QUAE

  • Douze grands témoins, scientifiques renommés de six disciplines (anthropologie, biologie, géographie, linguistique, philosophie, physique) ont répondu, lors d´une série de séminaires, à la question renouvelée aujourd´hui de la relation entre modélisation

  • En deux siècles, les rivières traversant les villes européennes sont passées de réceptacle de tous leurs rejets à un milieu aquatique vivant, à préserver et à intégrer à la ville. Pour autant, ce retournement de perspective s'est produit alors que l'urbanisation et l'industrialisation conjointe des villes depuis le XIXe siècle avaient entraîné le sacrifice de leurs rivières. Les quatre métropoles de Bruxelles, Berlin, Milan et Paris ont été choisies car situées sur des rivières ayant un débit faible, voire très faible. Elles ont généré pendant longtemps des pressions telles que le fonctionnement des rivières s'en est trouvé modifié, au point de compromettre la préservation de leurs fonctionnalités. Avec un regard interdisciplinaire - entre écologie, hydrologie et sciences sociales -les auteurs reconstruisent ici la connaissance qu'ont eue les sociétés du fonctionnement de ces rivières, décrivent les techniques de surveillance des cours d'eau et énumèrent les actions menées pour améliorer leur état. Puis ils évaluent l'efficacité des réponses apportées, à travers l'évolution de l'état des rivières et de leurs populations piscicoles, utilisées ici comme traceur des pressions exercées et des réponses du milieu aquatique. Ces études de cas illustrent la diversité des trajectoires des couples ville-rivière et l'absence de causalité entre la connaissance de la qualité des cours d'eau, leur surveillance et les décisions prises. Elles révèlent l'importance des choix politiques pour ces quatre villes - indépendamment des moyens financiers et techniques disponibles - et fournissent un retour d'expérience pour les très grandes villes du monde qui se retrouvent, un siècle plus tard, confrontées aux mêmes défis.

  • Les observatoires hommes-milieux permettent d´éclairer les enjeux actuels liés au changement global et à la mondialisation des activités humaines, particulièrement ceux touchant à la biodiversité, à la vulnérabilité des milieux et des territoires, aux incidences sur les ressources et à la santé des populations. Issus de diverses disciplines scientifiques, cet ouvrage apporte un libre point de vue sur le thème « Penser l'observation et la recherche sur les interactions hommes-milieux ».

  • Il est des chercheurs dont les intuitions et les impulsions sont à prolonger et qui permettent de se tourner résolument vers l´avenir pour innover et produire de nouvelles formes et de nouveaux objets de recherche. Il en est ainsi de Jean-Pierre Deffontaines, à la fois chercheur, géoagronome et sculpteur, qui a laissé une oeuvre multiforme et dont la vision intégratrice du territoire permet aujourd´hui d´en éclairer les évolutions. Ceux qui ont suivi avec lui des chemins détournés, exploré des voies innovantes, traversé de multiples champs, savent le potentiel de création que son oeuvre recèle ; nous vous invitons à la découvrir en trois temps. Le premier temps explore les fondements théoriques et méthodologiques d´une géoagronomie qui s´inscrit dans l´espace sans perdre son ancrage technique, apporte un regard sur le paysage, tour à tour sensible et interprétatif, se projette dans le futur, en intégrant la dimension agricole dans les différents enjeux du territoire. Le deuxième temps décrypte et dévoile ses pratiques de recherche : démarches en partenariat et pluridisciplinaires, échanges dans des dispositifs de formation et de communication. Le troisième temps nous entraîne sur divers chemins explorés avec un berger, des enfants ou les habitants d´un village. Ces formes matérielles ou idéelles qu´il faisait vivre dans ses sculptures ou dans ses croquis paysagers, deviennent autant de points d´amer pour se repérer dans la géographie complexe des paysages. S´appuyant sur un parcours d´agronome, ce livre s´adresse à un public francophone international de scientifiques, enseignants et étudiants, professionnels de l´agriculture et acteurs des collectivités territoriales.

  • À partir d'une expérience concrète d'étude de la pêche artisanale au Sénégal, l'auteur montre que le rôle de la statistique doit parfois dépasser celui de la seule application. Dans le contexte de programmes de recherche finalisés, quand les observations résultent d'une confrontation avec la réalité, leur restitution peut ne plus être en relation claire avec la ou les questions initialement posées. Le statisticien doit alors s'impliquer.

