• Je voulais une chance de vivre ; récits de mineurs isolés étrangers Nouv.

    Enfants ou adolescents, majoritairement issus de l'Afghanistan, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée, ils ont fui la guerre, les violences ou les discriminations. Ils ont mis leur vie en danger lors de parcours migratoires périlleux.
    L'ambition de ce livre est de leur donner un visage et une voix, au travers de 11 récits personnels. Dans ces témoignages bruts, ils livrent des fragments de leur histoire : leur vie quotidienne dans leur pays d'origine, la situation qui a déclenché le départ, leur parcours, leur arrivée en France, leurs rencontres.
    Malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, ilsi parviennent parfois, petit à petit, à se reconstruire, à être de simples adolescents, à ne plus avoir peur.
    /> Cet epub enrichi nous fait entrer dans les 11 récits des jeunes via un planisphère, en choisissant un des points de départ géographique. À la fin de chaque chapitre une cartographie narrative dynamique permet de rendre visibles les grandes étapes de leur itinéraire, parfois fou, et de suivre leur parcours (lieu de départ, raisons du départ, pays traversés, moyens de transport, etc.).

  • Le jour où elle apprend qu'un ami de son fils ne peut plus héberger un jeune migrant, Joëlle n'hésite pas. Ce soir-là, il est convenu par téléphone qu'Amara restera 10 jours. Elle a quelques instructions : lui préparer un bon petit déjeuner le matin avant de le laisser partir en maraude, quelques règles de cohabitation, et un avertissement : il ne faut pas interroger ces jeunes sur leur voyage.
    De cet hébergement, qui durera finalement 9 mois, pendant lesquels Joëlle a appris à Amara à lire et écrire, ils ont tenu un journal. Un journal politique et poétique pour donner la voix à ceux qui vivent les migrations.

  • Simon et Julie, sénégalais, mariés, ont un fils au pays et deux enfants à Paris : sans papiers pendant huit ans, ils sont régularisés au motif de leur "vie privée et familiale". Hortense, philippine, mère célibataire d'une fille née à Paris, a vécu durant huit ans sans papiers avant d'être régularisée pour "cinq ans de présence prouvée et un enfant scolarisé depuis au moins trois ans". Comment parler parenté et faire famille dans la situation d'une migration immobilisée ? Comment le dispositif juridique infléchit-il la vie privée ? Pour répondre à ces questions, l'auteure a enquêté pendant une dizaine d'années, sur le terrain, au plus près des migrantes et des migrants. Parenté sans papiers est le fruit de ce travail.

  • Suite à l'annonce de la maladie grave de son grand-père, Garance réalise qu'elle ne sait pas grand-chose de lui, notamment de sa jeunesse et des circonstances qui l'ont mené loin de son pays natal, le Cambodge. Comme pour rattraper ou rallonger le temps, elle lui rend visite aussi souvent que possible et l'interroge sur son passé. Ce passé qui risque bien de changer sa propre vie et sa relation avec ses parents...

  • Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : « Le camp est en feu ! »
    C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet.
    Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'État.
    Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.

    1 autre édition :

  • Violence des banlieues, sécurité, laïcité, intégration, antisémitisme : les mots et les notions déployés par le discours républicain autour de l'immigration sont bel et bien piégés. D'abord, que recouvre aujourd'hui cette fameuse république ? La loi de l'ordre, cet « ordre républicain qui doit être maintenu », une tradition que l'on doit défendre contre les intrusions barbares, une école qui refuse de prendre en compte les inégalités au nom des savoirs.
    Ce livre collectif propose de démonter les mécanismes et les discours qui conduisent au mieux à stigmatiser, au pire à incriminer les immigrants post-coloniaux et leurs descendants français dès lors que la France prend leur visage. Cette mécanique repose sur la nécessité de sauver la république et ses « valeurs », récemment réévaluées et promues cause nationale, contre des pratiques dénoncées comme inquiétantes dès lors qu'elles sont étiquetées comme étrangères. Pour garantir ces valeurs républicaines, il importe que « tout change pour que rien ne change ». C'est donc à un tour de passe-passe que se livrent les promoteurs d'un ordre républicain campé sur des positions réactionnaires : nier les effets inéluctables et déjà observables de l'avènement d'une société multiculturelle et multiconfessionnelle où la pluralité des opinions et des choix n'épouse plus les contours confortables de partitions politiques et idéologiques dépassées.
    Le paradoxe de cette guerre de position et d'opinion est le délitement et l'abandon des principes qui ont fondé la cité politique en France et qui continuent pourtant d'être revendiqués par celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, l'occupent : liberté, égalité, solidarité.
    En analysant le dévoiement de ces principes et ses causes, il s'agit aussi pour les auteurs de les réévaluer, y compris par une lecture subversive, pour en proposer une autre mise en oeuvre politique.

