Presses universitaires de Rennes

  • Les Histoires de Bretagne ne manquent pas mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, elle s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent. De nouvelles figures émergent alors, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles, ainsi que de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Sans jargon, d'un rythme de lecture facile, ce livre s'adresse au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien.

  • L'éducation, c'est bien plus que l'enseignement et l'apprentissage. L'anthropologie, bien plus qu'étudier la vie des autres personnes. Dans ce livre provocateur, Tim Ingold soutient que l'anthropologie, comme l'éducation, constituent des manières d'étudier la vie, et de la mener, avec les autres et va bien au-delà de l'exploration de l'interface entre les deux disciplines de l'anthropologie et de la recherche en éducation.

  • Une histoire du peuple de Nantes, de la Préhistoire à nos jours, cela n'avait jamais été tenté : envisager la traite négrière sous l'angle des marins et des esclaves renouvelle l'approche habituelle, centrée sur l'économie et les armateurs. Envisager les quarante dernières années du point de vue des ouvriers orphelins des chantiers ou des femmes en colère, cela modifie l'image de la métropolisation heureuse. Envisager la terrible famine comme élément majeur de l'année 1532 suggère que le rattachement de Nantes au royaume de France n'est pas alors la préoccupation première du peuple...

  • Les « années 1968 » ont-elles été une époque de contestation des rôles de genre, des stéréotypes sexués ou des clichés virilistes ? Pour le savoir, ce livre veut saisir l'influence du genre dans les multiples formes de positionnement et de conflictualité politique, dans les organisations syndicales comme les groupes et partis politiques, les mouvements associatifs et les collectifs militants, dans cette période marquée par de nouvelles dynamiques féministes.

  • Cet ouvrage offre une cartographie des féminismes du temps présent à partir d'une approche mobilisant des champs pluridisciplinaires (histoire, sociologie, philosophie, sciences de la communication, arts) et des aires géographiques et culturelles larges (Europe de l'Ouest, États-Unis, Canada, Inde, Japon). Il interroge le renouveau du féminisme en termes générationnels, il questionne la légitimité d'un sujet politique hégémonique et il explore les cadres théoriques et les modalités d'action de cette « troisième vague » féministe.

  • Le temps de l'aménagement unilatéral et statique est révolu. Voici venir le temps de la ville inclusive, citoyenne, flexible, participative, négociée, régulée. Malgré la distance persistante entre objectifs et résultats, malgré ses aléas et les imperfections de son évaluation, malgré les oppositions de valeurs et les divergences stratégiques, cet ouvrage invite à l'optimisme, car les textes rassemblés ici entrevoient des évolutions positives dans une fabrique en constante recomposition.
    Guy Baudelle est professeur d'aménagement de l'espace-urbanisme à l'université Rennes 2 membre du laboratoire ESO-Rennes (UMR CNRS 6590) et président de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de Rennes (IAUR).
    Gilbert Gaultier, sociologue, est directeur de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de Rennes.

  • En 1974, à l'occasion de la mise en scène au festival d'Automne par Brigitte Jaques-Wajeman de la pièce de théâtre de Frank Wedekind, L'Éveil du printemps, traduite par François Regnault, Jacques Lacan écrivit une préface dont la dansité est à la mesure du chantier qu'il poursuivit pour remettre la psychanalyse sur ses pieds. Revenir aujourd'hui à ce texte de Lacan, à ses surprises et à ses énigmes, est l'occasion de souligner son abord nouveau de l'adolescence, et ce que celui-ci nous enseigne pour la pratique et l'éthique de la psychanalyse.

  • Les auteurs de cet ouvrage proviennent de disciplines différentes mais ils trouvent dans l'approche psychanalytique un point de convergence. Chacun vise à serrer au plus près de quelle(s) manière(s) le corps vient à se nouer à l'oeuvre, aussi bien dans les champs de la science, de la mise en scène théâtrale, du cinéma, de la musique et de ce que nous situons comme la féminité. Ils cherchent également à cerner comment cette création vient résonner avec la subjectivité de notre époque et son malaise où la sublimation ne vise plus la beauté apollinienne, mais l'envers du corps.

