Éric Caravaca

  • "Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu le mien."
    La lecture habitée et bouleversante d'Éric Caravaca donne à entendre la voix de Vicente, tel un défi vibrant lancé au silence qui a hanté toute la vie cet homme en exil.

  • Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve. Le talent de l'auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste. Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

  • Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s'empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux Juifs de pousser l'Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l'Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des États-Unis, il s'empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth.
    Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l'Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille - et des millions de familles semblables dans tout le pays - lors des lourdes années où s'exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des Juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire. Ce faisant, il nous offre un nouveau chef-d'oeuvre.
    Éric Caravaca restitue avec talent toute la force de cette uchronie subtile et terrifiante.

  • À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire ? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre une homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai. Éric Caravaca interprète l'oeuvre puissante d'Emmanuel Carrère. Sobrement, il déroule le cheminement de personnes meurtries par la perte d'un être cher et restitue avec justesse leur victoire, celle de la vie sur la mort.

  • Gaston Gallimard (1881-1975), fondateur des Éditions de la Nouvelle Revue française avec André Gide et Jean Schlumberger, confia un jour à Jean Cau qu'il n'écrirait jamais ses mémoires d'éditeur, craignant de ruiner sa maison en disant tout ce qu'il y avait vu et tout ce qu'il savait des moeurs et pratiques de la vie littéraire. Il ne les écrivit pas et, pour finir, se confia peu. Louable pudeur. Mais les grandes correspondances éditoriales publiées depuis lors sont là qui comblent ce manque. Gaston Gallimard et son conseiller Jean Paulhan y déploient des trésors d'adresse pour répondre aux jalousies, susceptibilités, reproches ou insultes des auteurs phares de la maison : Gide, Claudel, Proust, ou Céline... et les retenir tous auprès de lui malgré des divergences de vues souvent radicales. Des échanges riches d'enseignements sur la vie littéraire et éditoriale du XXe siècle.

  • La Vénitienne, Bonté, Le rasoir, Le voyageur et Musique. Cinq nouvelles écrites dans les années 1920 et qui, par leur force et leur beauté, confirment si besoin était que Vladimir Nabokov n'était pas seulement un grand maître du roman mais aussi un formidable nouvelliste. Dans ces nouvelles où l'on croise des artistes et des expatriés, il flotte un air de nostalgie et de haute poésie comme ce portrait de femme qui capte sur la surface de la toile le rêve d'un jeune homme trop amoureux.

  • L'intégrale de l'oeuvre poétique - La Fanfarlo - Sélection de critiques et de correspondences - Lu par Michel Piccoli, Éric Caravaca, Denis Lavant, Isabelle Carré, Denis Podalydès, Guillaume Gallienne. Les Fleurs du mal, Le Spleen de Paris, et Les Paradis artificiels sont lus par de grands comédiens qui révèlent la musicalité et l'unité géniale de la production de l'auteur. Mickaël Prazan, spécialiste de Baudelaire et auteur de La Maîtresse de Charles Baudelaire (Plon), a choisi certains extraits parmi les critiques artistiques et la correspondance personnelle de l'auteur, ce qui permettra à l'auditeur de se forger une vue complète des écrits de Baudelaire.

  • « Le poète est semblable au prince des nuées - Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. » L'albatros

empty