• Dignité, justice sociale, partage du travail, égalité, rapport renouvelé à l'art, à l'éducation, à la culture et au quotidien... C'est tout cela, la Commune de Paris, une expérience révolutionnaire à bien des égards inouïe : pour la première fois, des ouvriers, des ouvrières, des artisans, des employés, des instituteurs et institutrices, des écrivains et des artistes s'emparent du pouvoir. Comme l'écrit Rimbaud qu'elle enthousiasme tant, la Commune entend vraiment " changer la vie " par des " inventions d'inconnu ". Ses protagonistes sont des femmes et des hommes ordinaires qui créent de l'extraordinaire, non seulement en l'imaginant mais en le mettant en pratique.
    C'est de leur expérience si actuelle que part ce livre, sous une forme originale : il est composé de lettres adressées à ces femmes et ces hommes comme s'ils et elles étaient encore en vie et comme si on pouvait leur parler. Ces lettres rendent la Commune vivante et présente, par un entrelacement des temps. L'ouvrage s'appuie sur un vaste travail d'archives et de nombreux documents, le plus souvent inédits : correspondances, débats, projets, procès... Il offre aussi au regard plus de cent photographies qui s'égrènent tout au long de ses pages, images d'époque et images d'aujourd'hui, comme un télescopage entre passé et présent.
    L'événement reste de par le monde une source d'inspiration, car il permet de réfléchir à l'émancipation, aux solidarités et aux communs. Il nous concerne toutes et tous, de manière plus brûlante que jamais, et demeure évocateur par les espoirs et les projets qu'il porte. Tant il est vrai que " la Commune n'est pas morte ".

  • Commune de Paris, déportation, Nouvelle-Calédonie

    Jetés aux ténèbres raconte les dix années d'exil du narrateur, Étienne Delandre, l'un de ces Communards que la IIIe République envoie " expier " en Nouvelle-Calédonie parce qu'ils ont voulu une société plus juste, qu'ils ont été " un peu trop républicains ".

    Dans leur prison à ciel ouvert, ces quasi naufragés ressassent leur vie d'avant, tentent de s'acclimater, de comprendre ce qu'il s'est passé sur les barricades et de mettre en actes leurs idéaux sur ce bout de terre, et se cramponnent à l'espoir d'une amnistie. Tout cela dans cet ailleurs aux terres rouges, habité par un peuple canaque dont les mœurs leur sont totalement étrangères, au milieu d'une nature inconnue et stupéfiante, qu'Étienne Delandre n'aura de cesse de dessiner durant sa détention. L'exil est aussi rythmé par les nouvelles politiques apportées de France grâce aux navires, par le passage des cyclones.

    Jusqu'à l'expiration du délai de cinq ans de détention pour Étienne Delandre, qui se voit alors proposer un poste d'ingénieur pour la création du premier haut-fourneau de Nouvelle-Calédonie. Commence dès lors pour lui la découverte de la ville de Nouméa, d'une partie de la Grande Terre, de la société coloniale et de la façon dont celle-ci réprouve la première répression canaque. Avec toujours en tête l'espoir non pas d'une grâce, mais bien d'une amnistie.

  • L'histoire de la publication des
    Mémoires de Louise Michel est étonnante : elle débute en 1886, chez l'éditeur Roy, sous le titre - maintes fois réédité - de
    Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même. Tome I. Aucun autre tome n'a suivi. Et si, par la suite, sont venus s'accoler d'autres écrits de la célèbre anarchiste, les soixante-dix feuilletons qui constituent le véritable second tome, parus dans la presse de 1890, avaient " disparu ", peut-être victimes collatérales d'une entreprise de récupération de l'autobiographie de Louise Michel juste après sa mort. Aussi l'édition de ce second tome, inédit en librairie, constitue-t-elle un événement.
    Couvrant les années 1886-1890 (période qui s'ouvre après la mort de Marianne Michel, la mère, et de Victor Hugo, l'idole, pour se refermer en août 1890, à son départ pour Londres), ce gisement incroyablement riche révèle une écrivaine viscéralement engagée dans l'écriture, vivant ensemble le rapport à l'histoire, à la mémoire, au présent de sa lutte et à l'écriture.
    L'édition critique de ces
    Mémoires, accompagnée d'un dossier documentaire, est établie par Claude Rétat, directrice de recherche au CNRS.

