Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un cerveau planétaire est en train de naître du gigantesque réseau des télécommunications qui réunit peu à peu les cerveaux des hommes, neurones de la Terre. Grâce à la télématique, aux satellites, aux fibres optiques, aux ordinateurs, nous construisons du dedans un cerveau aux dimensions du globe. Un organe sans formes réelles mais qui commence à penser et dont dépend notre avenir. S'appuyant sur des faits puisés dans l'actualité, Joël de Rosnay révèle un environnement aux multiples dimensions, où interagissent biologie, informatique et télécommunications, domaines appelés à bouleverser nos modes de pensée et le développement industriel de nos sociétés.

  • Un essai sur cette nouvelle maladie des démocraties, la manipulation.

  • Les Kéhayan ont dit la vérité, ils seront exécutés. Telle fut quasiment la sentence prononcée par le PCF après la publication de La rue du Prolétaire rouge. Dans Le tabouret de Piotr, à travers la cruelle anecdote des injures, des désaveux, du boycott, de l'intimidation, des menaces d'exclusion que suscita leur premier livre, Jean Kéhayan dénonce les mensonges sur lesquels repose le PCF et les méthodes d'un appareil coincé, selon lui, entre sa prétendue indépendance et son allégeance à l'URSS, entre un libéralisme de façade et une rigidité structurelle qui augure mal de sa capacité au changement.

  • La distance qui sépare les quartiers sensibles du reste de la ville élargit le fossé. Il ne s'agit pas de la distance géométrique qui, elle, grâce aux développements des transports collectifs a tendance à régresser et favoriser leur intégration physique. Il s'agit de la distance mentale, celle dont parlent les habitants. Progressivement, en effet, les quartiers sensibles sont devenus des ultimes refuges et, depuis une génération, la mise à distance des jeunes qui les habitent a nourri chez beaucoup une culture de rouilleur-de-pied-d'immeuble. Ils jouent et se jouent des distances. Tout ce qui n'est pas d'ici apparaît loin et finit même par être rejeté. Des bus sont caillassés, incendiés. Même les pompiers sont agressés. Quelles réponses sociales, quand on sait que la notion de sanction n'a plus prise sur certains jeunes dès lors qu'ils investissent en bande les espaces publics ? Leur distance vis-à-vis des règles de la société les place hors jeu. Dans les quartiers, on les appelle les gremlins ou la caillera (la racaille), au ministère de l'Intérieur, les sauvageons. Ils sont nés et ont grandi à distance de la ville, entre semblables, là où l'éloignement n'est pas un concept inconnu. Un essai utile aux débats d'actualité sur l'éloignement des jeunes délinquants, la proximité des services publics,

  • Les grandes manoeuvres de l'opium. La drogue est, comme l'uranium ou le pétrole, marquée du sceau des intérêts d'État. Dans les pays victimes de la toxicomanie, réprimer l'abus des stupéfiants est une mesure d'assainissement social. Dans les pays où l'on cultive l'opium, la lutte contre cette production peut prendre l'allure d'une attaque contre le niveau de vie de larges couches de la population. Une partie serrée se joue entre les uns et les autres, dans les couloirs des chancelleries et des organisations internationales comme dans les villages de la jungle, les casernes et les bouges des grandes villes. Catherine Lamour et Michel R. Lamberti s'y sont rendus : ils décrivent et expliquent ce qu'ils ont vu à Genève et à New York aussi bien qu'en Thaïlande, en Birmanie, en Turquie et en d'autres lieux moins connus.

  • André Jardin. Né en 1912. Spécialiste du XIXe siècle. Maître assistant à l'université de Paris VIII. André-Jean Tudesq. Né en 1927. A soutenu sa thèse sur "Les grands notables 1840-1849", essai historique d'une psychologie sociale. Professeur à l'université de Bordeaux.

