• La restauration du sarcophage attribué à Guillem III Taillefer a permis aux historiens et aux archéologues d'approfondir les connaissances sur l'époque pendant laquelle vécurent les comtes de Toulouse.

  • Mexico ne comptait pas, il y a un siècle, parmi les dix villes du monde les plus peuplées. En quelques décennies, phagocytant le reste du pays, Mexico n'a cessé de s'acheminer vers une monstruosité aujourd'hui sienne dans l'écriture, et s'est pétrifiée dans un chaos en marche. Le paradoxe est formidable. Dans la fiction, celle qui est devenue le chancre de l'Amérique répand sa décomposition. Faisant le vide autour d'elle, ces quarante dernières années, Mexico s'est dressée face à elle-même. La ville enferme le personnage dans un corps à corps de plus en plus menaçant, elle se consume et s'asphyxie dans sa démesure, d'un seul coup figée dans l'unicité d'un cataclysme en devenir. En cette présence monumentale et chaotique sourd, tout ensemble collectif et individuel, l'échec d'un monde avili par l'incurie et le mensonge. Mexico DF... une société s'égare dans une multiplicité de voix qui, loin d'être une richesse, exhale une touffeur confuse. Quarante années d'écriture ont donné deux naissances à Mexico : elle s'est découverte comme monstre de la seconde moitié du vingtième siècle et comme création de l'écrivain. En même temps qu'elle s'est affirmée dans son gigantisme, elle a fait de la parole, de l'écriture, un acte à l'échelle de sa démesure.

  • Ce livre est une initiation à la démarche sociologique appliquée aux phénomènes politiques. Ni l'une ni l'autre de ces deux expressions ne sont claires par elles-mêmes. Il est nécessaire de les préciser sommairement au départ, d'abord pour délimiter ce dont on va traiter, ensuite pour aider le lecteur à se débarrasser des illusions du sens commun, qui sont très grandes dans ce domaine. Tout le monde ou presque croit savoir ce qu'est la société, objet de la sociologie, et la politique. Il faut absolument dépasser ce faux savoir si l'on veut aborder d'une façon scientifique les phénomènes sociaux en général et les phénomènes politiques en particulier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Acte de brigandage, entreprise économique ou moyen politique, la piraterie est multiple et, sous des aspects très différents, elle se manifeste à toutes les époques et sur tous les continents, bien loin du type classique du pirate cher aux romans d'aventures. Des Barbaresques au drame des boat people, des flibustiers aux terroristes et aux radios-pirates, c'est un véritable phénomène que les points de vue d'une trentaine de spécialistes explorent ici dans sa totalité. Mais ces Vues sur la piraterie - analyses, récits ou témoignages - mettent en jeu d'autres approches qui touchent à l'histoire des marginalités, des médias ou des pratiques illicites, sans oublier, bien sûr, celle d'une grande légende.

  • Parallèlement aux théories et aux discours scientifiques concernant la maladie mentale, existent des discours profanes par lesquels s'exprime tout un univers d'opinions, d'intentions, de sentiments, mais aussi d'images et de symboles. Ce sont ces discours de sens commun qui sont analysés dans le livre de Marie-Noëlle Schurmans.
    L'auteur ne prétend pas en formuler une description exhaustive, mais tente de transmettre au lecteur, spécialiste ou non, une grille d'analyse qui lui permette d'interroger ses propres conceptions de la différence et de la « folie ».
    Cette étude très détaillée démontre l'existence, dans la structure des représentations sociales de la maladie mentale, de mécanismes de nature anthropologique, qui préexistent à la conceptualisation scientifique. Elle dévoile ensuite les conditions socio-historiques qui ont entraîné l'émergence du concept de maladie mentale dans le champ médical, sa légitimation progressive et son emprunt par le discours profane.
    Elle montre enfin comment ces dimensions s'insèrent dans les savoirs spécifiques d'ensembles sociaux distincts et met en lumière la coloration dont sont chargées, dans un groupe concret (les enseignants primaires), les représentations de la maladie mentale.

