Perrin

  • Histoire de Sparte

    Nicolas Richer

    • Perrin
    • 15 Mars 2018

    La première synthèse illustrée et en français sur la fascinante cité de Sparte."Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses". Ainsi Robespierre caractérisa-t-il la cité des Spartiates en 1794. Une telle formule manifestait un grand enthousiasme à l'égard d'une cité dont la législation, prêtée à Lycurgue, était censée pouvoir rendre les hommes égaux. Mais des hommes qui ont vécu il y a plus de deux millénaires peuvent difficilement être assimilés à ceux qui disent s'inspirer d'eux. C'est donc en pratiquant l'examen d'événements anciens que l'on peut, selon le conseil de Plutarque, s'essayer à "obliger la fable, épurée par la raison, à se soumettre à elle et à prendre l'aspect de l'histoire".
    Car Sparte doit bien d'abord être considérée comme une cité grecque de Grecs en Grèce. En d'autres termes, la culture des hommes de Sparte dans l'Antiquité était très semblable à celle des autres Grecs, bien que leurs organisations et leurs priorités différaient. Seront ainsi présentés les traits majeurs de l'évolution de la cité, du VIIIe au IVe siècle av. J.-C., non seulement d'un point de vue politique mais aussi artistique ou social. La richesse de la documentation portant sur les usages éducatifs, politiques, religieux et militaires permet ainsi d'examiner le fonctionnement d'une collectivité fascinante et originale, dont l'un des traits originaux consiste dans l'importance qu'elle accorde à la guerre.

  • "Démocratie participative", "démocratie citoyenne", démocratisation du monde arabe, la réflexion sur ce système politique a rarement été aussi intense. La démocratie est à l'ordre du jour, de la guerre en Irak aux manifestations de Kiev, en passant par les luttes partisanes françaises. Hommes politiques, universitaires, journalistes en font un des thèmes privilégiés de leurs réflexions.
    Or ce mot, et ce régime, ne sont pas une découverte : ils ont 2000 ans. Sans doute était-il temps de revenir au sens premier du terme, et à leur inventeur, puis de réfléchir a son évolution dans l'histoire. Claude Mossé, dans ce court essai enlevé, met à disposition de ceux que préoccupe l'avenir de la démocratie les regards qui, au cours des siècles, furent portés sur ce régime né au Ve siècle av. J.-C. sur les rives de l'adriatique et livre, en creux, une histoire de la démocratie à Athènes puis en France. Brillant et jubilatoire.

  • Zeus, Athéna, Poséidon, Hadès, Aphrodite : nous voici au coeur d´une mythologie grecque foisonnante de dieux, de héros et de monstres. Polythéistes, les Grecs ne reconnaissaient pas la prééminence d´un Dieu unique, premier et créateur, mais croyaient en une kyrielle de divinités masculines ou féminines. Ces dieux, organisés en société, avaient des vies très proches de celles des hommes. On racontait leur naissance, ils faisaient la guerre, intriguaient, tombaient amoureux, trahissaient... Mais ces dieux n´étaient pas seulement des figures aux aventures romanesques. Faire croître le blé, calmer la mer, gagner une bataille, guérir, protéger un voyage, accompagner la fondation d´une colonie : la réussite de tous les actes humains relevait des dieux, véritables partenaires du citoyen.
    À travers d´innombrables récits, les mythes racontaient alors la gloire de l´exploit héroïque, la confrontation avec la mort, la puissance de l´amour et les affres de la tentation. Ils exposaient la confiance des mortels en des dieux protecteurs et porteurs de victoire, les dangers de l´orgueil et de la démesure, le destin des femmes entre érotisme, mariage et maternité. Ce sont ces mythes, racontés à travers le portrait des douze dieux Olympiens, que nous explique avec brio Sonia Darthou.

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