  • 1968 : Au plus fort des Trente Glorieuses, la jeunesse occidentale lève soudain l'étendard rouge et noir de la révolte. Un nouvel acteur fait irruption sur la scène historique : la classe d'âge adolescente et juvénile. Ses valeurs, démocratiques et libertaires, romantiques et messianiques, bouleversent la société. Trente ans après, la révolution de Mai, souvent racontée, rarement analysée en profondeur, conserve son mystère. Henri Weber confronte son interprétation aux principales théories existantes : Aron et Crozier, Morin et Touraine, mais aussi Castoriadis et Debray, Ferry et Lipovetsky... Accusateurs, juges et défenseurs sont convoqués à la barre. De cette confrontation ressort l'ampleur du « travail de Mai » et ses effets persistants sur la société française.

  • « Un livre remarquable... Le lecteur est, d'un bout à l'autre, pris par le récit. L'auteur, journaliste éminent, n'a jamais cédé à ce que les historiens universitaires appellent "le journalisme", c'est-à-dire qu'il ne cherche pas à éveiller l'intérêt par des anecdotes. L'intérêt, il a su le rendre poignant sur le fond même du sujet. » J.-B. Duroselle, Le Monde diplomatique « On est d'abord surpris. Faire commencer la guerre froide en 1917, voilà qui va contre la définition habituelle. Puis, à mesure qu'on avance dans la lecture..., on accepte de plus en plus aisément ce que l'auteur a affirmé dans son introduction - qu'il "n'existait aucune solution de continuité dans l'affrontement du pouvoir des Soviets et du monde bourgeois et qu'il était impossible de comprendre les crises qui se sont succédé au cours des vingt dernières années sans remonter à ses premières phases". »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les métamorphoses de ces temps de transition, marqués par la transformation de l'Occident romain en Europe chrétienne.

  • Jean Hyppolite nous livre ici un ouvrage tout à fait essentiel pour quiconque souhaite découvrir sérieusement la philosophie hégélienne. La réédition de ce texte devenu classique restitue la philosophie hégélienne de l'histoire à sa vérité : d'abord dans ses origines, en la situant par rapport à celles de Fichte et de Schelling, mais aussi en rectifiant les faux-sens qui pèsent sur des concepts comme celui de l'esprit ou du destin des peuples, ici ressaisis dans ce qu'ils ont de profondément incarné.

  • Une série d'essais qui portent principalement sur les classes sociales, et secondairement sur les appareils d'État, dans la phase actuelle du capitalisme monopoliste-impérialiste. Ces essais concernent pour l'essentiel les métropoles impérialistes, et notamment l'Europe.

  • L'envers du progrès technique. Nucléaire, chimie, informatique, forêt, télécommunications... Un travail morcelé, de moins en moins intéressant. Une division sociale qui s'accroît. Du bureau à l'usine, à travers vingt situations, des travailleurs s'interrogent sur les transformations qui bouleversent notre manière de travailler, de vivre et de penser. Tout cela pour qui ? Pour quoi ? Pour aller où ?

