• Mérite Nouv.

    Mérite

    Annabelle Allouch

    • Anamosa
    • 2 Septembre 2021

    Alors que les inégalités sociales (notamment face à l'école) ont été aggravées ces vingt dernières années par les crises économiques, pourquoi continue-t-on de croire au mérite ? " Yes, we can ! ", " Qui veut, peut ", " premiers de cordées "... Défendu autant par les partis progressistes que conservateurs, peu de notions font l'objet d'un consensus politique aussi complet que le mérite. Il est ainsi investi comme un principe " juste " de distribution des ressources rares. De la même façon, l'école s'est imposée dans de nombreuses sociétés comme l'espace de construction de l'émancipation des individus par le mérite par excellence. Pourtant qui définit le mérite aujourd'hui, et surtout comment le définit-on ?
    Cet essai incarné et sensible vise, à partir de l'apport d'études récentes en sciences sociales, à réhabiliter les luttes (ordinaires ou politiques) qui structurent les usages de la rhétorique méritocratique comme principe de justice. Car loin d'être univoque, le mérite fait l'objet d'une reconfiguration perpétuelle, autant dans l'espace public, que dans nos relations ordinaires aux institutions. De la même manière, à rebours d'une lecture qui ferait du mérite un principe abstrait de la justice sociale hérité de la Révolution française, la sociologue Annabelle Allouch propose de comprendre le mérite comme une morale sensible de la reconnaissance qui structure notre quotidien, ce qui permet de comprendre notre attachement à cette notion, malgré les critiques dont elle fait l'objet. Pour ce faire, elle mobilise avec talent un ensemble de saynètes tirées de l'actualité ou bien ses propres enquêtes autour de la sociologie du concours et des effets de la discrimination positive dans l'accès à l'enseignement supérieur.

  • Issue de grandes dynasties viennoises et anglaises au cosmopolitisme vertigineux, Antonia est mariée à un nanti de Palerme. Soumise et contrainte à l'oisiveté, mais lucide, elle rend compte dans son journal de ses journées-lignes et du profond malaise qu'elle éprouve. Suite au décès de sa grand-mère, Antonia reçoit quantité de boîtes contenants lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial et de son identité intime, puisant dans cette quête, deux ans durant, la force nécessaire pour échapper à sa condition.

    Roman d'une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì. Comme chez Sebald, elles amplifient la puissante capacité d'évocation du texte.

    /> Gabriella Zalapì est artiste plasticienne, d'origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd'hui elle habite et travaille à Paris. Antonia est son premier roman.

  • Une belle jeune femme blonde qui rêvait d'Hollywood et de gloire a disparu sans laisser de trace. Engagé par son mari, Lew Archer suit sa piste jusqu'à un club très select de Malibu où il se heurte à une élite rongée par le chantage, l'argent sale et le crime. En dépit des efforts de dissimulation de flics corrompus, épaulés par un boxeur prétentieux devenu star de cinéma et un magnat d'Hollywood au passé douteux, Archer tombe sur les traces d'un meurtre plus ancien. Il s'empêtre alors dans les dessous de ce monde clinquant où les nantis sont prêts à payer le prix fort pour échapper aux lois. Mais tout le monde n'est pas à vendre.

