Sedes (réédition numérique FeniXX)

  • Une histoire du camp de Poitiers, ou furent internés en 1939 les Républicains espagnols réfugiés dans la région. En décembre 1940, les autorités d'occupation et l'administration de Vichy décident de le transformer en camp en concentration pour Tsiganes : 450 y seront enfermés. En 1941, c'est au tour des juifs du Poitou de connaître le même sort.

  • Le tourisme est l'activité humaine qui s'est sans doute la plus développée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Jointe à l'expansion démographique, il n'est pas douteux qu'elle se marque avec force dans le paysage et contribue à façonner l'environnement. L'accumulation d'individus à certaines périodes et dans certains sites privilégiés (stations balnéaires, ou de sports d'hiver) ne doit pas faire croire que le tourisme soit le seul auteur du saccage des paysages, ni des pollutions : toutes les activités humaines ont leurs nuisances (industrie métallurgique, industrie pétrolière, industries alimentaires, etc.). Déjà au Colloque de la Rochelle de mai 1991, le ministre de l'Environnement de l'époque, Mr Brice Lalonde, convenait que les rejets urbains et industriels étaient plus néfastes que certaines structures d'hébergement réalisées pour accueillir les touristes. Il y a donc une action du tourisme sur l'environnement, mais il ne faut pas oublier que le milieu a aussi une réaction sur le touriste : n'oublions pas les bienfaits des séjours dans certaines régions de côtes ou de plaines, où le milieu peut être considéré comme un "médicament naturel". C'est donc ces interactions du tourisme et de l'environnement dont il sera tenu compte dans cet ouvrage.

  • Ce volume étudie les aspects de la vie rurale autres que le brûlis et la rizière, c'est-à-dire, pour l'essentiel, les cultures commerciales, paysannes ou en plantations, l'élevage, l'artisanat, l'habitat, les problèmes fonciers et la répartition de la population. Ont été laissées de côté l'industrie moderne qui a connu, cependant, un développement considérable ces dernières années, par exemple à Singapour, et les villes, malgré leur importance. Si l'on excepte le cas particulier de Singapour, l'Asie méridionale reste fondamentalement rurale et ce, en dépit de la présence de nombreuses villes millionnaires et d'une capitale macrocéphale telle que Bangkok.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Peu appréciée lors de ses premières publications (Proust comme Lanson en jugeront le style détestable), la correspondance de Gustave Flaubert est aujourd'hui un monument littéraire unanimement célébré. Biographes et critiques en ont fait, et continuent d'en faire, un ample usage, tant pour élucider quelque particularité de la vie de l'auteur, que pour expliciter tel ou tel sens de l'oeuvre. Lire la correspondance de cette manière, limite toutefois sa portée comme ses intentions, et risque de la confiner au seul rôle de discours d'escorte. D'autres lectures sont possibles, et souhaitables. Ainsi, peut-on privilégier un moment le fonctionnement de cette correspondance, en la rendant à sa dimension dialogique, échange continu de propositions entre Flaubert et ses correspondants. C'est l'optique choisie pour l'analyse et la critique de cinq correspondances croisées, qui montrent Flaubert en commerce épistolaire avec Maxime Du Camp, Marie-Sophie Leroyer de Chantepie, George Sand, Yvan Tourguéniev, et Guy de Maupassant. Ces correspondances donnent à voir les épistoliers aux prises avec les enjeux du va-et-vient postal ; elles affichent intentions comme équivoques ; elles offrent, enfin, de manière succincte mais paradigmatique, le portrait dynamique et complexe de Flaubert correspondant.

