• On visite leurs temples, on ignore leur religion. Elle est d'autant plus méconnue qu'elle a été déconsidérée par les Conquistadors. Pourtant pénétrer dans les dogmes et les rites incas, c'est entrer au coeur d'une immense civilisation. Une découverte guidée par la meilleure spécialiste internationale.
    Qui étaient les Incas ? En quoi croyaient-ils ? Quels étaient leurs pratiques religieuses et leur système politique ? La religion des Incas est en effet inséparable de la dynastie solaire qui gouverne cet immense territoire. Cette dimension politique, renouvelée par des rites collectifs, des cérémonies et des sacrifices, n'est pas seulement le produit d'une conquête militaire. La construction symbolique du territoire, l'abstraction de son architecture, la symétrie des formes et la passion géométrique reflètent un ordre immuable, abstrait et transcendant qui impose sa logique tout en rappelant ses racines telluriques et autochtones.
    Dans cet essai magistral, qui se débarrasse des préjugés et malentendus, Carmen Bernand fait revivre d'une plume vivante l'un des grands univers culturels de notre patrimoine et sa " modernité " politique et religieuse.
    Une plongée dans un univers qui n'a pas fini de nous fasciner.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du reste du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide la première région exportatrice de cette graine de haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Mais plus qu'un simple phénomène de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Pour rendre compte des transformations en cours, cet ouvrage abondamment illustré révèle les atouts, les enjeux et les défis que portent en eux la quinoa et les quinueros. Il le fait en associant intimement les hommes, la plante et le milieu, portant un regard pénétrant sur la réalité toujours changeante des hauts plateaux andins. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, ce livre cherche aussi à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • Comment vit-on dans la haute montagne ? Dans les Andes du Venezuela, au pied du pic Bolivar, des paysans ont dû coloniser des terres d'altitude réputées stériles. Ils ont cherché à y perpétuer un âge d'or du blé, hors des relations de dépendance et d'exploitation qui avaient marqué l'apogée de cette culture dans les haciendas coloniales des vallées plus basses. Pour rendre cette montagne habitable et pour y demeurer, ces paysans ont su ajuster leurs pratiques agricoles à de nouvelles conditions naturelles, mais aussi élargir leurs savoirs sur le milieu et réviser leurs manières d'investir les lieux, de s'alimenter ou de travailler ensemble. En même temps, la vie en altitude les a conduits à cultiver une véritable intimité avec le páramo, les hautes terres des Andes du Nord. En analysant les catégories propres à cette société montagnarde selon une perspective qui croise les dimensions de l'espace et du temps, l'auteur nous fait découvrir comment ces « gens de l'amont » investissent culturellement le monde qui les entoure. Dans l'organisation de leur existence, la perception de leur environnement, la composition d'une identité face au passé indien et colonial, ils établissent avec les êtres, les lieux et les choses de la haute montagne des relations originales de respect et d'apprivoisement mutuels. Chaque société tisse avec son milieu naturel des rapports complexes qui sont à la fois techniques et symboliques, chacune a donc quelque chose de singulier à nous faire voir et entendre. À leur manière, les paysans andins de cette région peu connue nous invitent à repenser nos relations avec la nature.

  • Les guérisseurs itinérants kallawaya sont originaires des vallées de Charazani dans les Andes orientales, à mi-chemin du lac Titicaca et de l'Amazonie, sur le territoire d'une ancienne chefferie pré inca. Durant l'époque coloniale et jusqu'à nos jours, ils diffusèrent dans les Andes d'abord, de Quito au Chili, dans tout le continent ensuite, de Panama à Buenos Aires, leur savoir médical né de la rencontre de plusieurs traditions (Pukina, Arawak, Aymara, Quechua) et transmis par initiation. Grâce à une patiente et obstinée enquête menée durant quinze années dans l'amitié de ses informateurs, Louis Girault a pu réunir une collection de plantes médicinales, d'éléments organiques et minéraux, ainsi que des amullettes, utilisés dans les pratiques thérapeutiques et magiques des Kallawaya. Cet inventaire quasi exhaustif de mille éléments, rapportés au vu des classifications locales et confrontés aux anciennes chroniques d'histoire naturelle, permet d'étudier tant les taxonomies indigènes et la pharmacopée traditionnelle que les différents codes, sémantiques et symboliques, employés par ces guérisseurs. Cet ouvrage constitue un instrument de travail irremplaçable pour les hommes de science et de terrain. Botanistes, médecins, ethnologues, archéologues, historiens, ont besoin de tels inventaires systématiques afin d'avancer dans le déchiffrement des cultures américaines, notamment celles qui se trouvent au carrefour des Andes et de l'Amazonie.

