• Les porteurs d'eau

    Atiq Rahimi

    11 mars 2001 : les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyân, en Afghanistan.
    Le même jour basculent la vie d'un porteur d'eau à Kaboul et la vie d'un exilé afghan entre Paris et Amsterdam.

  • Syngué sabour, n.f. (du perse syngue «pierre», et sabour «patiente»). Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères... On lui confie tout ce que l'on n'ose pas révéler aux autres... Et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate... Et ce jour-là on est délivré.

  • « Ce magnifique conte familial reflète à merveille les combats des femmes afghanes d´hier et d´aujourd´hui. » Khaled HosseiniKaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu´à ce qu´elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d´une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.« Hashimi entrelace deux histoires tout aussi captivantes l´une que l´autre dans un premier roman envoûtant. » Booklist« À travers ce récit bouleversant, Hashimi donne la parole à celles qui ne l´ont pas. » Kirkus

  • Ils sont neuf officiers de la Légion étrangère à avoir pris la plume pour raconter la dernière décennie de combat de cette unité de légende. Pour la première fois, le lecteur accompagne les hommes au képi blanc en Afghanistan, en Guyane, en République centrafricaine, au Mali. « Monsieur légionnaire » était partout où la France a décidé de se battre. De l'entraînement aux combats les plus âpres, c'est le quotidien de ces hommes venus du monde entier pour servir une autre patrie que la leur qui est retracé ici, au plus près du terrain. Durant ces dix dernières années, certains d'entre eux ont eu rendez-vous avec la mort. Ils venaient du Népal, de Serbie, d'Afrique du Sud, de Slovaquie souvent avec une certaine idée de la France mais surtout attirés par le mythe de cette troupe unique au monde, sa devise - honneur et fidélité - et aussi le « baroud » que célèbre leur chant « La lune est claire ». C'est à eux que leurs camarades légionnaires ont voulu rendre hommage en écrivant ce livre.

  • Les derniers jours d'une condamnée J'avais imaginé un million de morts pour mon mari : il aurait pu mourir frappé par la foudre en se rendant quelque part où il n'aurait pas dû aller. Ça aurait été tellement plus simple pour tout le monde : un éclair tombé du ciel. Une fin douloureuse mais brève. Non, je n'avais jamais imaginé la mort de mon mari telle qu'elle s'est produite, mais que doit faire une épouse ? Les orages ne sont jamais là quand on a besoin d'eux. Lorsque Zeba est retrouvée devant chez elle, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu'elle l'a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal était devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette épouse et mère de famille dévouée est-elle vraiment capable d'un tel crime ? Présumée coupable, Zeba est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants. C'est à Yusuf, fraîchement revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d'origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l'exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Quel terrible secret cache-t-elle ? Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour braver un système judiciaire corrompu et faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court. « Un roman aussi poignant qu'éclairant sur le sort des femmes dans une société patriarcale. » New York Journal of Books « Le portrait saisissant et juste d'une femme d'honneur parmi des hommes qui en sont dépourvus. » Kirkus « Quand vous aurez achevé la lecture de ce livre, n'oubliez pas. Faites quelque chose. » Washington Independent « Une histoire que vous n'êtes pas prêt d'oublier. » Booknotes « Un roman puissant qui se savoure, page après page, sur un monde plongé dans l'obscurantisme. » Book Reporter Mot de l'éditeur : Poursuivant sa mission de porte-parole des femmes afghanes, Nadia Hashimi aborde dans ce troisième roman l'une des injustices les plus criantes dont elles sont victimes en Afghanistan : les incarcérations abusives. Ce n'est un secret pour personne, il y a beaucoup trop d'innocentes derrière les barreaux en Afghanistan. Lorsque les femmes dérangent ou que leur attitude semble remettre en cause l'ordre établi, on les emprisonne sans autre forme de procès, et parfois même, on les exécute pour s'assurer qu'elles ne pourront plus clamer leur innocence. Parce qu'elles sont aperçues aux abords d'un parc avec un homme, parce qu'elles tardent à se marier ou refusent d'épouser celui qu'on leur a choisi, parce qu'elles ont osé être des femmes et se revendiquer comme telles, on les réduit au silence et on les prive de liberté. Grâce au courage et à la détermination de Yusuf, Zeba, accusée du meurtre de son mari, a peut-être une chance d'échapper à la pendaison. Un roman poignant sur un simulacre de justice fait par les hommes pour les hommes, qui sait si bien réduire les femmes au silence.

