Langue française

  • Mon oncle Benjamin

    Claude Tillier

    • Libretto
    • 2 Novembre 2017

    Gaspard Machecourt rapporte ici quelques épisodes de la vie de son oncle Benjamin Rathery qui vécut dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, à Clamecy, petite ville de la campagne nivernaise.
    Benjamin Rathery, médecin sans conviction peu enclin à payer ses dettes, plutôt amateur de bonnes bouteilles, assez cultivé, portant l'épée et célibataire invétéré, vit chez sa soeur. Cette dernière cherche à le persuader de se marier, ce qu'il accepte à la suite d'un incident de beuverie durant lequel il blesse son beau-frère. Le choix se porte alors sur la fille d'un autre médecin des environs, Minxit.

    Adapté en 1969 au cinéma par Édouard Molinaro, avec Jacques Brel dans le rôle principal, Mon oncle Benjamin est un classique.

    Claude Tillier (1801-1844) fut pamphlétaire et romancier. En 1821, il effectue son service militaire, au cours duquel il participe à l'expédition d'Espagne. À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d'école. Parallèlement, il oeuvre comme journaliste à L'Indépendant à Clamecy, puis à L'Association, un journal démocratique de Nevers. C'est en 1842 qu'il fait paraître son chef-d'oeuvre, Mon oncle Benjamin, sous la forme d'un feuilleton dans les colonnes de L'Association avant qu'il ne paraisse en volume en 1843.

    1 autre édition :

  • Il est question ici de deux éléments fondamentaux dans la musique de jazz : le blues qui lui a fourni une grande part de sa thématique ; le swing qui en distingue la singularité rythmique. Partant de quatre big bands reconnus comme les plus exemplaires (ceux de Fletcher Henderson, Duke Ellington, Jimmie Lunceford, Count Basie), Jacques Réda analyse les rapports que ces orchestres entretiennent avec le Temps - le bond du rythme étant peut-être un point commun aux forces naturelles, à la poésie, et au principe incarné par ce que Duke Ellington appelait « la grande musique noire américaine » à son zénith. Le livre s'accompagne d'un CD regroupant une grande part des oeuvres qui s'y trouvent commentées. Né en 1929, Jacques Réda s'est consacré à deux activités principales : écrire ; écouter beaucoup de musique, et spécialement du jazz. En pratique, il a été rédacteur en chef de La Nouvelle Revue française durant huit ans, et, à compter de 1963, un collaborateur assidu de Jazz Magazine.

  • Margot est une femme opulente, grosse même, une femme qui, arrivée à la cinquantaine, décide de vivre pleinement sa féminité.
    Ce ne sera pas facile, après les quolibets et moqueries de son enfance, le peu d'attention portée à son corps peu désiré. De fil en aiguille, au travers de rencontres inattendues, de sites libertins, elle sent naître une force en elle, qui lui dit d'oser.
    Alors elle ose ! Au travers de mentors, elle se découvre femme et femelle, sur des chemins qu'elle n'imaginait pas : le monde BDSM, les hommes qui aiment les hommes, la sensualité entre femmes, le jeu de deux mâles pour elle...
    Récit érotique, assurément, mais au travers d'un parcours initiatique : celui d'une femme ronde qui a tardé à accepter son corps, à s'autoriser d'être femme, une femme qui a cru trop longtemps que tout cela n'était pas pour elle.

    Un récit mélangeant vécu et roman, le « je » et le « elle », un récit de femme voulant croquer la vie, une femme qui se cherche, une femme libre, une femme avec un désir de jouir et d'aimer.

  • Hotmail

    Dhombres Patrick-P.


    Continue à bander en pensant à moi, j'aime ! Jeanne


    De : PIGNOL Christian


    Envoyé : vendredi 28 mai 2005


    A : SARLAT Jeanne


    Objet :

    ...Mes propos t'auraient-ils choquée, que tu tardes à me répondre ? Pour ma part, j'estime que nous devons tout nous dire, nous lâcher...et dans les mots qui nous conviennent ! Parler, écrire, est toujours témoignage de confiance. Et puis, foutre dieu ! Je revendique le droit d'être mécréant ! Et j'aime le cul, prout-prout, et les doigts, la langue, la main entière dans la foufoune ! J'aimais nos ahans à deux dos, du temps où j'entrais et sortais dans ton con magnifique. Je revendique tout cela et encore et encore, contre tous les trompe-la-mort aseptisés, culs bénis, patentés intégristes ; pour l'éternité, la nôtre ! Et ce avant que le grand repassage nous amidonne définitivement.


