Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • Un travailleur immigré, reclus dans une malle, noue une relation avec une femme rêvée à laquelle il livre son histoire intime et les souvenirs de son pays. Pour échapper à son fantasme qui l'isole, il décide de retourner vers le monde des vivants. Dans la rue, il subit la violence, la haine et le racisme mais rencontre aussi Gazelle, une jeune Palestinienne, qui l'aide à rompre avec sa solitude.

  • À Oran, en 1927, une jeune veuve travaille durement pour élever son fils de treize ans. Ce dernier vénère la mémoire de ce père qu'il n'a pas connu mais qui a laissé à ses amis un vivant souvenir. Lorsque la mère parle de se remarier, le garçon se révolte et refuse un projet qui, à ses yeux, est une trahison envers le disparu. Commence alors entre ces deux êtres un conflit marqué cependant par le sourire de la jolie Véronique et les ardeurs d'un violent soleil d'été.

  • J'ai décidé d'être jeune pour l'éternité, je ne veux pas mourir sépia. Et puis, voilà, on se retrouve à trente-neuf balais, avec un regard d'adolescent qui aurait déjà vu passer la vie, un paquet de disques sous le bras... Je ne voudrais pas croire aux rêves et puis, voilà j'y crois comme à ma propre existence. Le Déchiros, déchiré, déchiqueté, épavé, meurtri, ce nain paumé se prenait pour John Lennon, mais il fait un sale temps pour les rêveurs en cette fin 1988.

  • Mortelle est une jeune femme énigmatique qui ne s'est jamais résolue à une société pseudo-égalitaire dans laquelle les individualités sont éliminées au profit de la collectivité ; écrire y est un crime, et Mortelle va tomber amoureuse du narrateur...

  • Les seins féminins, découverts ou voilés, opulents ou minuscules, ont exercé et exercent toujours une fascination indiscutable. Du savant au populaire, de la Bible aux Mille et Une Nuits, de l'Antiquité au XXe siècle, une anthologie de citations classée par thèmes : noms et images, formes et volumes, propriétés et caractères, approches et usages, souffrances et revanches.

  • Une journée dans la vie de Medhi. Un témoignage subtil, minutieux, violent. Un cri d'indignation et de révolte. Le racisme quotidien, les conditions d'existence des travailleurs immigrés, la justice qui leur est faite, tels sont les thèmes de ce récit où tout se joue dans l'espace d'un regard.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre est le simple exposé de la découverte passionnée de la vie à travers l'infini foisonnement des formes et des moeurs animales écrit l'auteur. Remontant le passé, le lecteur verra comment la personnalité biologique humaine plonge ses racines jusqu'à la cellule isolée du protozoaire. Interrogeant l'avenir, il imaginera la poursuite de cette grande aventure, la vie. La réflexion ici dépasse singulièrement le seul domaine scientifique.

  • Un essai sur cette nouvelle maladie des démocraties, la manipulation.

  • Un cerveau planétaire est en train de naître du gigantesque réseau des télécommunications qui réunit peu à peu les cerveaux des hommes, neurones de la Terre. Grâce à la télématique, aux satellites, aux fibres optiques, aux ordinateurs, nous construisons du dedans un cerveau aux dimensions du globe. Un organe sans formes réelles mais qui commence à penser et dont dépend notre avenir. S'appuyant sur des faits puisés dans l'actualité, Joël de Rosnay révèle un environnement aux multiples dimensions, où interagissent biologie, informatique et télécommunications, domaines appelés à bouleverser nos modes de pensée et le développement industriel de nos sociétés.

  • Au premier étage du Palais des claques, on tire et on tord les oreilles. Au deuxième, on donne des paires de gifles. Au troisième, on met les enfants au placard. Au quatrième, les petits diables prêtent leurs pouces et leurs ongles à des adultes nostalgiques qui les sucent et rongent avec nervosité. Au cinquième, on dispense la fessée à main nue et on botte le derrière... Au huitième, on pose sur les joues des anges des baisers sonores et mouillés. Ils n'ont pas le droit de s'essuyer... Au douzième, on jette sur la peau nue des fleurs de chardon et on frotte les vauriens avec des herbes coupantes... ! Au quatorzième, on se désaltère à la cafétéria et on admire le panorama sur la capitale. Ainsi l'a décrété le Président bien-aimé, mais a-t-il mesuré toutes les conséquences de son invention ?