  • Frères de sang

    Guillaume Debré

    Un des épisodes les plus sanglants de notre histoire nationale, la Commune.Mars 1871. Paris se rebelle. L'insurrection bat son plein. La Commune est déclarée. Le gouvernement, réfugié à Versailles, veut punir ce soulèvement populaire. Cent vingt mille soldats sont amassés aux portes de la capitale, prêts à donner l'assaut.
    François Blanzac, un jeune journaliste, est envoyé en secret pour tenter de convaincre Juvénal Depons, le chef des insurgés, de déposer les armes. C'est le colonel de La Brède, l'un des plus prestigieux offi ciers de l'armée versaillaise, qui a dépêché le jeune pamphlétaire dans cette périlleuse mission.
    Mais le colonel n'est pas le seul à vouloir mettre la main sur Juvénal Depons. Pourquoi s'acharne-t-il à vouloir retrouver Juvénal Depons avant les autres ? Est-ce pour se venger ? pour que justice passe ? Ou est-ce pour satisfaire son ambition ? Et, surtout, quel secret cache-t-il ?
    En apparence, tout oppose les deux hommes. Commandant des Fédérés, Juvénal Depons a pris les armes pour défendre Paris. Fils d'un maréchal de France, le colonel de La Brède doit mettre la capitale au pas. Quel lien unit ces deux rivaux qui se détestent publiquement ? Dans les ruelles ensanglantées de ce Paris rebelle, au milieu des barricades, François Blanzac va se retrouver au centre d'une sombre conspiration. Tiraillé entre son amitié, ses sympathies républicaines et ses obligations, il va découvrir qu'un mensonge cache souvent une vérité inavouable.

  • Publié en 1970 aux Éditions Maspero, cet ouvrage s'est imposé comme un classique dans l'historiographie de la Commune. Il décrit la condamnation quasi unanime de ce soulèvement populaire par les écrivains et hommes de lettres français contemporains de l'événement et s'efforce d'en comprendre les raisons : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un " gouvernement du crime et de la démence " (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    À ce chapitre sombre de l'histoire littéraire s'ajoute, dans cette nouvelle édition, son pendant tout aussi méconnu dans l'histoire de l'art : le soutien ou l'engagement de nombreux artistes en faveur de la Commune. Paul Lidsky s'attache ici à sortir certains d'entre eux de l'oubli, en même temps qu'il tente d'expliquer la profonde divergence des réactions entre écrivains et artistes.

  • Histoire des révoltes populaires en France Nouv.

    Les révoltes populaires du passé peuvent-elles contribuer à éclairer celles d'aujourd'hui ? La question s'est posée lors du mouvement des Gilets jaunes, qui n'entrait dans aucune grille d'analyse préétablie. Les Gilets jaunes sont-ils des Jacques, des sans-culottes, des poujadistes ? Aller au-delà de ces raccourcis, étudier les apports de l'historiographie des révoltes sur huit cents ans, au fil de l'affermissement et des transformations de l'État moderne, ont paru nécessaire. Des grandes études fondatrices aux recherches récentes des historiens et des sociologues, les approches ont été renouvelées avec l'apparition de mouvements sociaux de milieux populaires en marge ou en rupture avec les corps intermédiaires tels que les syndicats.
    Contre qui et contre quoi se lèvent les révoltés ? Qui sont-ils, qui sont-elles ? Comment s'exprime leur révolte ? Face à la révolte, quelles sont les réactions de la société, des autorités ? Les révoltes des Gilets jaunes comme celles des jeunes des quartiers populaires s'inscrivent, avec leurs spécificités, dans une histoire longue des révoltes en France.

