• D'un cheval l'autre

    Bartabas

    « Il y a dans son regard de la compassion, celle des chevaux qui voient les pauvres hommes aller d'une comédie à l'autre. »

    Ils s'appellent Zingaro, Chaparro, Lautrec, Le Caravage... L'un fut sauvé in extremis de l'abattoir, un autre légué par un torero en déroute, un autre encore, racheté pour une poignée de pesetas à un maquignon véreux. Ces chevaux ont marqué la vie de Bartabas, célèbre fondateur du théâtre Zingaro. Grâce à leur complicité naturelle, il est devenu un écuyer d'exception, réalisant des prouesses qu'aucun artiste n'avait accomplies avant lui.
    Avec ce livre poignant, Bartabas nous entraîne dans les coulisses de ses spectacles et offre à ses compagnons de route leur plus beau tour de piste.

  • - 8%

    « Une femme, pour être en mesure d'écrire, doit avoir de l'argent et une chambre à elle ; et cela, comme vous allez le voir, ne résout en rien le grand problème de ce qu'est la vraie nature de la femme et la vraie nature de la littérature. »Virginia Woolf interroge dans cet essai incontournable toutes les constructions historiques, économiques et sociales qui, au fil des siècles, ont empêché les femmes d'écrire, de penser et de créer avec la même liberté que les hommes. Avec un regard volontairement impertinent et résolument moderne, elle mène une réflexion remarquable sur « les femmes et la littérature », et nous livre un texte féministe intemporel et nécessaire.Traduction et notes de Sophie Chiari.Préface de Lauren Bastide.

  • Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.»
    Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.»
    Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie)« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat que dans les années du règne de Henri second », et c'est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s'exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d'un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d'un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
    Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c'est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d'analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque. 

  • Dans ce conte philosophique, l'auteur de la Saga de Grimr, fauve d'or 2018, traduit avec force le regard singulier que Penss porte sur le monde, aux antipodes de celui de l'humanité de ces temps préhistoriques...
    À l'aube des temps, Penss, piètre chasseur, passe ses journées à contempler la beauté de la nature. Rejeté par son clan, il est contraint à la survie en solitaire et promis à une mort certaine. Mais au printemps, il arrache à la terre son plus grand secret : tout dans le monde se déplie inéluctablement. Une nouvelle vie commence pour Penss et, il en est certain, un nouvel avenir pour l'humanité...

  • Parisiennes, les quatre soeurs connaissent tous les secrets de la capitale... ou presque. Mais depuis que Lisa participe à un concours lancé par son magazine préféré sur Paris, elles traquent le moindre mystère dans les rues, les musées et sur les ponts. Bientôt, Lou affiche une attitude bizarre. Cacherait-elle quelque chose, ou quelqu'un  ? Quand Laure reçoit d'étranges SMS, le doute n'est plus permis. Paris recèle de multiples secrets, qu'il leur faut vite découvrir !
     
     

  • Épopée romanesque d'une incroyable intensité, chronique poignante de l'amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l'empathie et l'endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d'autrui.
    On y suit sur quelques dizaines d'années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l'acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l'artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel, Malcolm, l'architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d'entre eux. Au fil des années, il s'affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur.
    Révélant ici son immense talent de styliste Hanya Yanagihara redonne, avec ce texte, un souffle inattendu au grand roman épique américain.
    Traduit dans vingt-trois pays, Une vie comme les autres, lauréat du Kirkus Award et sélectionné pour le Man Booker Prize, a déjà conquis plus d'un million de lecteurs.
    Hanya Yanagihara vit à New York.