  • Une anthologie de l'humour belge. Par l'auteur de Le Degré zorro de l'écriture.

  • La logique qui gouverne le fonctionnement des économies centralement planifiées, tient apparemment à un paradoxe, fondamental, économiquement étrange, systémiquement inextricable : la force de survie et la vitalité des régimes des pays de l'Europe de l'Est se nourrissent de l'inefficience et de la faiblesse de leurs économies. Pour saisir la logique du système de l'économie centralement planifiée, il faut se doter d'une grille de lecture qui rattache les problèmes rencontrés à la théorie économique. À cette lumière, il apparaît clairement que toute réforme que le système de l'économie planifiée pourrait entreprendre pour diminuer l'inefficience économique risque, paradoxalement, de l'affaiblir. Mais l'épuisement des ressources auquel on assiste actuellement en Europe de l'Est lui laisse-t-il une autre possibilité ? Il ne suffit pas d'ouvrir le robinet, dit-on en Europe de l'Est, pour remettre la plomberie en état.

  • Le réverbère. Une petite fille qui avait son jardin à elle y avait planté des ampoules électriques dans l'espoir (un bien petit espoir) qu'il y pousserait des fleurs lumineuses ou, peut-être, elle ne savait trop sous quelle forme, simplement de la lumière. Comme il n'y poussait rien au bout de plusieurs semaines, elle n'insista pas davantage et finit par oublier la chose. Elle avait grandi d'ailleurs pendant ce temps. Quinze ans après, alors qu'elle arrivait parfois, avec bien des conditions difficiles, à être encore une petite fille, elle se rendit à son ancien jardin. D'abord elle n'en reconnut rien. Une rue passait par là. Il y avait des maisons plus loin. Ici, tout près, à peine un petit coin de parc. Mais, à deux pas d'un vieil orme qu'elle avait bien connu, à la place exacte de son jardin, avait poussé très haut et fleurissait pour la nuit toute proche un réverbère. Contes, poèmes, chansons à texte, et La plupart du temps c'est le bonheur qui dit...

  • Des dernières sardines de Montherlant aux araignées de mer de Jean Cayrol, du banquet de Michel Leiris où l'on bouffe une esbroufante becquetance à la tisane de Max Jacob, des glaces pour Tolstoï à Bucarest, à la harira qui mijote pour Roland Barthes, de l'influence du whisky sur la métaphysique de Melville à la cuisine éléphantesque d'Alexandre Dumas... Un festin de plats de langue présenté par un amoureux de la littérature : un vrai régal.

  • Deuxième recueil des chroniques de Philippe Meyer diffusées sur France-Inter, à une heure si matinale que l'auteur ne les aurait jamais écoutées, s'il n'avait été tenu de les proférer lui-même.

  • Une série de portraits satiriques tirés de l'émission quotidienne Nulle part ailleurs, sur Canal plus.

  • Souvenirs, réflexions, regards sur nous, les autres, et l'auteur lui-même, tout à la fois graphiste, romancier, essayiste, musicien, photographe.

  • Quatrième recueil des chroniques matutinales proférées par Philippe Meyer sur les ondes de France-Inter, et imprimées par son éditeur à des fins étonnamment lucratives. Philippe Meyer, bien qu'il n'ait jamais ramené d'Iran un bébé caché dans sa trousse de toilette, bien qu'il n'ait oncques interviewé Fidel Castro par télépathie, bien qu'il ait parlé de musique classique à la télévision sans porter de smoking et sans jamais prononcer l'adjectif sublime, bien qu'il n'ait mie accordé d'entretien au président de la République après s'être fait décoiffer par un capilliculteur onéreux, bien qu'il n'ait point annoncé qu'il avait retrouvé Pauline Lafont vivante, bien qu'il ait résisté, plutôt que collaboré, à plusieurs chaînes de télévision, bien qu'il écrive lui-même ses textes et règle ses factures avec sa (maigre) solde, bien qu'il utilise volontiers tous les mots qui figurent dans le dictionnaire, bien qu'il voue au service public de l'audiovisuel une affection appuyée, et bien que nous vivions une époque moderne, Philippe Meyer paraît avoir rencontré la faveur d'un public plus large que celui qui compose sa nombreuse famille. Cela doit être rangé au nombre des mystères de cette fin de vingtième siècle.

