• La première armée française : de la Provence à Berlin, 1944-1945 Nouv.

    L'étude de référence sur l'armée qui a libéré le sud de la France.Le 15 août 1944, la première armée française débarque en Provence. Comptant dans ses rangs quelque 300 000 soldats, elle libère, à l'été, les grandes villes du sud de la France. Elle sera envoyée ensuite en Allemagne, dans les Alpes et dans l'Italie du Nord. Cette première armée française est dirigée par le général de Lattre de Tassigny, l'homme qui représenta la France à la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, le 8 mai 1945.
    La première armée française se voit confier un triple rôle : diplomatique, politique et militaire. Instrument de reconquête de la grandeur nationale quatre ans après la défaite, il lui incombe non seulement de faire la preuve, sur le champ de bataille, de la capacité du pays à se libérer lui-même, mais aussi de le hisser au rang des puissances victorieuses. Elle doit aussi, en intégrant des milliers de combattants venus de la résistance intérieure, agir comme le symbole de l'unité retrouvée de la Nation. Enfin, héritière de l'armée de la défaite et de l'armée de Vichy discréditées, elle doit faire face aux aspirations de rénovation que réclame la société française de la Libération.
    Mobilisant un vaste corpus de sources rassemblées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, pour certaines inédites, Claire Miot interroge ce temps charnière de rétablissement de la légalité républicaine et d'enracinement du pouvoir gaullien, ainsi que ce passage heurté du temps de l'Occupation à celui de la Libération, transition discontinue du temps de la guerre à celui de la paix.

  • Le procès de Vichy : Pétain, Pucheu, Laval Nouv.

    Archidoc, une collection proposée par André Versaille.
    Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur, le bourreau de Châteaubriant, qui ne renie rien de ses convictions et organise le cérémonial de sa propre exécution, le 20 mars 1944.
    Philippe Pétain, revenu de Sigmaringen pour la grande explication et qui s'enferme dans un silence plus troublant que tous les discours, condamné à mort le 15 août 1945, peine commuée en réclusion à perpétuité par le général de Gaulle.
    Pierre Laval, promis au poteau car son nom est lié au STO, à la terreur milicienne, à la livraison des enfants juifs, au souhait exprimé de la " victoire de l'Allemagne ", qui croit pouvoir se justifi er et qui sera exécuté à l'aube du 15 octobre 1945.
    Autour de l'enceinte où on les juge, un peuple divisé, les uns réclamant une justice exemplaire, voire expéditive, les autres rêvant d'une impossible réconciliation.
    Il revient à l'historien d'apprécier l'attitude des coupables et des épurateurs. Fred Kupferman met ainsi en perspective les procès dans leur cadre historique. " Une enquête passionnante qui réunit intelligemment en peu de pages les pièces d'un dossier compliqué " (Le Magazine littéraire).

  • La Résistance : le chapitre le plus romanesque de notre roman national. Il commence par une catastrophe militaire sans précédent. Table rase. Chacun, chacune face à soi-même. Entrer en résistance, c'est s'autodésigner à la torture et à la mort. Jamais l'héroïsme ne fut si quotidien ; jamais la trahison ne fit couler tant de sang et de larmes.
    La bicyclette contre les tractions avant ; la Sten contre la Das Reich ; le Lysander, libellule nyctalope, contre les Messerschmitt. Du rouge avec l'Affiche, l'Orchestre et Guingouin, mais aussi du bleu avec une flopée de Camelots du roy, dont le grand Jacques Renouvin. Qui s'aventure dans cette histoire avec un oeil sectaire est assuré de n'y rien comprendre. Unité fusionnelle ? Certes pas. Mais tous acceptent de mourir au même poteau. Point de médiocres. Les médiocres sont à Vichy ou nulle part. Et des femmes si nombreuses à faire preuve d'héroïsme qu'on ne pourra plus, à la Libération, leur refuser le bulletin de vote.