  • « Cannibale » est le premier mot à avoir traversé l'Atlantique d'ouest en est : cet ultime volume explore une Amérique qui représente pour l'anthropologie sociale un continent « à part », aux continuités et aux récurrences surprenantes. Des ethnologues ont subodoré une « idéologie panamérindienne » dans laquelle la conception de l'Autre entoure sa consommation de minutieuses structures rituelles. Du Brésil des Tupis aux Grands Lacs des Iroquois, du royaume aztèque aux civilisations andines, le thème confirme son rôle de révélateur des choix politiques primordiaux, ainsi que celui de porteur d'histoire.
    Concluant ce tour du monde sur un sujet déstabilisant la rationalité occidentale, une discussion synthétique analyse les facteurs d'émergence ou de persistance d'une anthropophagie collectivement assumée. En ressortent les motifs inavouables de son incompatibilité avec une société qui s'efforce d'exercer un contrôle massif sur les hommes : le cannibale conserve l'individualité du vaincu, non le « civilisé ».

  • La parenté rituelle qui inclut des relations de parrainage et de compadrazgo joue un rôle très important dans le monde latino-américain. Elle permet l'établissement de liens qui ont des incidences sur le plan spirituel mais aussi social, économique et politique. Si dans la littérature consacrée aux sociétés andines il n'y a guère de monographie qui ne fasse mention de cette institution, les descriptions sont souvent fragmentaires ou restent au niveau des généralités. D'où l'intérêt de cet ouvrage, fruit d'un long séjour sur le terrain et d'une connaissance intime de la population concernée, qui montre comment la parenté rituelle est vécue et ce qu'elle représente dans le contexte d'une communauté des Andes péruviennes. Jean Louis Christinat, ethnologue américaniste, est chef de travaux à l'Institut d'ethnologie de l'Université de Neuchâtel. Il a séjourné douze ans en Amérique du Sud dont sept ans dans le Pérou andin. Auteur d'une thèse sur la parenté rituelle, il a publié de nombreuses études sur les communautés rurales du sud péruvien.

  • Formations économiques et politiques du monde andin réunit presque tous les écrits publiés par John V. Murra entre 1958 et 1973. L'ouvrage est la matérialisation des échanges fructueux entre John V. Murra et la traductrice, Sophie Fisher. Le but était de réaliser une adéquation de sa pensée à la langue française. Mais il est aussi l'aboutissement d'un travail d'ajustement des termes aux fonctions qu'ils recouvrent, en les situant dans leur contexte ethnohistorique. L'ouvrage est complété par les contributions des chercheurs Maurice Godelier, Ana Mara Lorandi, José Matos Mar, Ruggiero Romano, Frank Salomon et Nathan Wachtel, qui ont su mettre en relation l'extraordinaire dimension humaine de John V. Murra, véritablement passionné par son objet d'étude et capable de susciter de nouvelles énergies, avec la rigueur d'un travail sans relâche. Il est essentiel pour comprendre l'étendue de la contribution de l'anthropologue à la formation d'un mode de pensée autonome et à la construction d'une nouvelle discipline, l'ethnohistoire.

  • Un conte moderne inspiré de la sagesse inca. Trois personnages dont les récits se croisent, s'entremêlent et se nourrissent. Trois quêtes initiatiques imprégnées de l'esprit du Serpent, du Puma et du Condor, trois « animaux de pouvoir » symboles des différents stades de la conscience humaine tout au long de la vie et au-delà. La Bolivie, où se joue l'histoire, prend vie également. Une culture restée presque intacte, quoique grignotée, de-ci de-là, par la mondialisation. Des traditions et des langues perpétuées malgré les influences extérieures. Une nature encore toute-puissante. Vivante. Des êtres conscients de leur place ici-bas. Un profond respect pour la Terre.