  • « Sire Renart le goupil » du XIIe siècle est devenu, chez Benjamin Rabier, et dans un Guide Bleu, « Goupil le renard ». Inversion significative d'une coïncidence parfaite entre le nom propre et le nom commun : le personnage ne se définit pas par une banale classification zoologique ou littéraire, facile à étiqueter, mais par l'activité - fondamentalement incohérente - d'un véritable être vivant, plus individuel que typique, et trop vivant pour ne pas déranger tout le monde. « Décepteur » des ethnologues, trouble-fête de l'universelle courtisanerie, « sale petit juif » allié à quelque résistance féodale, modèle où « s'éclate » idéalement le clergé, base du refus idéal de la domesticité asinaire qui préoccupera La Fontaine : ces raisons d'être idéologiques, structurent l'évolution historique d'un personnage, dont l'existence trouve son cadre dans cette étrange présentation des personnes sous des formes animales, ce « zoomorphisme », dont on cherche ici les raisons d'être, parfois peu avouables quand elles descendent au niveau du cannibalisme, mais qui justifient - historiquement - les hypocrisies de la mascarade, sous le regard intelligent - et un peu complice - de la femelle humaine, dont le mâle reste stupide et vaincu par une animalité supérieure. Jean Batany, connu depuis vingt-cinq ans comme un « Renart » un peu fantaisiste dans le monde de la linguistique française et de la littérature médiévale, enseigne actuellement à l'Université de Caen, après un long séjour universitaire dans sa patrie tourangelle, et un bref exil avignonnais. Il accueillera, avec plaisir, toutes les réactions à son « barat », même les coups de dents d'Ysengrin.

  • Au XVIIIe siècle et plus spécialement durant le règne de Charles III (1759-1788), l'Espagne entreprend une Croisade éclairée, un gigantesque effort de rénovation nationale. Le XVIIIe siècle est bien « le second siècle d'or », un siècle d'or au demeurant « un peu pâle de l'histoire hispanique ». J. Ortega y Gasset considérait l'époque de Charles III comme le règne « el más particularista y anti español que ofrece la historia de la monarquía ». Par-delà le caractère provocateur de l'assertion, il faut admettre l'importance de l'influence française, mais insister également sur la force du courant national, tout droit venu du XVIe siècle. A partir de 1789 et surtout de 1793, l'Espagne est brutalement entraînée dans le maelstrom révolutionnaire. La crise qui est alors générale et multiforme, est un révélateur des contradictions de l'Ancien Régime, mais aussi de l'llustración. Pour la péninsule, le XVIIIe siècle s'achève dans le désarroi, l'incurie et les chimères. « Le sommeil de la raison engendre des monstres. » Longtemps négligée, l'histoire de cette période a été renouvelée, essentiellement par les chercheurs espagnols, secondairement par les Français et les Américains. La région et la comarca, qui ont toujours été en Espagne une réalité tangible, servent souvent de cadre à ces travaux mettant en valeur la diversité de la mosaïque ibérique.

  • Cet essai est né d'une actualité spécifique, celle de la crise de l'économie mondiale. Rapprocher l'expérience russe du développement avant 1914 et le débat contemporain sur la croissance : telle est l'une des intentions de ce livre. L'historien reste en effet surpris de l'écho que les controverses économiques d'aujourd'hui font à celles de 1890 ou de 1910. On se soucie de la nature et du rythme de la croissance, on s'interroge sur les rapports existant entre crise agro-alimentaire et mouvement démographique, on s'inquiète des transferts de capitaux, de la dépendance financière et technologique des pays neufs. Toutes ces interrogations renvoient directement à l'histoire économique de la Russie entre 1850 et 1914. Non qu'il s'agisse de rechercher systématiquement des similitudes au risque de forcer les traits, ou de proposer une image rétrospective de la croissance débarrassée de ses contingences historiques. Anthony Rowley a plutôt tenté de soumettre ce passé aux préoccupations de notre époque.

