• La modernité a divisé les animaux entre ceux qui sont dignes d'être protégés et aimés et ceux qui servent de matière première à l'industrie. Comment comprendre cette étrange partition entre amour protecteur et exploitation intensive ? Parce qu'elle précède cette alternative et continue de la troubler, la chasse offre un point d'observation exceptionnel pour interroger nos rapports contradictoires au vivant en pleine crise écologique.
    À partir d'une enquête immersive menée deux années durant, non loin de Paris, aux confins du Perche, de la Beauce et des Yvelines, Charles Stépanoff documente l'érosion accélérée de la biodiversité rurale, l'éthique de ceux qui tuent pour se nourrir, les îlots de résistance aux politiques de modernisation, ainsi que les combats récents opposant militants animalistes et adeptes de la chasse à courre. Explorant les cosmologies populaires anciennes et les rituels néosauvages honorant le gibier, l'anthropologue fait apparaître la figure du " prédateur empathique " et les rapports paradoxaux entre chasse, protection et compassion. Dans une approche comparative de grande ampleur, il convoque préhistoire, histoire, philosophie et ethnologie des peuples chasseurs et dévoile les origines sauvages de la souveraineté politique.
    Au fil d'une riche traversée, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau les fondements anthropologiques et écologiques de la violence exercée sur le vivant. Et, en questionnant la hiérarchie morale singulière qu'elle engendre aujourd'hui, il donne à notre regard sensible une autre profondeur de champ.

  • Comment faire l'amour avec un fantôme ? : anthropologie de l'invisible Nouv.

    Le médecin-légiste et l'archéo-anthropologue des grandes émissions télévisées nous ouvre son cabinet privé et nous dévoile sa saisissante collection de clichés sur les manifestations du surnaturel dans les sociétés traditionnelles. Un livre à couper le souffle qui est aussi un passé entre les mondes visible et invisible. " Et quand il eut dépassé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre " (Nosferatu)Voici les fantômes du lointain ! Alors que l'Occident a un rapport très " romantique " avec les revenants, ou dicté par le spiritisme ou la religion (Purgatoire), qu'en est-il des quatre autres continents ?
    Partant d'objets originaux et de rituels souvent méconnus, Philippe Charlier nous fait découvrir cette façon qu'ont les peuples lointains d'entretenir des rapports entre le monde des vivants et celui des morts. Son récit nous mène des peintures de
    yurei (ces fantômes japonais) qu'il est possible d'animer, à ces statuettes des " épouses de l'au-delà " en Côte d'Ivoire ; du plus grand masque du monde (Dogon) au plus énigmatique (Grebo). On découvre des fétiches dont l'immense puissance est fondée sur le secret bien gardé de leur constitution (
    boliw), et des morceaux de bois sculptés chargés d'accueillir les esprits errants de Sibérie ou du sud du Sahara...
    Avec ces récits principalement issus d'Afrique et d'Asie, Philippe Charlier continue à tracer les chemins d'une anthropologie de l'invisible. Il nous révèle aussi toute la richesse et toute la force de l'anthropologie qui, en donnant un sens à ces objets et ces rituels, nous aide peu à peu à comprendre la complexité du monde.

  • Don, échange, partage : voici le grand livre de l'altruisme et de la coopération. Que se passe-t-il quand vous recevez un cadeau ou que vous donnez quelque chose ? Pourquoi certains objets reçus (lettres, cadeaux, etc.) nous paraissent-ils sacrés ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois quand on nous offre quelque chose ? L'essai le plus connu du père de l'anthropologie sociale - un essai que Claude Lévi-Strauss jugea "révolutionnaire".
    Préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste.

  • L'interdit de l'inceste à travers les sociétés Nouv.

    En quoi consiste l'inceste ? Est-il l'objet d'une prohibition universelle ? Cette interdiction concerne-t-elle les seules parentés " biologiques " ou s'étend-elle aux diverses parentés " sociales ", comme celles qui se tissent aujourd'hui dans les familles dites recomposées mais qui existent aussi dans beaucoup d'autres sociétés ?

    Cette prohibition joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des multiples systèmes de parenté étudiés de par le monde. Mais d'où vient-elle ? Peut-on penser, avec Claude Lévi-Strauss, que l'interdit de l'inceste marque à lui seul le passage de la nature à la culture ? Et comment comprendre, alors, la tension persistante entre l'interdit proclamé, institutionnalisé, et la pratique incestueuse qui, partout, demeure ?