  • Henri Guillaumet « répandait la confiance comme une lampe répand la lumière. » disait de lui Saint-Exupéry. En juin 1930, il va écrire l'une des plus belles pages de l'Aéropostale « en faisant ce qu'aucune bête n'aurait fait ».
    SOMMAIRE : La 92e traversée - 13 au 15 juin 1930 La marche héroïque - 16 au 20 juin 1930 Epilogue Annexes : Récit de l'accident par Guillaumet envoyé à Antoine de Saint-Exupéry / Lettre de Mermoz à Guillaumet / Terre des hommes : les retrouvailles entre Saint-Exupéry et Guillaumet / Le dernier vol

  • La Relacion de antiguedades deste reyno del Piru, escrita a principios del siglo xvii, firmada por el cronista Joan de Santa Cruz Pachacuti Yamqui Salcamaygua, oriundo de la provincia de Canas y Canchis, es uno de los tres monumentos etnohistóricos y etnolingüísticos de la cultura andina, junto con la crónica de Guaman Poma de Ayala y la relación en quechua de Huarochirí. Estas tres obras contienen informaciones y testimonios excepcionalmente profusos y valiosos sobre el pasado colonial y prehispánico de los Andes centrales y sobre los idiomas vernaculares antiguos, el quechua sobre todo.

  • Francisco Pizarro (1478 ?-1541), figura central de la Conquista española, como Cortés en México, entró tardíamente en la Historia, cuando a más de cincuenta años descubrió el Perú y sus fabulosas riquezas. Hijo bastardo de un militar hidalgo adinerado y de una criada, Pizarro nació se crió pobre en Estre-madura y fue analfabeto toda su vida. Muy joven, se dejó llevar por los espejismos del Nuevo Mundo descubierto apenas unos diez años atrás. Después de dos décadas de anadanzas infructuosas en zonas marginales del imperio en formació, la fortuna la sonríe : dirige su propia expedició rumbo al mítico Perú. En tres ocasiones, conduce a sus hombres con férrea voluntad, sin flaquear. La búsqueda habría de durar varios años. Cuando finalmente el sueño se hace realidad, en algunos meses Pizarro y su hueste someten a sangre y fuego el Imperio de los incas. El bastardo, que trata ahora directamente con Carlos V, es nombrado Marqués y ya está a la cabeza de un inmenso territorio que dirige en provecho propio, de sus hermanos y de sus leales. Sin embargo, las rivalidades y los odios acabarán con esa suerte sin percedente. Menos de diez años después, Pizarro muere a manos de los partidarios du su socio y rival asesinado. Diego de Almagro. Con él se extinguiría la edad de oro de los conquistadores, ante el creciente intervencionismo de la Corona celosa y temerosa des éxito y nuevo poder de esos hombres salidos de la nada. En este libro, el recorrido vital de Pizarro sirve de hilo conductor para reflexionar sobre los mecanismos de la Conquista, los hombres que la llevaron a cabo, sus relaciones compleja y contradictorias, los medíos de que disponían, sus objetivos y sus evoluciones a lo largo de esos años de sangre y horror para los pueblos indígenas.

  • "Vivir el mundo pensándolo" fue el hilo conductor de un encuentro científico sobre su persona y su obra, organizado en 1999, en la Universidad de París VII de la cual es Profesor Emérito, en el que participaron colegas y amigos provenientes de todos los horizontes científicos y geográficos. Esta reunión fue un momento privilegiado para reflexionar juntos y hacer un balance sobre marcos de pensamiento y acción. En esta oportunidad, nuestro propósito con el presente libro es poner a disposición del público andino en general y de los especialistas de los Andes - y por consiguiente en castellano -un conjunto de textos y de referencias sobre sus ideas y su persona. ... Otra de las razones de esta edición es continuar con la difusión del resultado de estos diálogos y mostrar hasta qué punto las preocupaciones de Olivier Dollfus se abren camino en la investigación actual, demostrando la fecundidad de su reflexión sobre el mundo a partir de una profunda comprensión de los Andes y de sus sociedades.

