Sciences & Techniques

  • Un psychiatre lance un pavé dans la mare de la médecine!0300"e. Mais du coup, quelle arrogance ! Les médicastres écrasent de leur mépris toute autre approche. Des médecines traditionnelles à la micronutrition, de l´hygiène de vie à l´ostéopathie, l´homéopathie, la chronobiologie, tous ceux qui osent une approche autre sont écartés des cénacles universitaires et scientifiques.
    Pourtant, il est des domaines où un peu d´humilité serait de mise..." Avec humour et impertinence, Patrick Lemoine s´en prend à l´autorité médicale et à la hiérarchie, ses abus et ses dysfonctionnements. Parce qu´il chérit son métier plus que tout, en médecin et en citoyen concerné, Patrick Lemoine prône davantage de modestie et incite les médecins à user de leur pouvoir sans en abuser. Pour que continue de vivre la "belle médecine".
    0400 C´est dire si la société occidentale aime à récompenser ceux qui traitent « énergiquement » ses fous.
    L´histoire de l´hécatombe des aliénés lors de la Seconde Guerre mondiale illustre elle aussi à quel point l´argument d´autorité en médecine peut provoquer des drames et rendre amnésiques ceux qui devraient en rendre compte. [...] Jusque dans les années 1930, un aliéné avait entre une chance sur deux et une chance sur trois de mourir au cours des premières années de son internement. En France, des enfants ont été lobotomisés dès l´âge de sept ans et, devenus adultes, souffrent toujours des séquelles de leur intervention. Le professeur Edouard Zarifian nous a raconté avoir retrouvé, à Caen, un « crâniotome » qui permettait de lobotomiser sans anesthésie. Il semblerait selon certains témoignages, que parfois l´indication de la lobotomie pouvait être motivée par la discipline plus que par la thérapeutique, comme dans le filmVol au-dessus d´un nid de coucou.
    Les prémices du drame.
    Dès avant guerre, les esprits paraissaient mûrs pour ce qui allait se passer. Pourtant, en France, de nos jours, dans certains milieux psychiatriques, toute idée, toute insinuation qu´il pourrait y avoir eu une intentionnalité, voire un eugénisme actif dans les institutions psychiatriques suscite encore parfois des cris d´orfraies. Je me rappelle un chef de service qui me disait : « Je ne peux pas supporter l´idée que tu aies raison car si c´était le cas, je ne pourrais plus mettre les pieds dans cet hôpital. » Drôle d´argument car, en suivant ce raisonnement, on ne pourrait plus pénétrer dans une église du fait de l´Inquisition ou dans toute l´Allemagne du fait du nazisme.

    Prenons l´exemple de l´hôpital du Vinatier. L´année même de la publication du rapport Rochaix, ce gigantesque « asile de Bron », étendu sur cent vingt hectares situés à proximité de Lyon, voyait venir les hostilités. Se souvenant de la guerre de 14-18, on décida l´achat de trois cents masques à gaz destinés au personnel (une centaine de personnes) et à ceux que l'on nommait alors les «bons malades», les fous travailleurs, ceux qui faisaient tourner la ferme, faisaient le ménage, la vaisselle dans les services et les maisons des médecins ainsi que du directeur, gardaient leurs enfants...
    Et les deux mille huit cents autres ?
    Il était envisagé qu´ils se réfugient dans les fossés creusés à cet effet. Quand on se souvient que les gaz de combat étaient justement conçus pour s´accumuler dans les tranchées, on peut se demander quelle pouvait être la signification d´une telle recommandation. À notre connaissance, nulle voix ne s´éleva à l´époque, ni à l´intérieur ni à l´extérieur de l´asile, en tout cas aucune voix officielle qui ait laissé la moindre trace dans les archives du Vinatier que j´ai pu consulter.