    Huit auteurs pour décrypter cette posture républicaine à travers ces « questions » ressassées comme faisant « problème » :
    immigration et délinquance
    par Laurent Mucchieli ;
    politisation de l'immigration
    par Saïd Bouamama ;
    laïcité
    par Joël Roman ;
    le voile
    par Nacira Guénif-Souilamas;
    féminisme
    par Christine Delphy ;
    antisémitisme
    par Joëlle Marelli ;
    discriminations
    par Patrick Simon,
    la posture médiatique
    par Eric Macé et Ahmed Boubeker.

  • Les phénomènes migratoires atteignent une ampleur inédite et suscitent de graves crises sociétales en Europe et ailleurs. C'est pourquoi il importe d'en renouveler les analyses en se penchant sur la condition des exilés. Si les discours actuels font du migrant une figure propre à alimenter chiffres et statistiques, ils gomment son vécu et ses parcours, ses espoirs et ses souffrances. Or, le migrant est d'abord un exilé, porteur à ce titre d'une identité plurielle et d'une expérience de multiappartenance propres à enrichir le vivre-ensemble. Comprendre le migrant en tant qu'exilé permettra de mieux l'accueillir et, en place d'un droit d'asile défaillant, d'esquisser les fondements d'un droit d'exil.

  • Des coeurs lents

    Tassadit Imache

    • Agone
    • 15 Août 2018

    « La promenade goudronnée serpente entre les pelouses jusqu'au lac. Le manège doré n'est pas encore ouvert. À quelques mètres de là, les petits chevaux de bois à pédales attendent sagement, alignés en rangs. Décor immuable pour une enfance de carte postale, songe Bianca. Nous, à l'origine, on vient de cette smala improbable qui courait pieds nus sur le lino du living le dimanche avec sarbacanes et lance-pierres, bouclés toute la journée à l'intérieur, à attendre le massacre de Fort Alamo. Des visages blêmes en lutte féroce contre le vide et la désolation. Une tribu victorieuse à un moment. »
    François et Bianca, qui avaient failli se perdre, se retrouvent autour de la mort de leur petit frère, Tahir. Le long du lac où ils ont passé une partie de leur enfance et où Tahir s'était installé, leurs errances font ressurgir chez l'un et l'autre des morceaux d'histoire qu'ils avaient cru pouvoir oublier, de la guerre d'Algérie à la première « affaire du voile » en 1989 en passant par le départ soudain de leur mère, qui les a laissés se débrouiller seuls. Assignés à des identités aussi floues qu'étouffantes, sommés sans cesse de dire qui ils sont, réclamés par des clans, positionnés de force le long d'une ligne de front, ces coeurs lents, avides d'amour autant qu'ils s'en méfient, aspirent par dessus tout à creuser, en individus libres, leur propre sillon.