  • Para contribuir a este esfuerzo de polemología comparada, el presente volumen reúne una selección de trabajos presentados en varios eventos académicos, organizados conjuntamente por el Instituto Francés de Estudios Andinos (IFEA), el Instituto de Estudios Peruanos (IEP), la Red para el Desarrollo de las Ciencias Sociales en el Perú, el Colectivo por las Casas de la Memoria y la Embajada de Francia en el Perú, cuyo tema recurrente fue el de la memoria y la violencia política. Estos eventos se propusieron producir una aproximación a la naturaleza compleja de la violencia en el mundo contemporáneo. En este sentido, se privilegiaron miradas transversales que - más allá de los campos disciplinarios - nos permiten recuperar lo subjetivo en la lógica de los actores y los procesos, la densidad histórica y cultural en la que se inscriben dichos procesos, y los mecanismos para superar las experiencias desgarradoras de quienes han sido afectados por la violencia. Del mismo modo, estos eventos se abrieron al tratamiento de la violencia a través de una multiplicidad de escenarios y situaciones, y de una diversidad de enfoques teóricos y conceptuales que, finalmente, permitieron aproximaciones de tipo comparativo, complementario y holístico. Así, los casos de violencia y de recuperación de la memoria en Sudáfrica, Ruanda, Balcanes, Argentina, Guatemala, Colombia y Perú se cruzaron con perspectivas metodológicas de índole filosófica, política, jurídica o estética, en una apuesta por conseguir, en la intersección de estas miradas y de estos casos, un perfil o un patrón de la antropología política de la violencia actual, sus secuelas y las formas sociales de vida en común que pueden surgir después de ella.

  • Este libro estudia cómo se produjo la conversión de las poblaciones andinas al catolicismo desde un punto de vista específico: los cambios en las actitudes frente a la muerte. Se trata de una investigación sobre por qué se producen transformaciones concretas en el ámbito de lo religioso; cómo y por qué un número significativo de miembros de una sociedad, o la sociedad en su conjunto, modifica su visión y especialmente sus actitudes frente a lo sagrado, al punto que estos cambios conciernen no solamente a ideas y creencias sobre, por ejemplo, el origen y funcionamiento del mundo, sino también afectan la manera como se relacionan con sus semejantes o como disponen de los restos de sus muertos. Los habitantes de los Andes en el siglo XVI no tuvieron la opción de elegir sobre su adhesión al cristianismo. Por una serie de vías, hombres y mujeres de toda condición fueron conminados a recibir el bautismo y a cumplir con una serie de exigencias que ello conllevaba, varias de las cuales son materia de este libro. Algunas décadas después, la difusión del catolicismo en los Andes era amplia y efectiva y, pese a las opiniones en contrario de observadores y estudiosos, había permeado profundamente las vidas de sus pobladores, transformándolas definitivamente.

  • El Instituto Francés de Estudios Andinos es un organismo de investigación cientifica en cooperación. Es asi que los resultados que nos presenta Anne- Marie Brougère se inscriben en el marco de un proyecto de investigación, conducido conjuntamente con la Universidad Nacional Agraria La Molina entre 1983 y 1986, sobre el estudio de las politicas agrarias de cuatro comunidades del valle del Río Cañete ubicadas en alturas diferentes, desde el nivel del mar hasta 3600 m. Este proyecto multidisciplinario abarcaba temas variados como el análisis de politicas y sistemas agrarios, movimientos sociales, e involucró a diversos especialistas en economía, agronomía, sociología y nutrición. Pretendía analizar las transformaciones agrarias del Perú bajo los efectos conjugados de las políticas conducidas por los sucesivos gobiernos durante las dos últimas décadas, y por las tendencias profundas de la sociedad peruana. Sabemos que ésta se encuentra marcada por una fuerte tasa de crecimiento demográfico, un proceso acelerado de urbanización y una aperturageneralizada hacia el mercado. El libro de Anne-Marie Brougère nos presenta, en estas condiciones, el preocupante problema del éxodo rural en un valle de la costa peruana: anali­za los factores que lo provocan así como sus consecuencias en la vida de los pueblos andinos

