Arts et spectacles

  • Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes.
    En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • Le design

    Stéphane Vial

    Si ses racines remontent à la Renaissance, le design naît au début du XXe siècle, lorsque artistes, architectes, artisans décident d'assumer la production industrielle standardisée et mécanisée et de travailler non plus contre elle et à cause d'elle, mais avec elle et grâce à elle. Derrière l'apparition du mot « design », c'est une nouvelle culture du projet et du prototype qui se fait jour, et qui n'a de cesse d'évoluer depuis. En retraçant l'histoire de l'essor et de l'âge d'or du design industriel, puis sa crise d'identité et le renouveau du design contemporain, Stéphane Vial nous invite à comprendre, au-delà de la spécificité d'un métier, l'originalité d'une culture et d'une discipline scientifique à part entière.

  • Les 100 mots de la ville Nouv.

    Penser la ville revient aujourd'hui à se pencher sur les conditions de vie de la majorité des Terriens. C'est décrire et analyser les réalités urbaines. C'est aussi se frotter aux mots des experts, des architectes, des urbanistes ou des élus. De « NIMBY » à « bobo » en passant par « PLU », « équilibre spatial » ou encore « gentrification », l'urbain suscite la création de néologismes et autres acronymes. Ce livre n'entend pas être un simple lexique. Il invite, au gré des mots - « bidonville », « Dubaï », « toilettes publiques », « aéroport » -, à une promenade sur la planète urbaine. Flânant entre réalités présentes et perspectives futures, les auteurs croisent des approches sociologiques, philosophiques, écologiques, juridiques, cinématographiques pour mieux saisir les ressorts de la vie citadine et inventer les territoires urbains de demain.

  • À l'origine une prouesse technique, la photographie s'est peu à peu affirmée comme un art et un moyen d'expression avec ses propres codes. À l'heure des smartphones, les photos - multiples et instantanées - sont tellement à la portée de tous qu'on en oublierait presque la révolution que produisit en son temps cette nouvelle manière de copier le réel. De la camera obscura au chlorure d'argent, du trop oublié Niépce au célèbre inventeur du daguerréotype jusqu'au selfie, vous serez incollable sur l'histoire d'un art qui n'a jamais été aussi actuel.

  • Le parfum

    Jean-Claude Ellena

    Les parfums répondent aux modes, sont le reflet d'une époque, la transcendent parfois. Ils sont aussi affaire de chimie, de marketing, de processus de fabrication et de commercialisation. Ils doivent respecter des normes de sécurité de plus en plus précises. Ils représentent un marché international de plusieurs milliards d'euros. Ils sont surtout affaire de création. À partir d'une palette de matières odorantes, Jean-Claude Ellena raconte comment fonctionne l'odorat et comment se compose un parfum. Il nous livre sa manière unique de créer une fragrance, de jouer avec nos souvenirs olfactifs pour rendre le parfum séducteur.

  • Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Comment l'étudier ? Ces deux questions résument le champ immense de l'histoire de l'art. Discipline autonome, par ses méthodes, son histoire propre et les oeuvres mêmes qui en constituent l'objet, elle est en même temps une branche de l'histoire totale de la culture et de la civilisation. Comment a-t-elle évolué ? Quels sont ses champs d'étude ? Dans quelle mesure les nouvelles technologies lui ont-elles permis de se développer ? Xavier Barral i Altet s'adresse aux étudiants qui commencent ou poursuivent des études d'histoire de l'art, mais également à tous ceux que l'art - ses oeuvres, ses techniques, ses périodes (depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque actuelle), ses institutions, ses théoriciens, ses créateurs - passionne.

  • S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable. Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance. Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.

  • La photographie n'a jamais été aussi présente dans notre vie quotidienne. Facebook, Instagram, Pinterest... Chaque jour, des millions d'internautes n'hésitent pas à se raconter en images. Le numérique et les Smartphones ont démocratisé une technique qui n'est plus réservée seulement à la presse ou à la publicité. Témoins les expositions, dans les musées comme dans les galeries, qui attirent de plus en plus de monde. De Niépce, l'inventeur de la photographie, à Photoshop, célèbre logiciel de retouche, en passant par Avedon et Penn, camera obscura, Cartier-Bresson, Kodak ou encore selfie, Pierre-Jean Amar nous donne quelques clés pour comprendre la photographie, son histoire et ses techniques, mais aussi de bons conseils pour réussir ses clichés. En photographe reconnu et proche de Willy Ronnis, dont il a réalisé les tirages, il illustre un art qui dépend finalement moins de l'oeil du téléobjectif que de l'oeil humain.