  • Quatre-vingts ans après la défaite de 1940, l'instauration du régime de Vichy et la politique de collaboration incarnée par Pétain et Laval, les mêmes questions continuent de se poser à l'historien. Spécialiste de la période, Jean-Pierre Azéma y répond point par point, dans un souci de clarté pédagogique. Le 30 octobre 1940, six jours après la poignée de mains échangée à Montoire entre Hitler et Pétain, le Maréchal annonçait aux Français : " J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. " Mais qui avait le plus d'intérêt à pratiquer cette collaboration, le Reich ou l'État français ? Quel fut, dans le régime de Vichy, le rôle de Laval, voire celui de Darlan ? Quels rapports entre la Révolution nationale et la Collaboration ? Qui étaient les collaborationnistes ? Quelle influence ont-ils eue ? Quels ont été les choix des forces politiques, religieuses et économiques ? La Collaboration a-t-elle facilité la mise en oeuvre de la " Solution finale " ? A-t-elle pesé dans l'évolution du conflit mondial ? L'épuration n'a-t-elle été qu'un règlement de comptes ? Autant de questions classiques reprises par Jean-Pierre Azéma, grâce à l'apport d 'archives d e plus en plus nombreuses à être ouvertes, afin d'éclairer l'ambivalence des choix, des attitudes, des opinions et des mémoires.


  • 26 août 1942. Pour répondre aux exigences des nazis, le gouvernement de Vichy ordonne la rafle des juifs étrangers dans la région de Lyon. Au petit matin, ils sont 1 016 à être arrêtés et rassemblés dans un camp de " triage " à Vénissieux.
    Nuit du 28 au 29 août 1942. Des membres d'oeuvres sociales présents dans l'enceinte réussissent à convaincre les parents d'abandonner leurs enfants et de les confier à une association, l'Amitié chrétienne, seule façon de les sauver de la déportation.
    Malgré les cris, les pleurs, les tentatives de suicide des mères, 108 enfants vont être séparés de leurs parents et exfiltrés du camp. de leur côté, 545 adultes sont conduits en autocar par les gendarmes à la gare de Saint-Priest, direction Drancy, puis Auschwitz où la grande majorité d'entre eux sera gazée.
    Dans les heures qui suivent, la police lance une chasse pour retrouver ces enfants cachés dans un ancien couvent. Mais dans des tracts, la résistance prévient :
    " Vous n'aurez pas les enfants. "
    L'histoire inédite du plus grand sauvetage d'enfants juifs entrepris en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Une incroyable chaîne de solidarité d'hommes et de femmes qui, sous la protection du cardinal Gerlier, primat des Gaules, avaient compris que ces enfants étaient promis à la mort.

  • De Gaulle

    Jean-Paul Cointet

    • Perrin
    • 9 Janvier 2020

    Portrait d'un soldat en politiqueSelon le général von Clausewitz, " la guerre est une continuation de la politique par d'autres moyens ". Plus tard, de Gaulle a montré que la politique est l'autre versant de la guerre - l'une, chez lui, ne se comprenant pas sans l'autre. Il est resté jusqu'au bout le soldat formé à l'épreuve de la première grande guerre générale dont il a nourri sa réflexion et son action lors de la seconde, durant laquelle il a compris avant beaucoup d'autres l'émergence des forces nouvelles et profondes qui travaillaient l'Europe. Car c'est la force qui, pour finir, décide de tout, et d'abord de l'indépendance sans laquelle une nation est vouée au renoncement et à la disparition. De l'arme blindée à l'arme atomique, de l'appel du 18 juin à la constitution de la Ve République, de Gaulle, incomparable dans l'art de commander puis de gouverner, a voulu que la France recouvre et tienne son rang - le premier - au sein d'un monde tourmenté et imprévisible. Et il y est parvenu. En tirant le fil de l'épée, l'historien déroule la pelote politique du gaullisme.

  • De Gaulle et Pétain

    Pierre Servent

    • Perrin
    • 11 Juin 2020

    Le duel emblématique du XXe siècle." De l'affection réciproque à la séparation, de la séparation à la déchirure, la relation Pétain-de Gaulle fut celle de deux visionnaires aux destins en miroir, frayant avec les sommets et les gouffres. Elle illustre quelques-unes des pages les plus glorieuses et les plus désastreuses de l'histoire de France. Rarement duel père-fils aura divisé un peuple si durablement et si profondément. Le choc de deux " mêmes ", de deux légitimités hautaines, de deux orgueils blessés par l'incompréhension des autres et par des promotions militaires tardives. Ils se sont tant aimés pour ces douleurs muettes partagées d'un regard, pour cette griserie des altitudes auxquelles les médiocres n'ont pas accès. Mais en 1940, chacun est convaincu d'incarner seul la France. Le Vainqueur de Verdun contre l'Homme du 18-Juin. OEdipe de retour... Ils se sont alors déchirés tout en conservant secrètement le reliquaire de leur affection perdue. " (Pierre Servent)
    80 ans après 1940, un récit d'une qualité d'écriture rare, porté par la plume inspiré d'un historien qui est aussi un soldat et un écrivain.
    Le livre a été bâti à partir de la matrice d'un chapitre écrit pour " Les grands duels politiques qui ont fait la France " sous la direction d'Alexis Brézet et Jean-Christophe Buisson. (Le Figaro Magazin/Perrin).