  • Francois Bourricaud (Francia, 1922-1991) empezó muy joven su carrera académica. Llegó por primera vez al Perú en 1951, gracias a la obtención de una beca de investigación y se quedó dos años en Puno. Retornó en 1963 por otros dos años y luego viajó frecuentemente a este país hasta 1974. Su producción científica en todo ese periodo fue muy fructífera, con más de 40 artículos científicos y dos libros magistrales: Cambios en Puno (1962) y Poder y sociedad en el Perú (1967). Así, el Perú fue siempre para François Bourricaud un laboratorio científico apasionante para entender mejor los fenómenos de los cambios sociales y el papel de las especificidades políticas y culturales, así como las políticas y teorías del desarrollo. Este libro fue publicado en español el año 1967, en México, por el Instituto Indigenista Interamericano. En palabras del propio autor, si bien la elección geográfica fue casual, "las características de la organización social que poníamos en evidencia se interpretaban solamente en relación con un conjunto mucho más vasto, respecto de una 'zona de contradicción'. Si nuestro trabajo puede pretender algún mérito, el único que le reivindicaríamos sería el de preparar la exploración metódica de este fondo común que aflora bajo las singularidades de una situación regional".

  • El libro presenta los aspectos referidos a la dinámica de cambio que ha impuesto la naturaleza sobre las condiciones macro-ecológicas de los Andes desde la era arcaica y formativa de las culturas agrarias andinas peruanas que ocuparon el territorio peruano. Principalmente se ocupa de las modificaciones en las condiciones geo-hidrográficas y de clima-vegetación que se han producido, relacionadas a los periodos de cambio climático universales repercutiendo en el paisaje y el Hombre en las zonas andinas peruanas. Una visión histórica acerca del desarrollo de las poblaciones y culturas pre-hispánicas que ocuparon el territorio desde haceunos 12 a 14 mil años ¿Cuáles fueron las condiciones de clima-vegetación en los Andes peruanos en las eras arcaica y formativa de la agricultura? ¿Es cierto, que los desiertos de la Costa peruana eran bosques en dichas eras? ¿En qué magnitud los procesos de desertificarón, aridización, salinización, deforestación, son el resultado de hechos naturales o producidos por el Hombre? Aficionado con el tema concreto del presente libro, es que en la última década se dedica a la ecología de los Andes peruanos, a la arqueo-astronomía aplicada a los monumentos arqueológicos del Perú pre-hispánico. El autor plantea las posibles "rutas de ingreso" y de poblamiento de los Andes, así como una hipótesis explicativa acerca de los periodos -y zonas- de ocupación territorial de los Andes peruanos, además de una cronología histórica de eventos `El Niño' de carácter catastrófico obtenidas en los paleo-registros y las cuales se relacionan con las posibles explicaciones acerca de la "misteriosa desaparición" de muchas de las culturas pre-incaicas e inicio del periodo incaico.

  • El fenómeno musical que este libro estudia proviene de la región de la sierra de Lima y parte de los departamentos de Áncash, Huánuco y Pasco. El arpa - casi siempre con encordado metálico - es un instrumento fundamental de la región, y los huaynos cantados, acompañados por este instrumento son, desde hace décadas, una manifestación musical que se considera típica de la zona, Se puede afirmar que la función tradicional del instrumento es la del acompañamiento de cantantes, incluso cuando el arpista es al mismo tiempo el cantante, como en los casos de los reconocidos Ángel Dámazo, Rubén Cabello o Pelayo Vallejo. En los años ochenta, paralelamente al auge de la música chicha, el ahora llamado huayno con arpa empezó a crecer en popularidad e incrementó su presencia en la industria discográfica y en la radio, y también experimentó algunos cambios, como la inclusión de los timbales. Los años noventa ven consolidarse este nuevo estilo, y sus principales exponentes fueron cantantes mujeres como Dina Páucar, Sonia Morales, Abencia Meza, Alicia Delgado y Laurita Pacheco, entre otras. El género se impuso definitivamente a principios del siglo XXI, acaparando gran atención de los medios de comunicación. Este libro del etnomúsicólogo suizo Claude Ferrier presenta las diversas variantes regionales del huayno con arpa y a través de un detallado análisis musical demuestra cómo la música tradicional andina, en su encuentro con la modernidad y las fuerzas de la globalización, encuentra los caminos para reinventarse y halla nuevas formas de expresión.