  • L'art urbain est le courant artistique majeur du XXIe siècle. En quelques décennies, ce mouvement, soucieux de réconcilier l'art avec le public, a transformé la rue, son support d'expression originel, en un véritable musée à ciel ouvert. Pratiqué par de nombreux artistes engagés et en phase avec leur époque, l'art urbain fait aujourd'hui l'objet d'un engouement international. Si ce sont les élites qui ont donné leurs lettres de noblesse à la plupart des artistes et des mouvements représentatifs de l'art urbain (Street Art, muralisme, graffiti...), son succès lui vient aussi et surtout de la rue, du peuple. Dans ce manifeste unique en son genre, quatre auteurs reviennent sur les origines graffiti de ce mouvement underground jusqu'à son entrée dans le marché de l'art et son intégration dans les politiques culturelles de nos villes. Quatre regards complémentaires portés sur un mouvement hétérogène, parce que ouvert à tous.

  • L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la « rencontre coloniale » a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.

  • L'art brut

    Champenois Emilie

    L'« art brut », c'est l'art de ceux qui ne savent pas qu'ils font de l'art. Baptisé ainsi par Jean Dubuffet, il trouve ses origines à l'asile psychiatrique, dans des productions que l'on appelait autrefois l'« art des fous ». Longtemps méconnu ou associé à tort à l'art-thérapie, l'art brut est aujourd'hui l'objet d'un engouement croissant, tant chez les amateurs que chez les collectionneurs, dans les galeries, à la FIAC ou au musée. Au risque de la récupération marchande ? Ni art singulier ni art naïf, l'art brut est par définition hors normes. Il ne peut donc être appréhendé que par des voies détournées. C'est ce à quoi s'emploie Émilie Champenois, qui nous emmène à la rencontre d'autodidactes aux créations fascinantes, dont l'inquiétante étrangeté nous dit quelque chose de notre propre solitude et des tourments de notre inconscient.

  • L'art contemporain

    Anne Cauquelin

    Désormais confronté à la dispersion des lieux de culture, à la diversité des oeuvres présentées, à leur nombre croissant tout comme à celui des publications qui les concernent, le public paraît encore aujourd'hui déboussolé par l'irruption de l'art contemporain. Que penser en effet de ces chefs-d'oeuvre qui n'en sont peut-être pas ? Ou plutôt : comment les penser ?
    Cet ouvrage permet d'aborder sans détour le travail artistique d'aujourd'hui dans toutes ses dimensions. Il montre que, bon gré mal gré, notre société est bel et bien devenue une société culturelle, et qu'il en résulte, au niveau artistique comme aux yeux du public, des conséquences troublantes.

  • D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète aux « gargouillade », « saut de chat » et « sissonne » du ballet classique, de la respiration à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui, selon elle, disent le mieux les multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps. Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...

  • L'urbanisme

    Pierre Merlin

    L'urbanisme, terme apparu récemment dans la langue (au début du XXe siècle), n'est pas aisé à définir. Il a suscité de nombreuses « théories » dont aucune n'a fait l'unanimité. Peut-être cette difficulté s'explique-t-elle par le caractère essentiellement pluridisciplinaire d'une activité qui vise à créer dans le temps une disposition ordonnée de l'espace, en recherchant harmonie, bien-être et économie. En effet, l'urbanisme relève autant de l'art que de l'architecture, de l'économie que de la sociologie, de l'histoire que de la géographie, du droit que de l'ingénierie. Quelle est l'histoire de l'urbanisme depuis son origine, et en quoi consiste concrètement sa pratique en France depuis la loi « Solidarité et renouvellement urbains » de 2000 ?

  • La couleur est comme l'air qu'on respire, elle est partout : des affiches publicitaires aux feux de signalisation, des tendances de la mode au langage des fleurs, dans l'art, le design et la décoration d'intérieur... Mais connaissez-vous la signification des couleurs ? Saviez-vous qu'elle diffère selon les cultures et même les époques ? Qu'est-ce que le mouvement impressionniste doit à la chimie ? Le blanc est-il une couleur ? Le bleu est-il votre couleur préférée, à vous aussi ? Amandine Gallienne déploie une palette de 100 mots pour raviver notre regard. En coloriste de métier, elle donne quelques bons conseils pour accorder les couleurs, maîtriser les codes afin de mieux les dépasser. Un seul mot d'ordre : amusez-vous !

  • Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.

  • En 1492, une nouvelle secoue l'Europe : de l'autre côté de l'océan existe une terre inconnue, un « Nouveau Monde », où vivent des peuples aux coutumes étonnantes, parfois inquiétantes. Bâtisseurs de splendides cités, liés entre eux par des interactions complexes, ils ont développé un système de valeurs et des technologies d'un très haut degré de sophistication. Depuis leur découverte, les civilisations précolombiennes n'ont cessé de fasciner et de soulever de multiples questions, dont certaines restent, aujourd'hui encore, sans réponse. Aztèques, Incas, Mayas, Mochicas, Olmèques, Zapotèques... De Mésoamérique jusqu'aux Andes, du bassin du Mississippi au bassin de l'Amazone, c'est leur histoire qui est retracée dans ces pages, du moins ce que nous en savons, notamment grâce aux traditions orales, aux sources coloniales et à l'archéologie.