  • Cet ouvrage étudie les relations entre art et documentaire, relations par lesquelles des problématiques communes, des stratégies et des manières de faire entrent en écho et s'éclairent réciproquement. Il rassemble des contributions d'auteurs français et étrangers, universitaires comme artistes, et vise à décloisonner la réflexion sur le documentaire à travers une multiplicité d'approches disciplinaires.

  • L'agriculture est un terrain fertile pour explorer les différentes facettes juridiques des paiements pour services environnementaux (PSE) dans la mesure où cet outil a reçu un écho important dans ce secteur et ce, à plusieurs échelles d'action. Présenté sous un même vocable, il peut renvoyer à différentes formes d'expressions juridiques en raison de la diversité des acteurs impliqués et de la pluralité des services environnementaux concernés. Cet ouvrage bénéficie des analyses croisées de spécialistes de l'économie, de l'écologie, du droit de l'environnement, du droit de la PAC, du droit des marchés publics, du droit des contrats, du droit rural, du droit de la propriété, de l'anthropologie du droit, mais également des analyses de droit comparé.

  • Inventer, jouer, écouter de la musique : voilà le sujet de ce livre. Il ne s'agit pas de considérer la musique comme un corpus de partitions, avec leur écriture, leur solfège, leurs règles, mais comme un ensemble de conduites humaines caractérisées par ces trois verbes. Analyser la musique au-delà des notes soulève des problèmes de méthodes qui font débat au sein de la musicologie. La controverse, nécessaire à la recherche, est engagée ici entre François Delalande et Jean-Jacques Nattiez, éminent représentant de la musicologie générale. Les essais réunis ici sont le résultat d'années de recherches empiriques fondées sur l'observation et l'enquête.

  • Jacqueline Audry a réalisé seize long métrages entre 1946 et 1969, adaptant notamment Colette et Sartre, dans une démarche féministe étonnante dans le contexte idéologique de l’époque. Brigitte Rollet revient ici sur son parcours depuis les années 30, avec la volonté de faire de cet itinéraire singulier le révélateurs d’une histoire plus vaste, des débuts du cinéma à nos jours. S’appuyant sur les cultural et gender studies, l’auteur renouvelle notre vision de la cinéaste, mais aussi notre conception de la réception et de la postérité des films.

  • Les pratiques contemporaines de l'archive sont emblématiques de notre rapport au passé et à la tradition. Rassemblant des textes d'artistes, de chercheurs, de curateurs, ce livre tente de cerner notre actuelle "Culture de l'archive" - à l'ère du Big data, de l'autoarchivage des réseaux sociaux, de l'économie de la connaissance qui transforment le spectateur en producteur de savoir, et l'artiste, à bien des égards, en médiateur, en archiveur de sa pratique et en entrepreneur de l'image.

  • Que sait-on aujourd'hui du Nouveau Cinéma latino-américain, concept apparu à la fin des années 1960 ? Ce livre retrace les origines et les développements de ce projet cinématographique à l'échelle de l'Amérique latine. À partir de l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographiques, l'école documentaire de Santa Fe, Chile Films, de Glauber Rocha et du groupe Cine Liberación, l'auteur analyse les conceptions, les médiations et les échanges portés par le Nouveau Cinéma latino-américain.

  • Cet ouvrage propose une autre lecture des évènements politiques et militaires du Ve siècle dans l'Occident romain, longtemps résumés par les visions catastrophistes de la chute de l'Empire et des grandes invasions. Il s'intéresse tout particulièrement au devenir des Goths et parmi eux, à ceux qui vont devenir les Wisigoths du royaume de Toulouse puis de Tolède. Comment les élites romaines ont-elles affronté ces transformations radicales ? Comment les Barbares et Constantinople ont-ils conjointement mis en place le nouvel ordre en Occident ?

  • Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d'archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s'agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d'Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante.