  • Comme dans les deux volumes précédents, ce tome III de La France ouvrière étudie conjointement l'histoire de la classe ouvrière et des mouvements, organisations, et représentations qui en sont issus. Cette histoire globale est sans précédent, surtout sur le long terme, plus de deux siècles. La période ici étudiée (1968-1993) est marquée par de grandes mutations, voire des bouleversements technologiques, économiques, sociaux, politiques, culturels. Ces vingt-cinq ans de remise en cause des valeurs et des certitudes, s'achèvent-ils, comme certains l'affirment d'un ton tranchant, avec la fin de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier ? Les auteurs, avec une problématique largement ouverte, apportent à ces questions des réponses dialectiques et nuancées, qui éclairent la complexité d'une réalité ô combien mouvante. Par là, ils aident la classe ouvrière et le salariat à écrire leur présent et à forger leur avenir. Cet ouvrage, dirigé par Claude Willard, réunit quelques-uns des meilleurs spécialistes de la période, et s'adresse tant aux historiens, étudiants, qu'aux militants syndicaux, politiques, associatifs, qui ont besoin de connaître leur passé, pour comprendre l'histoire en train de se faire.

  • Dans l'Espagne d'aujourd'hui, il y a un mot qui fait fortune. On le lit, partout, on l'entend, on y fait référence à tout propos. Un mot de quatre lettres qui sonne comme un défi : précisément « reto », cela veut dire défi en espagnol. Autrement dit, les Espagnols se lancent à eux-mêmes un défi, ou mieux, plusieurs défis : les Catalans, et Barcelone en particulier, seront-ils prêts lors du coup d'envoi des jeux Olympiques d'été 92 ? Séville et l'immense parc de la Chartreuse seront-ils prêts pour l'inauguration de l'Exposition universelle 92 ? Au-delà de ces deux rendez-vous mondiaux, l'Espagne a-t-elle surmonté les démons de son histoire, exorcisé ses vieux fantômes ? La question est donc de savoir si ce pays - qui a donné au monde les plus grands peintres, des splendeurs architecturales multiples, Cervantes, le roman picaresque et le théâtre de la Comedia, dont les productions artistiques sont aujourd'hui parmi les plus novatrices - est aujourd'hui capable de fournir à l'humanité une part de rêve et d'invention. Tel est l'enjeu de ce livre qui n'a pas d'équivalent, ni en France, ni en Espagne. Une telle entreprise exigeait un regard extérieur, impliquant sympathie et refus de complaisance.

  • En 1960, à vingt-cinq ans, Jean Thibaudeau publie son premier roman, aux éditions de Minuit. A cette occasion, il entre par hasard et plutôt malgré lui au comité de rédaction d'une nouvelle revue, Tel Quel, que viennent de fonder, au Seuil, Jean-Edern Hallier, Philippe Sollers et quelques-uns de leurs amis. Il en sortira volontairement en 1971. Point de vue tout personnel sur (peut-être) l'unique et la dernière de nos « avant-gardes » littéraires depuis le surréalisme. Récit, examen, notes, remarques, documents, explications de texte.

  • Militant paysan de Loire-Atlantique, formé à l'école de la JAC (Jeunesse agricole catholique), Bernard Thareau est décédé en juin 1995. Syndicaliste et coopérateur, militant socialiste, il n'a cessé de se battre pendant quarante ans, pour que l'homme soit au centre des profondes transformations qui ont bouleversé l'agriculture française et européenne. Alors que ce livre était déjà en chantier, se sachant atteint d'un cancer, Bernard Thareau mettait ses proches en garde : Il ne s'agit pas de faire un bouquin témoignage, dans lequel on canonise un homme. Le vrai sujet, c'est le militantisme populaire, le pourquoi, le comment et le vers quoi.