  • La fascination pour les oiseaux qui accompagne l'auteur depuis son enfance (une maladie qu'il appelle Birding Compulsive Disorder) est devenue un prétexte pour écrire sur l'art, la littérature, l'histoire et le cinéma. De quel oiseau-roi Mitterrand a-t-il voulu faire son dernier repas ? Quel est le lien de l'agent 007 avec l'ornithologie ? À quoi pensaient les oiseaux d'Hitchcock ? Quel effet l'amour de Jonathan Franzen pour les oiseaux a-t-il eu sur sa prose ?
    Bien entendu, l'auteur ne s'inspire pas uniquement de ses lectures ! C'est un homme de terrain et son texte est nourri de toutes ses expériences dans la nature, mais aussi en ville.
    Il y a désormais des millions de gens qui s'adonnent à l'observation des oiseaux. Pour beaucoup, c'est une passion dévorante et les cas d'agression, d'évanouissement ou de crise cardiaque ne sont pas rares sur le terrain. Lubie´nski n'a encore tabassé personne, son coeur est heureusement en bon état, mais comme son amour des oiseaux est tout aussi excessif, il affronte sans se plaindre les conditions les plus inconfortables, jusqu'à être victime de la « malédiction du bruant », un mal qui frappe les amis des oiseaux...
    Stanislaw Lubie´nski est né en 1983. Après des études en anthropologie de la culture, il a collaboré à la plupart des magazines culturels de Pologne. Auteur d'un essai historique sur l'anarchiste ukrainien Nestor Makhno (Le Pirate des steppes), il a reçu de nombreux prix pour son livre Douze pies par la queue, dont le prestigieux Nike dans la catégorie « Choix du public ». Sa passion pour les oiseaux détermine la plupart de ses voyages, mais aussi son engagement de citoyen. Il vit à Varsovie, où vient de paraître son nouvel essai : Le livre des déchets, qui traite de la gestion catastrophique de nos ordures comme d'un problème de civilisation.

  • Poésies

    Stéphane Mallarmé

    Pour Mallarmé, l'expérience du réel est trop subtile et trop complexe pour être communiquée par le langage courant, l'« universel reportage ». Le poète, cédant l'initiative aux mots, permet au dire de retrouver sa virtualité par un jeu infini de correspondances. À la tradition de l'énonciation claire et directe, chère à Boileau et à ses successeurs, il oppose une poétique de l'allusion, de la suggestion et du mystère.
    Chantre de la modernité, le poète symboliste lance un défi au lecteur : en faisant appel à son imagination créatrice, c'est à lui de déchiffrer le sens du poème. Car « nommer un objet, écrit Mallarmé, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve ».

  • Senso

    Alfred

    Il n'était pas convié. Elle ne voulait pas venir. Les voilà pourtant réunis à cette fête de mariage, dans un vieil hôtel du sud de l'Italie, entouré d'un parc immense. Leur rencontre, inattendue, est celle de deux personnages un peu à la dérive au milieu d'une fête qui ne les concerne pas. Germano et Elena s'accrochent alors l'un à l'autre et se laissent guider par leur désir mutuel de donner, le temps d'une nuit, un sens à leur vie.

  • Inavouable

    Zygmunt Miloszewski

    Une version polonaise, contemporaine et surprenante de Monuments Men !
    Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944. Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure.
    Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie. Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le
    Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...

  • Après un long sommeil dans son coin de forêt, le château de Loubet reprend enfin vie. Le temps d'un été, il accueille la création d'un opéra contemporain par de jeunes artistes venus des quatre coins du pays. Aucun d'entre eux ne se doute que derrière son apparence paisible, la demeure dissimule un passé macabre.