    Voyage dans l'espace et dans le temps, cette réflexion met en évidence un fait essentiel, le caractère spontanément asocial et indifférencié de la sexualité humaine et la nécessité d'une régulation sociale de cette spontanéité. Il met ainsi en lumière les principaux enseignements de l'anthropologie sur la question de l'inceste, fait social majeur et aujourd'hui d'une actualité brûlante.

  • Au cours des dernières décennies, la plupart des sociétés se sont faites plus répressives, leurs lois plus sévères, leurs juges plus inflexibles, et ceci sans lien direct avec l'évolution de la délinquance et de la criminalité. Dans ce livre, qui met en oeuvre une approche à la fois généalogique et ethnographique, Didier Fassin s'efforce de saisir les enjeux de ce moment punitif en repartant des fondements mêmes du châtiment.
    Qu'est-ce que punir ? Pourquoi punit-on ? Qui punit-on ? À travers ces trois questions, il engage un dialogue critique avec la philosophie morale et la théorie juridique. Puisant ses illustrations dans des contextes historiques et nationaux variés, il montre notamment que la réponse au crime n'a pas toujours été associée à l'infliction d'une souffrance, que le châtiment ne procède pas seulement des logiques rationnelles servant à le légitimer et que l'alourdissement des peines a souvent pour résultat de les différencier socialement, et donc d'accroître les inégalités.
    À rebours du populisme pénal triomphant, cette enquête propose une salutaire révision des présupposés qui nourrissent la passion de punir et invite à repenser la place du châtiment dans le monde contemporain.
    Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de La Force de l'ordre (2011) et de L'Ombre du monde (2015).

  • « Les gens de Gy ressemblent beaucoup à ceux de notre plan à ceci près qu'ils ont des plumes au lieu de poils. Le duvet presque invisible des nourrissons devient la douce brosse beige tachetée des enfants ; puis, à l'adolescence, surgit la coiffe de plumes. Les hommes arborent en général une collerette sur la nuque... »

    Ursula Le Guin est une très grande dame de l'imaginaire, autrice de chefs d'oeuvres comme Terremer.

  • Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.
    On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.
    L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière.
    Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir.
    L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps.
    L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • Une chamane française remonte aux sources du chamanisme mongol. Quand magie rime avec lucidité, et pouvoir avec clarté.
    Dans cet ouvrage, Brigitte Pietrzak nous raconte comment, après avoir ressenti l'évidence et la force d'un appel, elle part à la rencontre de Enkhtuya, une chamane mongole qui va l'initier à sa pratique. « On naît chamane, on ne le devient pas », lui apprend Enkhtuya, qui lui confirme, après un premier rituel, qu'elle est née avec ce don. À travers de courts chapitres thématiques, l'autrice nous emmène à la découverte des rites, des symboles et objets, des animaux sacrés, des valeurs qui sont au coeur du chamanisme mongol. Elle révèle, au-delà des idées reçues sur la transe, les moments clés d'une pratique menée en pleine conscience.
    Ciel blanc, Ciel noir n'est pas la simple opposition de deux mondes, mais la coexistence d'entités qui forment un tout. Le ciel blanc est le siège des esprits de lumière naturellement prêts à apporter leur aide, tandis que le ciel noir est le siège d'esprits autonomes et coriaces avec lesquels il faut savoir négocier une aide. Dans la tradition mongole, il y a 99 cieux, distincts mais pas dissociés, dans lesquels les esprits peuvent librement voyager.
    Les chamanes sont des visionnaires inspirés, des guérisseurs d'âmes, des intermédiaires éclairés entre le visible et l'invisible, qui savent communiquer avec les esprits des différents cieux et oeuvrent pour le bien et l'amour.

    Richement illustré, ce livre comporte un cahier de 32 photographies.


    L'Autrice

    Brigitte Pietrzak est musicienne et artiste plasticienne. Son chemin spirituel la conduit à la rencontre de Enkhtuya, une chamane du nord de la Mongolie qui la reconnaît chamane et va l'initier. Depuis, elle pratique le chamanisme en France et en Mongolie, où elle retourne chaque année.