  • Aujourd'hui, les psychiatres intervenant auprès des tribunaux exposent de plus en plus les malades mentaux criminels à la sanction pénale et à la prison. Ces experts confient ainsi à la justice la responsabilité d'un patient potentiellement dangereux et dont la prise en charge peut être problématique. Passant au crible un ensemble d'expertises psychiatriques, Caroline Protais analyse comment a évolué le discours professionnel dominant : à l'humanisme des premiers aliénistes du xixe siècle s'est substituée à partir des années 1960 une tendance punitive sans cesse accrue et toujours d'actualité. Entre histoire et sociologie, cet ouvrage offre non seulement une rétrospective originale des pratiques psychiatriques depuis les années 1950, mais également une réflexion sur une problématique qui travaille nos sociétés depuis toujours : celle de la responsabilité humaine face aux errements de la raison.

  • Ce livre fait entendre des voix rarement écoutées. Dix ouvrières et ouvriers de Renault-Billancourt se souviennent de l'île Seguin, le berceau de Renault, « la forteresse ouvrière ». Venus d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Côte d'Ivoire, d'Italie,de banlieue et d'ailleurs, ils racontent l'arrivée à Paris, l'embauche, la recherche d'un logement, les cadences, la fierté, la révolte, l'épuisement, l'action syndicale, les brimades, la solidarité, le coeur de leur métier. Leur travail. L'usine de Billancourt a fermé ses portes en 1992. Des dizaines de milliers d'hommes et de femmes y ont passé une partie de leur vie. Qu'en reste-t-il ? Des ouvriers et employés se confient, à voix nue. Leur passé est étonnamment présent. Ils disent l'ineffaçable trace de cette vie d'usine et de bureau dans leur existence. Laurence Bagot, enseignante, a rencontré durant quatre ans ces femmes et ces hommes qui, de jour ou de nuit, ont fait Renault-Billancourt.

  • L'intensification et l'amplitude des migrations internationales à l'aube du xxie siècle placent l'Europe devant de nouveaux défis. Au coeur d'un système migratoire d'ampleur inédite, il lui faut d'urgence élaborer une stratégie visionnaire pour assurer ou refonder sa cohérence. Condition préalable : la compréhension de son passé migratoire récent. Fondé sur les derniers résultats de la recherche, ce livre explore les articulations complexes entre mobilités, migrations et constructions identitaires en contexte transnational. Les migrations étudiées ici dans plusieurs aires géographiques d'Europe et jusqu'en Israël sont appréhendées dans leur dimension culturelle, économique ou ethnographique, mais aussi historique et politique. Ainsi rassemblés, les articles proposés par des auteurs de diverses nationalités marquent l'état de la réflexion scientifique et constituent un observatoire pertinent dans le contexte contemporain d'une Europe inquiète, marquée par « la crise des réfugiés ». Ce livre vise à nourrir la réflexion politique et civile sur la question migratoire.

  • La politique de la France et celle de la majeure partie des pays d'Europe visent de plus en plus à dissuader les exilés, réfugiés, demandeurs d'asile ou pas, de séjourner sur le Vieux Continent. Ce numéro analyse le sens des mesures prises récemment par le gouvernement français et le projet de loi qu'il annonce. En réponse à cette attitude de fermeture après les États généraux des migrations organisés en mai par 470 associations et collectifs citoyens, ce numéro des Cahiers de l'Atelier met également en lumière les pratiques d'accueil des étrangers qui, en France et ailleurs, bien loin de déchirer le tissu social, le renforce.
    En réponse aux demandes des associations et des citoyens devant le sort fait aux étrangers arrivant en France, les pouvoirs publics ont développé un discours alliant « humanité et fermeté ». Dans la pratique, les politiques menées ne répondent pas, voire aggravent, la situation des étrangers. La chasse aux migrants continue dans les Alpes, près de Calais et partout en France, tandis que les procès de citoyens solidaires se succèdent. Le tri entre « bons » et « mauvais migrants » semble devenir la ligne de conduite gouvernementale. Pendant que les reconduites à la frontière s'amplifient, le processus d'externalisation du contrôle migratoire en Lybie, au Tchad, au Niger se renforce. À quelle logique obéit cette politique de courte vue ? Quelle vision du monde, de ses atouts et de ses périls, révèle-t-elle ?
    Loin de se résigner à la critique de cette politique motivée par la peur, ce numéro montre que l'accueil des étrangers, pour peu qu'il soit organisé et fasse appel aux citoyens, peut devenir un révélateur et un moteur de solidarité pour toute la société. L'intelligence collective développée dans ces pratiques dessine les traits d'un monde où les ponts des dynamiques coopératives sont plus riches que les murs du repli sur soi.

