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  • Que sommes-nous prêts à respecter ensemble quand des événements violents agitent le monde au nom d'appartenances multiples ? La violence révèle la fragilité des liens qui fondent notre vivre ensemble. Aujourd'hui, la société ne fait plus appel à un « référent sacré » de type religieux pour construire un avenir commun. Dès lors, que va-t-on choisir de respecter sans condition, sinon les hommes ?

  • Que serait une vie sans humour et sans rire ? Le rire est une expression spontanée de la joie et peut célébrer la vie dans sa légèreté comme dans sa gravité.

    Cependant, s'il y a un bon rire dont le fruit, une allégresse partagée, est un signe de la présence de l'Esprit, il y a aussi des rires mauvais.


    La tradition spirituelle apporte des éléments de discernement pour que nous trouvions dans le rire le moyen de goûter et faire goûter au bonheur d'être sauvés.


    Nous n'avons pas fini de rire !

  • La formule est provocante. Pourtant, toute la tradition spirituelle témoigne du bonheur fécond et de la liberté accrue qu'il y a à « chercher et faire la volonté de Dieu ». Expression de l'amour créateur pour nous, cette volonté ne se déchiffre qu'au prix d'une démarche de foi. La volonté de Dieu est d'abord un appel, peu perceptible mais aussi doux et encourageant que le « murmure d'une brise légère ». Et elle se donne à entendre dans l'Alliance : « Ma nourriture, dit Jésus, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé. »
    « Vouloir ce que Dieu veut » est donc moins un programme de recherche et d'action qu'une humble réponse de reconnaissance : qu'est-ce qui dans ma vie relève de l'Esprit de Dieu et construit ce règne d'amour? qu'est-ce qui s'y oppose?
    À travers une rigoureuse sélection des articles tirés du fonds de Christus, ce hors-série précise et décrit chaque étape de cette aventure spirituelle qui nous permet de dire au terme : « Que ta volonté soit faite. »

  • Proposer un regard spirituel sur le corps répond à une double nécessité. Fortement valorisé et mis en scène, le corps est en effet devenu un véritable enjeu scientifique. Pour autant, n'assiste-t-on pas à un nouvel oubli du corps ? Derrière l'objet médical, derrière la performance inlassablement recherchée, derrière la foison d'images désincarnées, que devient le corps humain, sexué, fécond, aimé, limité ?
    C'est d'abord par le recueillement que l'on peut réparer cet oubli. C'est par là que Jésus vient révéler la tendresse de Dieu à celui qui l'appelle, avec sa lèpre, son infirmité, ses mauvais penchants. C'est par là que s'inscrivent nos joies et nos blessures.
    Signes par excellence de l'Incarnation, les sacrements sont la nourriture spirituelle de notre corps et nous ouvrent à la vie fraternelle. Ainsi se façonne, avec la multitude des autres croyants, un Corps de louange que le Christ engendre dans le monde pour célébrer la gloire de son Père.

  • La façon dont nous comprenons nos propres « choix de vie » a profondément évolué ces dernières décennies. Poids des circonstances, enjeux affectifs, changements culturels ont leur part. Pourtant, ce sont bien des choix audacieux - anciens ou récents - qui orientent, à tout âge, nos existences.
    Dans ce hors-série, nous souhaitons éclairer le devenir des choix que chacun a été amené à faire pour vivre selon l'Évangile. C'est ainsi que nous proposons des repères pour mieux comprendre le sens des choix que chacun est amené ou a été amené à faire au cours de son existence. Le mariage comme la vie presbytérale et religieuse sont longuement abordés et interrogés, tout comme le divorce, le remariage, le célibat ou les ruptures de voeux.
    Pour éclairer cette question, Christus a proposé une enquête auprès de ses lecteurs. Nous en rendons largement compte de leurs très riches réponses. Si la plupart des articles ici rassemblés sont tirés du fonds de la revue, certains ont été écrits spécialement pour ce hors série.