  • Dans le vaste univers de l'Ekumen, tout voyage prend des années. Difficile de garder des relations avec sa famille et ses amis lorsque l'on doit passer d'une planète à l'autre. La galaxie est une mosaïque d'histoires humaines...
    Jusqu'au jour où on découvre par hasard l'effet Churten, une sorte de transport instantané, abolissant les distances comme jamais entre les mondes. Encore faut-il le maîtriser et l'utiliser à bon escient...
    S'inscrivant dans le cycle grandiose de l'Ekumen, ces trois histoires racontent la découverte de cette nouvelle technologie, ses premiers essais, ses premières réussites et ses premiers drames.
    Née en 1929 à Berkeley en Californie, Ursula K. Le Guin est une des grandes dames de la science-fiction. Elle a collectionné les prix pendant toute sa carrière notamment avec ses deux cycles majeurs, l'Ekumen et Terremer.
    Ces dernières années, elle est entrée au panthéon de la littérature américaine en étant choisie pour faire partie de la Library of America, une maison d'édition prestigieuse publiant des classiques sur le modèle de La Pléiade, et en recevant la médaille de la National Book Foundation, pour son impact sur l'héritage littéraire des États-Unis.

  • Comment expliquer les ressemblances troublantes que l'on observe entre des mythes dont l'aire de répartition fait parfois le tour de la Terre, alors même que les populations auprès desquelles ils ont été recueillis, distantes dans l'espace ou dans le temps, n'ont pu se côtoyer ? Se pourrait-il que cet air de famille relève non de convergences fortuites mais de véritables liens de parenté unissant des récits transmis de génération en génération au fil du peuplement humain de la planète ? En empruntant aux biologistes de l'évolution leurs méthodes statistiques de classification des espèces du vivant sous forme d'arbres phylogénétiques, cet ouvrage novateur entreprend d'étayer de manière rigoureuse une intuition fondatrice de la mythologie comparée.
    De Polyphème à la Femme-Oiseau et à la Ménagère mystérieuse, en passant par le Plongeon cosmogonique, le Soleil volé et les mythes de matriarchie primitive, Julien d'Huy montre comment des récits apparemment disjoints les uns des autres se ramifient autour de troncs communs, qui s'enracinent dans les profondeurs de la Préhistoire. Suivant leur évolution, ponctuée d'altérations, d'emprunts et d'oublis, au gré des pérégrinations de notre espèce, il retrace la généalogie de grandes familles de mythes qui se sont propagées depuis des temps immémoriaux.
    Mais la reconstitution de ce processus de transmission d'un patrimoine mythologique ouvre une perspective plus vertigineuse encore : reconstruire les protorécits dont les versions documentées sont issues ; autrement dit, faire à nouveau résonner les premiers mythes de l'humanité et appréhender la vision à travers laquelle nos lointains ancêtres donnaient sens au monde qui était le leur.

  • Dans le noir on voit mieux : les épreuves d'une chamane Nouv.

    Des open spaces médiatiques aux grands espaces chamaniques, une jeune publicitaire relève les défis de son initiation.
    Imaginez la mort frapper à votre porte chaque année, à la même date. Imaginez des voix surgir en pleine nuit et se faire de plus en plus insistantes. Imaginez partir au bout du monde à la recherche de vous-même.
    C'est ce que vit Céline Dartanian avec des accidents à répétition - chocs, fractures, paralysies - et la perception de présences nocturnes, jusqu'à la vision d'un jeune chamane qui la somme de partir retrouver les siens, tout là-bas, en Mongolie. Malgré ses peurs et ses certitudes bousculées, elle finira par s'envoler vers les steppes d'Asie centrale.
    Dans ce témoignage aux frontières du réel, entre Paris, New York, le Sahara et Oulan-Bator, elle raconte le voyage initiatique qui lui a révélé ses dons de chamane et les étapes de l'apprentissage qui, pendant dix ans, l'ont amenée à se découvrir.
    Forte de cette transformation, Céline Dartanian met aujourd'hui en oeuvre une éthique centrée sur l'animisme, qui vise à protéger les animaux, les plantes et les minéraux autant que nous-mêmes.

    L'AUTRICE

    Installée entre Paris et un petit village provençal, Céline Dartanian est entrepreneuse et chamane de lignée. Cette double activité lui permet de rendre un service cultuel à ceux qui lui en font la demande, mais aussi de mettre en pratique ce qu'elle appelle « les Alliances animistes ».

