Tallandier

  • Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une défaite en Belgique qui l'en a chassé définitivement. Autant dire que le génie politique est chez lui inséparable du génie militaire.
    Celui-ci fascine le monde depuis deux siècles et a inspiré d'innombrables études, depuis les essais de haute stratégie jusqu'aux travaux pointus sur les unités ou les héros oubliés. Mais personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de Napoléon chef de guerre : comment a-t-il appris son métier, qui l'a formé, quelles ont été ses lectures ? Comment a-t-il remporté ses premières victoires, par quels moyens a-t-il organisé sa propagande, comment savait-il se faire aimer et craindre à la fois par ses hommes, maréchaux comme simples grognards ? Quelle part prenait-il à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la guerre ? Était-il indifférent aux souffrances des autres et à l'hécatombe de morts et de blessés ? Comment s'informait-il sur l'état de ses forces et sur les dispositifs de l'ennemi ? Pourquoi a-t-il mal compris la guerre navale et surtout la « petite guerre », c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?
    En répondant à ces questions, et à bien d'autres, Jean Tulard dévoile les traits d'un Napoléon finalement peu ou mal connu. Il montre brillamment qu'en dépit de faiblesses Napoléon figure bien parmi les plus grands capitaines de l'histoire, les Alexandre et les César.

  • A quoi pensent les Chinois lorsqu'ils découvrent au Louvre ce que nous considérons comme nos chefs d'oeuvre ? Qu'y voient-ils ? Que pensent-ils de nous ? De notre culture ? Ces oeuvres occidentales occupent tellement notre espace visuel et nourrissent notre perception du monde d'une façon si prégnante, que nous les considérons comme nos oeuvres, nous qui sommes habités par elles, sans même les avoir vues, et qui les avons si souvent regardées que nous ne les voyons plus.

    Partant de ce constat, l'auteure propose à un intellectuel de culture et de sensibilité différente, un chinois, d'appréhender des oeuvres phares de l'art occidental. Ainsi la peinture de la religion à travers Giotto, Fra-Angelico, Botticelli, de la société par Van Eyck Holbein, Metsys, Dürer, de la psychologie humaine à travers Le Caravage, Vinci, Rubens ou Picasso, sont examinés avec un regard neuf qui les irrigue d'un sens plus large. En prenant comme compagnons de voyage ces tableaux de la peinture occidentale, Christine Cayol et le professeur Wu interrogent leurs représentations du monde respectives, en particulier les notions de liberté, de pouvoir, de transcendance, des femmes, du rôle de l'artiste et, bien sûr d'expérience esthétique. L'art devient prétexte pour jeter des passerelles entre deux civilisations qui se méconnaissent et pour confronter de Paris à Pékin deux modes de pensées.

    Un dialogue inédit pour partager les visions philosophiques, éthiques, politiques de deux civilisations et cultures qui se méconnaissent et questionner ensemble ce qui s'appelle la société.

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