  • Au sommaire : l'institut Tavistock ; Intervenir face aux paradoxes de l'organisation et aux dérobades de l'idéal ; Un dispositif d'expression et de communication de longue durée en entreprise (1987-1998) ; Psychanalyse et sociopsychanalyse ; L'organisation prise dans le symbolique ; Ruptures multiples et processus d'exclusion ; L'identité juive après Auschwitz...

  • Un panorama qui se veut exhaustif concernant l'art du XXe siècle : tous les acteurs de l'art (artistes, mouvements), tous les lieux, les principaux historiens d'art, les critiques, les grands collectionneurs...

  • Les événements de Pologne, qui émeuvent depuis deux ans l'Occident et demeurent à beaucoup difficiles à comprendre, trouvent leur explication dans l'échec de la politique agraire. Ce livre tente d'en apporter la démonstration. Il met en relief trois acteurs du « front agraire » : le pouvoir, désireux de mettre en oeuvre une politique socialiste ; les chercheurs, tenus à formuler une doctrine conforme au léninisme et à leur connaissance du réel ; les paysans qui, objet d'une visée simultanément politique et scientifique, tentent de tirer leur épingle du jeu et tranchent le débat. Or, paradoxalement, c'est parce que les chercheurs n'ont pas su prendre une vue réaliste de la situation du paysan et parce que le pouvoir n'a pas su adopter une stratégie cohérente à l'égard de l'agriculture dès cette époque (1945-1957) que les paysans se sont repliés sur eux-mêmes, plongeant leur pays dans un drame que l'histoire et ses puissants voisins lui infligent de manière chronique depuis trois siècles.

  • La paternité contemporaine vit sous le signe de la rupture. Changements, évolutions, mutations... Ces processus caractérisent la paternité et les transmissions de père en fils. Et rien n'est simple et linéaire à comprendre et à vivre dans ce qui apparaît comme déchirure d'une robe longtemps sans couture visible. Comment les pères assument-ils leur fonction dans ces faisceaux culturels mouvants et inédits ? Des exodes ruro-urbains des années d'après guerre, à l'étude des familles de concubins et jusqu'à ces récentes recompositions familiales après divorce, la parole des pères a été recueillie dans des enquêtes de terrain ou au détour de psychanalyses. Si elle a permis d'entendre leurs incertitudes, leurs questionnements sur fond de déconstruction de la figure paternelle, elle a permis aussi de saisir le surgissement de nouveaux modes d'exercice de la paternité. N'y a-t-il pas en gestation, du côté des institutions et du côté des pères, bien au-delà des « nouveaux pères » ou des « papas-poules », la création d'un nouvel espace paternel ?

  • Les retards et troubles de l'intelligence de l'enfant doivent aujourd'hui être envisagés à partir d'approches multiples et de conceptions ouvertes qui permettent une véritable intégration des données issues de tous les champs de connaissance. Il faut reconnaître la variété des organisations qu'on peut individualiser car certaines sont encore mobilisables dans un processus évolutif accessible à la mise en oeuvre des mesures préventives et curatives. Dans tous les cas, y compris les plus graves, on doit intervenir tôt, de la manière la mieux adaptée. Au-delà des découpages administratifs et des clivages artificiels entre malades et handicapés, l'essentiel réside dans la qualité de l'étayage, l'adaptation des supports éducatifs et pédagogiques, la modulation des mesures de soins. La coordination de ces actions permet de développer, pour chaque enfant, un projet individualisé. Cet ouvrage représente la mise en commun des connaissances de trois auteurs qui ont une grande expérience depuis longtemps reconnue sur le sujet. L'historique de cette notion, la manière dont ce sujet est appréhendé par l'opinion publique et les scientifiques, l'épidémiologie, les causes, la clinique sont précisément décrits. La découverte du handicap et son annonce, les interventions auprès de l'enfant, mais aussi de sa famille et de son entourage, aux divers âges de son développement, sont bien indiquées. Les renseignements administratifs sont regroupés dans les annexes à la fin de l'ouvrage, ainsi qu'une bibliographie très complète. Cet ouvrage de référence, novateur, rédigé dans un langage clair, rendra donc de grands services aux psychiatres, pédiatres, psychologues, éducateurs et rééducateurs, responsables administratifs, et à tous ceux qui veulent aider ces enfants. Ils y trouveront les réponses les plus actuelles à toutes leurs questions.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • A partir d'une documentation exceptionnelle, notamment grâce à la consultation de la bibliothèque et des archives personnelles de X. Grall, l'auteur analyse minutieusement tous les textes du journaliste et écrivain, à travers les circonstances de sa vie, et dévoile un homme passionné qui rêva de faire de la Bretagne le phare de l'Occident.