  • On connaît mieux les batailles navales et les amiraux que les ports, les vaisseaux et leurs équipages. Les deux auteurs proposent d'inverser l'approche traditionnelle de l'histoire de la marine de guerre au moyen d'une nouvelle démarche combinant le quantitatif et le qualitatif. Il s'agit de montrer le cheminement technologique, mais aussi économique et culturel, qui conduisit à l'émergence, au cours des années 1650-1680, puis à l'essor des flottes de combat dans l'Europe des Lumières. Ces flottes sont devenues les instruments très élaborés d'une politique de prestige et de puissance au service des souverains, les vecteurs d'une véritable « force de frappe » déjà capable, vers 1760, d'intervenir partout dans le monde, de la mer de Chine aux Caraïbes, et du Spitzberg aux Malouines... Mais cette modernité se conjuguait avec le respect très conservateur des savoir-faire traditionnels qui remontaient aux premières navigations hauturières et aux chantiers ancestraux des maîtres d'hache. Les problèmes de mise en oeuvre des flottes et de mobilisation navale sont abordés aussi concrètement que possible : comment un vaisseau de ligne est construit et armé ; qu'est-ce que la gestion d'un port-arsenal, la logistique, le recrutement des équipages ; qu'est-ce qu'un matelot trouve dans sa gamelle, comment il travaille et se divertit. Ce livre est conçu dans une perspective largement européenne et comparative, qui propose des synthèses et des séries statistiques souvent inédites. L'étude du développement des marines de guerre montre des convergences certaines, au plan des techniques de la marine en bois et de l'organisation de la vie à bord des grands voiliers. Elle révèle aussi des divergences et des écarts : le long duel franco-anglais, cette seconde « guerre de Cent ans », ne peut se comprendre si l'on ne possède pas les courbes et les statistiques montrant en parallèle l'évolution de la Royale et la Navy, que le lecteur trouvera réunies dans ce livre. C'est pourquoi le mot « marine » s'écrit ici au pluriel : « les marines ».

  • Entre 1820 et 1920, les États-Unis deviennent une nation urbaine. La croissance des villes y est liée à la conquête du continent et au formidable essor économique qui fait de la république agraire de Jefferson la première puissance industrielle du monde. A l'essor des fonctions économiques correspondent des mutations dramatiques : l'espace urbain se transforme, les villes s'étendent et s'élèvent, les groupes sociaux et ethniques se font plus nombreux et plus hétérogènes, les fonctions urbaines se multiplient. Ce livre retrace ces évolutions en insistant sur les tensions entre l'unité et la fragmentation qui caractérisèrent tous les aspects de l'histoire des villes et des sociétés urbaines aux États-Unis, et qui donnèrent un nouveau sens à la devise de la république américaine, e pluribus unum.

  • Marcel Le Glay, ancien membre de l'École Française de Rome, professeur d'Archéologie romaine à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Ce livre, intitulé « Villes, temples et sanctuaires de l'Orient romain » comporte trois parties. La première est consacrée à la Macédoine et à la Grèce. La deuxième, la plus développée, couvre le territoire de l'Asie mineure. La troisième intéresse la Syrie romaine. Tout l'Orient n'est donc pas étudié dans ce livre. Il eût fallu traiter de l'Arabie, de l'Égypte et de la Cyrénaïque. Pour des raisons exposées dans l'avant-propos, il a fallu opérer des choix. Chronologiquement l'étude couvre la période du Haut Empire romain d'Auguste à la mort d'Alexandre Sévère.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis l'origine des temps, les migrations internationales sont au coeur de l'histoire des hommes. Lors des XIXe et XXe siècles, elles s'inscrivaient essentiellement dans une double réalité : la colonisation suivie de la décolonisation, et la politique des blocs. Or, ces deux données géopolitiques ont quasiment disparu, conduisant à une recomposition des schémas explicatifs de la migration. Avec sa grande clarté d'expression, Gérard-François DUMONT dévoile dans ce livre les caractéristiques des migrations internationales. Il explique la diversité de leurs formes en proposant chaque fois des exemples éclairants. Il remonte à la pluralité des causes, ce qui permet de bien distinguer les facteurs politiques, les effets des évolutions géopolitiques, le rôle des dynamiques économiques, l'influence de la révolution des transports, ou les conséquences des changements démographiques. Enfin, Gérard-François DUMONT analyse la géographie des migrations qui façonnent les peuplements. Les étudiants et les candidats à des concours (Capes, Agrégation, ENA, Prépa HEC, Sciences Po et toute épreuve de culture générale) tireront un grand profit de ce livre, enrichi de notes utiles, d'illustrations et d'un index des noms cités. Le citoyen curieux de son temps appréciera l'exposé lumineux lui permettant de comprendre toute l'importance des nouvelles logiques migratoires.