  • 13 secrets de la collaboration et des hommes de Vichy.C'est à une plongée sans équivalent au coeur de la France de Vichy que convie ce livre fondé sur des archives renouvelées et servi par une écriture séduisante. Au long de douze thèmes curieux, tragiques, inattendus ou revisités, l'auteur dévoile peu à peu l'histoire méconnue des années noires, qu'il s'agisse de la vie quotidienne à Vichy ou du fonctionnement du régime, des avanies d'une diplomatie en déroute, des compromissions avec l'occupant, des attentats qui se succèdent ou des destins toujours violents des hommes de Vichy. Dans chaque chapitre, les lecteurs découvriront une réalité qui dépasse la fiction.
    " Bénédicte Vergez-Chaignon convainc par sa rigueur et sa clarté. "
    L'Express.

  • Action directe fut le premier nom des groupes francs entrés en résistance à l'automne 1940. Ces amateurs comptaient dans leurs rangs quelques royalistes, quelques juifs et quelques métis, tous appelés à mourir. C'est la gloire de ces héros de la liberté que ressuscite cette épopée flamboyante. Entre 1940 et 1944, à Montpellier, sous l'impulsion de Jacques Renouvin, de jeunes gens, démocrates-chrétiens, royalistes, progressistes athées, décident de s'engager pour la France. Sous les regards des collabos, ils disent " Non ! " les premiers. Ce livre d'histoire et de bravoure raconte leurs combats contre les nazis.
    François-Marin Fleutot nous entraîne au fil des pages dans ce qui fut l'honneur de la France, et dans la redécouverte d'une page essentielle de l'histoire de notre pays. Il raconte comme personne ces exploits héroïques, révélant les doutes, les hésitations, les décisions de ces hommes qui devinrent des professionnels de la Résistance, et qui s'organisèrent en groupes francs d'action directe dans toute la zone sud (Montpellier, Clermont-Ferrand, Nice, Marseille, Toulouse, Brives). Jusqu'à l'arrestation de leur chef en 1943... Les arrestations et les déportations pleuvent alors sur ses camarades de lutte.
    Jacques Renouvin décède à Mauthausen en 1944.
    Ce livre est leur mausolée de papier.

  • Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises.
    Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel – photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée – qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine.
    /> Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.

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    Deux visions du monde, deux légitimités, deux tempéraments opposés, unis dans la bataille pour la liberté. Churchill : De Gaulle, un grand homme! Il est arrogant, il est égoïste, il se considère comme le centre de l'univers... il est... vous avez raison, c'est un grand homme!... De Gaulle : Pauvre Churchill! Il nous trahit, et il nous en veut d'avoir à nous trahir... Lorsque s'affrontent les deux plus grands hommes d'Etat du XXe siècle, il faut bien s'attendre à des gerbes d'étincelles... Ayant consulté vingt fonds d'archives et interrogé de nombreux témoins, François Kersaudy reconstitue plus de trente rencontres entre le Premier ministre britannique et le chef de la France libre. Un livre véritablement unique, puisque c'est le seul ouvrage qui soit exclusivement consacré aux relations d'amour et de haine entre les deux hommes... L'ayant refermé, le lecteur considérera nécessairement d'un autre oeil les Mémoires de guerre du général de Gaulle et ceux de Winston Churchill... François Kersaudy, professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, a notamment publié Winston Churchill, le pouvoir de l'imagination, qui a reçu le Grand Prix d'Histoire 2001 de la Société des Gens de lettres.

  • L'Occupation vécue côté allemand, une synthèse inédite appelée à devenir un ouvrage de référence.Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ?
    Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Éric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée - bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori - et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique.

