Éditions Prise de parole

  • Marc cumule diplômes, dettes et dick pics qu'il échange pendant les longues heures qu'il consacre aux réseaux sociaux. Après ses études, il rentre à Moncton où, entre son emploi dans un centre d'appel et ses obligations familiales, il assiste à l'effritement de sa relation à distance. Malgré les nouvelles amitiés qui se forment et les timides opportunités, son quotidien sans éclat lui rappelle cruellement ce qu'il a laissé derrière. Pris dans cet entre-deux, il multiplie les sautes d'humeur, les relations d'un soir et les soirées d'excès.

    Roman initiatique servi par une langue poétique et crue, Des dick pics sous les étoiles brosse le portrait d'un homme à la dérive.

  • Infatigable travailleuse, organisatrice et négociatrice chevronnée, pédagogue d'une grande modernité, Marie-Esther Robichaud a oeuvré à la professionnalisation de l'enseignement et a favorisé, par ses méthodes et son mentorat, le développement de nombreuses carrières dans le domaine. Dans cet ouvrage, Nicolas Landry retrace le parcours de Marie-Esther Robichaud et met au jour sa contribution inestimable à l'avancement de l'éducation en français en Acadie.

    L'examen minutieux de la correspondance que Marie-Esther Robichaud a entretenue avec plusieurs enseignant-e-s et administrateurs, de même que l'étude de ses rapports d'inspection des écoles révèlent ses vues sur le recrutement et la formation des maîtres, la langue d'enseignement, l'absentéisme des élèves, la discipline ou encore les conditions matérielles d'enseignement. Surtout, ces documents d'archives donnent à connaître une femme d'avant-garde dans un milieu et à une époque où le pouvoir décisionnel est encore détenu par les hommes.

    La biographie professionnelle de cette pionnière ouvre une fenêtre sur les défis vécus par les enseignant-e-s francophones du comté de Gloucester, dans la Péninsule acadienne, et plus largement sur les enjeux de l'éducation en Acadie entre 1929 et 1965.

  • «La persistance du sable» constitue le deuxième volet d´un cycle d'écriture qui a pour thème Les mythes fondateurs de l´Acadie moderne, thème qui explore les soubresauts identitaires d´un peuple minoritaire. L´action se déroule de nos jours, mais a pour toile de fond la longue et pénible bataille perdue par les expropriés du parc national Kouchibouguac (Nouveau-Brunswick) au cours de la décennie 1970. À cheval sur deux continents et deux époques, «La persistance du sable» est le récit d´un homme castré par l´entêtement et l´aveuglement idéologique d´une mère et qui « renaît » grâce à l´intelligence et la bienveillance d´une femme malienne. C´est la triste et poignante histoire d´une improbable réconciliation mère-fils. C´est la belle et touchante histoire d´un amour Noir et Blanc qui brave tous les tabous.

  • «Le filet» s'inspire d'un fait réel: l'émeute qui ébranle la petite ville portuaire de Shippagan (N.-B.) en 2003, alors que la grogne populaire s'élève contre la mainmise des crabiers sur la plus lucrative des pêches.

    Le drame intergénérationnel au coeur de cette pièce fait écho au chaos social qui sévit dans la Péninsule acadienne. Riche propriétaire d'un crabier, Anthime Chiasson exige que son petit-fils assume sa succession. Son fils Léo, à présent capitaine du bateau, ne veut pas céder sa place. Coincé entre l'entêtement de son grand-père et la cupidité de son oncle, le jeune Étienne voit son idéalisme mis à mal.

  • Faisant écho au Sermon sur la Montagne, au cours duquel Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux, Herménégilde Chiasson nous propose, dans ces Béatitudes des temps modernes, un inventaire qui se veut exhaustif des gestes de tous « ceux » et « celles » qui « assurément sont en route pour le ciel ».
    « ceux qui font des grimaces, qui font les bouffons, qui se ridiculisent dans l'espoir improbable d'entendre une autre fois le rire aigu et cristallin de leurs enfants, ceux qui ont fait voeu de ne plus se pencher pour ramasser la monnaie destinée à leur porter chance »

  • Caraquet, l´une des trois plus anciennes paroisses acadiennes du Nouveau-Brunswick, fait partie de cette nouvelle Acadie qui surgit au lendemain de la Déportation lorsque les rescapés de 1755 s´établissent un peu partout dans les provinces maritimes, au Québec et en Louisiane. Cet ouvrage, qui puise dans les travaux de nombreux historiens acadiens, ne prétend pas être une synthèse historique de Caraquet de 1760 à 1860, mais plutôt une série d´études thématiques de sa population francophone à l'ère où elle se dotait d'institutions religieuses, éducationnelles, politiques et économiques. Les paramètres, l´approche et les sources de ces études sont applicables à d´autres régions côtières de l´est du Canada à la même époque.