  • Il arrive que l'histoire puisse s'écrire et se lire comme un roman. C'est tout le pari réussi de Frédéric Mounier, dépeignant à l'instar d'une grande fresque populaire ces jours de 1870 où, Paris encerclée, la France sembla condamnée à disparaître. Un immense récit.
    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.Et toute la France qui vacille...Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

  • Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition en 1967 dans la " Petite collection Maspero ", reste un grand classique. Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque.Le résultat est cette " somme ", qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, " mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant ", qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut " un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français "." La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissagaray, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. " La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.

  • Une synthèse vivante et novatrice sur l'affrontement franco-allemand de 1870-1871.Si les images de la guerre de 1870-1871 ont fortement imprimées les consciences, la réalité et les enjeux de ce conflit demeurent méconnus. Pour éclairer cette matrice des affrontements franco-allemands consécutifs, Alain Gouttman a réouvert tous les dossiers : les circonstances du déclenchement du conflit, le déroulement des opérations jusqu'aux capitulations de Sedan, Metz et Paris, les raisons de la suprématie militaire allemande, la Commune de Paris et la réaction versaillaise... Se faisant, l'auteur resserre les liens qui unissent des événements trop souvent étudiés de manière disparate et propose une vision totale du conflit.

  • De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris.
    Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres: près de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inouie a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Émile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.

  • Dans les derniers jours de mai 1871, les troupes d'Adolphe Thiers écrasent la Commune.

    De Londres, où il est exilé, Karl Marx a suivi la période révolutionnaire qui, depuis le 26 mars 1871, a vu le prolétariat parisien prendre le pouvoir dans la capitale assiégée par les Prussiens : c'est que, pour la première fois, a été mise en place une forme autonome de gouvernement ouvrier. Il ne croyait pas à la possibilité de la révolution. Il a été impressionné par l'héroïsme du peuple parisien.

    Au lendemain de la " Semaine sanglante ", il tire les leçons de la défaite : la guerre civile en France, en 1871, c'est le massacre de la population par le gouvernement français et son armée aux mains de la canaille bourgeoise de Versailles. Prendre le pouvoir ne suffit pas.

  • Publié pour la première fois en 1913,
    Philémon, Vieux de la Vieille est un livre aussi insolite que précieux. Et résolument hybride, conformément à la volonté de son auteur, Lucien Descaves. Se parant d'atours romanesques, Philémon se révèle en effet un authentique livre d'histoire, dans l'acception la plus exigeante du terme. Durant une décennie, Descaves a minutieusement compulsé les documents de toutes natures (archives, manuscrits, correspondances, journaux) mais, surtout, interrogé patiemment les survivants de la Commune, préférant à la froideur du papier la chaleur du témoignage oral.
    Sensible et loyal, Descaves a tenu à rendre hommage à ces hommes et femmes qui ont vu et fait la dernière des révolutions françaises et dans l'intimité desquels il a vécu. Il en résulte une oeuvre vivante sur leurs années d'exil et leur difficile retour, où percent la tendresse et l'affection de l'auteur, où affleure en maints endroits une émotion à la fois sobre et juste. Nul mieux que lui n'a su restituer plus fidèlement ce que fut un communard, figure éminemment attachante et bien différente de la caricature anachronique peuplant notre imaginaire collectif.
    Rares sont les ouvrages qui allient l'exactitude historique à l'agrément que procure la lecture d'un bon roman. Assurément,
    Philémon est de ceux-là.

  • Le crépuscule de la Cour.La cour de France n'est pas morte avec l'Ancien Régime. Au contraire, elle n'a cessé de renaître de ses cendres et de se métamorphoser sous les quatre rois - Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe - et les deux empereurs, Napoléon Ier puis Napoléon III, qui ont occupé le pouvoir de 1789 à 1870.
    Écrit à partir de nombreuses archives inédites, ce grand livre raconte la vie quotidienne des souverains successifs et de leurs courtisans. D'une plume alerte, l'auteur transcrit leurs voyages, leurs fêtes et représentations publiques, mais aussi le coeur de leur intimité, à la fois au zénith de leur apogée, puis dans la brutalité de leur chute.
    Charles-Éloi Vial explique enfin la permanence d'une tendance à l'enfermement et d'une volonté politique d'ouverture, paradoxe fondateur de la cour et plus largement de la vie politique nationale.
    " Plaisant et instructif. "
    Le Monde des livres " Un livre brillant, qui régénère l'histoire de la cour. "
    Histoire et civilisations