  • Ce livre tente une métaphysique de l'art et de la vie esthétique dans une tradition réaliste et religieuse. Cette métaphysique est adossée à deux idées principales. 1) L'art et la vie esthétique sont un aspect de la réalisation, par l'homme, de sa propre nature rationnelle. 2) Par son âme rationnelle, l'homme participe autant qu'il est possible à l'esprit le plus élevé : celui de Dieu duquel dépendent toutes choses. L'art et la vie esthétique sont ainsi des formes du désir naturel de Dieu - telle est la thèse que ce livre entend défendre.

  • La présence et la visibilité des « Roms » d'Europe de l'Est dans les villes françaises sont devenues des questions politiques de premier plan depuis une dizaine d'années. Sans bien savoir qui l'on désigne par ce terme, on leur attribue la résurrection des bidonvilles et la délinquance de rue. À partir d'un travail ethnographique et d'une analyse du mouvement rom, l'auteure montre que la mise en exergue de l'appartenance ethnique tend à naturaliser et figer une frontière sociale.
    Avec une préface de Cécile Canut.

    Swanie Potot est sociologue au CNRS, affectée à l'Unité de recherche Migrations et société (URMIS). Ses travaux portent sur les migrations économiques observées tant du point de vue des sujets migrants que des sociétés occidentales ou d'origine.

  • Un grand nombre de Juifs, immigrés en France au début du XXe siècle, sont considérés comme les garants d'une culture et d'une langue ayant pris racine en Espagne médiévale. Mais que sont devenus ces hommes et ces femmes après le tourment de la Shoah et surtout, dans le cadre d'une immigration préconisant l'assimilation à la culture française ? En montrant le rôle fédérateur de la musique dans cette communauté, cet ouvrage présente une ethnographie multisite de la vie judéo-espagnole française.
    Avec une préface de Edwin Seroussi.
    Anthropologue et ethnomusicologue formée entre la France et le Canada, Jessica Roda est spécialiste de la vie contemporaine juive en France et au Québec. Ses recherches portent sur la création et la représentation des identités religieuses à la suite de ruptures de filiation, la patrimonialisation musicale ainsi qu'au dialogue interculturel et inter-religieux. Après avoir travaillé avec les Judéo-espagnols et les Séfarades du Maroc, elle s'intéresse à la vie juive ultra orthodoxe (Montréal et New York), ethnographie l'ayant conduite à interroger les défis auxquels font face ces communautés en matière de parenté, de sexualité, de genre et de culture populaire.

    Un grand nombre de Juifs, immigrés en France au début du XXe siècle, sont considérés comme les garants d'une culture et d'une langue ayant pris racine en Espagne médiévale. Mais que sont devenus ces hommes et ces femmes après le tourment de la Shoah et surtout, dans le cadre d'une immigration préconisant l'assimilation à la culture française ? En montrant le rôle fédérateur de la musique dans cette communauté, cet ouvrage présente une ethnographie multisite de la vie judéo-espagnole française.
    Avec une préface de Edwin Seroussi.
    Anthropologue et ethnomusicologue formée entre la France et le Canada, Jessica Roda est spécialiste de la vie contemporaine juive en France et au Québec. Ses recherches portent sur la création et la représentation des identités religieuses à la suite de ruptures de filiation, la patrimonialisation musicale ainsi qu'au dialogue interculturel et inter-religieux. Après avoir travaillé avec les Judéo-espagnols et les Séfarades du Maroc, elle s'intéresse à la vie juive ultra orthodoxe (Montréal et New York), ethnographie l'ayant conduite à interroger les défis auxquels font face ces communautés en matière de parenté, de sexualité, de genre et de culture populaire.

  • La mondialisation a changé. Ses cadres normatifs aussi ! Des accords commerciaux transatlantiques, transpacifiques, transasiatiques ou autres, viennent brouiller les cartes. Cet ouvrage replace les nouveaux accords de partenariat dans leur contexte, puis analyse les enjeux et les motifs d'inquiétude qu'ils suscitent, en s'intéressant tout particulièrement aux partenariats transatlantiques (CETA, TTIP/TAFTA) et transpacifique (TPP).