  • Truculentes, culottées, allusives, moqueuses, ironiques, délirantes, titilleuses, fofolles ou gaillardes, elles sont partout, ces temps-ci, les drôlesses. Sur toutes les scènes, grandes ou petites, et sur tous les écrans. Drôlesse ? Une réjouie, qui est gaye, de bonne humeur, comme dit ce bon Philibert-Joseph Le Roux dans son Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial (édition de 1750). On persiste à les appeler humoristes en dentelles, en jupons, en jupes-culottes. Elles amusent, agacent, asticotent, surprennent, innovent à qui mieux mieux avec les ingrédients de leur époque. De Muriel Robin à Anne Roumanoff, de Valérie Lemercier à Charlotte de Turckheim, de Sylvie Joly à Virginie Lemoine, c'est peu dire qu'elles sont nombreuses, celles qui ont décidé un jour de faire rire avec elles, et non plus d'elles, comme c'était si souvent le lot des drôlesses d'autrefois, également évoquées ici. De Pauline Carton à Arletty et ces dames du caf'conc', de Thérésa à Yvette Guilbert, sans se priver de jeter un petit coup d'oeil en douce aux dessous de la Goulue, parce qu'il faut ce qu'il faut, comme on dit, et qu'après tout : c'est quand même un mec qui a pondu ce babillard (livre)...

  • Elle entend son pas dans l'entrée, le bruit de la porte. Puis son pas dans l'escalier. Plus rien. Voilà. L'homme avec qui elle vivait depuis des années, de qui elle guettait le pas, chaque soir, au terme d'une longue attente, cet homme vient de la quitter. Rupture sans cris, sans larmes, sans griefs précis. Non sans amour cependant. Alors pourquoi ? La réponse est à entendre dans un dialogue silencieux, d'une tension bouleversante. L'intensité expressive, liée à l'économie des moyens, appartient en propre à Marie Susini. Cette fois, le dépouillement est poussé à l'extrême au bénéfice de l'acuité psychologique.

  • Les Kéhayan ont dit la vérité, ils seront exécutés. Telle fut quasiment la sentence prononcée par le PCF après la publication de La rue du Prolétaire rouge. Dans Le tabouret de Piotr, à travers la cruelle anecdote des injures, des désaveux, du boycott, de l'intimidation, des menaces d'exclusion que suscita leur premier livre, Jean Kéhayan dénonce les mensonges sur lesquels repose le PCF et les méthodes d'un appareil coincé, selon lui, entre sa prétendue indépendance et son allégeance à l'URSS, entre un libéralisme de façade et une rigidité structurelle qui augure mal de sa capacité au changement.

  • On me demande souvent comment je m'y prends, jour après jour, pour pondre - imperturbablement semble-t-il - ces portraits quotidiens, dont les victimes plus ou moins consentantes sont aussi disparates qu'Alain Delon peut l'être d'Hervé Bazin ou Jeanne Mass de Frédéric Dard. Chaque fois, je réponds la même chose. J'ai des secrets. D'abord, la complicité d'un fou de la documentation, du détail syntaxique, et de la floraison rhétorique, Albert Algoud, sans qui tout cet édifice vacille certainement sur son fondement (un peu comme... bien que pour d'autres raisons). Ensuite, le temps : quoi qu'il arrive, à 19 heures pétantes, chaque jour, tout doit être bouclé. Quels que soient l'humeur, la météo, les peines de coeur ou les tracas digestifs. Et ça, croyez-moi chers lecteurs - vous permettez que je vous appelle chers lecteurs ? -, je ne connais rien de plus stimulant. Maintenant, à vous de jouer et je n'aurai qu'un souhait : amusez-vous, comme nous nous sommes amusés !

  • Histoire de vous inculquer les nouvelles bonnes manières, adieu salamalecs, bonjour savalesmecs. La calembourde est dans la rue, à la radio et chez les meilleurs auteurs, c'est clarinette ! Sur les pages roses, il souffle un vent de folie. Alors, de caraïbe en syllabe, de charabia en syllabes... l'esprit de sérieux en prend un coup. Et notre héritage culturel, un coup de jeune ! D'éternelles rengaines s'en trouvent toutes ragaillardies. Trèfle de plaisanteries, qu'en pense la Sorbonne ? Au procès de la calembourde, quel sera votre verdict ? Avant de juger, essayez vous-même, la pépie vient en mangeant. Rien n'est interdit, pas même le calembourdage des noms propres. Quelques énigmes à résoudre, en route, et la calembourde sans peine, en fin de parade, pour vous mettre en verve. Samu !

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