  • En dépit d'une image stéréotypée d'un monde globalisé et ouvert, la notion de frontière ne cesse d'interpeller les chercheurs au travers de deux questions majeures : que deviennent alors les frontières entre espaces géographiques, linguistiques et culturels dans notre société cosmopolite, urbanisée, mobile ? Comment sont-elles produites, (re)produites et/ou configurées par les pratiques sociales ? À partir de disciplines aussi variées que sont la linguistique, la sociologie, l'anthropologie et la géographie, cet ouvrage propose de réfléchir à la façon dont les frontières sont repérées, conçues, ou encore produites par les pratiques des acteurs sociaux en interaction. Dès lors, elles ne sont plus appréhendées comme un produit fini et irrévocable, mais comme une matière en train de se faire, dessinée par une multiplicité d'acteurs et située dans une diversité de contextes.

  • Souad a bercé mon enfance et m'a vu grandir. Pourtant, quand ma mère m'a appris que ma nounou partait à la retraite, j'ai réalisé que je ne connaissais pas son histoire. Alors, nous nous sommes assis à la table de la cuisine et elle m'a raconté.

    L'arrivée en France. L'urgence de trouver un « boulot facile » sans diplôme. La longueur des transports. Les soucis de santé. Comme elle, des centaines de milliers de femmes, souvent immigrées, gardent les enfants et font le ménage de familles françaises, souvent très riches. L'État subventionne massivement ces emplois mais ferme les yeux sur leur précarité. Face à l'alliance État-patronat, une poignée de travailleuses domestiques mènent, à armes inégales, une lutte acharnée pour améliorer leur condition.

    Ce livre donne la parole à ces femmes de l'ombre. À l'heure des crises migratoires et de la mondialisation malheureuse, il est urgent que nous les écoutions. Leur destin se trouve au croisement de toutes les grandes questions qui agitent notre siècle. Il est aussi le nôtre.

  • Les changements importants que le monde du travail est en train de vivre ces dernières années ont encouragé la réflexion historiographique autour de la précarité et de la flexibilité professionnelles. Loin d'être un trait exclusif des sociétés actuelles, la mobilité des travailleurs a aussi caractérisé l'époque moderne. Les traces de cette mobilité professionnelle, vécue aussi bien comme condition d'instabilité que comme opportunité de promotion sociale, se retrouvent partout, dans les archives des institutions étatiques, des tribunaux, des corps de métier, des instituts d'assistance et des familles. Le présent ouvrage réunit neuf essais qui offrent, à la lumière des récents débats historiographiques, autant de points de vue sur la mobilité professionnelle, en montrant l'intérêt et la complexité du phénomène. Les stratégies des acteurs face à l'intermittence du travail, la défense de la mobilité professionnelle en tant que ressource, le rapport entre mobilité professionnelle et mobilité géographique figurent parmi les nombreux thèmes abordés.

  • Récemment, la promulgation des lois françaises pour la mémoire des Juifs en 2000, des Arméniens et des descendants d'esclaves en 2001, des harkis et des rapatriés en 2005, ont mis au premier plan la force des mobilisations mémorielles de « communautés » marquées au fer rouge par leur histoire migratoire. Ce livre aborde les migrations par le biais de ses mémoires, approchées de manière à la fois diachronique et synchronique. Diachronique, en saisissant l'évolution des mémoires de migration depuis une trentaine d'années, mais aussi en enquêtant sur des périodes plus anciennes. Synchronique, en montrant la diversité des contextes d'émergence de ces mémoires et en constatant que les usages du passé et la patrimonialisation accompagnent désormais bien des politiques publiques portant sur l'immigration. Les migrations sont plurielles, selon la diversité des pays d'origine et des sociétés d'installation, selon l'hétérogénéité des expériences migratoires, selon la variété des raisons du départ, ou encore selon les époques. Plurielles sont les mémoires, depuis les souvenirs individuels de l'expérience jusqu'aux politiques mémorielles et aux processus de patrimonialisation. Plurielles enfin sont les formes de la mémoire, les vecteurs qui les portent et les acteurs mobilisés.