    Les six chapitres de cet ouvrage dressent un portrait de la communauté en abordant des constituantes incontournables de son histoire. Ils s'intéressent à l'occupation du territoire et aux tendances dans le comportement démographique; à la structure économique de la région et plus particulièrement à celle de la pêche alors que les pêcheurs étaient subordonnés au système de crédit jersiais avant la Confédération de 1867; à l´Église missionnaire et à l´éducation. Grâce à la collaboration du Musée acadien de Caraquet, des photos permettent d'effectuer une convergence entre l´histoire fondamentale et l´histoire appliquée, surtout matérielle.

  • Herménégilde Chiasson, dont l'oeuvre s´inscrit dans l´affirmation d´une Acadie moderne et contemporaine, publie un nouveau recueil de prose, «Solstices».

    Qu'il soit d'hiver ou d'été, le souffle qui porte cette parole la fait voyager au rythme du temps, sur les sentiers du souvenir. Sur les lieux revisités, l'oeil se nourrit d'indices pour reconstituer un passé à partir de structures ou d'objets à l'épreuve du temps, d'odeurs qui en émanent, de bruits qui les animent, de souvenirs qui les habitent.
    Le lecteur plonge dans un univers intime et intérieur qui le happe dès la première phrase et ne le laisse sortir qu´à la dernière.

    En avril 2009, Herménégilde Chiasson a remporté le prix Champlain pour son recueil «Béatitudes».

  • « Tu es un fouillis peuplé de gens qui s'arrêteraient pour flatter des chats à trois pattes. »
    « As if que dire « c'est pas juste about les femmes » annule le fait que c'est about toutes les femmes que je connais. As if que le patriarcat est une illusion et que les coupables sont pas libres de vivre confortablement parmi nous. »
    « J'étais-tu supposée vous faire un trigger warning ? C'est-tu irresponsable ou insensible de vous puker toute ça sans avertissement ? Si vous m'écoutez pas vraiment, then ça matter-tu at all ? »

    Vous êtes convié.es à un gros party. Un party où on parle de tout, sur tous les tons et sans complaisance : l'amour, l'amitié, le mouvement #MeToo, le rapport à l'autre, à la langue, au lieu, à la culture acadienne, aux peuples autochtones... Ici, des situations et des propos parfois anodins, ou cruels, ou cocasses, empiètent les uns sur les autres, se chevauchent, s'overlappent. Et au coeur de la fête, Moncton dans tous ses états.

    En fragments brefs et incisifs, «Overlap» examine la place de l'individu dans une ville où il peut être difficile d'échapper aux autres - et à soi-même.

  • Analyse sociopolitique, ces essais étudient l'identité et son rapport à la modernité à partir de deux perspectives : la première, de longue durée, évalue le processus de modernisation qui s'est imposé en Occident depuis le début des « Temps modernes » (XVIe et XVIIe siècles) ; la deuxième, perspective plus contemporaine, analyse l'hypermodernité qui traverse nos sociétés au cours des années récentes. Plus concrètement, les essais tentent de comprendre les transformations identitaires de nos sociétés à lapproche XXIe siècle, à la lumière des conséquences du processus de modernisation sur lidentité.

  • Raconter des histoires est au coeur même de la condition et de l´activité humaine. De la tradition orale aux romans postmodernes, elles épousent des formes et développent des thématiques différentes. Ces études s´intéressent aux histoires que racontent les écrivains francophones du Canada, pour en saisir la diversité, les thèmes de prédilection, les courants littéraires. Les 33 articles sont variés, tant selon l´époque, le genre et les thématiques que les approches analytiques. Ils sont regroupés selon le genre (théâtre, contes, chansons...), l´origine (Acadie, Ouest canadien, Ontario français) ou les aspects narratifs (temps, espace, écriture au féminin...). L´ensemble fournit un regard vaste, original et éclairant sur de vastes pans du corpus littéraire francophone du Canada.

  • « Être francophone, qu´est-ce que cela signifie ? » Ce terme n´est pas soumis à un cadre de référence précis; il transcende les frontières nationales en véhiculant un sentiment d´attachement et une solidarité interétatiques. Pourtant, la francophonie est bel et bien à l'origine d´une certaine activité dans le contexte national. Le questionnement sur soi et sur les liens qui nous rattachent à cette nébuleuse qu´est la francophonie perdure au sein de la population et des institutions et associations de l´État.