  • Dans la lignée de Patience dans l´azur (Hubert Reeves) et d´Une brève histoire du temps (Stephen Hawking), les plus récentes avancées de la physique contemporaine mises à la portée de tous par l´un de ses plus jeunes et brillants théoriciens.
    Les physiciens aiment l´élégance, l´économie, la simplicité. Ils rêvent de théories très générales, permettant d´expliquer d´un seul coup le plus de phénomènes possible. Le XXe siècle a vu surgir deux théories de ce type, unanimement considérées comme des monuments de l´intelligence humaine. La première, la relativité, est l´oeuvre d´un seul homme, Albert Einstein. La seconde, la mécanique quantique, est l´oeuvre collective de certains des plus grands physiciens de tous les temps. La relativité générale offre une explication de la gravité, de la forme de l´Univers à grande échelle. Elle s´intéresse aux très grandes distances, aux très grandes masses. C´est la théorie de la relativité qui prédit l´existence de trous noirs, par exemple. La mécanique quantique décrit l´infiniment petit, les atomes et leurs constituants élémentaires. Ces deux théories sont les plus précises jamais inventées par l´homme. Ainsi, les prédictions de la mécanique quantique sont confirmées par les résultats expérimentaux avec une précision de neuf chiffres après la virgule ! Ce sont ces deux théories qui font de la physique la « reine des sciences ». Mais, comme nous l´avons dit, les physiciens aiment l´élégance, l´économie des moyens. Depuis des décennies, ils ont donc cherchéà rassembler la relativité et la mécanique quantique en une « théorie du tout ». Einstein lui-même s´y est essayé- et s´est cassé les dents. Au point que ce rêve d´une théorie ultime est devenu le Graal de la science moderne... Or le problème est grave, car les deux théories semblent être incompatibles entre elles !Aujourd´hui, l´unification de la gravité et de la mécanique quantique est en voie de réalisation : le résultat risque de bouleverser toutes nos conceptions. C´est cette découverte, appelée « théorie des cordes »- et ses conséquences surprenantes -, qui est le sujet de L´Univers élégant.
    Brian Greene nous offre donc une visite guidée de la physique contemporaine et un aperçu saisissant de ce que sera la physique de demain. Une physique où les particules auront la forme de cordes vibrantes, infiniment minuscules, et où il sera peut-être possible - qui le sait ? - de faire un trou dans la trame de l´espace-temps pour se rendre d´un endroit à un autre - dans le présent, le passé ou le futur...

  • Un Français sur dix est malade de l'alcool. Il est urgent d'agir. Sans complaisance, le rapport d'Hervé Chabalier fait le point et propose de vraies solutions.0300"A la suite de la publication de votre livre :Le Dernier, pour la routeet de l´accueil qui lui a été réservé, j´ai été frappé par la force et l´efficacité de votre témoignage et j´ai acquis la conviction que votre manière d´aborder le problème de l´alcoolisme pourrait trouver un prolongement dans une mission de réflexions et de propositions sur cette maladie.
    C´est ainsi qu´en janvier 2005, devenu presque malgré lui le porte-voix de la lutte contre l´alcoolisme, grâce au succès et à l´impact de son récit-choc, Hervé Chabalier se voit confier par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, une mission sur l´alcoolisme en France. En tant que citoyen et alcoolique "qui s´en est sorti", il se devait d´accepter cette mission. Il a donc repris son bâton de pèlerin, réuni une équipe de réflexions et d´échanges, constituée de médecins, alcoologues, addictologues, membres d´associations d´anciens buveurs... Il a interrogé les spécialistes, donné la parole aux malades et à leurs proches, confronté les statistiques, analysé les implications économiques, sociales, culturelles...
    Le constat est sans appel : un Français sur dix est malade de l´alcool. Cinq millions de personnes sont concernés par une consommation abusive. L´alcool est responsable de 10 % des décès : chaque jour, cinq personnes meurent d´un accident impliquant l´alcool. Qui est également la première cause de mortalité chez les jeunes, et la première cause non génétique de handicap chez l´enfant. Ces chiffres sont éloquents, et pourtant la loi Evin a été récemment assouplie sous la pression des lobbies viticoles, et 15 à 20 % des alcooliques ne sont pas soignés pour leur alcoolisme. Pour quelles raisons ? Manque de moyens et de stratégie, banalisation du produit alcool... les pouvoirs publics ont jusqu´à présent fermé les yeux. On a du mal, particulièrement en France, à reconnaître que l´alcoolisme est une véritable maladie.
    Il est donc urgent d´agir. Et il existe des solutions pour lutter contre ce fléau. Pour commencer, en faire un véritable enjeu de santé publique, une cause nationale. C´est ce que propose ce rapport sans complaisance, riche de propositions concrètes.0600"Le récit d´Hervé Chabalier ne relève ni de l´exhibition ni du sensationnel. Journal de bord d´une cure de désintoxication,Le Dernier pour la routefait, au contraire, profil bas. Nulle complaisance, encore moins de fanfaronnade, mais une parole sincère et attachante, une humilité sur laquelle repose toute la force du témoignage. [...] Sans crier gare, peut-être à son insu, le livre d´Hervé Chabalier nous bouscule, mettant à nu petits ou grands mensonges sur nos propres dépendances. Et offrant à qui souhaite s´en délivrer, une courageuse leçon de liberté." "Il a bu et il le dit. Hervé Chabalier prend aujourd´hui un risque d´une tout autre nature que celui de disparaître en mission, devoir accompli et honneur garanti. Son livre,Le Dernier pour la route, témoigne de sa guerre intime, une guerre enfouie, une guerre honteuse, une guerre sale. Et il faut avoir du courage pour revisiter ainsi sa biographie, à la lumière blafarde de ce verre, fût-il le dernier, et dans la peau d´un ivrogne, fût-il repenti."Le Figaro littéraire "Ce témoignage est une oeuvre littéraire."Marianne "Une formidable leçon de vie. De celles qui vous forcent à vous interroger sur vous-mêmes, vous poursuivent... Et vous changent."Gala "Le Dernier pour la route, confession intime, reportage au pays du malheur mais journal de guerrier et vraie enquête au pays de l´alcoolisme, n´a rien en commun avec les déballages crapuleux des confessions des people qui se vautrent à l´étalage des librairies. Question de distance, question d´écriture, question de pudeur ; d´humilité. Et de personnalité. [...]Le Dernier pour la route, manuel d´éducation des émotions, livre d´espoir à mettre entre toutes les mains, celles des maudits du petit matin comme celles ? toutes les nôtres ? si e