  • Recomposition

    Alexandre Devecchio

    Ni droite, ni gauche ? Le monde de l'après-communisme n'est compréhensible que si on lui applique les manichéismes passés. C'est du nouvel ordre politique, entre libéralisme et populisme, que dévoile et retranscrit ici le reporter d'idées le plus pénétrant de sa génération.
    Faut-il avoir peur des " démocraties illibérales " ? Emmanuel Macron est-il le héraut d'un avenir progressiste, ou le dernier samouraï d'un modèle à bout de souffle ? Et si l'âge des populismes, loin d'être une époque de désagrégation, était au contraire un moment de reconstruction ?
    C'est à ces questions que tente de répondre Alexandre Devecchio en nous faisant voyager à travers le " nouveau monde populiste " : de l'Amérique de Donald Trump à la Grande-Bretagne de Boris Johnson, en passant par la France de Marine Le Pen et l'Italie de Matteo Salvini, jusqu'à la Hongrie de Viktor Orbán. Contestant le parallélisme entre les années 1930 et notre époque, il revient sur les étapes au cours desquelles, depuis la fin du communisme, les nations se sont vu retirer leurs prérogatives par des organisations supranationales, à commencer par l'Union européenne. Derrière la colère des peuples surgissent des notions politiques que l'on croyait révolues : retour des frontières, demande de protection, contestation du modèle économique dominant. Plus qu'une révolte et moins qu'une révolution : c'est une recomposition à l'oeuvre.
    Un ouvrage magistral pour comprendre l'avènement d'une époque radicalement nouvelle.

  • Exilé à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, Alexandre Koyré a publié en 1943 ces réflexions sur la place du mensonge dans les sociétés totalitaires. Le fonctionnement de ces régimes d'un type nouveau repose d'après lui sur la transformation de la vérité. Le jugement moral porté sur le mensonge dans la vie quotidienne, ou sur les plans religieux et philosophique, se trouve remis en cause en période de guerre. Le mensonge devient une arme nécessaire pour vaincre l'ennemi, voire une obligation. Or, c'est bien un climat de guerre que les régimes totalitaires instaurent constamment. Ces régimes fonctionnent comme des sociétés secrètes, pour la survie desquelles le mensonge est indispensable. À la seule différence qu'ils le pratiquent "en plein jour", en plantant une barrière entre la classe gouvernante et la "masse" qu'ils entendent diriger et asservir.

  • On lui avait promis le paradis... Et on l'a envoyée en enfer.

    En acceptant de devenir une compagne de sang, Reyna pensait que vendre son corps serait la chose la plus difficile qu'elle aurait à accomplir. Mais elle n'avait pas prévu que son coeur serait capturé par l'homme qui l'a achetée, l'énigmatique Beckham Anderson.
    À présent, retenue captive par un vampire dépravé et mégalomane qui rêve d'écraser l'humanité, Reyna n'a plus qu'une pensée en tête : s'échapper pour retourner auprès de Beckham. À n'importe quel prix.

    Manipulée, emprisonnée, trahie, Reyna s'apprête à saisir les rênes de son destin...

    « Délicieux, unique et sexy ! » Rachel Van Dyken, autrice de Reborn
    « Le début d'une série extraordinaire ! » Lady with a Quill
    « Le nouveau monde de K.A. Linde m'a littéralement captivée. J'attends la suite avec impatience ! » The Scarlet Siren
    « Un concept unique et original, mêlant passion, suspense et intrigue, écrit avec brio et instantanément addictif. » Totally Booked Blog
    « Cette nouvelle trilogie vous rendra accro. Intense du début à la fin. » Dreamy Reads

  • Blood type t.3 ; jusqu'au sang

    K. A. Linde

    • Milady
    • 25 Novembre 2020

    Le prix du sang

    Le monde a basculé dans le chaos. Reyna n'avait que vingt et un ans quand elle a accepté de devenir la compagne de sang du séduisant Beckham, pensant que ce n'était qu'un modeste prix à payer pour nourrir ses frères. Mais rien ne s'est déroulé comme prévu, à commencer par sa relation avec Beckham. À présent, prise dans le tourbillon d'une rébellion en déroute, Reyna doit fuir la cité conquise par l'élite vampire avec ses amis. Malgré les pertes subies, malgré leurs plans réduits à néant, Reyna devra trouver la force nécessaire pour enfin mener sa mission à bien et mettre un terme au conflit.
    « Délicieux, unique et sexy ! » Rachel Van Dyken, autrice de Reborn
    « Une série extraordinaire ! » Lady with a Quill
    « Le nouveau monde de K.A. Linde m'a littéralement captivée. » The Scarlet Siren
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  • Pour Reyna, vendre son corps n'est pas un choix mais une question de survie.