  • Un prince est debout, insouciant, tenant une coupe à la main. Derrière lui, sur un lit, gît un corps poignardé. Deux musiciens, dans un coin de la pièce, jouent du luth et de la guimbarde. À l'extérieur, derrière la porte, deux soldats montent la garde : l'un est armé d'une grande épée et d'un écu, l'autre d'un filet de rétiaire et d'une lance gigantesque. Ils sont tous calmes, sereins, sauf une femme, cachée derrière une jalousie ; elle a une expression bizarre, inquiète et en même temps persifleuse. Sans doute est-elle la seule à connaître le mystère de ce meurtre, et la menace qui vise le prince.
    Enfant, Raoul était attiré par cette miniature ancienne, et cela alors qu'il éprouvait en le contemplant un malaise indéfinissable, une sensation étrange. Chez ses grands-parents, il se postait devant cette peinture, inventait des histoires dans lesquelles il s'identifiait toujours au prince ; et il attribuait une voix à cette femme qui observait la scène, une voix qui susurrait tantôt avec inquiétude, tantôt avec ironie : «Bouge, Rassoul, bouge!»

  • Le jeune capitaine britannique Tom Barnes est envoyé en mission dans une zone de conflit. Au retour d'une patrouille nocturne, il marche sur un engin explosif improvisé et est immédiatement rapatrié en Angleterre. Débute alors un autre combat tant psychologique que physique durant lequel le héros va parvenir à surmonter « ce à quoi l'on ne pouvait survivre » grâce à l'aide non seulement des médecins, mais aussi de sa famille ainsi que de l'être aimé.
    Raconté tour à tour par quarante-cinq objets - garrot, sac à main, gilet pare-balles, verre de bière, prothèse, miroir, sac d'engrais, vélo, pile électrique, basket blanche... - conçus pour assister, observer ou nuire, ce récit est un tour de force qui nous fait découvrir de manière inédite le destin et les pensées profondes des acteurs du conflit et de leurs proches, qu'ils soient patriotes ou fanatiques, cyniques ou manipulés, bienveillants ou éblouis par l'idéalisme de la jeunesse. Chronique singulière et néanmoins réaliste, Anatomie d'un soldat est en outre un témoignage saisissant et chargé d'émotion : celui de la reconquête de soi-même, de cette dignité et de cette force qui sont le propre de l'Humain.

  • « Un roman d'une actualité brûlante qui rappelle le sort des millions de déplacés à travers le monde. Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir.

  • Écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut aussi journaliste et photographe. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, dIstanbul à Persépolis, de lEurope centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains lattiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.
    Entre 1934 et 1942 elle a publié, dans la presse quotidienne et les magazines, près de trois cents articles dont soixante sont présentés ici. Les rédactions de lépoque appréciaient son professionnalisme, ses connaissances dhistorienne, la pertinence de ses questions, son style tour à tour alerte et poétique, lhumanité du regard quelle portait sur le monde des années 30. Arnold Kübler, rédacteur de la revue Du, témoigne : « Ses qualités personnelles et sa position sociale privilégiée assuraient à Annemarie Schwarzenbach des appuis dans le monde entier, et elle sen est servi pour son travail. Elle avait facilement accès aux gens influents, mais elle sefforçait par ailleurs de rencontrer ceux qui ne le sont pas, ceux dont la vie se déroule dans une étroite sujétion, les exclus, les laissés-pour-compte, les gens simples. » Ces reportages constituent un témoignage irremplaçable sur la situation du monde à un moment crucial de son histoire.

  • La première pierre

    Carsten Jensen

    • Phébus
    • 24 Août 2017

    Carsten Jensen est né en 1952 à Marstal (Danemark). Ancien journaliste, il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands auteurs danois contemporains par sa voix et son style inimitables. Il fut porté par l'incroyable succès critique et public de son premier roman traduit en français, Nous, les noyés, véritable best-seller, salué par le prestigieux Danske Banks Litteraturpris et traduit dans vingt pays - dont la France (Libella / Maren Sell, 2010 - Prix Gens de mer au Festival Étonnants Voyageurs).
    Prix Olof Palme en 2010, Carsten Jensen est désormais traduit dans plus d'une vingtaine de pays. La Première pierre, publié à l'automne 2015, vient de paraître en Suède et en Allemagne. Il est en cours de traduction dans une quinzaine de langues. Les droits d'adaptation cinématographiques ont été acquis par les producteurs de la trilogie Millenium de Stieg Larsson.

