• Héritière des grandes cités marchandes, Londres a acquis la suprématie mondiale au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, elle a transformé cette suprématie en hégémonie. Aujourd'hui, la City de Londres a cédé à New York et Tokyo les deux premières places dans le monde, mais consolide sa première place en Europe.

  • Président du Crédit lyonnais de 1988 à 1993, Jean-Yves Haberer parle. « Copyright Electre »

  • La qualité de l'information financière publiée par les grands établissements de crédit français est étudiée ici par cinq cabinets d'audit.

  • Le point sur les principales méthodes d'évaluation des produits obligataires en reprenant certains des travaux menés par le groupe de recherche opérationnelle du Crédit lyonnais.

  • Pour financer leurs déficits budgétaires croissants, les États modernes ont confisqué la monnaie, en permettant l'émergence de pyramides nationales de crédit et en favorisant le développement d'un système monétaire international permissif. Incontrôlable dans son émission, la monnaie n'est plus la représentation de véritables richesses ; fausse, elle est à l'origine des grands mouvements d'inflation du XXe siècle, et représente un instrument de pouvoir d'autant plus efficace qu'il est aveugle, injuste et anti-démocratique. Il faut donc rendre la monnaie au marché pour rendre leur liberté aux individus. Fondateurs de cette doctrine néolibérale, Mises, Rueff et Hayek tracent la voie d'un retour à une discipline monétaire rigoureuse, mais qui reste sans prolongement à ce jour. Pourtant, leurs enseignements sont autant de voies inédites de réflexion pour expliquer les conséquences inflationnistes des prélèvements pétroliers, prescrire une thérapeutique de l'endettement mondial et proposer une alternative à la monnaie unique européenne. S'appuyant sur les recherches de doctorat qui lui ont donné naissance, l'ouvrage dénonce un certain nombre d'idées reçues et de mauvais procès intentés aux trois économistes. Il est pourtant impérieux de réhabiliter leurs analyses : les politiques qui devront apporter des réponses aux bouleversements monétaires actuels ne pourront en faire l'économie.

  • La théorie et la pratique de cette technique de financement des immeubles à usage professionnel, industriel ou commercial. Tient compte des modifications apportées par la Loi des finances 1990.

  • Une présentation complète de la technique contractuelle et du régime des opérations de Swaps (crédit croisé) de devises et de taux d'intérêt.

  • « 7 mars 1989 : Roger-Patrice Pelat, l'ami intime du Président de la République, surnommé à l'Élysée « Monsieur le Vice-Président », est terrassé par une crise cardiaque. Quelques jours avant sa mort, il a été inculpé de « recel de délit d'initié » accusé d'avoir bénéficié, avant l'annonce de l'OPA de Pechiney sur Triangle, d'une information privilégiée. Pelat est mort de cette « affaire d'État ». Reste à en révéler les dessous... qui l'ont contraint au silence. Qui, à la tête de l'État, a été le vrai informateur des « initiés » qui, dénoncés par la COB et poursuivis par les « gendarmes » de Wall Street, se sont cachés derrière des comptes numériques, anonymes, en Suisse et dans les plus opaques paradis fiscaux ? L'affaire Pechiney-Triangle permet de découvrir tout un réseau politico-financier et apparaît comme la parfaite illustration de l'affairisme d'un régime pourtant volontiers moralisateur. François Labrouillère et Gilles Sengès ont mené une enquête courageuse qui met en scène les plus hauts personnages de l'État. J'ai cru devoir m'y impliquer personnellement. Voici l'histoire d'un événement boursier, judiciaire et politique majeur de la Ve République ; l'une des affaires les plus ténébreuses dans la vie politique de François Mitterrand. »

  • Des peintres contemporains, chacun peut dire que la majeure partie mourra dans les combles d'un boutiquier. Aujourd'hui, c'est à la spéculation que le hasard a donné d'élever faux monuments et valeurs transitoires. Qu'a-t-elle de moins que la religion, que la superstition, pour qu'on l'accuse de maux plus graves, comme celui de souiller l'art, alors qu'il ne s'agit le plus souvent que de barbouille. Avec autant de talent que d'esprit d'à-propos, Maître Binoche brocarde les fausses valeurs du marché et les idées reçues d'un public pas suffisamment averti.

  • En cette ère de totale incertitude où la concurrence fait feu de tout bois et où les bons candidats sont plus que jamais convoités, le recrutement reste un des derniers moyens stratégiques pour gagner l'offensive. Les managers performants l'ont bien compris, qui ont repris en main une décision trop longtemps abandonnée aux expert-ologues. Mais le recrutement est aussi un art difficile qui prend souvent des allures de chemin de croix. La chute peut être rapide et douloureuse. Pour aider le manager qui recrute à le traverser sans encombre, Josiane Agard et Philippe Vaz ont puisé dans leur grande expérience du terrain. De la définition du profil à l'embauche, en passant par les détours de l'annonce, de la présélection et de l'entretien individuel, ils ont levé tous les pièges, planté des bornes et balisé la piste au moyen d'exemples concrets, de conseils pratiques et de renseignements utiles. Avec cet abécédaire, les auteurs innovent à plus d'un titre. Faisant fi de tout a priori, ils explorent toutes les approches, la recherche personnelle, la graphologie aussi bien que les services d'un cabinet de recrutement ou l'entretien en groupe. Ils sont aussi les premiers à oser un style enjoué sans jamais compromettre le sérieux du sujet. L'humour, le clin d'oeil, l'image allusive viennent en contrepoint du discours du praticien. Un long-métrage à la Bergman traité sur le ton de Woody Allen !

