• Rituel de chair

    Graham Masterton

    Charlie McLean est un critique gastronomique qui passe sa vie sur la route. Il décide un jour d'emmener son fils dans un de ses périples pour renouer des liens avec lui. Un restaurant français qui ne figure dans aucun guide culinaire attire alors sa curiosité.
    Mais cet endroit est en fait l'antre d'une secte anthropophage qui enlève son fils. Pour le sauver, Charlie devra intégrer l'organisation et se soumettre aux rituels insoutenables qu'exige l'intronisation.

    Une véritable descente aux enfers. Un roman qui vous fera regretter de l'avoir lu et, pourtant, impossible à lâcher, impossible à oublier.

  • Dans Andes vénézuéliennes, pendant les années 1990, un SDF avec des antécédents psychiatriques, Dorancel Vargas, vit sous le pont Libertador. Un jour, on découvre dans son petit campement des casseroles remplies de chair en décomposition. Dès lors, les habitants du quartier comptent autour d'eux ceux qui manquent à l'appel. Au cours des deux années d'enquête nécessaires à ce livre, Sinar Alvarado a rencontré les familles des dernières victimes et épluché des liasses de dossiers psychiatriques et de rapports de police pour nous livrer cette histoire hors du commun dans une écriture qui égale celle des plus grands polars réalistes.

  • Le chant du barde

    Poul Anderson

    Exceptionnel best of réunissant les meilleurs récits de science-fiction de l'un des plus considérables auteurs du domaine, soit neuf longues novellas, dont pas moins de six prix Hugo ! Au sommaire de ce florilège unique :Sam Hall (Sam Hall)Long cours (The Longest Voyage, Prix Hugo 1961)Jupiter et les Centaures (Call me Joe)Pas de trêve avec les rois ! (No Truce With Kings, Prix Hugo 1964)Le Partage de la chair (The Sharing of Flesh, Prix Hugo 1969)Destins en chaîne (The Fatal Fulfillment)La Reine de l'Air et des Ténèbres (The Queen of Air and Darkness, Prix Hugo 1971, Locus et Nebula)Le Chant du barde (Goat Song, Prix Hugo 1973 et Nebula)Le Jeu de Saturne (The Saturn Game, Prix Hugo 1982 et Nebula)Le volume dans son ensemble, et chaque texte en particulier, bénéficient d'une introduction de Jean-Daniel Brèque afin de situer l'oeuvre et son contexte. Auxquelles s'ajoute une bibliographique exhaustive, le tout formant un ouvrage de référence incontournable.

  • « Cannibale » est le premier mot à avoir traversé l'Atlantique d'ouest en est : cet ultime volume explore une Amérique qui représente pour l'anthropologie sociale un continent « à part », aux continuités et aux récurrences surprenantes. Des ethnologues ont subodoré une « idéologie panamérindienne » dans laquelle la conception de l'Autre entoure sa consommation de minutieuses structures rituelles. Du Brésil des Tupis aux Grands Lacs des Iroquois, du royaume aztèque aux civilisations andines, le thème confirme son rôle de révélateur des choix politiques primordiaux, ainsi que celui de porteur d'histoire.
    Concluant ce tour du monde sur un sujet déstabilisant la rationalité occidentale, une discussion synthétique analyse les facteurs d'émergence ou de persistance d'une anthropophagie collectivement assumée. En ressortent les motifs inavouables de son incompatibilité avec une société qui s'efforce d'exercer un contrôle massif sur les hommes : le cannibale conserve l'individualité du vaincu, non le « civilisé ».