  • Terres et cendres

    Atiq Rahimi

    Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d'un gardien mal luné, une route qui se perd à l'horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l'attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l'Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu'au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons... C'est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n'être pas entendu.

  • En une fraction de seconde je perdais mes instruments de vol. Nous n'avions plus de moteur. Nous allions tomber.
    Nicolas Mingasson, écrivain, photographe et journaliste, tourne son regard vers les hommes et les femmes plongés dans des situations extrêmes. En 2016, il publie aux Belles Lettres 1929 Jours, le deuil de guerre au XXIe siècle.
    Mathieu Fotius est pilote d'hélicoptère pour l'Armée de terre lorsque, le 10 juin 2011, la Gazelle qu'il pilote s'écrase en Afghanistan.

  • Cachée sous mon turban

    Nadia Ghulam

    • Archipel
    • 13 Février 2019

    Le combat d'une jeune Afghane pour lutter contre les Talibans. Un témoignage d'une force exceptionnelle.
    Le combat d'une Afghane contre le régime Taliban Tous les matins, il conduit la prière a la mosquée. Tous le respectent et l'écoutent avec attention, bien que sa voix soit fluette et son corps fin. C'est un bon musulman, généreux et droit. Ce qu'ils ignorent, c'est que sous ce turban ne se cache pas un imam, mais une jeune fille qui tremble a chaque fois qu'un taliban l'approche, craignant que son secret ne soit éventé .Cache e sous mon turban raconte l'incroyable histoire de Nadia Ghulam. Défigurée, a huit ans, lors du bombardement de sa maison, cette jeune Afghane se voit très vite dans l'obligation de subvenir aux besoins de sa famille. Mais comment faire, sous un régime qui interdit aux femmes de sortir de chez elles ?Sous l'identité de son frère mort, Nadia va se faire passer pour un garçon, accédant ainsi a l'instruction et a une certaine indépendance... au risque de tomber amoureuse. Une double vie périlleuse qui durera dix ans. Une histoire de courage et de renaissance, dans un pays dévasté par la guerre.

  • Lorsque Parwais apprend qu´il va être expulsé de Belgique, son monde s´effondre.
    Pour le jeune Afghan, le refus du droit d´asile signifie le retour au pays des talibans, la mort. Alors il fuit, à la recherche de son ancien professeur de violon, amoureux de Vivaldi, devenu chef d´orchestre à Venise.
    Sur le chemin de l´Italie, il croisera la route de personnages hauts en couleur et attachants.
    Autant d´amis d´un jour qui l´aideront à leur manière à conquérir ce qu´il y a de plus précieux?: la paix et la liberté.

  • Ma vie de Bacha Posh

    Nadia Hashimi

    La famille d'Obayda a subi des déboires et dû s'installer dans la campagne afghane. Mais une tante a une idée pour leur attirer la chance : faire d'Obayda, la plus jeune des quatre filles, une bacha posh, c'est-à-dire l'habiller en garçon. D'abord désemparée de renoncer à ses cheveux longs et à la danse, Obayda - désormais appelée Obayd - devient amie avec Rahim, une bacha posh lui aussi. Et elle va ainsi découvrir la liberté...
    « Un livre remarquable qui offre un aperçu de la vie en Afghanistan et évoque la différence des rôles attribués aux filles et aux garçons à travers le monde. » School Library Journal
    « Des personnages inoubliables. » KidsReads
    « Une histoire bouleversante qui marquera les esprits pour longtemps. » Booklist
    Le premier roman jeunesse de Nadia Hashimi, auteure de La Perle et la Coquille et protégée de Khaled Hosseini (Les Cerfs-volants de Kaboul)