  • Dans certaines régions en France, il existe un feu maîtrisé par des hommes qui joue un rôle économique, social et écologique : le feu pastoral. C'est dans le sud de la Lozère que l'auteur a choisi d´étudier les pratiques et les savoirs du feu des éleveurs cévenols, qui représentent un outil indispensable pour entretenir les pâturages.L´originalité de ce travail tient à l´approche interdisciplinaire centrée sur l´ethnoécologie, d´une thématique, l´utilisation du feu par des éleveurs en France, pour lesquels il existe peu de références en sciences sociales. Un tel ouvrage est particulièrement d´actualité : il s´intéresse tout d´abord à la question de la reconnaissance des savoirs locaux et à leur rôle dans la gestion de la biodiversité dans un espace protégé français. Il étudie également la relation entre les éleveurs et les autres acteurs locaux autour d´une pratique, le feu pastoral. Enfin, il apporte une réflexion et des pistes sur l´utilité d´une telle pratique dans le domaine de la défense de la forêt contre les incendies et de la gestion d´un espace protégé.
    Cet ouvrage s´adresse à un public spécialisé (chercheurs, éleveurs, professionnels tels que gestionnaires d´espaces protégés, acteurs de la prévention et de la lutte contre les incendies, acteurs de l´environnement en général, politiques) et grand public (habitants des Cévennes, visiteurs du Parc national des Cévennes) concerné par les incendies de forêts estivaux et par la gestion des espaces naturels.

  • Les politiques des villes seront-elles modifiées par le développement durable ? À son tour, le développement durable introduit-il une innovation scientifique ? Chercheurs et praticiens de disciplines variées tentent à partir de leur expérience de répondre à cette question « Qu'est-ce que la ville durable ? » sans en éviter les complexes contradictions. Public : scientifiques, ingénieurs, urbanistes et architectes, décideurs, mais aussi enseignants et étudiants du supérieur.

  • Quelle place est laissée à l'esthétique dans l'aménagement des villes ? Comment les experts du paysage et de l'aménagement urbain prennent-ils en compte les besoins et les goûts des habitants dans l'environnement quotidien ? Peut-on échapper à une vision purement élitiste du concept de beau ? En réponse à ces questions, l'auteur prône l'engagement esthétique. S'appuyant sur des penseurs classiques, mais aussi sur les réflexions d'artistes contemporains, elle interroge les relations de divers éléments vivants du quotidien urbain (animaux, plantes et jardins, mais aussi l'air) et les jugements préétablis portés sur le ressenti des odeurs, des lumières, des formes et des couleurs. Ainsi cet essai donne-t-il des éléments à l'habitant pour s'approprier sa place d'être vivant multisensoriel en ville dans l'optique d'une démocratie de proximité. Cet ouvrage intéressera tout particulièrement les chercheurs en sciences sociales, les enseignants et étudiants du supérieur, les urbanistes et les architectes, les paysagistes et les artistes, les décideurs, mais aussi le grand public.

  • Provocateur, visionnaire, pédagogue, tel est Jacques Weber, économiste et anthropologue, qui a su fédérer de nombreuses disciplines et, par ses travaux sur les modes d´appropriation de la nature, la gestion des ressources renouvelables et la biodiversité, tracé des pistes innovantes sur les grandes questions du XXIe siècle.

  • Voilà maintenant un demi-siècle que l´environnement a émergé comme enjeu scientifique, politique et sociétal. Face aux défis actuels, il importe de comprendre ce qui s´est passé au cours de ces décennies décisives, de revenir sur les progrès ou les échecs - sur ce qui a ou n´a pas « fonctionné ». C´est ce à quoi s´attache cet ouvrage, qui ambitionne, en outre, de dessiner quelques perspectives pour le futur.
    Il ne s´agit pas de dresser un bilan écologique de ces cinq dernières décennies, ni de rappeler les événements qui les ont marquées, mais plutôt d´aborder ces années de l´intérieur, à travers le prisme particulier des relations entre science, politique et société - à l´interface entre le mouvement des idées, l´avancée des connaissances et l´action publique.
    De ce demi-siècle, peu de témoins sont aussi précieux que Jacques Theys. Depuis les années 1970, il a en effet occupé une place privilégiée de « passeur de frontières » entre science et politique, se partageant entre enseignement universitaire, responsabilités dans l´administration ou la prospective, et engagement dans la société civile.
    Même s´il ne s´y limite pas, l´ouvrage conçu en son honneur peut aussi se lire comme une synthèse des réflexions souvent à l´avant-garde qui furent les siennes. À travers la multiplicité des analyses réunies ici, c´est un regard sans équivalent sur l´évolution des politiques de l´environnement, leurs relations à la science, l´information ou la démocratie, la place de la prospective comme « intelligence du temps », ou l´avenir du développement durable qui est proposé.

  • Par une démarche qui rompt avec les abondantes études rurales et les plus récents travaux de prospective, les auteurs de cet ouvrage ont rassemblé dix études de cas, diverses mais significatives, afin de repérer les comportements individuels et collectifs, associatifs et institutionnels qui, en s´écartant de l´équivalence faite communément entre campagne, paysage et belle et bonne nature, sont des indices d´une évolution de la manière de penser et de pratiquer, c´est à dire d´habiter la nature dans les campagnes ; ils représentent de véritables signes d'émergence de nouveaux rapports à la nature « éco-conscients » qui sont encore balbutiants.

  • Quelle est la spécificité du développement durable ? Quel rapport entretient-il avec la croissance ? Dans quel temps se situe-t-il, celui d'un développement à long terme ou celui d'un compte à rebours ? La durabilité est ici étudiée à travers différents secteurs : l'urbain, le paysage, la biodiversité, l'industrie, les agromatériaux.

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