  • Il y a dans la littérature de la France rurale un avant et un après Hélias.
    "Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins le Cheval d'Orgueil aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie." Ainsi parlait à l'auteur, son petit-fils, l'humble paysan Alain Le Goff qui n'avait d'autre écurie que sa tête et d'autre terre que celle qu'il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois. "Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l'honneur. Les riches n'en ont pas besoin." Deux ancêtres de la famille, dit la tradition orale, ont été pendus par le duc de Chaulnes après la Révolte des Bonnets Rouges. Ils avaient dû écraser quelques pieds de marquis parce qu'ils ne pouvaient pas vraiment faire autrement. Au pays Bigouden, on ne redoute rien tant que la honte qu'on appelle "ar vez". Et l'honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il. Tout le reste est supportable. L'auteur a été élevé dans ce sentiment. Avant d'apprendre le français et d'entrer dans la civilisation seconde qui est la sienne aujourd'hui, il a été éduqué en milieu bretonnant, dans une société qui vivait selon un code strictement établi. Il n'enseigne pas, il raconte minutieusement, paysannement, comment on vivait dans une "paroisse" bretonnante de l'extrême ouest armoricain au cours du premier demi-siècle. Il ne veut rien prouver, sinon que la véritable histoire des paysans reste à faire et qu'il est un peu tard pour l'entreprendre. Il affirme tranquillement que ceux qui jugent les paysans comme des êtres grossiers sont eux-mêmes des esprits sommaires et naïfs. Il ajoute que les hommes ou les régimes qui ont suscité des révoltes de paysans ont fait entrer ces derniers en jacquerie à force de mépriser leur culture. Alors le Cheval d'Orgueil a secoué furieusement sa crinière ! L'auteur n'est pas convaincu, en passant d'une civilisation à l'autre, d'avoir humainement gagné au change. Mais aujourd'hui, la grande question qui se pose est de savoir s'il existe encore des paysans, c'est-à-dire des hommes qui, avant d'être de leur temps, sont d'abord de quelque part où ils doivent se mettre à l'heure du temps qu'il fait.
    Prix aujourd'hui (1975)

  • Treize mois d'aventure parmi les peuples de Haute-Asie, avec des livres.

    Ce voyage est celui d'une exploration du « vieux monde ». Le monde des tribus bigarrées, des ethnies tatouées, des moines solitaires. Dans les montagnes d'Asie, ce sont les récits d'explorateurs, les archives de missionnaires et les travaux d'ethnologues qui leur font choisir leurs explorations. Puis, une fois dans les parages, ils rejoignent à pieds ces peuples. Et tentent de comprendre ce qui les anime, les soutient ou les menace.
    Entre les plis du monde est une aventure autant intellectuelle que physique, et le récit d'une expédition qui a conquis le coeur des jurés.

    Cécile et Charles-Antoine Schwererse sont en théorie rencontrés sur les bancs de leur école de commerce, à HEC. En réalité, ce fut plutôt une passion commune des voyages eurasiatiques qui les rassembla.
    Cécile Schwerer monte des projets entrepreneuriaux dans le handicap.
    Charles-Antoine Schwerer est économiste, de profession, et apprenti anthropologue, de passion.Patrice Franceschi est aventurier et écrivain, prix Goncourt de la nouvelle 2015 pour son ouvrage Première personne du singulier. Il est également membre de la Société des Explorateurs Français et directeur de la collection Points Aventure.

  • Paris, capitale du XIXe siècle: texte écrit directement en français par W. Benjamin - in Das Passagen-Werk (le livre des Passages), Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, 1982, pages 60 à 77.
    "Notre enquête se propose de montrer comment les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. Ces créations subissent cette "illumination" non pas seulement de manière théorique, par une transposition idéologique, mais bien dans l'immédiateté de la présence sensible. Elles se manifestent en tant que fantasmagories. Quant à la fantasmagorie de la civilisation elle-même, elle a trouvé son champion dans Haussmann, et son expression manifeste dans ses transformations de Paris." WALTER BENJAMIN
    Contenu du livre:
    Introduction
    A. Fourier ou les passages
    B. Grandville ou les expositions universelles
    C. Louis-Philippe ou l'intérieur
    D. Baudelaire ou les rues de Paris
    E. Haussmann ou les barricades
    Conclusion

  • Krasnoïarsk, hiver 1920. Dénoncé aux « Rouges », un homme apprend que le peloton d'exécution l'attend. Il prend son fusil, quelques cartouches, sort dans le froid glacial et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite dont il ne sortira vivant, il le sait, que s'il ose l'impossible : gagner à pied l'Inde anglaise à travers l'immensité sibérienne, puis les passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain, puis l'Himalaya...
    Esprit exalté et curieux, Ferdynand Ossendowski vit sa marche folle à la manière d'une initiation et nous introduit aussi bien à la vie de bête traqué par les loups qu'aux mystères de l'Asie.
    « Un fabuleux récit... mais aussi un document historique et ethnographique sans pareil. » Patrick Sabatier, Libération.