  • Ce que l'opinion au Gabon considère confusément comme "le" crime rituel : une dépouille humaine mutilée, n'est qu'un exemple, au même titre que l'anthropophagie, de ce phénomène social bien plus multiforme et multidimensionnel. Il caractériserait plutôt un acte criminel odieux, commis par un ou plusieurs individus et condamnable par la loi, visant à porter atteinte à l'intégrité physique et/ou morale d'une autre personne vivante ou décédée, dont le corps ou quelques organes serviraient dans une opération fétichiste. Le crime rituel a mué et évolué dans le temps et l'espace, pour atteindre, en Afrique et au Gabon notamment, sa forme la plus cynique : le meurtre. Il repose sur plusieurs fondements (social, ontologique et mystique), qui déclinent en même temps ses origines. De nombreuses raisons, aussi terribles les unes que les autres, expliquent ce fléau social, sans le justifier nécessairement. Aussi le crime rituel suscite-t-il des réactions nombreuses et diverses en Afrique subsaharienne et dans le monde en général, telles que celle de Kierkegaard qui tient à éveiller les consciences sur l'imposture des prêtres danois accusés d'anthropophagie, parce que se servant du christianisme pour servir leurs intérêts personnels égoïstes, au lieu de servir Dieu. Face au crime rituel, des esquisses de solutions sont proposées : la prévention, la dissuasion et la répression. Toutefois, toutes ces actions, visant à le juguler, seraient vaines si la société tout entière ne s'y attaque pas résolument.

  • Le partage de la chair

    Poul Anderson

    « Tu ne mangeras pas la chair de tes semblables », tel est a priori le crédo des humains, à travers le temps ou l'espace. Mais, sur la planète Lokon récemment redécouverte, Moru a dévoré Donli, le compagnon d'Evalyth. Evalyth, folle de chagrin, ne pense qu'à se venger. Elle apprendra néanmoins le pardon.

  • De Cannibal Holocaust réalisé en 1980 par Ruggero Deodat à la trilogie des « zombies » de Romero, en passant par les « fait divers de chair humaine » qui alimentent régulièrement journaux et médias, nous nous représentons le plus souvent le cannibalisme sous la forme primitive d'un horrible individu qui sauterait sur nous pour nous arracher un bout d'épaule. Or le cannibalisme des "sauvages" - ou canibales "primitifs" - est au contraire une affaire de civilisions. Cela est la thèse principale et surprenante soulevée dans ce court essai d'anthropologie.


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Boudin

    Jérémy Bouquin

    • Ska
    • 1 Février 2016


    Raffinement suprême pour les amateurs de boudin, s'offrir une « saignée » bien gore.

    « - Vous la connaissez ? Il me fait. Je braconne depuis des années ! Je suis un des meilleurs chasseurs du coin. Un charcutier hors pair et il doute encore ! Je soupire. Monsieur Joseph juge un moment ma réaction. Je ne vais pas m'abaisser à lui répondre.
    - Je veux du boudin ! Un beau boudin noir.
    Je sais, je lui fais. Trois fois qu'il se répète. Il radote Monsieur Joseph. Et je veux voir la bête. Je sais ! Décidément. Quand ? Il s'impatiente. Je reprends ma photo. Je la fourre dans mon blouson. Demain soir ? Il accepte. Je lui donne alors l'adresse, celle d'une cave planquée dans le coeur d'une zone pavillonnaire. »
    Le rythme et la texture de cette écriture noire vont si bien avec le boudin de même couleur que c'est à vous couper définitivement l'appétit.

  • Kho-Dô

    Mathilde Bensa

    • Ska
    • 1 Mai 2018


    L'inceste peut conduire à la folie, jusqu`à l'amour dévoreur...

    « Tout au long de la semaine, Izumi se prépara à accueillir Marieke. Il rangea son appartement, fit le ménage, l'inventaire de son nécessaire à thé et à koh-dô. Il acheta des écorces d'eucalyptus, de cannelier, de bois de santal et de cèdre, un nouveau charbon et des cendres propres, nettoya son brûle-parfum et son porte-encens. Il se procura une branche de cerisier et une hampe d'orchidée pour confectionner un ikebana. Comme l'inspiration l'habitait, Il composa quelques haïkus. Puis il acheta une panoplie de couteaux d'office, à découper, trancheurs, désosseurs, trois santokus polyvalents avec lames d'acier inoxydable et un fusil à aiguiser. »

    Mathilde Bensa s'est emparée d'une histoire paroxystique ayant défrayé la chronique criminelle. Avec une écriture limpide, elle expose le ressort du passage à l'acte. Sur fond culturel nippon fait de calme douceur policée, une montée glaçante vers l'horreur...

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