    Christian Deblock est professeur titulaire à la faculté de science politique et de droit de l'université du Québec à Montréal et directeur de recherche du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation.

    Joël Lebullenger est professeur émérite à la faculté de droit et de science politique de l'université de Rennes 1 et titulaire d'une Chaire européenne Jean Monnet.

    La mondialisation a changé. Ses cadres normatifs aussi ! Des accords commerciaux transatlantiques, transpacifiques, transasiatiques ou autres, viennent brouiller les cartes. Cet ouvrage replace les nouveaux accords de partenariat dans leur contexte, puis analyse les enjeux et les motifs d'inquiétude qu'ils suscitent, en s'intéressant tout particulièrement aux partenariats transatlantiques (CETA, TTIP/TAFTA) et transpacifique (TPP).

    Christian Deblock est professeur titulaire à la faculté de science politique et de droit de l'université du Québec à Montréal et directeur de recherche du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation.

    Joël Lebullenger est professeur émérite à la faculté de droit et de science politique de l'université de Rennes 1 et titulaire d'une Chaire européenne Jean Monnet.

  • Quelle est la nature polymorphe, rebelle à toute délimitation, et donc proprement étonnante, du sublime ? En quoi consiste sa véhémence, sa force dynamique et dangereuse ? Comment expliquer les paradoxes de la sidération ou du plaisir négatif que son sentiment, sa passion ou même sa crise, engendrent chez tous ceux qui en font, moins l'expérience que l'épreuve ? Telles sont les trois principales questions que l'ouvrage entend poser dans l'inspiration des travaux de Baldine Saint Girons et de son livre Fiat Lux. Une philosophie du sublime (1993).
    Avec le soutien de l'École nationale supérieure d'architecture Paris Val de Seine, du CERILAC EA4410 (Centre d'études et de recherches interdisciplinaires de l'UFR Lettres, arts et cinéma) de l'université Paris Diderot (Paris 7) et l'équipe d'accueil HCA (Histoire et critique des arts) de l'université Rennes 2.
    Céline Flécheux est maître de conférences en esthétique à l'université Paris Diderot ; Pierre-Henry Frangne est professeur de philosophie de l'art à l'université Rennes 2 ; Didier Laroque est professeur en théorie et pratique de l'architecture à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris Val de Seine.

  • Alors que certaines manifestations religieuses se trouvent au coeur de l'actualité et qu'elles suscitent des débats passionnés, comment expliquer le peu d'intérêt apparent des sociologues pour le religieux, qui était pourtant un objet central chez les « pères fondateurs » de la sociologie ? Est-ce parce que le religieux n'est pas vu ou parce qu'il est évité ? Est-il encore considéré comme voué à disparaître ? Une telle situation ne s'explique-t-elle pas également par l'isolement de la sociologie des religions par rapport aux autres sociologies spécialisées ? C'est à ces questions que cet ouvrage s'attache à répondre.

  • Aux aspirations, revendications et initiatives de changement des normes de genre qui traversent les institutions et communautés religieuses dans la période contemporaine répondent des stratégies mises en oeuvre par les autorités religieuses pour y résister. La grande variété des objets à travers lesquels ces interactions sont ici étudiées permet d'en saisir à la fois la cohérence et la complexité. S'inscrivant dans le champ scientifique en plein essor de l'intersection entre genre et religion, et mettant en avant les réflexions d'une nouvelle génération de chercheurs intéressés par ces thématiques, cet ouvrage a également pour objectif de porter un éclairage original sur des débats de société très actuels.

  • Mise en valeur par les travaux d'Elinor Ostrom, la notion de biens communs propose une autre manière de concevoir l'organisation des rapports sociaux. Cet ouvrage croise une réflexion théorique et des expérimentations opérationnelles pour voir en quoi, en tant qu'objet mais aussi par le processus qui l'institue, elle devient un paradigme opératoire pour comprendre et concevoir les rapports des hommes aux territoires et à l'environnement mais aussi les rapports des hommes entre eux.

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