  • Qu'est-ce que qui fait société ?

    Ce ne sont ni les rapports de parenté, ni les rapports économiques, mais bien les rapports politico-religieux (les rites d'initiation, les institutions, les valeurs, etc.). L'analyse de ces rapports politico-religieux est essentielle à la compréhension des identités en conflit... ces identités plus que jamais réaffirmées et revendiquées avec l'entrée dans l'économie capitaliste mondialisée. Pour mieux saisir les grands enjeux actuels de notre monde globalisé et fracturé, l'anthropologie est plus utile que jamais.

  • 144 fiches mémos pour retenir et réviser l'essentiel des connaissances du semestre 2 du DEI : UE  1.1 ; 1.2 ; 2.3 ; 2.6 ; 3.1 ; 3.2 ; 4.2 ; 4.3 ; 4.4 ; 4.5 ; 6.2.
    De très nombreux schémas et tableaux pour illustrer les fiches, aller à l'essentiel et mieux mémoriser.
    Cette édition est  à jour des toutes dernières réglementations  ainsi que des statistiques et chiffres-clés de l'économie et de la santé publique.
    Un ouvrage enrichi d'évaluations pour se tester.
    Tout le semestre  est la collection idéale pour réviser par semestre et réussir son diplôme !
    Pensez aussi à Tout le semestre 2 en QCM et QROC pour être au top le jour J.

  • À l'heure où s'opposent la célébration d'une postmodernité " tout en mélange ", marquée par l'hybridation généralisée des cultures, et les remobilisations politiques d'identités closes sur elles-mêmes, ce livre ouvre de nouvelles perspectives sur la fabrique des identités collectives.

    En rupture avec la pensée de la séparation dominante dans les théories de l'ethnicité, cette approche s'organise autour du concept de
    coculturation et dresse une typologie des formes de médiations, d'échanges ou d'interactions qui sont en réalité constitutives de toute culture. Entre dynamique créative des populations en contact, tracé de leurs frontières sociales et modalités pratiques de leur coexistence, la construction des identités collectives est appréhendée à travers le jeu combiné de deux foyers de production culturelle : l'un interne au groupe et l'autre qui tient aux chaînes de sociétés dans lesquelles il s'inscrit. La notion de culture se trouve de la sorte dégagée de l'aporie culturaliste.

    De Franz Liszt et Django Reinhardt aux sports collectifs qui font vibrer le monde à l'unisson, en passant par la Thaïlande et les renouvellements religieux en République populaire de Chine, cette enquête, en même temps qu'une forte proposition épistémologique touchant des notions clefs de l'anthropologie, est un passionnant voyage dans la diversité des manières d'être au monde.

  • Qu'est-ce qu'un rapport social ? Y a-t-il une " essence " de l'homme ? Quels sont les différents systèmes de parenté ? Que nous apprend la mort sur la vie des hommes ? Quels sont, tout compte fait, aux yeux de l'anthropologue, les fondamentaux de la vie sociale ?

    Abordant ces questions qui constituent à la fois l'objet des enquêtes de terrain et le coeur de la réfl exion des sciences sociales, Maurice Godelier identifi e notamment cinq préconditions de l'existence qui dessinent une " nature humaine ", à laquelle s'ajoute toujours le caractère imprévisible et ouvert du devenir historique.

    Soulignant les apports de sa discipline pour la compréhension des sociétés humaines dans leur diversité, Maurice Godelier revient de manière vivante sur les grands jalons de ses recherches, défend à la fois distanciation méthodologique et sens de l'engagement, et dresse, à rebours d'un certain discours post-moderne, un portrait de l'anthropologue en savant de l'humanité toute entière.