  • Edition revue et complétée
    Ce hors-série est né d'un désir de revenir aux sources spirituelles de la pédagogie ignatienne. Tout part en effet de l'expérience de saint Ignace de Loyola telle qu'il la fait partager dans les Exercices spirituels.
    On verra dans ce volume comment, malgré la distance dans le temps, les premiers collèges jésuites du XVIe siècle et les actuels établissements ignatiens sont animés par le même esprit. Pédagogie du désir, de la décision, a priori de bienveillance, souci de la personne, exercices développant le goût et les sens intérieurs, accompagnement, excellence, relecture : tels sont quelques-uns des grands thèmes développés ici en 35 courts articles.
    Fruit d'une étroite collaboration entre le Centre d'Études Pédagogiques Ignatien et la rédaction de Christus, ce hors-série a été pensé autant pour les lecteurs en quête de nourriture spirituelle que pour les enseignants passionnés par les nouvelles pratiques pédagogiques.

  • Le premier pas de l'accroche de ce hors-série nous amène à accueillir ce regard du Créateur qui donne aux hommes sa parole et son souffle. Se recevoir de l'environnement naturel qui ouvre à la confiance, telle est la toute première position de l'homme au monde.
    Ajuster son regard sur l'environnement ouvre aussi au discernement. Car il faut toute une éducation intérieure pour refuser de jouer la terre contre le ciel, ou inversement. L'expérience du désert, l'épreuve du temps, le goût de la forêt et de la méditation modeulent alors notre regard en lien avec celui du Christ et forvent en nous une manière d'habiter la terre.
    Habiter la terre, c'est habiter "en elle" avec un respect, une sobriété, une simplicité dans ce que nous exigeons, prenons, recevons d'elle. Mais c'est aussi habiter "avec elle" et prendre soin d'elle. La Contemplation pour obtenir l'amour, au terme du parcours des Exercices spirituels, offre une manière de le vivre au quotidien dans l'amour et la foi.

  • Exercer des responsabilités demande, plus que jamais, d'être à l'écoute de l'Esprit. Les sentiments si contrastés qui accompagnent nos actes comme nos réactions sont les portes par lesquelles le Christ nous conduit quotidiennement vers une liberté pacifiée.
    Ce hors-série se présente comme une relecture spirituelle, étape par étape, de l'expérience du manager : la formation ; l'épreuve du réel ; les limites, transgressions ou péchés auxquels il est confronté avec le temps ; les enjeux et espérances de l'entreprise qu'il doit porter avec ténacité et humilité pour l'avenir de tous.
    Pour mener à bien ce projet, nous avons opéré
    une sélection d'articles très variés issus des fonds de Christus et de Responsables, la revue mensuelle du Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC). Grâce à cette collaboration, cet ensemble a été enrichi d'un certain nombre d'articles commandés pour l'occasion.

  • Alors que Diaconia 2013 mobilise l'Église de France, ce numéro évoque - avec de nombreux témoignages - la joie du service, comme rencontre de Dieu et du frère. Servir ne peut se faire sans précaution d'autant que, avec de bonnes intentions, cela peut induire une dette chez le donataire ou contribuer à accroître ses difficultés. Seule une configuration au Christ, reconnu comme serviteur tout autant que sauveur, évite ces impasses. Le service du frère devient alors une mystique, par amour de Celui qui est venu pour servir. La fraternité n'advient qu'avec le dérangement que provoque l'autre, la blessure qu'il inflige à mon autarcie, quand je découvre en lui mon semblable, mon frère en humanité.

  • Se nourrir est un des actes les plus quotidiens qui soient. Et pourtant, le rapport que nous entretenons avec la nourriture est souvent problématique, voire désordonné. Différents excès peuvent nous entraîner jusqu'à la gloutonnerie d'un côté ou au régime intempestif de l'autre, exigeant alors des soins appropriés pour restaurer une santé perturbée.
    Or, c'est dans ce besoin élémentaire que Jésus-Christ s'engage en se faisant lui-même nourriture « pour la multitude ». Les évangiles tracent un chemin qui va du pain quotidien à l'eucharistie, avec un réalisme sans concession, que le Christ a incarné pour notre Salut. Ainsi, la foi rend purs tous les aliments, dès lors qu'ils sont fraternellement partagés entre tous, et notamment avec les plus précaires.