  • On ne saurait parler sérieusement du suicide dans la littérature anglaise de la Renaissance en l'isolant des réalités historiques. C'est pourquoi l'auteur s'est efforcé de le replacer dans un cadre beaucoup plus large. Après avoir rappelé les conceptions d'aujourd'hui, il analyse celles qui ont prévalu avant la Renaissance, de façon à établir des perspectives. Puis il examine les idées, tant en Europe qu'en Grande-Bretagne, du début du XVIe siècle à la fin du XVIIe. Ces idées ne changent guère, les novateurs restent isolés. Quant à la pratique, il ne semble pas que l'on se soit tué beaucoup plus à la Renaissance qu'auparavant. Au contraire, les suicides se multiplient dans la littérature anglaise. On commence par accumuler des matériaux, pris dans l'Antiquité, dans les nouvelles et dans le théâtre médiéval. Les grands auteurs dépeignent le suicide, notamment Sidney et Spenser. Mais le suicide se concentre surtout au théâtre, comme chez Kyd et chez Marlowe. Shakespeare occupe le centre de cette étude. Le suicide est dans son oeuvre une conduite humaine dont le sens est mis en lumière : accomplissement pour Roméo et Juliette, apothéose pour Antoine et Cléopâtre, autopunition pour Othello. Shakespeare rappelle Montaigne : il manifeste pour le suicide la plus grande compréhension et la plus grande lucidité critique. Dans le théâtre jacobéen, à une prolifération du suicide correspond un certain affadissement. Finalement, le suicide est d'abord un moyen. Il sert souvent à exprimer un enseignement. Il révèle aussi un mécontentement mal défini. Il manifeste un phénomène de catharsis : chez l'auteur, il peut empêcher un geste fatal, chez le spectateur il libère des tendances normalement refoulées. La littérature exerce ainsi une fonction de prévention.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Hier sur l'Amazone

    Odelyne Gaul

    Par la magie d'un talisman perdu puis retrouvé, deux amies sont projetées 50 ans en arrière, entre Belém et Manaus, pour revivre leurs aventures de jeunesse. Un roman qui allie fiction, faits réels et légendes amérindiennes pour évoquer des événements insolites, des rencontres pittoresques au coeur d'une Amazonie que le développement économique fulgurant et le tourisme de masse ont bouleversée cruellement.
    Fernando le jeune journaliste un peu fou, Gabriel le séduisant aventurier, Ticato un indien arraché à sa forêt.... Pinga-Fogo, Gibi, Adjalma et tous les marins du Santa Maria qui remontent l'Amazone de port en port.... David, le Tarzan de Manaus et "Dumbo", le policier vicieux... Tous ces personnages et d'autres encore font du voyage de Laurence et Céline une véritable aventure.
    En annexe : un résumé de l'évolution de l'Amazonie brésilienne depuis 1950. 

  • Les auteurs, photographes remarqués et historiens reconnus ont pour passion commune tout ce qui porte ou qui a porté la cocarde tricolore de l'aviation française.

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