  • Des grands ensembles géomorphologiques du sous-continent canadien, aux milieux climatiques, biogéographiques et hydrologiques, en passant par le peuplement, les ressources, et tous les aspects économiques et politiques, Pierre Biays dresse un état des lieux très complet du Canada. 

  • L'eau ressortit à de multiples disciplines : climatologie, hydrologie, glaciologie, géomorphologie, biogéographie... ; aussi son étude est-elle rarement menée pour elle-même. Louvrage de Jean-Pierre Vigneau se veut une géographie (physique) de l'eau. Il est donc conçu comme un parcours transversal, organisé selon le continuum du cycle. L'angle choisi est celui du mouvement. L'analyse porte sur les échanges entre les grands réservoirs de la planète et sur les transferts au sein de trois d'entre eux. Ainsi, l'eau n'est ni reléguée au rang d'élément, ni réduite à un rôle d'agent ; elle est remise à sa place d'acteur déterminant du fonctionnement naturel, de thème central de la géographie.

  • Le sentiment de la beauté est une disposition essentielle de l'âme humaine. Il apparaît comme un état affectif, où chacun croit reconnaître l'empreinte d'une sensibilité individuelle ; mais il est, avant tout, l'affirmation du libre essor de l'esprit, qui se détache des représentations conventionnelles, des habitudes et des préjugés, et retrouve ainsi sa pureté originelle. La reconnaissance de la beauté est donc la redécouverte, par l'esprit, de la simplicité primitive de la vie de l'esprit. C'est dire à quel point la beauté est d'essence idéale. Il suffit d'évoquer la conception du « Banquet », pour comprendre cette alliance secrète entre la beauté et l'esprit. Mais, pour soutenir cette thèse sans défaillance, il faut aussi se convaincre que la Beauté est présente dans le monde, dans la mesure où elle est l'Esprit incarné, la manifestation sensible de l'Idéal, la forme apparente d'une réalité essentielle qui se révèle à la pensée seulement. Nous devons aller jusqu'au bout de cette affirmation, et considérer que la beauté est cette forme spécifique de l'Idéal que l'on rencontre dans toutes les manifestations sensibles qui, par une véritable faveur de la nature, ou grâce au travail des artistes, portent l'empreinte de l'Esprit. La beauté est une sublimation de ce qui est naturel. C'est dire qu'elle trouve sa demeure dans le monde des créations artistiques. Mais c'est dire aussi qu'elle se rencontre, d'abord, dans toutes les réalités qu'une Nature généreuse offre à nos sens, pour que nous apprenions à y reconnaître la manifestation éclatante de l'Esprit. Elle est, originairement, le signe de ce qu'il faut appeler une présence sensible de l'Esprit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre se propose de surmonter l'un des principaux obstacles que rencontrent ceux qui abordent la critique littéraire d'inspiration psychanalytique sans avoir reçu d'initiation préalable à la psychanalyse. On trouvera ici à la fois une étude chronologique des principaux textes dans lesquels Freud aborde les rapports du langage littéraire avec l'inconscient et un résumé des différentes étapes de sa théorisation, permettant de situer sa réflexion sur l'art dans le contexte où elle est née et de se faire une idée exacte des préoccupations auxquelles elle répondait. Eclairées de cette manière, les découvertes qui firent accomplir des pas décisifs à l'interprétation de la littérature apparaîtront tantôt modestes dans leur visée, tantôt démesurément ambitieuses, mais toujours respectueuses de la spécificité du fait littéraire, et significatives d'un questionnement qui n'a rien perdu de son actualité.