  • Vital pour le corps et l'esprit depuis la nuit des temps, le repos est pourtant bien difficile à vraiment trouver et honorer. Cela suppose d'abord d'en reconnaître le besoin, dans un monde où il est aussi difficile de s'accepter fatigué que de suspendre une activité.
    Le vrai repos est celui du coeur, qui apaise, détend et nourrit notre affectivité profonde. On ne l'atteint qu'en se reposant sur Dieu, toute la tradition biblique et spirituelle en témoigne.
    « Je dors, mais mon coeur veille », dit le psalmiste, et Augustin le reprend dans son célèbre : « Notre coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en toi. » Cela ne va pas sans travail sur soi, sans combat contre notre volonté de tout maîtriser.

  • C'est dans la vie tumultueuse des fratries que s'initie notre relation aux autres, avec sa somme d'attirance, d'amour et d'ouverture, mais aussi de haine, de peur et de fermeture. Une telle expérience nous aide-t-elle à reconnaître l'autre comme un frère sans céder à l'idéalisation ? Au moins nous rend-elle plus lucides quand nous faisons acte de fraternité au sein de la société. La tradition biblique montre qu'elle cherche et trouve des voies pour mettre en cause les réflexes fratricides profondément inscrits en nous. Mais la percée décisive en la matière est opérée par le Christ. Car il est le premier à associer étroitement la vie en Dieu à la relation aux autres, en commençant par les plus méprisés des hommes.

  • De nombreux soignants ont une vie spirituelle. Ignorer cette réalité, renvoyer chacun à sa sphère privée, n'est-ce pas se priver d'une ressource précieuse au service de la qualité des soins ? Assumer sa vie spirituelle pour un(e) professionnel(le) de santé, c'est privilégier une approche humaniste de son métier : qualité de l'écoute, douceur, attention à la pudeur, délicatesse des paroles, respect de la dignité, souci profond d'explication, approche globale du patient...
    Tout cela exige un travail de maturation et d'acceptation de ses propres limites face aux incertitudes thérapeutiques.
    Il y va du bien des personnes soignées.
    /> Il est tout aussi indispensable de prendre soin de soi.

  • Peut-être nous faut-il réapprendre la mer, insondable et mystérieuse, au ras de la simple perception : regarder le sable et le rocher, le ciel et le nuage, nous laisser prendre à corps perdu au jeu des vagues et de la plage, de la houle et du vent.
    Alors, la mer nous parlera du temps de Dieu et de celui de l'homme, du désir de Dieu et de celui de l'homme.
    La vie urbaine, à sa manière, est aussi expérience de la mer au quotidien, sillage hésitant de nos pas en quête d'un avenir imprévisible.

  • L'Eucharistie est signe de la rencontre vivante que le Christ propose à chacun dans l'Église. Et cette rencontre faite d'impressions, de sentiments, de mouvements intérieurs, s'opère avec lui, à travers les gestes et les paroles qu'il nous a laissés. L'accueil, le pardon et le respect de l'autre y sont expérimentés, une parole qui nous précède et nous dépasse y est intériorisée en communauté.
    L'Eucharistie est signe de la rencontre vivante que le Christ propose à chacun dans l'Église. Et cette rencontre faite d'impressions, de sentiments, de mouvements intérieurs, s'opère avec lui, à travers les gestes et les paroles qu'il nous a laissés. L'accueil, le pardon et le respect de l'autre y sont expérimentés, une parole qui nous précède et nous dépasse y est intériorisée en communauté.
    L'Eucharistie peut alors devenir ce repas attendu, désiré, où le Christ refait nos forces en habitant toujours davantage notre chair et nos relations. Ces dernières décennies, le rayonnement d'une présence eucharistique discrète, mystique, a ainsi illuminé des pages magnifiques de la mission de l'Église, à travers sa présence active auprès des populations délaissées. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes se sentent appelés à une vie eucharistique, en mettant en oeuvre un nouveau «vivre ensemble» qui implique de croire, espérer, partager, célébrer.