  • A finales del siglo XX, los Andes continúan siendo la gran cadena de montañas más poblada del mundo. En ninguna otra parte se encuentra, como en Perú y Bolivia, a millones de hombres establecidos a más de 3,500 m.s.n.m. En los Andes, a diferencia de los Alpes -que perdieron sus campesinos durante los siglos XIX y XX- hay siempre campesinos y probablemente nunca ha habido tantos, pero éstos son ahora minoría en las sociedades nacionales; lo son tanto en número, en países en los que la mayoría está formada por población urbana, como por sus recursos bastante inferiores en términos de ingresos. ¿En qué medida está ligada a la naturaleza andina esta situación tan triste? ¿Las virtudes de la naturaleza andina se habrían transformado en defectos? y, en caso afirmativo, ¿de cuándo data este vuelco? Virtudes y defectos aparecen entonces como singularmente relativos a una época y a una población determinada. ¿Virtudes antaño, defectos hoy?

  • La presente obra convida al lector a descubrir "los hijos de la tierra" de San Carlos que pueblan la cordillera andina en los confines de la selva amazónica, en el extremo Norte del Perú. Constituyen un mundo particular fuertemente identificado con sus antepasados comunes, su territorio y sus riquezas naturales, estrechamente asociados a los primeros, así como a sus descendientes presentes y por venir. Los aldeanos concernidos erigen el "Otro", sea éste lejano o próximo, como el complemento indispensable del "Nosotros". El libro explora las necesarias complementariedades que se construyen día a día, a través de las relaciones solidarias pero también a veces conflictivas a la tierra y a la gente, en las cuales se manifiestan santos y personajes emblemáticos de los lazos familiares, vecindarios y comunitarios. La obra muestra por otra parte cómo un mismo habitante se une a identidades encajonadas, así como a redes diversas de solidaridad, de reciprocidad y de clientelismo, que relacionan y desbordan esas identidades, e incluso las convierten en instrumentos de intereses particulares. En este marco, los antagonismos son inseparables del intercambio, mientras que las fronteras de identidad se transforman en sólidos lazos sociales.

  • Este libro examina las identidades culturales en los países andinos (Ecuador, Perú, Bolivia) desde la perspectiva de las ideologías lingüísticas: el juego de creencias, opiniones y valores que informan sobre las actitudes de la gente hacia sus lenguas. El estudio comparativo se basa en entrevistas grabadas a una amplia gama de personas -quechua, castellano y aimarahablantes- y su argumento se centra en los testimonios de los mismos entrevistados. Asumiendo como metodología al Análisis Crítico del Discurso, la autora comenta las ideologías presentes en la construcción discursiva de las identidades andinas y pone de manifiesto las diferentes luchas de poder existentes. Este libro, sin duda alguna, contribuye de manera innovadora al debate sobre la diversidad cultural y tiene utilidad no solamente como reflexión sobre el tema, sino además como demostración de un método analítico cada vez más difundido en nuestro medio.

  • Colonialismo en ruinas analiza las consecuencias del terremoto y tsunami que devastaron Lima y el Callao en octubre de 1746, no solo entre quienes lo sufrieron en carne propia sino su repercusión en el Imperio español. Con una ciudad en ruinas y miles de personas damnificadas y otras tantas sepultadas bajo los escombros, el libro nos permite aproximarnos a una realidad que no nos es ajena, dada la regularidad de los sismos y tsunamis ocurridos en los últimos años en diversas partes del mundo. ¿Qué tan vulnerables seguimos siendo doscientos cincuenta años después? ¿Qué rol les corresponde al Estado y la sociedad civil para enfrentar estos desastres? Estas son algunas preguntas que se desprenden del libro y cuyo autor nos invita a plantearnos a través de las experiencias de quienes vivieron y trataron de aprovechar el terremoto y tsunami de 1746: las autoridades con sus planes de reconstrucción y control social, los religiosos y sus profecías, y las clases populares y sus sueños de rebelión contra la dominación española.