  • BnF collection ebooks - "Neuf août 1870. En trois journée, l'Empire a perdu trois batailles. Douay, Frossard, Mac-Mahon se sont laissé isoler, surprendre, écraser. L'Alsace est persue, la Moselle découverte, ERmile Ollivier a convoqué le Corps législatif. Depuis onze heure du matin, Paris tient la place de la Concorde, les quais, la rue de Bourgogne, encercle le Palais-Bourbon."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Le 18 mars 1871 éclate à Paris une révolution populaire qui, quelques semaines plus tard, après une guerre civile sans merci, s'achèvera par la défaite de la Commune et une incroyable répression. Devant cet événement, la réaction des écrivains et hommes de lettres français est quasi unanime : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un " gouvernement du crime et de la démence " (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'am-bitieux, de fous et d'exaltés.Dans ce livre étonnant - devenu un classique depuis sa première édition en 1970 -, Paul Lidsky retrace l'un des chapitres les plus sombres et les plus méconnus de l'histoire littéraire française. À travers l'analyse des textes les plus divers, il s'efforce de comprendre les réactions de l'homme de lettres confronté à la brutalité d'une révolution populaire.

  • Le récit parfois haletant d'une journée dont on a oublié qu'elle aussi a fait la France.Le 2 septembre 1870, la France subit, à Sedan contre la Prusse, l'une des plus terribles défaites de son histoire. Napoléon III est prisonnier. A Paris, la nouvelle provoque la sidération, et la foule réclame l'abolition de l'Empire. Le 4 septembre, en quelques heures, la déchéance est votée, un gouvernement de la Défense nationale est constitué et la République est proclamée, dans une grande agitation, mais sans aucune goutte de sang, ce qui est sans précédent depuis 1789. Entre le Palais-Bourbon envahi, les Tuileries désertées, l'Hôtel de Ville et le ministère de l'Intérieur en ébullition, se joue et s'écrit un grand moment d'histoire de la France, puisque depuis lors la République, réinventée en un seul jour, n'a désormais plus cessé d'être notre régime institutionnel, mis à part la parenthèse de Vichy. L'auteur relate heure par heure et de lieu en lieu cette journée trop méconnue, mettant en scène l'impératrice Eugénie exfiltrée de son palais, le stupide ministre de la Guerre Palikao, le général Trochu, président du nouveau gouvernement, le vieil et vert orléaniste Thiers, les républicains de 1848 Grévy et Crémieux, les jeunes prudents comme J. Favre, J. Ferry, E. Picard, plus ardents comme Gambetta qui impose son énergie et son éloquence. Sur le fondement de ces événements, notre pays vit encore.

  • De la Commune à nos jours, comment et pourquoi Paris accueillit autant de révolutionnaires entre ses murs. Paris est depuis deux siècles la ville d'adoption et le lieu d'apprentissage des révolutionnaires du monde entier. Fascinés par la Révolution française, ces étrangers ont d'abord pour nom Buonarroti, Karl Marx ou Bakounine. Et plus tard Lénine, Trotski, Hô Chi Minh, Zhou Enlai, Deng Xiaoping ou Pol Pot : le gotha des futurs dictateurs rouges. Sous l'Occupation, les immigrés parisiens révolutionnaires luttent pour la France contre le nazisme dans les rangs des FTP-MOI, les résistants communistes étrangers. Mais, avec la guerre d'Algérie, le rouge commence à virer au vert : les activistes en armes de la fédération de France du FLN s'opposent en effet par tous les moyens à l'intégration de leurs compatriotes en exil dans l'ensemble français. Dans les années 1970-1980, des révolutionnaires d'un deuxième type viennent régler leurs comptes dans la Ville Lumière, à l'image des terroristes palestiniens, irakiens, syriens, libanais, iraniens, arméniens, des Brigades rouges ou de la bande à Baader. Enfin, le Paris sanglant que nous connaissons tragiquement aujourd'hui devient le terrain d'action de djihadistes qui, nés en France, se veulent ses pires ennemis. Héritiers des subversifs d'antan, les tueurs du Bataclan et ceux de 2016 en sont en même temps l'antithèse. Une histoire méconnue, tumultueuse que l'auteur dévoile au travers d'un récit enlevé et d'une surprenante galerie de portraits.