  • Devant la complexité et les exigences du réel, nos désirs de simplification se trouvent pour le moins bousculés.
    Il est illusoire d'imaginer ce rêve de vie simple sous forme d'un retour à la terre ou à un passé révolu. Nous sommes véritablement appelés à inventer nos vies dans un monde complexe. La sagesse biblique et la tradition spirituelle, qui font découvrir la personne du Christ, peuvent nous inspirer. Un chemin d'intériorité et de liberté face à l'imprévu nous est ouvert.

  • Chacun aspire profondément à réussir sa vie. Le marché du développement personnel offre une grande variété de réponses à nos soifs d'épanouissement et de reconnaissance.
    Au coeur de notre quête s'ouvre alors une question spirituelle décisive : comment distinguer ce qui est porteur de vie et ce qui est illusion ? Car développement personnel et chemin de foi ne sont pas étrangers l'un à l'autre.
    Il s'agit toujours de tenter de vivre au mieux, en se rendant disponible au travail de l'Esprit.

  • Le sport

    Ser Revue Christus

    Le sport est un phénomène social universel. Il se pratique, se regarde et mobilise des foules ainsi que des sommes d'argent considérables. Forme d'expression du corps, il impose une ascèse dont la fonction est structurante. Mais le sport moderne est aussi ambivalent et appelle au discernement.
    Il peut devenir le tout d'une vie, jusqu'à l'excès. La beauté, la gratuité et la performance du geste risquent de disparaître derrière le culte du corps ou une rage de vaincre, quel qu'en soit le prix. Le sport est donc aussi un lieu de combat spirituel qui permet de faire le choix de Dieu en toutes circonstances.

  • L'acte de gouverner consiste à animer un processus collectif de décisions même quand une seule personne l'assume.
    Hommes et femmes politiques sont attelés à la tâche difficile de concilier des intérêts contradictoires et d'opérer des choix dans un monde toujours plus complexe.
    Face aux enjeux du pouvoir, le bon gouvernant doit-il savoir se rendre docile à l'Esprit pour diriger avec sagesse, intelligence et force ?

  • La présence massive et indispensable d'outils connectés dans nos vies ne se contente pas de bouleverser notre manière de communiquer et de travailler, elle interagit aussi avec nos univers intérieurs.
    Nous sommes appelés à poser un regard mesuré sur cette réalité nouvelle et à nous garder de porter des jugements hâtifs qu'ils soient laudatifs ou critiques. Notre tâche est d'accueillir pleinement ce monde naissant, afin de découvrir l'humanité qui s'y dit et le sens qu'elle y cherche.

  • Les évolutions de la famille soulèvent de nombreuses questions dont les enjeux humains nous mettent devant des choix parfois vertigineux.
    On n'attendra pas ici l'exposé d'une spiritualité familiale, ni la justification spirituelle d'un modèle de famille tiré des Ecritures et de la tradition. Il n'y en a sans doute pas. Dieu ne dit pas ce que « doit » être une famille, il invite à y vivre de son amour.
    Ce hors-série veut éclairer la manière dont la famille tisse des liens durables. Comment la parole de Dieu peut-elle guérir et ouvrir ces liens à un vivre-ensemble plus évangélique ? De sa naissance à la mort, chacun peut faire de la vie qu'il reçoit et qu'il donne une expérience de l'Esprit. En libérant d'attachements trop immédiats, l'Esprit ouvre à une vie relationnelle plus vaste.
    La famille est ainsi ouverture sur l'avenir et terreau privilégié de l'espérance. Pour le chrétien, la famille n'a pas sa fin en elle-même.

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