  • Entre las "escrituras perdidas" del mundo antiguo ninguna resulta más desconcertante que la de los viejos khipus. Pero ¿en realidad ésta se ha perdido definitivamente? Este libro demuestra que los khipus tuvieron una larga y sorprendente trayectoria en coexistencia con lo que ha venido llamándose la "ciudad letrada" colonial y republicana. Nos encontramos, sin duda alguna, ante un brillante estudio etnográfico de su sobrevivencia. Partiendo de datos recogidos en Tupicocha (un pueblo de Huarochirí cuyas tradiciones están recogidas en el manuscrito quechua de 1608), Salomón consigue responder preguntas fundamentales: ¿Qué hechos se registraron en los cordeles? ¿En cuál código? ¿Para que- sirvieron los khipus dentro del régimen social de los ayllus? lisia investigación ofrece sugerentes respuestas, muy relevantes para los estudios arqueológicos y etnográficos. Pero mucho más que esto, el problema de los khipus plantea un reto a toda la teoría contemporánea sobre los orígenes cicla escritura y la literacidad. Al inscribir ¿la humanidad mimetiza inevitablemente el habla? liste sorprendente estudio sugiere que los pueblos originarios tle los Andes exploraron vías semióticas diferentes de las que produjeron escrituras prístinas en el viejo mundo y en las tierras mayas.

  • El abrigo de Telarmachay está ubicado en los Andes centrales del Perú (departamento de Junín) a una altura de 4420 m s.n.m., en la puna. Los trabajos de excavación, de 1975 a 1980, estuvieron a cargo de un grupo de prehistoriadores franceses y estudiantes peruanos, bajo la dirección de Danièle Lavallée. Las excavaciones, realizadas con el método del decapado por niveles naturales (19 pasadas en total), sobre una superficie de 35 m2, evidenciaron 7 niveles de ocupación sucesivas, cada una de ellas caracterizada por un modo específico de acondicionamiento y utilización del abrigo. La ocupación empieza alrededor de 9000 BP y prosigue casi sin interrupción hasta 2000 BP aproximadamente. A partir de 34 fechados 14C se estableció la cronología siguiente: Fase VII, ca. 9000-7200 BP; Fase VI, ca. 7200-6800 BP; Fase V inf., 6800-5700 BP; Fase V sup., ca. 5700-5000 BP; Fase IV, ca. 5000/4500-3800 BP; Fase III, ca. 3800-2800 BP; Fase II, ca. 2800-2000 BP; (Fase 1, nivel superficial). Una excepcional riqueza en vestigios faunísticos permitió demostrar, por primera vez en los Andes, la existencia de un proceso de domesticación in situ de los camélidos andinos desde 6000-5500 BP aproximadamente: entre 9000 y 7200 BP se practica una caza generalizada de los ongulados (camélidos y cérvidos) que evoluciona , entre 7200 y 6000 BP, hacia una caza especializada de las vicuñas y de los guanacos; entre 6000 y 5500 BP aparecen los primeros animales domesticados, de tipo alpaca y, por fin, después de 5500 BP, el pastoreo de animales completamente domesticados (alpacas y, en proporción menor, llamas). Los análisis arqueozoológicos permitieron también determinar que la ocupación del abrigo fue estacional y tenía lugar entre diciembre y abril. Las otras categorías de vestigios (herramientas y desechos líticos, instrumentos de huesos) fueron analizados morfológica y morfométricamente, lo que permitió percibir su evolución cronológica. Por otra parte, se realizaron varios estudios funcionales (análisis de las microhuellas de uso, experimentaciones, analogías etnográficas). El cotejo de todas las informaciones obtenidas llevó a una percepción etnológica de la historia de la ocupación humana en Telarmachay. Las técnicas empleadas y las diversas tareas efectuadas (caza, recolección, pastoreo; trabajo de la piedra y del hueso; tratamiento de las pieles; usos domésticos y técnicas del fuego) fueron reconstituidas. Finalmente, el análisis espacial llevó a una reconstrucción del espacio habitado y a la definición de áreas de actividades especializadas, para cada fase de ocupación. Al mismo tiempo, se reveló una permanencia relativa de las modalidades generales de acondicionamiento del abrigo a lo largo del periodo precerámico.

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