologiques qui ont façonné l'histoire de la Belgique au XIXe siècle. Autant d'éléments qui devraient permettre à l'affaire de la Bande Noire de retrouver sa place dans l'histoire politique et judiciaire de la société belge.

  • Quoi de plus incontournable, en matière d'enseignement-apprentissage, que la progression des dispositifs mis en oeuvre par les enseignants et des acquisitions qu'ils permettent de susciter ? La progression est sans conteste la condition fondamentale de la dynamique du savoir et de son enrichissement, car tout enseignement est inscrit dans le temps et comporte une dimension narrative : apprendre quelque chose à quelqu'un, c'est nécessairement construire une histoire avec lui, c'est l'entrainer dans un récit dont il est le héros. Peut-on caractériser plus précisément cette progression des apprentissages ? Comment se construit l'histoire de l'apprentissage dans chaque domaine du savoir et dans la diversité des contextes éducatifs ? Telle est la première question à laquelle les contributions du présent ouvrage ont cherché à apporter quelques éléments de réponse. Si l'apprentissage ne peut se passer de progression, il ne peut pas davantage se passer de transversalité. Un savoir ne peut en effet être considéré comme acquis que lorsqu'il fait l'objet d'un transfert, c'est-à-dire lorsque l'apprenant se montre capable de l'utiliser dans d'autres contextes que celui où il lui a été transmis et à d'autres fins que pour lui-même ou pour des visées « savantes ». Apprendre, c'est devenir capable d'utiliser des savoirs dans le cadre d'autres disciplines, en les mettant au service de l'apprentissage scolaire dans son ensemble... et au service de la vie. Mais si cette importance de la transversalité relève à certains égards de l'évidence, il ne suffit pas de l'affirmer ; la convocation de différents regards disciplinaires doit permettre d'aller plus loin en montrant concrètement comment chaque discipline favorise des transferts vers d'autres « champs » qu'elle-même. Tel est le second défi qui était posé aux contributeurs du présent ouvrage, qui constitue les actes de la troisième journée d'études organisée par le CRIPEDIS depuis sa création en 2008.

empty