  • La France a connu des hauts et des bas dans son histoire militaire. Si l'épopée napoléonienne l'a portée au sommet de l'art de la guerre, la chute n'en fut que plus cruelle en 1815. La suite n'a pas été plus tendre pour son armée, qu'elle fût professionnelle ou composée de conscrits. En soixante-dix ans, elle a été, par trois fois, envahie dès les premiers jours de combats, puis occupée, et amputée à deux reprises d'une partie du territoire national ! Elle était pourtant considérée comme une nation puissante, dotée d'une armée remarquable.
    Cherchez l'erreur ! En 1914, l'état-major avait préparé la guerre de 1870 ; en 1940, celle de 1914... A chaque fois, les chefs avaient préféré ignorer les voix discordantes.
    Y aurait-il une accoutumance nationale à la débâcle express ? De quoi ces défaites cuisantes sont-elles le nom ? En quoi nos adversaires se sont-ils montrés supérieurs ? L'examen du " modèle français de l'échec " dévoile, au-delà des seules questions militaires, les travers naturels du pays. Notamment une forme de cécité qui rend les élites incapables de lire à temps les signaux faibles ou forts de la tempête qui vient et du monde qui change.
    Pierre Servent conduit son lecteur d'une relecture corrosive du passé au décryptage vigoureux des enjeux du temps présent. Les événements militaires d'hier demeurent d'une troublante actualité : c'est du confort intellectuel et du poids des certitudes que naissent les déroutes militaires... et civiles. Ne menons-nous pas les combats politiques, économiques et militaires d'aujourd'hui de la même manière que nous avons perdu les batailles d'hier ? Prenons garde au syndrome de Sedan !

  • Elle naît vers 1830 en Haute-Marne, bâtarde dans un modeste château dont le maître (peut-être son père) lui donne une excellente éducation. Elle se voulait poète et n´hésitait pas à envoyer ses vers (très mauvais) à Hugo, alors en exil. Foncièrement, c´était une institutrice. Venue à Paris, elle fonde plusieurs écoles à Montmartre, où elle s´efforce de nourrir et d´éduquer tous les enfants miséreux du quartier. Car Louise Michel était républicaine et elle n´eut jamais qu´une passion: le peuple. Elle s´agite dans les milieux d´opposition à l´Empire, s´attache des hommes qui ne l´abandonneront jamais: Clemenceau, Jules Vallès, Rochefort, Théophile Ferré (son seul amour, jamais réalisé). Tout ça, bien sûr, mènera à la Commune. La barricade qu´elle tient, place Blanche, est l´une des dernières à tomber. Elle manque être fusillée au camp de Satory, et c´est la déportation en Nouvelle-Calédonie. Toujours institutrice, toujours révoltée, de plus en plus anarchiste. Quand vient l´amnistie, en 1880, revenue à Paris, elle continue, toujours prêchant, inlassablement, partout en France et à Londres, devant des foules ou seulement quelques indifférents - car la révolution a vieilli, et elle aussi. Elle mourra à la tâche en 1905.Michel Peyramaure s´est épris de cette femme exceptionnelle. Par courtes scènes ou grands tableaux, il fait revivre ce destin furieux.