  • L'histoire de la première unité militaire féminine de l'armée française.Première unité militaire féminine dans l'histoire de l'armée française, le Corps féminin, créé à Londres en 1940 et rebaptisé l'année suivante Corps des Volontaires françaises (CVF), fut à maints égards exceptionnel. Pour la première fois, en effet, des femmes firent l'expérience de la vie en caserne et de la soumission à une hiérarchie militaire féminine. Au total, plus de six cents choisirent cette voie entre 1940 et 1944 pour rallier les Forces françaises libres et le général de Gaulle.
    Comment parvinrent-elles à gagner Londres où était basée cette unité ? Quelles sont les raisons qui les ont poussées à s'engager dans l'armée ? Quels rôles leur ont été confiés ? En quoi leur engagement se distinguait-il de celui des hommes ? Comment ont-elles vécu leur exil et la méfiance des Britanniques et/ou des gaullistes à leur arrivée ? Ont-elles eu, à Londres, des aventures sentimentales ? Comment certaines parvinrent-elles à être envoyées en mission clandestine en France ? Combien parmi toutes ces Volontaires ont payé de leur vie cet engagement ? Et qu'est devenu le CVF à la fin de la guerre ?
    Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles répond Sébastien Albertelli, qui a rencontré certaines de ces femmes. Fort de sa connaissance intime de ce conflit, il fait sortir leur histoire du cercle familial, s'appuyant sur des trajectoires individuelles, emblématiques et documentées pour retracer une histoire collective et injustement méconnue.

  • La Résistance française a marqué les esprits par la diversité de ses actions, dans un conteste particulièrement dangereux, du fait que l'occupant considérait les combattants de l'ombre comme des « terroristes », voués en cas de capture à la torture, la déportation et la fusillade. Cet ouvrage donne la place à tous les résistants, et présente la multiplicité de leurs actions dans la lutte contre l'Allemagne hitlérienne.


    Ces histoires sont toutes extraordinaires par le courage immense que ses femmes et ses hommes ont déployé, risquant leur vie à chaque instant, contraints de se préparer au pire, mais également portés par un patriotisme ardent, des valeurs humanistes transcendant parfois les clivages et les appartenances politiques des uns et des autres.


    L'extraordinaire activité de la Résistance clandestine de 1940 à 1943, à travers ses groupes, ses réseaux et ses mouvements, touche l'ensemble du territoire national. L'affaire Grandclément ne cesse de fasciner par les incroyables événements qui s'y rapportent. Les évadés de France sont les témoins d'une épopée allant des Pyrénées à l'Afrique du Nord. Gilbert Rémy, l'agent secret dont l'action a été déterminante au niveau des réseaux de renseignement, offre une personnalité riche et pleine de contrastes. Ginette Vincent-Baudy incarne le rôle important des femmes dans la Résistance et le martyr des déportés. Les forces françaises de l'intérieur (FFI), regroupant l'armée secrète (AS), les francs-tireurs partisans (FTP) et l'organisation de Résistance de l'armée (ORA), jouent un rôle capital dans la libération de la métropole en 1944-1945. Henri Romans-Petit démontre l'efficacité des maquis dans la lutte armée, de même que les combats du corps franc Pommiès.

  • Résistant ET pétainiste. Un paradoxe ? La réponse dans ce livre récompensé par l'Académie Française en 2009 Les révélations sur les attaches du président de la République François Mitterrand avec Vichy ont fait en leur temps l'effet d'une bombe. Perplexes ou choqués, les Français se sont demandé comment on pouvait prétendre avoir été à la fois résistant et partisan de Pétain. Le livre de Bénédicte Vergez-Chaignon est la première étude d'ensemble sur ce qui a constitué, pendant cinquante ans, un tabou. Grâce à de multiples archives, l'auteur dresse un panorama complet de cette résistance au profil très particulier, puisqu'elle est née en 1940 autour du thème de la revanche militaire, et non de la résistance. Au fil des pérégrinations idéologiques et des rapprochements tactiques, on voit notamment défiler le maréchal de Lattre, Marie-Madeleine Fourcade, Pierre Bénouville, Henri Frenay, André Bettencourt, Maurice Clavel, François Mitterrand et beaucoup d'autres. En étudiant la manière dont s'est figée l'image d'une " Résistance " mythifiée, Bénédicte Vergez-Chaignon montre comment les vichysto-résistants se sont insérés dans la France d'après-guerre. Richesse des sources, sûreté de l'analyse et péripéties multiples font de ce livre une référence indispensable.