  • Dans la lignée de Iain Pears et d'Arturo Pérez-Reverte, ce thriller érudit, qui connaît un triomphe international, entraîne le lecteur dans un jeu de piste passionnant à travers les secrets de l'oeuvre de Jérôme Bosch.2013 : Madrid. Le Prado.
    Le Jardin des délices, célèbre triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch, a été vandalisé par un prêtre dominicain. Le religieux, convaincu que l'oeuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l'Église, a lancé du vitriol sur le tableau avant d'être maîtrisé par les gardiens du musée.
    Restaurateur de tableaux, Michael Keie se voit confier la tâche délicate de remettre le triptyque en état. Très vite, il fait une découverte stupéfiante : à plusieurs endroits, les couches de peinture altérées laissent transparaître des symboles cachés. Avec l'aide de son collègue madrilène Antonio de Nebrija, un vieil érudit fantasque, Keie va tenter de déchiffrer ces signes étranges.
    1510 : Petronius Oris arrive à Bois-le-Duc dans les Flandres pour travailler aux côtés de Jerôme Bosch. Alors que la cité est envahie par les sbires de l'Inquisition, Petronius découvre que Bosch, initié à un secret hérétique, travaille en secret à un mystérieux triptyque.
    Avec ses deux enquêtes parallèles, l'une dans le présent, l'autre dans le passé, qui se font écho pour percer le secret du célèbre
    Jardin des délices, Peter Dempf fait preuve d'une incroyable érudition et nous offre un suspense magistral qui tient en haleine jusqu'à la dernière page.

  • « J'avais découvert posé sur le lit un petit dessin représentant une femme et un homme à tête de taureau. (...) Le dessin est brutal. Je le déteste. Je l'adore. Je ne m'en déferai jamais. (...) Sur ce dessin, c'était moi. Ni Olga, ni Marie-Thérèse, ni aucune autre de ses amantes de passage dont il ne se rappelait pas les noms. J'étais l'élue, j'étais la gagnante, j'étais marquée. J'étais à lui. »
    Photographe renommée, figure prometteuse de l'avant-garde parisienne, amie intime des surréalistes André Breton et Man Ray, Dora Maar est une artiste accomplie et célébrée lorsqu'elle rencontre Pablo Picasso en 1936. Fascinée par le génie du peintre, elle rêve d'un compagnonnage artistique, d'une vie à deux faite d'amour et d'art.
    Mais pour Picasso, le seul art qui compte est le sien, et leur relation ne sera pour lui qu'un matériau inépuisable pour sa propre créativité. Projetée en pleine lumière par son statut de muse, Dora Maar devient, sous les pinceaux de Picasso, une des femmes les plus scrutées de son temps, mais son art et son individualité resteront à jamais dans l'ombre du maître.
    De leur histoire destructrice, elle sortira anéantie.
    Dans ce journal intime fictif, Slavenka Drakulic dresse le portrait tragique d'une femme et artiste extraordinaire et offre une voix à celle qui en fut privée.
    Biographie de l'autrice :
    Slavenka Drakulic est une journaliste et écrivaine croate, dont les oeuvres sont traduites en une vingtaine de langues. Ses écrits (essais, romans ou articles) se concentrent sur la place de la femme, le corps féminin, la maladie et le traumatisme. Elle a reçu plusieurs prix, dont le prestigieux prix de la foire du livre de Leipzig « pour l'entente européenne ». Aujourd'hui éditrice et essayiste, elle collabore avec de nombreux magazines et revues internationaux.

  • - 56%

    San Francisco, après l'apocalypse.

    Dans la grande cité californienne, des artistes se sont forgés leur propre société, qui tend vers l'utopie - mais de l'autre côté de la Baie, des militaires s'agitent, décidés à mater ces doux rêveurs. Il va falloir lutter avec ses rêves - et peut-être avec l'aide de la ville elle-même.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant  que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés  des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer  intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la  ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille  Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime,  tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa  propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets  que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si  sage, que tous croyaient bien connaître...
      Après le formidable succès    de la saga  L'Orpheline des neiges, Marie-  Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de  passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.
     

  • Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • L'oeuvre

    Emile Zola

    Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)Dans aucun autre roman Zola n'a mis autant de lui-même que dans L'Oeuvre. Zola, le critique d'art, ami de Cézanne, fervent défenseur, contre l'art officiel, de Manet, de Monet et de toute l'avant-garde qu'incarne Claude Lantier dans le roman. Zola, l'écrivain naturaliste, rêvant de donner son existence entière « à une oeuvre où l'on tâcherait de mettre les choses, les bêtes, les hommes, l'arche immense ». Zola, l'homme enfin, et les souffrances quotidiennes de la création vues à travers l'insatisfaction permanente et l'angoisse de déchoir d'un peintre génial et d'un romancier travailleur. Roman de la passion de l'art au détriment de la vie et de l'amour, L'Oeuvre met en scène à la fois l'enthousiasme d'une révolution artistique et le drame éternel de l'artiste aux prises avec la création. 