    Dans un monde dévasté par la pauvreté et le désespoir, le seul moyen d'échapper à la misère est de servir l'élite vampire, aussi assoiffée de pouvoir que de sang.
    En acceptant de devenir la compagne de sang de Beckham Anderson, Reyna ne mesure guère dans quoi elle s'engage.
    Car celui-ci, froid, autoritaire et séduisant, ressemble en tout point à ses attentes... mais refuse de se nourrir d'elle.
    Derrière le masque se cache un homme bien plus complexe et retors qu'elle ne le croyait, et elle-même découvre bientôt que sa position est aussi enviable que dangereuse.
    Chaque nuit qui passe semble confirmer ses soupçons : Beckham la craint autant qu'il la désire...
    « Délicieux, unique et sexy ! » - Rachel Van Dyken, autrice de Reborn
    « Le début d'une série extraordinaire ! » - Lady with a Quill
    « Le nouveau monde de K.A. Linde m'a littéralement captivée. J'attends la suite avec impatience ! » - The Scarlet Siren
    « Un concept unique et original, mêlant passion, suspense et intrigue, écrit avec brio et instantanément addictif. » - Totally Booked Blog
    « Cette nouvelle trilogie vous rendra accro. Intense du début à la fin. » - Dreamy Reads


  • Depuis 1954, une fois par an, ce groupe restreint se retrouve pour décider en secret de l'avenir politique et économique de l'humanité.

    Aucun journaliste n'a jamais eu accès à ses réunions, dont la première eut lieu à l'hôtel Bilderberg, dans une petite ville néerlandaise.
    Fruit de plus de quinze années de recherches rigoureuses et dangereuses, l'impressionnante enquête de Daniel Estulin dévoile pour la première fois ce qui n'avait jamais été dit auparavant, éclairant les jeux de pouvoir qui se déroulent à notre insu. Sous la protection féroce de la police, la classe dirigeante mondiale dicte ses lois sur la politique, l'économie et les questions militaires.
    L'ouvrage fouillé d'Estulin démontre comment le Groupe Bilderberg a été impliqué dans tous les plus grands mystères de l'histoire récente et comment de cette élite émergent les figures clés du grand échiquier international - d'importants hommes politiques et hommes d'affaires européens, des présidents des États-Unis, des directeurs d'agences telles que la CIA ou le FBI, des grands noms du journalisme - et comment de ces rencontres naissent les lignes directrices de la mondialisation.
    Ce livre, traduit dans 50 langues et diffusé dans plus de 70 pays, est devenu en peu de temps un best-seller mondial, dont une adaptation cinématographique est également prévue.
    Explorant un monde d'intrigues secrètes, cet ouvrage dévoile aujourd'hui des faits inconnus jusque-là. Vous y découvrirez comment les élites mondiales décident de notre avenir dans la plus grande confidentialité et serez surpris d'apprendre comment des personnages que vous voyez chaque jour dans les médias tirent en secret les ficelles des plus grands événements planétaires.
    Suivez Daniel Estulin dans une enquête passionnante qui semble surgie des plus grands films d'espionnage mais ne relate pourtant que des faits bien réels. Vous y croiserez tout autant les hommes politiques qui gouvernent les pays les plus développés que les grands magnats de la presse ou de l'industrie et vous changerez à jamais de regard sur des événements dont vous pensiez peut-être tout connaître (êtes-vous bien certain qu'on vous a dit toute la vérité sur Pearl Harbor ? Ou sur le Watergate ? Et qu'en est-il des récentes crises financières ?).
    sommaire:
    PREMIÈRE PARTIE LE
    « BILDERBERG GROUP » : LES MAÎTRES DE L'UNIVERS
    CHAPITRE 1 - Plongeon mortel
    CHAPITRE 2 - L'immortel, 1992 (L'Highlander)
    CHAPITRE 3 - La fondation du Bilderberg
    CHAPITRE 4 - Les concubins du Bilderberg
    CHAPITRE 5 - Les objectifs du Bilderberg
    CHAPITRE 6 - Les pantins du Bilderberg
    CHAPITRE 7 - L'affaire du Watergate
    CHAPITRE 8 - Le Bilderberg démasqué
    DEUXIÈME PARTIE
    LE COUNCIL ON FOREIGN RELATIONS (CFR)
    CHAPITRE 9 - Un épisode datant de 1999
    CHAPITRE 10 - Échange de partenaires
    CHAPITRE 11 - Des journalistes courtisans ?
    CHAPITRE 12 - Désarmement forcé
    CHAPITRE 13 - Le bureau de contrôle du CFR
    CHAPITRE 14 - Le CFR et les opérations psycho-politiques
    CHAPITRE 15 - Le CFR et le plan Marshall
    CHAPITRE 16 - Un exemple concret
    TROISIÈME PARTIE
    LA CONSPIRATION DE ROCKEFELLER ET LA COMMISSION TRILATÉRALE
    CHAPITRE 17 - La confrontation (2003)
    CHAPITRE 18 - Retour vers le futur
    CHAPITRE 19 - Une subversion sophistiquée
    CHAPITRE 20 - Choisir un président
    CHAPITRE 21 - Le système de monopole
    CHAPITRE 22 - Les bienfaiteurs des bolcheviks
    CHAPITRE 23 - Trahir pour le profit
    CHAPITRE 24 - Sacrifier une nation
    CHAPITRE 25 - La rétention (2004)
    Conclusion de l'auteur
    Derrière les portes closes : documents et images