    De : SARLAT Jeanne


    Envoyé : mardi 1 juin 2005


    A : PIGNOL Christian


    Objet :

    Mais non, mon Chris, je n'ai nullement été choquée.
    Chris, contrairement à la vindicte populaire, j'ai tendance à faire confiance aux obsédés sexuels, en tout cas ceux qui s'assument, ce qui a le mérite de me rassurer quant à l'étalage de mes déviances. Rien que ce soir ma vision baisse à force de lire et relire ton message. ! (...)Si tu étais là, chenapan, je ne te laisserais t'échapper sous aucun prétexte !!!
    Jeanne

  • Sexy et entreprenantes, les femmes de ces nouvelles fortement épicées aiment le sexe et le prouvent.
    Une agence immobilière qui met en relation propriétaires esseulées d'un certain âge et jeunes étudiants sans le sou, une AMAP conviviale où l'on ne goûte pas qu'aux fruits et aux légumes, un site Internet sur la sexualité qui crée des scoops, un bar-hôtel qui cacherait un réseau de prostitution et un château où se déroulent de somptueuses fêtes réservées à la haute société : ces cinq « affaires » alertent la police, la gendarmerie ou la presse. Toutes sont classées X pour la crudité des scènes et des propos. L'humour n'y fait cependant pas défaut.
    La présente édition regroupe les publications suivantes : Affaires classées X, À L'Estaminet et Orgie au château de Bonpré réunies dans un unique recueil.
    ChocolatCannelle aime les formats courts. Elle ne croit d'ailleurs pas à l'adage du « plus c'est long, meilleur c'est ». Quoique, tout dépend du sujet.
    Collection e-ros & ceteri créée par ChocolatCannelle, où l'érotisme prend des chemins de traverse. Saveur des mots crus et sexualité plurielle.
    Un recueil numérique de nouvelles, 104 pages, couverture en couleurs illustrée par Virgilles, et Chairminator.

  • Dans ce roman, Florentine et Julia sont mariées grâce à leur cousine, la colonelle Briquart. Elles découvrent les plaisirs du sexe, et la recherche de la volupté est le moteur du livre. Par un style clair et une étude des moeurs de son époque, la Vicomtesse de Coeur-Brûlant fait montre d'un sens de l'observation et d'une habileté à décrire des scènes érotiques avec finesse presque innés. C'est par un récit « parsemé de recommandations sur la façon de déshabiller et de caresser une femme » (Alexandrian) que la Vicomtesse entre en littérature érotique. On s'est longtemps interrogé sur la véritable identité de l'auteur de ce roman, considérée comme l'une des éclaireuses de la sexualité féminine. Est-ce Guy de Maupassant, comme on l'a souvent supposé ? Le doute est vendeur et les éditeurs ont rusé pour entretenir le mystère. Devenue veuve et ruinée par des gigolos peu scrupuleux, on retrouve la Vicomtesse à Paris, à la tête d'une agence matrimoniale et auteur de livres coquins.

  • Les aventures très galantes d'un groupe international d'infirmières volontaires pendant la Grande Guerre...
    Ce petit roman érotique écrit par une soi-disant Miss Clary F... (les trois points se portaient bien à l'époque), publié par le prétendu éditeur Sammy de New York, semble avoir été écrit en 1919, extrait du catalogue de l'éditeur de l'époque.
    Petites alliées, roman vécu :
    « Quelques jeunes filles de nationalités différentes ont voulu se mêler à la Grande Guerre, cherchant dans ses dangers et ses horreurs des sensations nouvelles, en quelque sorte sadiques. Avec une admirable belle humeur qui ne se dément pas un instant, elles satisfont toutes leurs dépravations, toutes leurs perversions au milieu de scènes sanguinaires. L'une d'elles raconte ses troublantes aventures et sait, en des tableaux d'une luxuriante et luxurieuse poésie, évoquer les voluptés les plus inconcevables. »
    Sauf le théâtre de guerre (ici, l'Europe), Petites alliées n'est pas sans rappeler, humour en moins, Les Onze Mille Verges d'Apollinaire (théâtre oriento-asiatique). Il y avait des visions dans l'air, à l'époque. D'aucuns surent les cueillir à leur manière, n'oubliant pas de savoir aussi écrire. Un livre qui suggère des références à Nerciat et à Apollinaire ne peut être indifférent.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Roman numérique, 115 pages, couverture en couleurs par Philippe Cavell.

  • Max est un homme à qui tout semble réussir, amour, travail, mais il en veut toujours plus. Mais sous cette apparence de réussite matérielle le véritable Max est un homme qui rêve d'un autre monde dans lequel sensations et émotions guideraient les hommes. Alors, il avance tel un porc-épic, incapable d´approcher autrui sans lui faire du mal d´une manière tout à fait ingénue. Amoureux de sa splendide mais tout aussi complexe femme, il nourrit pour une de ses collaboratrices une passion digne d´un roman du XIXe et tombe sous le charme d´un tendre arriviste dont il ne sait rien. L´intrusion de la mort d´une manière sauvage forcera Max et ceux qu´il croise à couper leurs piques afin de cesser de se blesser les uns les autres.