  • Pour la première fois, un officier français ayant combattu en Libye et en Afghanistan livre son témoignage sur ces deux conflits. Le capitaine Brice Erbland, chef de mission et pilote d'hélicoptère de combat Tigre, machine ultra sophistiquée à la puissance de feu dévastatrice, dévoile dans ce livre son journal de guerre. Dans les griffes du Tigre nous emmène des montagnes d'Afghanistan aux missions de destruction des forces kadhafistes sur le littoral libyen. Engagé à la pointe des combats sur ces deux théâtres d'opérations de l'armée française, les sentiments de Brice Erbland ne sont pas différents de ceux des autres auteurs que Les Belles Lettres ont choisi de publier dans la collection ""Mémoires de guerre"": il y a la peur, le courage, la douleur de perdre des camarades, celle de quitter les siens mais aussi le terrible moment où du haut du ciel, on tue sa cible quand elle s'encadre dans la lumière verte du viseur, avant que les flammes du canon ne la détruisent.

    Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d'hélicoptère d'attaque dans l'Aviation légère de l'Armée de terre, il est tout d'abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique.

  • Quand peut-il être juste de bombarder au nom des droits de l'homme ? La guerre, même juste, fait des victimes civiles. Vaut-il mieux alors tuer ou laisser mourir ? Sous le nom d'intervention humanitaire, droit d'ingérence ou responsabilité de protéger, l'intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires est l'une des questions les plus brûlantes des relations internationales. Ce livre interdisciplinaire - historique, juridique, éthique et politique - est le plus complet jamais publié en français sur ce phénomène. S'appuyant sur de nombreux exemples, de la guerre punitive en Chine antique jusqu'à l'intervention de l'OTAN en Libye, il élabore une théorie réaliste de l'intervention en reprenant cinq critères de la doctrine de la guerre juste : cause juste, autorité légitime, bonne intention, dernier recours et proportionnalité.

  • Al-Qaida et la plupart des groupes alliés auraient probablement déjà disparu sans l'élaboration d'une stratégie de communication redoutable dont la production audiovisuelle est devenue l'instrument principal. L'analyse systématique de ce phénomène de propagande, probablement le plus important depuis le début du XXIe siècle, n'avait encore jamais été effectuée. Pourtant, son corpus visuel nous offre un aperçu extraordinaire de l'histoire du jihadisme global.
    Après avoir analysé les principaux producteurs de la propagande jihadiste et présenté son langage visuel, Abdelasiem El Difraoui expose l'évolution du Grand Récit jihadiste et de sa production audiovisuelle des trois dernières décennies. Au-delà de la propagande, cette production détourne la mythologie de l'islam pour en créer une nouvelle au sein de laquelle le culte du martyre joue un rôle central ; est alors créée une nouvelle cosmologie qui élève Ben Laden au rang de prophète.
    De cette analyse il ressort que, en dépit de leur échec à mobiliser les masses musulmanes, Al-Qaida et sa nébuleuse sont parvenues à créer des images et des symboles reconnus aujourd'hui par de nombreux croyants et qui pourraient continuer à inspirer les générations à venir.

  • En Afghanistan, un tireur d'élite abat un homme. Trois mois plus tard, en France, son visage revient le hanter. Il commence à lui parler. Un officier psychologue rapatrie contre son gré un soldat dont les mains tremblent si fort qu'elles n'arrivent plus à tenir un fusil. Un caporal infirmier soigne la blessure par balle d'un Afghan sur lequel il pense avoir tiré la veille. Un sergent maître chien démissionne et se forme au massage aux pierres chaudes et aux bols tibétains pour répandre la paix dans le monde. Pendant ce temps, un caporal-chef enfile ses gants blancs. Il va rendre visite aux familles et leur annoncer que leurs maris et fils sont décédés. Dans La Guerre et après... neuf militaires français racontent leurs missions en Afghanistan, au Mali et en Centrafrique. Ce qu'ils ont fait, ils n'ont jamais osé le dire à personne. S'ils acceptent de témoigner ici, c'est pour rendre hommage à leurs camarades morts au combat, donner du sens à ce qu'ils ont enduré et partager les questions qu'ils se posent sur l'existence. Ce livre raconte ce que font les militaires français en notre nom, nous, dont le quotidien n'est plus fait de guerre. De l'aventure, des tragédies, des histoires d'amour, de camaraderie, des trahisons, du sexe et des larmes. La guerre révèle les recoins les plus inavouables de l'âme humaine. Pauline Maucort est journaliste (France Culture, RFI). Depuis 2008, elle s'intéresse aux traces que laisse la guerre sur ceux qui la font. Elle est l'auteure de documentaires, reportages et fictions radiophoniques diffusés dans Sur les Docks, Les Pieds sur Terre, Une vie une oeuvre, et La Vie Moderne (France Culture).