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
    />
    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • La révolte des gilets jaunes a paniqué tous ceux qui font profession de penser ou de diriger. D'une affaire de prix à la pompe, on est passé à des manifestations géantes, à des revendications politiques fondamentales - démocratie représentative versus démocratie directe - à une crise de régime, de croyances et de société.
    Pour saisir l'incroyable changement, il faut nommer les passions qui ont enflammé les masses (refus du mépris «d'en haut», défiance envers les représentants...): une crise d'identité oppose la France dite périphérique aux élites politiques ou médiatiques.
    Dissipant théories du complot et légendes technologiques, le livre montre aussi comment, hors médias traditionnels voire contre eux, les réseaux sociaux donnent un visage et des armes à ceux qui étaient auparavant invisibles.

  • Le cinéma français incarne l'exception culturelle. La figure de l'auteur, née avec la Nouvelle Vague avant de devenir universelle, continue de jouer un rôle central dans l'organisation du secteur. Exemplaire, l'enquête d'Olivier Alexandre prend le contre-pied des discours habituels pour saisir le système à l'origine de cette singularité française. Au-delà des paillettes et de la rituelle montée des marches cannoises apparaît un monde impitoyable caractérisé par une distribution inégalitaire des chances de s'y imposer. Le cinéma français, c'est bien sûr Truffaut et Godard, mais c'est également tout un peuple à d'outsiders qui s'agrège aux marges en tentant de survivre. Dans une étude pionnière sur un sujet souvent laissé aux discours enchantés, l'auteur propose une réflexion aiguë sur les concepts utilisés pour définir les univers de création : champ, monde et marché font l'objet d'un réexamen critique ; il contribue de façon particulièrement novatrice au débat sur le statut de la culture et de ses modes de production.

  • Enquête fantastique dans la France d'entre-deux guerresQuand un ancien héros de la Grande Guerre massacre sa famille et dévore partiellement les corps, les services secrets français décident de recomposer la Cellule Prométhée, chargée de résoudre des enquêtes à la frontière de la légalité et du paranormal. Deux des membres sont les rescapés de l'ancienne cellule, dissoute après le fiasco d'une opération risquée. Ils devront s'accommoder du commandement d'un ancien missionnaire, récemment rapatrié du Congo pour mener le groupe. Au croisement de l'horreur et du drame psychologique, Patrice Larcenet et James nous mettent sur la piste d'un tueur singulier, en compagnie d'un groupe de personnages pleins de relief.

  • Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'oeuvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. À l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.

  • Les cabinets « Big Four » (KPMG, Ernst and Young, PricewaterhouseCoopers et Deloitte) sont les quatre plus grands groupes de conseil et d'audit au monde, proposant une multitude de services aux entreprises. Ils occupent une place centrale dans le secteur économique et constituent une carte de visite prestigieuse permettant d'accélérer les carrières de ceux qui y travaillent. Analyser leur fonctionnement ainsi que les valeurs que partagent leurs membres offre un aperçu de l'éthique de cette élite des affaires dont le succès auprès des jeunes recrues ne se dément pas.
    Ces cabinets sont marqués par une vie courtisane très forte et les salariés les rejoignent moins par référence au métier que par attirance pour l'idée de compétition. Le passage par l'un d'eux a une fonction de distinction sociale qui donne aux individus le sentiment d'appartenir à une élite sélective : le goût du classement, la ca-pacité à résister au stress, à la fatigue, à une charge de travail colossale, sont des signes de supériorité qui définissent la valeur de l'expérience. Le travail tend donc à être vécu comme un sport où, à défaut de convic-tions personnelles sur l'utilité du métier, l'important est de gagner.

  • Quel enfant fut Louis XIV ? Quel élève fut Louis XV ? Que signifie « éduquer un prince » ? La royauté s'enseigne-t-elle ? Quelles vertus, quels savoirs transmettre dans un monde qui voit évoluer la conception du pouvoir ? C'est cet aspect méconnu de la monarchie française que nous dévoile Pascale Mormiche avec l'éducation d'une quarantaine de princes, ces jeunes garçons qui, du xviie au xviiie siècle, étaient destinés à devenir de futurs rois ou des chefs de famille tels que les Conti, les Condé et les Orléans. De leur quatrième année chez les « femmes » à leur passage chez les « hommes » à sept ans jusqu'à l'âge du mariage, cette somme nous fait revivre leur apprentissage au quotidien. Cet ouvrage comporte trois volets : l'étude du personnel, précepteurs ou gouverneurs qui ont la lourde tâche de façonner ce prince idéal, puis l'analyse des principes éducatifs et des moyens mis en oeuvre, avant de décrire la « fabrication » pratique d'un prince, tant sur le plan des vertus, des savoirs que dans sa manière d'être. Une somme magistrale sur la formation des souverains, une plongée dans les coulisses de la monarchie. Où l'on découvre que, loin d'avoir été négligée, l'éducation des princes fut l'objet d'une méticulosité remarquable et constituait une véritable affaire d'État.

  • La décennie 1990 et le monde post-2001 constituent une période charnière pour les monarchies d'Arabie : pression internationale, remplacement des élites dirigeantes par leurs héritiers, réformes économiques pour faire face à la mondialisation, afflux de jeunes, présence massive d'expatriés, baisse du niveau de vie, confrontation entre des aspirations à la vie moderne et des résistances traditionnelles, apparitions de nouvelles élites, etc. C'est pour relever ces défis internes que les dirigeants de ces pays ont amorcé de nouvelles orientations politiques que l'auteur s'attache à analyser grâce à ses fréquents séjours sur le terrain et les nombreux liens tissés tant avec des personnalités de la société civile qu'avec les élites dirigeantes.