  • Quoi de plus banal que l'acte de manger... et pourtant, que l'on soit d'ici ou d'ailleurs, l'acte de manger est un acte hautement culturel, symbolique et social parce qu'il présuppose, avant même que la nourriture soit consommée, un véritable travail de mise en culture alimentaire, c'est-à-dire un travail matériel, social et culturel par lequel la communauté des hommes désigne ce qui est bon ou non à manger, les modalités par lesquelles ces biens nourriciers doivent être fabriqués, comment ils doivent être consommés (quand, où, avec qui) et pour quelles raisons (sanitaires, ludiques, politiques ou religieuses). Et, en la matière, n'en doutons point : l'Homo sapiens a inventé et continue d'inventer des formes variées de se nourrir qui sont autant de grammaires du manger nous permettant de comprendre combien manger est avant tout une manière de faire société. Cet ouvrage nous invite ainsi à un voyage dans la diversité des manières de manger, autrement dit dans la diversité des façons de faire société, ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, entre jeunes et moins jeunes, seul, en famille ou entre pairs. Pour ce faire, il est construit en trois temps, de la terre à la table en passant par l'assiette, au prisme de trois grands thèmes qui intéressent les sciences sociales : l'innovation alimentaire, les goûts (et les dégoûts) et la commensalité.

  • Ce n'est pas un roman d'aventures ; c'est le récit de l'odyssée de ces hommes et de ces femmes qui, fuyant la misère et le chômage, avaient fait le choix d'émigrer vers l'Afrique du Nord plutôt que vers les États-Unis, le Canada, l'Australie, l'Argentine ou la nouvelle Zélande. Cette histoire commence il y a juste deux siècles.
    Ils étaient de France, des Baléares, d'Espagne, de Suisse, d'Italie, de Malte et d'ailleurs ; certains comme Barthélémy arrivèrent à El Djezaïr plus de dix ans avant la conquête et vécurent le débarquement à Sidi-Ferruch à côté des Turcs.
    Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, dans le déroulement de cette histoire homérique, tout est vrai.
    C'est également un récit historique très étayé des conditions de "la conquête". On y trouve beaucoup de références à des documents originaux de l'époque, qui nous amènent à une réflexion sur l'attitude de la France pendant cette période. Les conséquences de décisions prises il y a près de deux siècles nous apparaissent encore aujourd'hui.

  • Comme les précédents, ce volume de Lire les sciences sociales présente une sélection raisonnée de recherches récentes. On y trouvera abordés des sujets très divers : ignorant les barrières entre les disciplines, écoles et domaines d'investigation, indifférents aux hiérarchies académiques et mondaines, nous avons présenté « des grands objets » et « des petits terrains », des historiens, des sociologues, des ethnologues et des philosophes, des auteurs consacrés, des « classiques » et des travaux de jeunes chercheurs. C'est ainsi que Lire les sciences sociales a pu devenir en une quinzaine d'années une institution critique, interne au champ des sciences sociales, indépendance par rapport aux autorités de toutes sortes, privilégiant l'originalité du point de vue, la nouveauté de la démarche ou l'invention d'objets inédits.

  • La plupart des pays d'Europe mais aussi du reste du monde sont confrontés aux difficultés liées aux migrations internationales et à l'intégration des minorités. Il revient en premier lieu aux villes de concevoir et de mettre en oeuvre des politiques favorisant la cohésion communautaire et présentant la diversité culturelle comme un facteur de développement plutôt que comme une menace.