  • Après une vision synthétique des marchés monétaires et de loi bancaire de 1984, présente l'organisation des marchés du cash, les caractéristiques des instruments, les systèmes de règlement et de livraison, les principales règles prudentielles et comptables, autant d'éléments qui correspondent aux différentes facettes du métier de trésorier.

  • Régionales ou locales, des sociétés de capital-risque éclosent et fleurissent sur tout le territoire (il s'en crée une dizaine par an, depuis 1986), développant des formes remarquables d'ingéniosité et de savoir-faire. Dans certains milieux, d'importants intervenants régionaux mettent à profit leurs avantages de proximité pour le repérage, le portage et le suivi. Mais le capital-risque peut être également un important vecteur de développement économique, et les collectivités territoriales tentent, avec plus ou moins de bonheur, de s'y impliquer. Ce qui caractérise le capital-risque régional, c'est sa grande diversité : de moyens, d'objectifs, de modes d'intervention. Certaines sociétés ne financent que le développement d'entreprises, quand d'autres opèrent principalement en capital-création. Ici, on mobilise l'épargne de proximité, là, on s'appuie sur des « institutionnels ». Ailleurs, des banques locales ou des groupes industriels, intègrent cette activité à leur stratégie de développement. Avec des encours de participations représentant plus du tiers du total des encours du capital-risque français, le capital-risque régional n'en est pas un avatar, mais une de ses composantes particulièrement dynamique.

  • Apparemment la cause est entendue : la lutte contre le chômage passe par le rétablissement de la croissance économique et, en attendant, par des actions préparatoires au retour à l'emploi (formation, action sociale). Pourtant, la reprise économique des années 1988-1989 en France, l'amplification des programmes d'insertion, n'ont eu que peu d'effets sur le processus d'exclusion économique d'une partie des chômeurs. Faut-il en déduire que le chômage d'exclusion devient un phénomène inéluctable ? Que d'autres voies d'intégration que celle de l'emploi seraient plus appropriées pour les chômeurs durablement écartés de la production ? L'auteur, montrant les limites et les menaces d'une telle perspective, se refuse à s'y résigner. Il réfute la thèse selon laquelle toute modernisation économique ne peut qu'engendrer l'exclusion des moins qualifiés. Analysant les marges de manoeuvre de notre système productif d'une part, les caractéristiques des politiques d'insertion d'autre part, il plaide pour un ancrage de la lutte contre l'exclusion dans le monde économique, avec une forte médiation de l'État.

  • A travers une série d'exemples précis, l'auteur montre que certains hommes d'affaires ou institutions arabes sont devenus propriétaires d'une partie importante du patrimoine français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La comptabilité bancaire, dont les premières normes officielles sont apparues en 1970, doit être repensée fondamentalement pour accompagner les mutations qui ne manqueront pas de s'imposer à la banque française avant la fin du siècle. L'auteur, convaincue de l'enjeu stratégique que représente le renouvellement du modèle comptable des banques - et plus largement de leur système d'information - propose l'application d'un nouveau concept, la comptabilité polycritère, qui intègre toutes les comptabilités de la banque en un système modulaire et paramétrable, donc évolutif.

  • Le sport national pendant la seconde moitié des années quatre-vingt a consisté à prendre le maximum d'argent à l'État banquier pour en rendre le minimum à l'État percepteur. De cet exercice, la banque publique Crédit Lyonnais est sortie exsangue, plus de cent milliards de francs s'étant évanouis dans la nature. Des arnaques autour de la vente des studios de la MGM à la crise de l'immobilier en passant par les acrobaties spéculatives d'Altus et le financement des nouveaux capitalistes français - Pinault, Bolloré et autres - sans oublier Tapie, cet argent n'a pas été perdu pour tout le monde. Car, derrière la mise à l'encan d'un Crédit Lyonnais aujourd'hui en voie de privatisation, se sont constituées quelques-unes des principales fortunes du pays. Pour la première fois, les présidents et directeurs généraux de la banque publique qui fut, naguère, la principale banque européenne, mais aussi les ministres des Finances, des hommes d'affaires et des hauts fonctionnaires racontent ce qui s'est passé. Une époustouflante mise à plat. Mille secrets qui éclairent le cynisme des moeurs financières nationales.

  • Tous capitalistes ! Fini le salariat ! Plus d'exploitation ! Des actions, des fonds de pension, des stock-options, la Bourse pour tous ! Vous y croyez, vous ? Alors vous êtes prêts pour la nouvelle économie portée par Internet, les nouvelles technologies, la mondialisation et les sommets vertigineux de la Bourse. Et pourtant... la Bourse pour tous est une remise en cause totale du modèle démocratique élaboré par les Lumières. Avec elle, la démocratie se dissout dans le marché. Ce n'est plus « un homme égale une voix » mais « un dollar égale une voix ». Voilà que naît sous nos yeux un système censitaire d'une dureté et d'une inégalité sans précédent, construit au nom du salarié devenu capitaliste et de fables comme « le gouvernement d'entreprise » ou « la création de valeurs ». Philippe Labarde et Bernard Maris, les auteurs de « Ah Dieu ! que la guerre économique est jolie ! » dénoncent, avec le même talent de polémistes et la même connaissance économique, le contre-modèle social que l'on cherche à imposer et donnent les clés pour y échapper.

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