  • Sonja, jeune femme à la chevelure rousse, fuit son passé militaire en Afghanistan et lutte contre ses cauchemars. Elle se déplace et dort dans un van. Tout en enchaînant des petits boulots, elle erre dans le sud de la France.
    Échouée à Mèze, dans l'Hérault, elle rencontre Pierre, ancien champion olympique de saut à la perche, homme aux rêves brisés. Puis se lie d'amitié avec Sabine qui la fait embaucher dans un supermarché, et Abbes, fils de harki au casier judiciaire bien rempli.
    Entre Mèze, Sète et Balaruc-les-Bains, sur les bords de l'étang de Thau, tous les quatre vont tenter, chacun et ensemble, de s'inventer de nouveaux horizons, un nouvel avenir.

  • En persan 'mille maisons' désigne le labyrinthe, cette étendue où issue et impasse se confondent ; le temps s'arrête, l'obscurité et la terreur s'installent. Et la moindre tache blanche évoque le soleil. Au temps des dictatures, Kaboul et l'Afghanistan tout entier n'étaient-ils pas cette étendue, ce labyrinthe?
    Cinq personnages pris dans la nasse essaient d'échapper à la terreur par l'ivresse ou la folie, par la mort, par l'amour.

  • Cet essai propose une critique du discours militariste pour qui « la guerre, c'est la paix ». Dans ce plaidoyer à la fois viscéral et documenté contre la guerre, l'auteur brosse un portrait des lignes de force qui se dessinent de la Guerre froide à la Guerre au terrorisme, des manifestations de Seattle à celles du mouvement pour la paix.

  • Une jeune fille à vélo dans les rues de Kaboul. Insupportable pour des hommes qui se considèrent propriétaires du corps des femmes et en appellent à Dieu pour justifier leur domination. Masomah ne se laisse pas impressionner. Sa bicyclette, c'est sa liberté. Avec ses amies, elle fait partie de l'équipe nationale féminine de cyclisme d'Afghanistan. Le soir, à la lueur des phares des voitures, elle s'entraîne, pédale sous les insultes et les menaces de mort, remporte toutes les courses qu'elle dispute et devient bientôt un symbole. Le danger s'accroît.
    À six mille kilomètres de là, à Orléans, Patrick, un ancien avocat passionné de vélo, entend l'appel de la jeune cycliste répercuté sur les réseaux sociaux. Au prix d'une bataille administrative de tous les instants, le juriste et Masomah vont franchir les multiples obstacles qui empêchent la jeune femme, sa soeur cadette, ses trois frères et leurs parents d'obtenir l'asile en France. Une formidable chaîne de solidarité se met alors en place pour accueillir la famille afghane dans le village breton de Guéhenno : cours de français, aide à la scolarisation, démarches administratives... Plus résolues que jamais, Masomah et sa soeur reprennent leurs études et la compétition.
    Cet extraordinaire périple est une ode à l'hospitalité et à la liberté. Sur son vélo de course, un casque sur le voile qui couvre sa chevelure, la petite reine de Kaboul clame au monde : « Je n'ai pas besoin d'ailes pour voler. »


    Le combat de Masomah et de ses coéquipières de l'équipe de cyclisme d'Afghanistan a été révélé au public par le reportage de Katia Clarens « Les Petites Reines de Kaboul » diffusé en février 2016 par Arte.

  • Come back to me

    Mila Gray

    Lors de sa permission, Kit ne pense qu'à une chose : Jessa, la soeur de son meilleur ami, à laquelle il a juré de ne pas toucher. Succombant à la tentation, ils vivent une liaison intense, le temps d'une permission. Quand le marine part au combat, Jessa compte les jours jusqu'à son retour, mais une terrible épreuve les attend. « Un roman poignant qui touche la corde sensible. » Confessions of a Book Addict

empty