  • L'HIstoire de France en 200 dates-clés !
    -52, bataille d'Alésia, 24 août 1572, nuit de la St-Barthélémy, 1er septembre 1715, mort de Louis XIV...la collection "Pour les Nuls' propose un tour d'horizon de l'histoire de l'Histoire de France à travers 200 dats clés illustrées, pour vous initier vite et bien!

  • Châtiments et crimes. Peut-on et doit-on tout écrire ? C'est la question cardinale posée par Pierre Assouline en filigrane de cet ouvrage classique, devenu introuvable depuis des années, sur l'épuration des figures de proue de l'écriture et de la pensée compromises avec Vichy et le IIIe Reich durant l'occupation. Après avoir raconté avec le talent qu'on lui connaît le procès et le sort des Maurras, Brasillach, Hérold-Paquis, Luchaire et de nombreux autres d'août 1944 à décembre 1945, l'auteur interroge " Les intellectuels face à leurs responsabilités " et ose un dernier chapitre intitulé : " Qu'est-ce qu'une épuration réussie ? "

  • Qui furent vraiment les Croix de feu et le colonel de la Rocque ? Vichy fut-il un accident ? Zeev Sternhell, Didier Leschi et des spécialistes internationaux revisitent l'un des sujets les plus brûlants des droites françaises de l'entre-deux guerres. Y a-t-il eu, dans l'entre-deux-guerres, un fascisme français ? Pourquoi cette question demeure-t-elle une controverse historique majeure ? En quoi conditionne-t- elle non seulement notre passé, mais aussi notre présent ? Et qui furent vraiment, pour commencer, le colonel La Rocque et les Croix de feu, qui comptèrent plus d'un million d'adhérents à leur apogée ?
    Rouvrant ce dossier brûlant en compagnie des meilleurs spécialistes, le grand historien Zeev Sternhell en instruit toutes les zones d'ombre. L'enfièvrement populaire et le culte du chef charismatique, la propension corporatiste et le rejet de la démocratie parlementaire, l'inclination antisémite et l'exaltation du pouvoir autoritaire : chacune de ces dimensions idéologiques fait ici l'objet d'une enquête sans préjugés, mais aussi sans concessions.
    Un livre qui fera date sur les méthodes et les finalités en historiographie contemporaine. Un essai qui fera débat parmi les savants, les politiques et par-delà.

  • Les collaborateurs
    Encore un livre sur la collaboration ? Pas tout à fait. Plutôt une topographie de ces itinéraires qui ont conduit à l'apologie de l'" Europe nouvelle " des Français convergeant de tous les points de l'horizon politique français, du communisme au royalisme.
    Le parti pris collaborationniste interpelle chacun et pose, au passage, quelques questions graves : glissements et conversions politiques, responsabilité de l'intellectuel, pacifisme de principes face à un impérialisme conquérant, fascination des régimes " virils ", fragilité des valeurs démocratiques françaises. Cet ouvrage essaie de faire en sorte qu'on parle désormais de cette collaboration mythifiante et mythifiée " en connaissance de cause ".
    Pascal Ory
    Né en 1948, il est professeur émérite à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne Ses recherches portent sur l'histoire culturelle et politique de l'époque contemporaine. Il est notamment l'auteur de Du Fascisme (Perrin, 2003) et de Le Peuple souverain. De la révolution populaire à la radicalité populiste (Gallimard, 2017).

  • Voici des héros magnifiques, sortis tout droit d'une page d'histoire trop longtemps occultée : les soldats de la Nueve.
    Officiellement, la libération de Paris a commencé le 25 août 1944. En réalité, c'est la veille, le 24 août, que le général Leclerc a

  • L'exode

    Eric Alary

    L'exode de mai-juin 1940 est la face la plus visible de la débâcle. Car si les combats, les intrigues politiques et, plus tard, les appels de Pétain et de De Gaulle ne touchent qu'une minorité, le sort des huit millions de Français fuyant l'avancée allemande prend à partie la France entière. Pourtant, cette catastrophe humaine, politique, économique et sociale d'une ampleur sans précédent est demeurée dans l'ombre.
    Premier ouvrage exhaustif sur le sujet, L'Exode comble donc un vide de taille sur cet évènement emblématique. Durant plusieurs années, l'auteur a consulté des centaines de sources inédites, faisant la part belle aux milliers de témoins - célèbres ou anonymes - de ce gigantesque traumatisme collectif. En dépassant le cadre des quelques mois qui courent de la mobilisation générale en septembre 1939 jusqu'à l'armistice de juin 1940, il dévoile aussi l'histoire de ceux qui ne sont jamais revenus.
    Découvrir l'exode permet de mieux comprendre non seulement la France d'aujourd'hui, tant cet évènement a marqué la mémoire collective, mais aussi le monde à l'aune des grands drames humanitaires, dont il a été le premier chapitre et l'un des plus dramatiques.