  • Dans ce volume sont présentés cinq pays, attachés différemment à une tradition démocratique en 1918 et qui, en 1989, semblent converger vers un modèle à la fois comparable par certaines institutions, et différent par la pratique liée à des cultures et surtout à des histoires récentes originales. La république fédérale américaine et la monarchie britannique puisent à une source commune, et pourtant elles changent de façon différente : le président américain n'a cessé de renforcer son pouvoir pour affronter et la crise des années Trente, celle de la guerre mondiale et surtout celle longue de la guerre froide. En Grande-Bretagne, les responsabilités du Premier ministre et de sa majorité n'ont cessé de se renforcer. En Espagne, un premier essai a échoué dans les années Trente sans doute parce que la culture politique n'avait pas encore intégré la notion d'État, à la différence de l'évolution qui suivit la fin de la dictature, la « transition ». En Italie, la monarchie de Savoie n'avait pu enraciner une vraie démocratie à cause du refus électoral des Catholiques et de l'hétérogénéité sociale, culturelle et économique du pays, dont l'unité était trop récente. En 1946, l'expérience a réussi, non à cause de l'élimination de la monarchie, mais par la constitution de quelques grands partis bien identifiés, de la possibilité d'unifier le pays par la langue contre les dialectes, par les medias, par une politique économique. En Allemagne, la république de Weimar est une expérience discutée, inachevée, dont un historien ne peut prédire quelle eût été son évolution. En 1947, le modèle démocratique a été imposé par les Américains, sous une forme fédérale, à cause de la guerre froide, et dans la partie de l'Allemagne historique qui pouvait, sans doute, en faire l'expérience le plus efficacement.

  • En établissant les bases d'une ontologie positive nous avons introduit une conception inédite de l'engagement et de l'objectivité. Avec l'élaboration de la mécanogenèse et celle, intentionnellement différente, de l'esthéticogenèse, deux aspects irréductibles du monde objectif s'opposent ou, plutôt, se complètent. L'élaboration mécanogénétique, précédée de la conception pré-mécanogénétique, apporte un point de vue nouveau à la détermination réaliste. En suivant la vectorialité qu'impose la matière il devient possible de repenser le concept de prégnance. Souvent l'intérêt heuristique des mécanogenèses a été mis en relief. Le cheminement mécanisé de la matière nous a permis de refondre les conceptions métaphysiques de substantialité, à partir d'une approche opératoire de l'essence. La détermination substantielle, dans notre essai, s'élève d'un empirisme provoqué par l'objet qui mène tantôt à la fonctionalité rationnelle, tantôt à l'afonctionalité existentielle. Ceci projette un jour neuf sur l'instauration. Toute ces « découvertes » (en langage philosophique) naissent de constats d'origine psychologique établissant une distinction capitale entre geste-fonction et geste-rôle. Au point de départ nous avons situé dans cette optique le sujet poussé par l'instinct qui se saisit de la proie, c'est-à-dire des prégnances circonscrites à l'intérieur d'une présence. L'astuce est intervenu dans un tel saisissement, devant la notion de priorité, associant celle-ci au fonctionnel et, particulièrement, au faire de la praxis. H. J.

  • Interrogé sur les fondements de son oeuvre, Albert Cohen affirmait : « Je n'ai à aucun moment voulu consciemment donner un sens et un but à mon oeuvre. Je me suis contenté de la créer, avec mes fantasmes dont je ne suis pas le maître, et qui s'imposent à moi sans que j'en connaisse la raison. Comme Malher, je puis dire que je suis un archer qui tire dans le noir ». Le présent ouvrage s'interroge sur les ressorts profonds de cette oeuvre qui s'impose, chaque jour davantage, comme l'une des plus originales et l'une des plus fortes de notre temps.

empty