  • Les raisons de cette surconsommation, aux conséquences nocives pour la santé ?
    Psychiatre, spécialiste des troubles du sommeil et de la dépression, Patrick Lemoine dénonce la formation des médecins occidentaux. Ceux-ci, ignorant trop souvent les alternatives qui leur sont proposées, répondent à chaque symptôme par la médicamentation.
    Ces médicaments pas toujours appropriés usent notre résistance corporelle, affaiblissent nos défenses naturelles et nous entraînent inexorablement vers des pathologies de plus en plus sévères.
    Or, quand il est débarrassé du contrôle de médicaments de synthèse, notre organisme est une véritable usine à fabriquer naturellement les médicaments dont il a besoin, comme les antibiotiques, antalgiques, anti-inflammatoires, antidépresseurs, somnifères...
    Le sevrage et la désintoxication sont donc les premiers gestes à pratiquer pour se sortir de la spirale de la médicamentation et retrouver une pleine santé.
    Patrick Lemoine dresse une liste complète des médicaments dont il convient de nettoyer notre organisme : tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, neuroleptiques, régulateurs de l´humeur. Les hormones et les corticoïdes, entre autres, trouvent leur place dans la liste de produits qui, à la longue, cessent de nous être bénéfiques.
    Par quoi remplacer ces médicaments ?
    Les médicaments produits par le corps et par la nature ? les hormones naturelles et les plantes, par exemple ? sont d´excellents substituts à la médicamentation chimique. Leurs conséquences bénéfiques pour la santé sont scientifiquement prouvées et les protocoles de traitement sont au point. Patrick Lemoine propose également des alternatives, physiologiques, psychologiques ou environnementales à la chimie : respect de nos rythmes naturels (alternance veille/sommeil), luminothérapie, acides aminés...0400 Gisèle a soixante-dix ans, mais on en donnerait au minimum dix de moins à cette grande sportive. Son seul problème est une insomnie rebelle, « féroce », selon ses termes. D´aussi loin qu´elle se rappelle, elle a toujours eu de la peine à dormir, même étant enfant. Du coup, cette ancienne commerçante dynamique a consommé des hypnotiques sans interruption pendant au moins trente ans : Gardénal®, Binoctal® qu´elle associe allègrement à des tranquillisants et à des somnifères appelés benzodiazépines.
    Quand arrive sa retraite, elle se dit qu´elle n´a plus autant besoin de dormir et vient consulter un service hospitalier renommé pour sevrer les psychotropes.
    Le sevrage prend trois semaines. Gisèle souffre « le martyre », pour reprendre ses propos, mais parvient à supprimer les barbituriques et les tranquillisants. Pourtant, malgré tous ses efforts, elle n´arrive pas à dormir sans rien prendre. Elle quitte donc le service avec une ordonnance comprenant un antidépresseur sédatif qu´elle avale chaque soir de manière très consciencieuse. Elle sait que les antidépresseurs provoquent moins d´ennuis de mémoire et de dépendance que les tranquillisants.
    Un jour, elle est hospitalisée dans un service de cardiologie pour un bilan d´hypertension artérielle. Dès le deuxième jour, le service affolé décide de la muter en psychiatrie. Débraillée, Gisèle se promène en vociférant dans les couloirs, est persuadée que quelqu´un veut l´assassiner. L´interne lui prescrit un neuroleptique qui aggrave son état. Elle ne mange plus, ne boit plus, s´affaiblit, devient incontinente. On envisage les électrochocs. Heureusement, un des « vieux » médecins du service revient de vacances et la reconnaît. Il se souvient très bien des difficultés de son sevrage, dix ans auparavant. Il se doute de quelque chose et, finaud, déclare qu´il va « la guérir en vingt minutes ». L´interne réprime un sourire narquois. Le « vieux » médecin propose juste de lui prescrire un « petit » comprimé de Témesta®.
    Vingt minutes plus tard, Gisèle reprend ses esprits, reconnaît son thérapeute, lui demande ce qu´elle fait là et pourquoi elle est dans une telle tenue.
    Quelques heures plus tard, tout est rentré dans l´ordre.

    Penaude, Gisèle « avoue » qu´en réalité, n´arrivant pas à dormir tout

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