    " Loué soit donc Eric Alary, qui a exploré des archives ignorées, de nous faire prendre conscience du gigantisme de ce traumatisme collectif, qui vit subitement le lien social se rompre et une grande peur ravager les comportements " (Jean-Pierre Rioux, Le Figaro Littéraire) ; " Le premier ouvrage exhaustif sur la question " (Jean Sévillia, Le Figaro Magazine) ; " S'appuyant sur des sources administratives encore inexploitées, Éric Alary entend regarder en face ce tabou longtemps incompréhensible " (L'Histoire).

  • Une présentation exhaustive et inédite du rapport complexe qu'entretient Hitler avec la France.Premier ouvrage à donner la priorité à la vision de la France chez Hitler, ce livre novateur présente trois originalités : il repose sur des documents de la main d'Hitler et de son entourage ; il remonte à la Première Guerre mondiale et aux premières publications du Führer ; il suit pas à pas les dernières années, à partir de 1940.
    Autant de traits d'une personnalité kaléidoscopique qui reflètent en creux le visage d'une France mal remise du traumatisme de la Grande Guerre et se révélant incapable de saisir le phénomène hitlérien dans sa réalité profonde.
    " Une étude définitive bousculant clichés et idées reçues. "Le Figaro

  • Un livre majeur sur un sujet fondamental mais oublié ! Le STO est l'inconnu le plus célèbre des années noires. Plus de 600 000 Français - et étrangers - ont été envoyés de force en Allemagne nazie au titre du Service du travail obligatoire. Près de 250 000 réfractaires ont réussi à se cacher, dont 40 000 maquisards. Et des centaines de milliers de " refusants " ont usé de tous les subterfuges possibles pour rester sans devenir clandestins : certificats médicaux de complaisance, retour à la terre, entrée dans les emplois protégés... Phénomène capital, et pourtant largement ignoré, le STO a été victime de simplifications abusives. Tous les réfractaires ne sont pas devenus maquisards. Et les Français ne se sont pas immédiatement rebellés contre cette nouvelle forme de servage. C'est dire que ce livre, fondé sur une large variété de sources souvent inédites, offre une contribution majeure à l'histoire du STO, des origines à sa mémoire. Négociations entre Berlin et Vichy, réactions de l'opinion publique, impacts sur la Résistance et sur la collaboration, calvaire méconnu des travailleurs requis par l'organisation Todt (véritable STO de l'intérieur), vie au coeur du Reich, retour... rien n'échappe à l'analyse qui saisit le drame du STO dans la pluralité de ses aspects. Un ouvrage important, surprenant et exhaustif sur l'instrument emblématique de la collaboration et sur son impact majeur durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Cette nouvelle édition, actualisée suite aux récentes découvertes sur le massacre de Thiaroye, donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'État, durant l'Occupation, mais aussi par la suite, vis-à-vis de ses propres soldats.
    Après la débâcle de juin 1940, les combattants de l'armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l'Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des
    frontstalags répartis dans la France occupée. En avril 1941, près de 70 000 hommes sont internés dans vingt-deux
    frontstalags. Ces prisonniers nouent des contacts singuliers tant avec l'occupant qu'avec la population locale qui les réconforte, voire les aide à gagner les maquis ou la zone Sud. Lorsqu'en janvier 1943 le gouvernement de Vichy accepte de remplacer les sentinelles allemandes par des cadres français, ils se sentent trahis.
    À la Libération, certains ont attendu très longtemps d'être rapatriés, tandis que le premier contingent arrivé en Afrique occidentale française a été massacré le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye, pour avoir osé réclamer les soldes de captivité. L'État français a fait croire à une rébellion armée pour camoufler l'ignominie et nie, encore aujourd'hui, les faits. Seuls l'exhumation des corps, le procès en révision, la réhabilitation de ces combattants et de justes réparations mettraient un terme à ce mensonge d'État.
    Il fallait révéler cette histoire occultée qui donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'État français, durant l'Occupation, mais aussi par la suite...

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