  • Süd

    Stéphane Renaud

    « Voilà, c'est fait, l'incident est clos. Il reste le maître de la situation, de notre couple, sans le briser néanmoins. Mais il impose d'emblée sa loi, à laquelle il sait que je me soumettrai. Il sait que je suis amoureux, donc jaloux, mais il veut que je sache qu'il me trompera autant de fois que son seul plaisir lui commandera. Il est le maître, je suis l'esclave, soumis à son bon plaisir. Il accepte ma passion qu'il a comprise, à condition de la trahir, en demeurant libre de moi. Peut-être là, d'ailleurs, réside son plaisir véritable. Non de jouir avec un autre, mais de jouir en me trompant, en sachant que je souffre. »

  • La rencontre de Juliette et de l'ogre Minski tient dans Les Prospérités du Vice une place toute particulière. En effet, "L'ermite de L'Apennin" partage le goût du mal des autres personnages de Sade mais il les dépasse largement : sorcier, anthropophage, reclus dans les montagnes, protégé par les volcans, Minski entretient avec la nature des rapports si fantastiques, si effrayants que Juliette et Sbrigani, contraints de s'enfuir pour lui échapper, renonceront à le tuer.

    « André Breton nous a fait remarquer qu?une "des plus grandes vertus poétiques de cette oeuvre (est) de situer la peinture des iniquités dans la lumière des fantasmagories et des terreurs de l?enfance". Tout semblait avoir été dit sur Juliette, mais Philippe Cavell a donné une autre dimension à cette terrifiante histoire dont l?outrance manifeste n?enlève rien à la fascination. L?exploit de Cavell est de rendre visible ce qui n?était qu?une tension de l?esprit. Il a choisi une phase capitale de ce long roman, d?une résonance presque stendhalienne pour ce qui est de l?apport italien : "la fuite" à Turin, Parme, Florence?, la rencontre de l?ermite de l?Apennin, Minski, géant et seigneur des ténèbres, une sorte de Raspoutine mâtiné de Gargantua. En parfait ange du mal, Juliette le possédera et le volera. » J.-M. Lo Duca

  • Tout sur le sexe et la bande dessinée dans cet énorme pavé... Plus de 1 800 vignettes tirées des BD populaires
    Ce livre recense les images de toutes les nuances de la sexualité, dans ses variations et dans ses excès... Une somme en la matière !
    L'Érotisme a 20 000 ans d'âge. Le Péché 2 000 ans seulement. Mais c'est grâce aux Manuels des Confesseurs que toutes les nuances de la sexualité, de ses variations et de ses excès, se sont imposées à l'Occident, jusqu'à devenir obsession. Le confesseur a enseigné à « pécher » à des générations qui, pour la première fois, apprenaient ce « qu'elles pouvaient faire ». Cet empirisme des faiblesses charnelles, du stupre et du contre-nature nous fut distillé par les prêtres. La femme en était l'inspiratrice en tant que suppôt du Diable, et d'ailleurs elle n'eut une âme que bien tardivement. À cet empirisme ecclésiastique succéda la science de Krafft-Ebing, qui devait aboutir à la confession laïque de Freud et à la fonction érotique de Zwang. Krafft-Ebing dressa son célèbre catalogue de toutes les « variantes » du sexe, pilier des universités.
    L'image populaire exigeait d'illustrer ce double monde du confesseur tatillon et du savant scrupuleux. Des premières gravures dans le style d'Épinal et des colporteurs du dimanche, on en est venu à l'éclatement de la bande dessinée. Bien avant la « libération des moeurs », elle prit son caractère obsessif et diffus en Italie, où la répression sexuelle était près des sources, pour se répandre ensuite en France, aux USA, en Belgique, etc.
    J.-M. Lo Duca a fouillé 100 000 images parues en trente ans, pour en tirer 10 000 qui correspondraient à sa thèse, pour enfin en retenir 1 800 qui sont l'objet de ce « Manuel des Confesseurs » et Krafft-Ebing en bandes dessinées. Ce sont 1800 « citations » librement choisies, parfois incroyables mais rigoureusement authentiques.
    Collection Vertiges Graphiques.
    Monographie illustrée, 368 pages, 1 800 illustrations en noir et en couleurs, couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • «?Cet article réussit le tour de force de rétablir le couple dans son acception en vigueur jusqu'en 2013 - en tout cas pour les juristes -, et ce en appariant les personnes par sexe tout en reconnaissant de facto, par le néologisme "trouple", avoir apparié trois personnes physiques à l'intérieur du couple désigné au début de la phrase ! Tour de force véritablement extraordinaire. Au marché, on dirait trois pour le prix de deux. Ceci est très habile, mais comme tu le sais la loi peut tout faire. Sans remettre en cause le droit au mariage pour deux personnes de même sexe que les Français ont consacré, si j'ai bien suivi, par une loi de mai 2013, elle tire les conséquences du constat objectif que ces personnes ne peuvent, en l'état actuel de la science et probablement encore pour une longue période, être les parents d'un enfant né du couple et tente d'y porter remède.?» Si l'on retrouve les personnages de la trilogie précédente, «?Partage?», ceux-ci ne sont pas les véritables héros de ce nouvel opuscule, dont le propos et le ton sont tout à fait différents. Point d'érotisme ici, mais un singulier conte philosophique qui créera à coup sûr la polémique. Sur fond d'utopie libertine et de féminisme, l'auteur livre une réflexion sociale et politique, questionne les moeurs de notre époque, bouscule nos jugements. Un ouvrage quasi militant qui, s'il ne plaira pas à tout le monde, ne saura laisser personne indifférent.

empty