    Considérant qu´aucun cadre, politique ou social, n´est capable d´orienter ce questionnement, dix-neuf spécialistes de disciplines diverses envisagent la francophonie sous une forme moins ambitieuse, en privilégiant une approche relationnelle. Selon eux, la francophonie se réincarnerait dans les processus sociaux, politiques et institutionnels sans pour autant être une transposition de balises officielles établies par l´État. Il importe donc de miser sur l´aspect social de la définition en engageant, par rapport aux signes de la francophonie, un dialogue critique sur les circonstances de leur apparition, les moments de leur énonciation, les péripéties de leur réception et les imprévus de leur appropriation. Les articles ici réunis aspirent ainsi à comprendre la façon dont les définitions qui s'opèrent au sein des interactions construisent la réalité.

  • L'Acadie, depuis ses débuts, a fasciné explorateurs, colonisateurs, voyageurs, historiens et écrivains. Ceci s'avère particulièrement vrai pour l'Acadie qui précède le « Grand Dérangement ». Cette Acadie souvent mythique et mythifiée s'est trouvée figurée sous des formes diverses dans le discours littéraire et historiographique. L'Acadie des origines explore les différentes manifestations de ce mythe aussi bien dans l'imaginaire que dans la réalité, des textes fondateurs aux représentations contemporaines. Les spécialistes explorent ici une variété de facettes de ce mythe à la vie longue, notamment la cartographie, la construction discursive, les pratiques linguistiques et socioculturelles et les études littéraires.

  • Dans « Faire société », Joseph Yvon Thériault poursuit l´analyse des tribulations identitaires de l´Acadie et des francophonies minoritaires du Canada qu´il avait amorcée en 1995 dans L´identité à l´épreuve de la modernité (Prix France-Acadie).

    S'il y a une constante et une originalité dans l´aventure des francophonies d´Amérique du Nord, c´est bien celle de vouloir faire oeuvre de civilisation en français dans le continent anglo-américain. Cette idée, présente déjà en Amérique française, a été reprise et réinterprétée dans le projet canadien-français, et reconduite, depuis les cinquante dernières années, principalement par la mouvance nationaliste québécoise.

    Aujourd'hui, pourtant, en Acadie et au sein des francophonies minoritaires, l'ambition de faire société demeure présente même si elle est mise à rude épreuve, que ce soit au plan de la réalité - le fait minoritaire - ou de la représentation - leur exclusion de l´imaginaire québécois et l´attraction de l´imaginaire canadien. Entre l´affirmation d´une continuité nationale unissant Canada français et francophonies minoritaires, et celle d´une rupture ayant disloqué le Canada français en autant de fragments constitutifs de la mosaïque multiculturelle canadienne, la tension reste forte.

    Si le Canada français n´est plus une réalité historique ni un espace sociopolitique commun, il en reste une trace encore lisible. Une mémoire vivante qui vient d´une expérience historique particulière, mais dont il faut chercher le sens. La lecture de cette trace se différencie selon le lieu à partir duquel on lit cette tradition : de l´Acadie, de l´Ontario français, du Québec.

    Les essais réunis dans Faire société, écrits de 1995 à 2005, relatent les enjeux et les écueils rencontrés par les francophonies minoritaires dans leurs parcours récents qui visent à faire société. Cet ouvrage rend compte de ce fait.

  • Par un contrat étrange, rédigé sur un coup de tête en 1975, Christiane et Michel ont décidé de se quitter le jour de l´an 2000. La veille du jour fatidique, ils enclenchent le processus de séparation tout en attendant l´arrivée de leurs enfants à qui ils doivent annoncer la nouvelle. Dehors, une tempête de neige fait rage...

    « Le coeur de la tempête » : un bilan ou les chiffres se confrontent aux émotions et aux souvenirs et où deux générations s´opposent dans leur parcours de vie et d´amour.

  • Survol de la production littéraire acadienne contemporaine, cette anthologie est la première étude de son genre publiée depuis l'«Anthologie de textes littéraires acadiens 1606-1975» de Marguerite Maillet, Gérard LeBlanc et Bernard Émond parue en 1979, si l'on excepte les anthologies consacrées à la poésie acadienne. L'Anthologie de Maillet se termine au moment de l'émergence de la littérature acadienne contemporaine alors que «Paroles d'Acadie» en fait sont point de départ. L'ouvrage présente les auteurs acadiens les plus importants de la période 1958-2009 qui écrivent des nouvelles, de la poésie, des romans et du théâtre, que ce soit pour les adultes ou la jeunesse. La préface offre une synthèse de l'histoire de la littérature acadienne. Une notice biographique, une photo de l'auteur et une courte présentation de l'oeuvre précèdent les textes choisis. Cette anthologie témoigne de la grande vitalité de la littérature acadienne contemporaine.

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