  • Septembre 1870 : l'étau prussien se referme, Paris est assiégé. De nombreux peintres s'engagent dans la Garde nationale. Parmi eux, Henri Regnault, beau jeune homme déjà célèbre pour son pinceau mais aussi pour sa voix, et son fidèle ami Georges Clairin, « Jojotte ». Tous deux risquent leur vie pour tenter de briser le siège, au grand dam de la fiancée du « petit Regnault », Geneviève Bréton, une jeune femme cultivée et exaltée, amoureuse éperdue de l'artiste. Autour de ces personnages, Paris affamé et gelé pendant l'hiver 1870 ; l'horreur de la Commune au printemps 1871 ; les peintres Manet, Courbet, Degas, Bazille... les musiciens Augusta Holmès, Saint-Saëns... les écrivains Gautier, Hugo... les comédiens Sarah Bernhardt, Mounet-Sully... unis durant cette page tragique de l'histoire de France.

  • Le canon a grondé avant-hier, 1er avril 1871. Décidément la guerre civile succède à la guerre étrangère; on va se battre entre Français, sous les yeux des Prussiens qui, tranquillement logés dans nos forts, jugeront les coups et mettront le holà quand ils trouveront que nous nous sommes fait assez de mal les uns aux autres. Ainsi ont décidé nos maîtres, messieurs de la Commune, ou peut-être leurs maîtres à eux, les membres inconnus (car ils cachent leurs noms) de cette société secrète qui s´intitule Comité Central de la fédération de la garde nationale.

  • Du point de vue de l'histoire comme de la science politique, les élections générales du 8 février 1871 et les élections partielles qui les ont suivies, de juillet 1871 à février 1875, présentent une grande importance et un vif intérêt. Importantes, elles le sont parce que l'Assemblée nationale à laquelle elles ont donné naissance, élue après l'armistice de janvier 1871 pour statuer sur la continuation de la guerre ou la conclusion de la paix, et composée en grande majorité de conservateurs monarchistes, a pris les options décisives par lesquelles le régime politique français, jusqu'à nos jours, a été orienté dans la voie d'une certaine forme de République parlementaire. Quant à leur intérêt, il tient en premier lieu à ce qu'elles ont constitué en France la première manifestation d'un suffrage universel à la fois libre et suffisamment conscient de lui-même et des possibilités pour que son verdict, ou plutôt, des verdicts successifs (car les élections partielles, surtout celles de juillet 1871, portant sur cent treize sièges, ont eu à cet égard autant de portée au moins que le scrutin initial de février) eussent une cohérence et une signification susceptibles d'agir de façon décisive sur l'évolution des événements. L'ouvrage de J. Gouault dresse le tableau nuancé et complet de la géographie de l'opinion politique en France au lendemain de la guerre de 1870-1871 ; il montre en même temps comment cette géographie se relie à celle du dernier plébiscite impérial, et comment les transformations qu'elle subit de juillet 1871 à 1875 annoncent celle qui caractérisera les scrutins de la Troisième République jusqu'en 1898.

  • L'histoire est pleine de mystères encore irrésolus : meurtres sans meurtriers, attentats sans commanditaires, scandales financiers étouffés, prisonniers toujours masqués, espions et espionnes jamais démasqués... la réalité dépasse de loin le plus sensationnel des romans. Les Grandes Enigmes du temps jadis fait le point sur ces affaires classées sans suite, les éclaire et permet au lecteur d'en juger sinon de les éclaircir.
    Dans ce volume :
    Talleyrand, traître ou héros ? - La sanglante conquête du Tonkin - Le massacre de la brigade légère - Le sacrifice de Camerone - La guerre télécommandée de Cuba - Les secrets des Templiers - Qui a armé le bras de Ravaillac ? - Galilée et l'Inquisition - La révolution permanente de Blanqui - Sedan : les dessous d'un désastre - La conjuration d'Amboise - L'ascension de Cromwell - Little Big Horn : l'erreur de Custer - La sanglante guerre des Deux-Roses - La disparition de La Pérouse - Le désastre de Trafalgar Avec la collaboration de Claude Guillaumin, Francis Mercury, Jean Lanzi, Michel Honorin, Claude Couband, Lucien Viéville, Jean-Claude Kerbourc'h, Christian Houillion, Guy Claisse, Lucien Viéville, Jean-Claude Kerbourc'h, Jean Lanzi, René Duval.

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