  • Comment juger d'un tableau ? Que dire de l'émotion ressentie devant une oeuvre d'art ?
    Si le beau et l'art sont des sujets philosophiques anciens, l'esthétique en tant que discipline indépendante dotée d'un objet autonome n'apparaît qu'au XVIIIe siècle, lorsque les notions d'art, de sensible et de beau se sont liées entre elles.
    De Platon à Michel Henry en passant par Kant ou Adorno, cette discipline semble difficile à définir. Est-elle une critique du goût, la théorie du beau, la science du sentir, la philosophie de l'art ?

  • Depuis l'Antiquité, on reconnaît à la musique des vertus thérapeutiques. Dans la pensée chinoise comme dans le monde arabe médiéval, les traitements musicaux sont décrits comme une évidence. En quelque lieu et à quelque époque que ce soit, les connaissances scientifiques, la pensée philosophique ou les représentations anthropologiques permettent de tisser des liens entre musique et médecine. C'est aujourd'hui l'objet de la musicothérapie, discipline à part entière quoique récente, et du musicothérapeute, professionnel du secteur de la santé.
    De la clinique aux neurosciences, de la musicothérapie active ou réceptive à la musicothérapie individuelle ou de groupe, partez avec François-Xavier Vrait à la découverte des modèles et des références, mais aussi des champs d'application et des pratiques, qui prouvent que la musique adoucit les maux...

  • Les « Arts déco » fêtent leurs 250 ans !
    Derrière ce surnom affectueux, il faut reconnaître l'École nationale supérieure des arts décoratifs - Paris (EnsAD), où ont été formés, entre autres, Hector Guimard - l'auteur des édicules du métro parisien -, l'artiste-plasticienne Annette Messager, le bédéiste Jacques Tardi ou encore le typographe Philippe Apeloig...
    Une occasion de revenir en 100 mots sur son histoire, sa pédagogie et ces savoir-faire et ces métiers qui joignent l'utile à l'agréable : architecture intérieure, mobilier, design graphique, textiles et vêtements, multimédia, scénographie, etc.
    Plongez dans cet univers artistique à mi-chemin entre l'artisanat et l'industrie, qui contribue à donner des formes et des couleurs à notre environnement quotidien.

  • On les a dits « primitifs », « nègre », « populaires », « tribaux »... : les arts aujourd'hui usuellement nommés « premiers » peinent à être désignés de manière satisfaisante. Sans doute parce que c'est un regard occidental porté sur des arts de peuples non européens, la plupart du temps sans écriture, généralement animistes, qui les a ainsi classés. Qu'ils viennent d'Afrique, du Grand Nord, des Amériques, d'Océanie, ou d'Asie, ces arts qui s'expriment sur des supports très divers (masques, tatouages, peintures) ont en commun d'être nés bien avant que le mot « art » lui-même n'apparaisse. Des statues lega aux dessins sur sable au Vanuatu, cet ouvrage nous invite à découvrir et à comprendre ces arts dits « premiers » qui lient le visible et l'invisible, l'utile et le beau.

  • L'urbanisme naît dès lors que quelqu'un entend engager ou provoquer une action pour transformer les modes d'utilisation de l'espace en ville afin d'aboutir à une situation jugée préférable. Parce que toute démarche d'urbanisme mêle des savoirs multiples - connaissances scientifiques, références techniques, savoir-faire et talents de maîtres d'oeuvre, mais aussi normes juridiques ou encore pratiques socio-politiques -, la manière d'effectuer des choix, et donc d'élaborer des critères de décision, est essentielle dans ce domaine. D'une manière concrète, cet ouvrage présente et étudie en tant que telles les pratiques professionnelles mises en oeuvre depuis une cinquantaine d'années en matière d'urbanisme.

  • « Sans la musique, la vie serait une erreur », affirmait Nietzsche. Art du son et du temps, la musique occidentale se distingue des musiques ethniques par son incessante évolution liée à son système de notation. Cette musique savante est à la fois art, science et philosophie. Vocale ou instrumentale, elle accompagne les sociétés dans leurs rituels et festivités. Cet ouvrage retrace l'histoire de la musique européenne, du IVe au XXIe siècle, au fil de trois parties chronologiques : l'âge modal, l'âge tonal, l'âge de la « tonalité suspendue ».

  • Contrairement à d'autres régions françaises, les Cévennes n'ont jamais connu de réelle unité politique ou administrative. Aujourd'hui encore, cette région reste partagée entre plusieurs départements, le Gard et la Lozère pour l'essentiel. Pourtant, de l'implantation du protestantisme aux faits d'armes de la Résistance et à l'accueil des juifs pendant la Shoah, du temps des Camisards à celui de la révolution industrielle où se développèrent la culture de la soie et l'extraction du charbon, la place de cette terre de refuge est unique dans l'histoire de France. Mais c'est aussi un paysage particulier, tout autant qu'une géographie religieuse, culturelle et littéraire que l'Unesco a salués en inscrivant les Cévennes au patrimoine mondial de l'humanité (2011).

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