  • Homo Deus

    Yuval Noah Harari

    A história começou quando os homens inventaram os deuses e terminará quando os homens se transformarem em deuses.
    A guerra desapareceu. É mais provável cometer-se suicídio do que morrer num conflito armado.
    A fome está a desaparecer. É mais alto o risco de obesidade do que de fome. A morte tornou-se um simples problema técnico.
    Não alcançámos a igualdade - mas estamos perto de alcançar a imortalidade. O que nos reserva o futuro?
    Homo Deus explora os projetos, sonhos e pesadelos que darão forma ao século XXI - desde o vencer da morte à vida artificial. Sucessor do bestseller internacional Sapiens: História Breve da Humanidade, coloca as questões fundamentais: para onde seguir a partir daqui, e como proteger o mundo dos poderes destrutivos do ser humano? Chegámos ao próximo passo evolucional: Homo Deus.
    «De uma lucidez invejável (e alarmante), descreve os enormes desafios que temos pela frente, enquanto espécie, à medida que a tecnologia genética, a inteligência artificial e a robótica alteram profundamente as nossas relações humanas e com outras espécies. Uma leitura ainda mais voraz e importante do que a do seu já excelente Sapiens.» - Kazuo Ishiguro, Prémio Nobel de Literatura

  • Marqué par l'expérience de l'exil, ce volume témoigne d'un moment à la fois biographique et historique au cours duquel, comme nombre d'artistes et savants juifs européens, Claude Lévi-Strauss est réfugié à New York. Écrits entre 1941 et 1947, alors qu'il n'a pas encore délaissé ses réflexions politiques, les dix-sept chapitres de ce livre restituent une préhistoire de l'anthropologie structurale.
    Ces années américaines sont aussi celles de la prise de conscience de catastrophes historiques irrémédiables : l'extermination des Indiens d'Amérique, le génocide des Juifs d'Europe. À partir des années 1950, l'anthropologie de Lévi-Strauss semble sourdement travaillée par le souvenir et la possibilité de la Shoah, qui n'est jamais nommée.
    L'idée de " signifiant zéro " est au fondement même du structuralisme. Parler d'Anthropologie structurale zéro, c'est donc revenir à la source d'une pensée qui a bouleversé notre conception de l'humain. Mais cette préhistoire des Anthropologies structurales un et deux souligne aussi le sentiment de tabula rasa qui animait leur auteur au sortir de la guerre et le projet – partagé avec d'autres – d'un recommencement civilisationnel sur des bases nouvelles.
    Vincent Debaene

  • Rituels

    Philippe Charlier

    Scarifications, tatouages, transes, sorcellerie, envoûtements, inhumations : le médecin-légiste qui a popularisé sa discipline à la télévision exhume le fond anthropologique inédit du musée Branly. Une superbe leçon sur les origines en 60 photos époustouflantes et commentées.
    Les rituels sont un lien entre l'Homme et ses dieux. Face à l'inconnu (maladie, mort, lendemain), ils sont une façon d'organiser le chaos, de " savoir quoi faire ", d'éloigner la peur et d'affronter les épreuves. Mais comment passe-t-on du profane au sacré ? Quelle est l'histoire du rituel, son ancrage, sa raison d'être ? Quelle fonction occupent chamans, guérisseurs, hommes-médecines ? Quels supports servent à ces échanges verticaux, entre l'humain et le divin ? Comment comprendre la signification précise des gestes millénaires qui se répètent et se transmettent de génération en génération, de maître en initié, de père en fils ?
    Dans cet essai rassemblant de nombreuses cultures issues des cinq continents. Philippe Charlier entraîne le lecteur dans une description et une analyse originale de ces rituels du quotidien et de l'extraordinaire, illustrés par des clichés rarement reproduits, issus du fond d'archives photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac.

  • Recherche de l'élégance, conformité au goût du jour, gaspillage ostentatoire, manifestation d'une transgression?? Depuis le XIXe siècle, la manière de se vêtir est soumise à la mode. Ce phénomène social, dont la naissance coïncide avec l'émergence d'une société des individus, a intéressé la littérature comme les sciences humaines et en particulier la sociologie. De la figure du dandy jusqu'à l'explosion du prêt-à-porter et la multiplication des collections, Frédéric Monneyron présente les approches sociales de la mode. Il nous montre comment, loin de s'exclure, la volonté de distinction et la recherche d'un conformisme social sont intimement liées dans nos choix vestimentaires. Il révèle combien la mode imprègne notre imaginaire collectif.

empty