André Comte-Sponville

  • "Religion et spiritualité sont deux choses différentes. On peut se passer de la première ; on ne pourrait renoncer à la seconde qu'en s'amputant d'une partie de son humanité."
    André Comte-Sponville
    "André Comte-Sponville aborde l'athéisme avec le même respect culturel que celui généralement attendu pour une croyance établie. Il fait la différence entre ce qui relève du savoir et de la croyance afin de proposer une approche réellement philosophique et non pas militante. Le philosophe sort clairement de l'histoire balisée du Christianisme pour légitimer l'aspiration des hommes à vivre une spiritualité qui pourrait s'exprimer librement dans un champ métaphysique personnel. A partir de l'héritage judéo-chrétien collectif, André Comte-Sponville défend la liberté de croire ou de ne pas croire et s'adresse au croyant autant qu'à l'athée en leur faisant partager un territoire de valeurs et d'idéaux communs."
    Patrick Frémeaux & Claude Colombini

  • Le mal

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    lu par André Comte-Sponville; Michel Terestchenko

    "Si Dieu existe, d'où vient le mal ? S'il n'existe pas, d'où vient le bien ?" Leibniz
    "Depuis la nuit des temps, l'organisation humaine, pour se structurer, doit définir le bien et le mal. En mars 2010, l'association Arte-Filosofia organisait à Cannes un colloque animé par la philosophe Françoise Dastur autour d'une des questions les plus essentielles de l'histoire de la pensée : celle du mal. Il revenait à André Comte-Sponville la tâche d'aborder frontalement l'ampleur philosophique de la notion et de distinguer les diverses formes qui la caractérise : physique, métaphysique et morale. Michel Terestchenko, pour sa part, choisissait de situer son propos non pas directement au niveau philosophique, mais du côté de la psychologie sociale, prenant en compte la psychologie effective des individus. Deux approches de la question du mal dont les Éditions Frémeaux et Associés mettent le contenu à la portée de tous."
    Claude COLOMBINI-FRÉMEAUX & François LAPÉROU

  • « L'amour se dit en plusieurs sens, qu'on se plaît parfois à confondre et que nous essaierons au contraire de distinguer. Il y a le rêve de la fusion et l'expérience du manque. Il y a la passion et l'amitié. Il y a l'amour qui prend et l'amour qui donne. Celui qui rêve et celui qui connaît. L'amour fou et l'amour sage. Il y a "la grande souffrance du désir", comme dit Platon; mais aussi sa puissance et sa joie, comme dit Spinoza. Et puis il y a la charité, la très douce et très pure charité. Mais en sommes-nous capables ? Tout cela peut se dire en grec, autour de trois mots, qui sont comme les trois noms de l'amour : éros, philia, agapè. C'est ce que nous essaierons de comprendre, en français, et tel est le plan de cet exposé. L'erreur serait d'opposer ces trois amours, comme s'il fallait choisir entre eux. Le vrai est qu'ils vont ensemble. Ce ne sont pas trois mondes différents, ni trois essences séparées. Ce sont plutôt trois pôles (dont l'un, peut-être, imaginaire), mais dans un même champ, qui est le champ d'aimer; ou trois moments dans un même processus, qui est celui de vivre; ou trois concepts, toujours plus pauvres que l'infinie complexité du réel, qu'ils aident à comprendre, certes, mais ne sauraient remplacer. Reste alors à vivre ces trois amours, autant qu'on peut, et c'est la seule façon d'aimer la vie. » André Comte-Sponville
    « Après une confrontation avec François Jullien sur la notion du bonheur, différemment perçue par les Occidentaux et les Chinois, puis un cours dialectique sur l'Esprit de l'Athéisme intitulé "Une spiritualité sans dieu", André Comte-Sponville nous propose aujourd'hui une réflexion philosophique sur l'amour, aux frontières de l'héritage des savoirs et des sciences comportementales. La clarté orale du philosophe est servie par un vocabulaire simple mais précis, permettant à chacun de réconcilier son savoir émotionnel avec la pensée des Anciens. » Claude Colombini & Patrick Frémeaux

  • Le bonheur. Visions occidentale et chinoise

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    lu par André Comte-Sponville; François Jullien

    "André Comte-Sponville et François Jullien, sous la médiation de Françoise Dastur, confrontent la vision occidentale du bonheur avec celle de la pensée chinoise : d'une part, une culture chrétienne marquée par le dolorisme et la culpabilité et d'autre part une philosophie chinoise qui se dispense de l'idée du bonheur, au profit d'une autre préoccupation, celle de nourrir sa vie. Entre la vision occidentale du bonheur comme but de la vie humaine et celle de la pensée chinoise d'un "vivre à propos", il est intéressant de se demander si c'est bien la quête du bonheur qui doit véritablement gouverner la vie des êtres humains. Cette rencontre, organisée par François Lapérou, pour Arte-Filosofia, nous fait découvrir que l'aspiration au bonheur, prétendument universelle, est en réalité un produit de l'histoire et de la culture." Claude Colombini-Frémeaux

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