  • La plus grande famine de notre histoire est déjà commencée. Pas moins de cinq cents millions d'hommes sont menacés d'en mourir dans les années qui viennent. Contre la civilisation de gaspillages, de rapines et de profits responsable de cette situation, René Dumont appelle à la mobilisation générale. Il faut construire des pouvoirs paysans et établir des socialismes à solide base agraire dans les pays dominés, imposer la participation paysanne ailleurs. Nous devons absolument prendre conscience du caractère incontournable de certaines contraintes : de population d'abord, de sols, d'eau, de phosphates, d'énergie... Il nous faut repenser nos agricultures, rechercher les bases d'une civilisation de l'arbre et du jardin. Tels sont les grands axes d'un projet global de survie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'aventure, aujourd'hui, n'est plus seulement liée au risque ou à l'exploit. L'exotisme, la guerre, la prouesse ne nous garantissent pas de l'emprise de la banalité. Mais, en retour, la vie la plus conjugale elle-même ne nous prémunit pas contre la surprise. Le destin de l'homme quelconque, notre destin à tous, c'est d'être de plain-pied dans la quotidienneté et dans l'aventure. Le petit-bourgeois, dit-on, est la clé du siècle. Peut-être. Mais au lieu de guetter son renversement, n'est-il pas plus judicieux d'étudier ses métamorphoses ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Afrique au XXe siècle 1960-1985 : vingt-cinq ans d'indépendance en Afrique. Mais aussi plus de cinquante coups d'État, quelques centaines de crimes, exécutions et meurtres politiques. À l'arrière-plan de ces drames, la stagnation des conditions d'existence des populations et la rivalité impitoyable des grandes puissances. Décidément, l'Afrique est loin d'avoir trouvé son rythme de croisière. Contrairement aux idées reçues, cette instabilité et ces tensions ne datent pas d'hier. On peut en suivre les jalons depuis le début de notre siècle. Ce livre clair et concis ne retient du passé que les faits nécessaires à la compréhension de l'Afrique actuelle. Il éclaire l'évolution politique du continent en relation avec les mutations économiques et sociales. L'étude des États et des grandes zones géo politiques est complétée par une réflexion d'ensemble sur les héritages culturels et politiques, l'État et le pouvoir, la quête de l'unité et d'une personnalité propre, les interférences des puissances extérieures.

  • Les Français, depuis 1789, ont produit deux sortes de nationalisme. Le premier est de tradition jacobine ; il est né de l'héritage idéologique de la Révolution ; il concilie deux éléments dont les contradictions n'apparaîtront que peu à peu : le chauvinisme cocardier et le messianisme humanitaire. Le second, qui s'ébauche avec le boulangisme et s'accomplit au moment de l'affaire Dreyfus, est un nationalisme de droite, un nationalisme conservateur et antisémite, qui se révèle surtout comme une méditation sur la décadence. Raoul Girardet présente, en historien familier des idées politiques, les textes fondamentaux de ce nationalisme à double visage et à multiples variantes.

  • Qu'est-ce que la France de l'an Mil ? Que savons-nous de cette époque des origines, celle d'Hugues Capet et de Robert le Pieux, à la fois légendaire et obscure ? À l'occasion du millénaire capétien (987-1987), une équipe de médiévistes, conduite par Robert Delort, s'attache à faire le point de nos connaissances sur les divers aspects de la vie collective : les paysans, le village, les rois, les moines, le paysage monumental, les genèses linguistiques de la France, etc. Voici dressé le premier tableau de la France à la charnière de l'an Mil, sous forme d'études, de dossiers (en particulier un répertoire des principaux monuments).

  • Parler vrai ne suffit pas. Il faut, quand viennent les épreuves, agir en conséquence. Ce que ces textes, j'espère, rendront perceptible, ce n'est pas seulement la continuité que j'invoque, les idées que j'évoque, c'est aussi, c'est peut-être surtout, la méthode qui les sous-tend. Le thème de la rupture a vécu. L'enjeu du combat est de substituer une politique à une autre, et non une société à une autre. C'est la victoire de l'alternance sur l'alternative. Y a-t-il cohérence, dans la pensée et la démarche, entre le militant de toujours, le ministre d'hier, le responsable d'aujourd'hui ? Le lecteur trouvera ici le moyen d'en juger. Moi, je n'en rougis pas.

  • Les traits marquants d'une société et d'une civilisation et l'histoire des fondateurs du capitalisme américain.

  • « Il suffisait de rassembler et de ranger cette poignée d'articles pour offrir au lecteur, sous un discours agréable et vivant, la meilleure initiation, attractive et accessible à tous, au vaste continent de l'ancienne Mésopotamie. Le néophyte en prendra sans effort le goût, et s'en fera une idée suffisante pour s'attaquer ensuite, si l'envie lui en vient, aux lourdes, sévères, mais garanties, synthèses des savants. Même l'initié y trouvera profit, en explorant quelques recoins mal fouillés encore, et à peine connus de cette vénérable civilisation exemplaire. »

empty