  • Durante mucho tiempo se han considerado como un hito esencial en la historia del imperio hispanoamericano la muerte del último Habsburgo a finales del siglo xviii y la llegada al trono de los Borbones a inicios de la centuria siguiente. Como ya, en no pocos aspectos, la realidad de las provincias americanas se estaba autonomizando de los procesos de la Península, ese cambio sucedió para ellas en un contexto de dinámicas propias y de evoluciones a veces notables aunque en general mal conocidas, con las que tuvo que contar el gobierno español cuando inició las primeras reformas que prefiguraban las de la segunda mitad del siglo. Los estudios aquí reunidos tratan de esas temáticas en una perspectiva comparativa en la que resaltan las semejanzas y los procesos de diferenciación de los dos virreinatos.

  • Pour la première fois, grâce à une immersion de plusieurs semaines des deux côtés de la barrière, l'auteur donne les clefs pour comprendre ce mouvement qui fait vaciller le gouvernement.
    Quelles sont les origines de cette fracture entre le peuple et ses élites ? Quels sont les actes fondateurs de cette identification sociale ? Qui sont véritablement les Gilets Jaunes ? Quelles sont leurs revendications précises ? Pourquoi expriment-ils une telle défiance à l'égard d'Emmanuel Macron ? Comment comptent-ils reprendre le pouvoir et modifier la Constitution de la cinquième République ? Que veulent-ils faire du « RIC » ?
    Mais aussi : Quels scandales l'exécutif essaie-t-il de couvrir ? Que pensent réellement les forces de l'ordre du mouvement ? Comment interpréter les violences policières et des manifestants ?
    En somme, allons-nous Vers une démocratie réelle ? La réponse et le témoignage d'un acteur... à découvrir dans ce livre !

  • Ce recueil, réunissant des chercheurs beiges et congolais, témoigne du regain d'intérêt que suscite l'histoire du Congo en Belgique depuis quelques années. Par l'analyse croisée et contradictoire si nécessaire pour rendre compte de la réalité historique des événements survenus entre 1955 et 1960, il souligne les cinquante ans de la publication du manifeste Conscience africaine le 30 juin 1956 ou le 1er juillet 1956. En concentrant l'attention sur l'événement retenu dans la chronologie de la prise de conscience politique des Congolais, on réduit la complexité des courants ayant porté ce texte, comme le montrent à l'envi les contributions réunies ici. Cependant, la commémoration s'accommode difficilement des explications plus conjoncturelles et structurelles qui permettent d'interpréter l'événement dans sa cohérence, avec les contradictions inhérentes au jeu d'échelle géographique et temporel. Que s'est-il donc réellement passe le 30 juin 1956 ? Date symbolique de l'histoire récente du Congo, l'événement a été vécu et interprété de manière très différente. Une réappropriation univoque dans le cadre de la commémoration des cinquante ans ne témoigne pas de cette diversité. II convient dès lors de contextualiser ce « réveil », cette « première manifestation publique » d'une conscience d'appartenir à un groupe social distinct par l'analyse du contexte immédiat et de l'héritage, réel ou suppose, attribué à Conscience africaine.

  • Siguiendo un claro enfoque multidisciplinar, este libro presenta un balance historiográfico sobre la muerte de los príncipes en la Edad Media, tanto hispana como francesa, entendiendo el término «príncipes» en su sentido más amplio. No solo se examinan casos particulares relativos a los miembros de la familia regia, sino que se profundiza también en los diversos ámbitos de la aristocracia eclesiástica, militar y urbana. Desde la ritualización funeraria -liturgia, música-, la memoria cronística y documental, las obras de arte o su reflejo en la literatura, hasta la antropología física, los estudios presentados se enfocan a calibrar la relación de la muerte y su tratamiento con la imagen del poder que dichas élites proyectan y su emulación por parte de los restantes grupos sociales.