    Ce guide est destiné aux responsables municipaux et aux praticiens qui souhaitent tirer profit du projet pilote des cités interculturelles, mené conjointement par le Conseil de l'Europe et la Commission européenne, pour le développement d'une approche interculturelle de la gestion de la diversité et de l'intégration. Cette approche repose sur l'expérience de dizaines de villes qui ont réorienté leurs politiques et réorganisé leur gouvernance pour garantir l'égalité des chances et faire de la diversité un avantage.



    Cet ouvrage indique des étapes à franchir et des mesures à prendre pour contribuer à l'élaboration d'une stratégie interculturelle et assurer le suivi de sa mise en oeuvre. Il illustre les éléments d'une telle stratégie par des analyses, des suggestions et des exemples de pratiques de différentes villes européennes.



    Une ville qui s'engage sur la voie des cités interculturelles doit être confiante et inventive pour éventuellement adapter les actions et concepts généraux décrits dans ce guide aux circonstances locales.



    Voilà pourquoi ce guide n'est pas un manuel d'instructions mais plutôt un aide-mémoire qui assistera les villes au fur et à mesure qu'elles traceront leur propre trajectoire.

  • Toute une série de demandes d'asile sont traitées en Suisse par le refus sommaire et la décision de renvoi du territoire qu'autorise la clause dite de « non-entrée en matière » (NEM). Or, en agissant de la sorte, les autorités se voient confrontées à un nouveau problème : comment inciter des personnes à partir, alors qu'elles ne peuvent ou ne veulent pas quitter le pays ? Dès avril 2004, la stratégie appliquée a été de retirer le soutien financier dont bénéficiaient jusque-là ces requérant-e-s. Cette décision constitue un exemple abouti de politique de dissuasion, dont l'objectif est de susciter les départs volontaires par le biais d'une dégradation des conditions de vie des personnes concernées. À travers les regards croisés des acteurs impliqués - migrant-e-s, représentant-e-s des autorités et du monde associatif, professionnel-le-s du social et de la santé - La construction de l'invisibilité met au jour les contradictions et les effets pervers de cette politique et en révèle les retombées négatives. L'ouvrage analyse en particulier les mécanismes par lesquels les personnes à qui l'asile a été refusé échappent, en fin de compte, à tout contrôle officiel et sortent des statistiques, tout en demeurant sur le territoire. Le bilan de la suppression de l'aide sociale aux personnes frappées de NEM revêt une grande actualité face à l'émergence du phénomène d'invisibilité comme conséquence directe des politiques d'asile restrictives qu'adoptent de plus en plus les pays occidentaux.

  • Plus d´une quinzaine de scientifiques et de spécialistes internationaux de l´immigration depuis le XIXe se sont réunis, ont collaboré puis débattu sur la question essentielle de la femme dans les flux migratoires. Fruits de leurs discussions, de leurs recherches et de leurs convictions personnelles, ces articles d´un colloque ouvrent la voie de tout un travail collectif de longue haleine qui continuera jusqu´en 2008. Des articles pertinents, des études passionnantes, des conclusions percutantes pour un ouvrage qui ne tardera pas à faire référence.

  • « La France me faisait rêver pour plusieurs raisons. Nous avions étudié la langue française, l'histoire, la littérature et un peu de sa géographie. J'étais fasciné par la Révolution de 1789. Égalité, Fraternité, Liberté : cette devise commençait à s'imprimer dans ma mémoire - c'est dans cet ordre-là que je la préfère ; en effet, j'ai toujours pensé que, sans les deux premières, nous ne pouvons pas avoir de liberté. Les Français, un grand peuple, le seul qui soit arrivé à se hisser au-dessus des autres dans le monde. Ils ont été imités par d'autres, mais des hommes qui avaient cette envergure, il n'y en avait plus, c'était mes observations du moment. »

  • La foi comme migration De multiples sujets traitant de la migration à découvrir !

empty