  • Pour nous inviter à comprendre comment une certaine idée de nation argentine s'est construite à Buenos Aires au XIXe siècle, l'auteur nous montre en quoi les formes de sociabilité associative, tissées dans le cadre de manifestations socio-culturelles particulières, se sont imposées aux élites de la ville comme étant les plus aptes à promouvoir le projet politique de nation. Courtoises, policées et pacifiées, ces relations se sont inscrites dans des pratiques diversifiées qui ont permis à ces élites d'appréhender progressivement la société civile et la nation comme communauté d'appartenance. Pilar González Bernaldo de Quirós met ainsi en lumière une configuration de l'imaginaire national dans le Río de la Plata postcolonial. Elle dévoile, dans le même temps, comment la notion de « sociabilité», comprise comme l'expression d'une société policée, s'est enracinée dans l'idée civique de nation, idée qui sera prise comme modèle par les jeunes républiques hispano-américaines.

  • La brillante civilisation urbaine byzantine tire ses moyens d'existence des campagnes ; alors que les villes, face aux invasions, se replient derrière leurs murailles, le village devient un élément décisif de la société byzantine. Michel Kaplan a tenté de reconstituer la vie rurale de cette époque (vie-xie siècle) où Byzance surmonte le choc des invasions pour redevenir une grande puissance. Pour cette période mal dotée en documents d'archives, il a exploité systématiquement l'hagiographie, mais aussi les résultats de l'archéologie dans les Balkans, en Asie Mineure et en Syrie, la sigillographie et les enluminures des manuscrits. Il propose ainsi d'abord une description des constantes de la vie rurale byzantine (productions, pratiques agraires, habitat et terroir) ; puis il montre l'émergence de la société villageoise byzantine et de ses institutions, notamment la communauté villageoise, au-delà de son simple aspect fiscal ; ensuite, il reconstitue l'ascension des puissants qui aboutit à la crise de la petite paysannerie, que tente de résoudre la politique de la dynastie macédonienne ; enfin, recherchant les mécanismes de l'économie rurale byzantine, il étudie l'impact des facteurs conjoncturels, tente de définir le fonctionnement de l'exploitation paysanne, cellule de base de la production agricole, pour rechercher une explication au « blocage » de la société byzantine qui caractérise le xie siècle.

  • Le Moyen Âge scandinave, que les historiens du nord de l'Europe font débuter vers 1100, est relativement méconnu en France. Les royaumes qui se constituèrent alors sont encore tenus pour des mondes marginaux, plus soumis à un héritage et à des coutumes propres qu'influencés par les modèles sociaux, politiques et culturels de l'Europe occidentale. Les communications, présentées lors du colloque qui a réuni en juin 2005 à Paris des médiévistes nordiques et français, et rassemblées dans ce volume, apportent un regard nouveau sur les relations que les royaumes nordiques ont entretenues avec le reste de l'Occident, en prenant comme fil conducteur l'histoire de leurs élites, clercs et laïcs. Deux approches ont été privilégiées, l'analyse des formes et des lieux d'échanges et celle des systèmes de reproduction de la domination sociale. Que ce soit par les voyages, la diplomatie, ou par la confrontation violente, qu'elles aient fréquenté les cours royales et princières, la Curie romaine, les monastères ou les universités, ces élites ont parcouru l'espace européen et se sont approprié les outils de domination sociale et culturelle, comme l'écrit, les livres, les pratiques intellectuelles, les valeurs symboliques... Leur diffusion a été aussi assurée par les Occidentaux venus dans le Nord, prélats, chevaliers et marchands. Pour exercer le pouvoir politique, les aristocraties nordiques ont largement puisé dans des usages et des normes partagés par l'ensemble des élites européennes. Elles se sont appuyées sur des réseaux similaires de consanguinité et d'alliance. Elles ont adopté les modes de vie, les idéaux, les codes du paraître et de l'honneur des noblesses occidentales. Du xiie au xve siècle, sans nier les particularismes éventuels, l'histoire des élites et celle du pouvoir politique ont donc connu des développements synchrones : renforcement de la loi, émergence des juristes, essor d'une élite de conseil, ambitieuse et souvent frondeuse, inflexions idéologiques de la fonction royale.

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