  • The eclectic art of which the Carracci family dreamed was realised by Rubens with the ease of genius. However, the problem was much more complicated for a man of the north, who wished to add to it a fusion of the Flemish and Latin spirits, of which the rather pedantic attempts of Romanism had illustrated the difficulties. He achieved it without losing anything of his overflowing personality, his questing imagination, and the enchanting discoveries of the greatest colourist known to painting. Rubens, the greatest master of Baroque painting's exuberance, took from the Italian Renaissance what could be of use to him, and then built upon it a style of his own. It is distinguished by a wonderful mastery of the human form and an amazing wealth of splendidly lighted colour. He was a man of much intellectual poise and was accustomed to court life, travelling from court to court, with pomp, as a trusted envoy. Rubens was one of those rare mortals who do real honour to humanity. He was handsome, good and generous, and he loved virtue. His laborious life was well ordered. The creator of so many delightful pagan feasts went each morning to mass before proceeding to his studio. He was the most illustrious type of happy and perfectly balanced genius, and combined in his personage passion and science, ardour and reflection. Rubens expressed drama as well as joy, since nothing human was foreign to him, and he could command at will the pathos of colour and expression which he required in his religious masterpieces. It might be said that he was as prolific in the representation of the joy and exuberance of life as Michelangelo was in the representation of passionate emotions.

  • Phémis, la doyenne souris, fait ses adieux à Henryk. En effet, depuis qu'il est à la retraite, il n'est plus autorisé à parcourir le musée du Louvre. Il faut tout de même penser à l'avenir de la collaboration entre les souris et les hommes et Milo fera un parfait gardien. Mais avant, Phémis doit régler certaines choses. Elle retourne dans l'aile Denon auprès des siens lorsqu'elle se fait arrêter pour traîtrise et est condamnée à la peine capitale...

  • "Celui qui voit ne sait pas voir" : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Pour guérir l' aveuglement de celui qui voit, deux grandes stratégies tiennent encore le haut du pavé. L'une veut montrer aux aveugles ce qu ils ne voient pas : cela va de la pédagogie explicatrice des cartels de musées aux installations spectaculaires destinés à faire découvrir aux étourdis qu ils sont envahis par les images du pouvoir médiatique et de la société de consommation. L'autre veut couper à sa racine le mal de la vision en transformant le spectacle en performance et le spectateur en homme agissant. Les textes réunis dans ce recueil opposent à ces deux stratégies une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l homme aliéné par l excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c est alors l affirmation de sa capacité de voir ce qu il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. Les interventions réunies dans ce recueil examinent, à la lumière de cette hypothèse, quelques formes et problématiques significatives de l'art contemporain et s efforcent de répondre à quelques questions : qu'entendre exactement par art politique ou politique de l'art ? Où en sommes-nous avec la tradition de l'art critique ou avec le désir de mettre l'art dans la vie ? Comment la critique militante de la consommation des marchandises et des images est-elle devenue l'affirmation mélancolique de leur toute-puissance ou la dénonciation réactionnaire de l'"homme démocratique" ?

  • Aisya, une orpheline, peut donner vie à ses peintures en utilisant son sang. Enfermée et exploitée, elle crée des peintures maudites apportant richesse et mort à ses acquéreurs. Pour être moins seule, elle donne naissance à Loki. Avant de mourir, elle lui demande de trouver ses oeuvres maudites et de sauver les personnes envoutées. Plus Loki en apprendra sur les hommes plus il les détestera.

  • Derrière les tubes des années 1990, devenus des hymnes (« Wonderwall », « Supersonic »...) et les frasques des frères Gallagher, réputés pour leur arrogance et leur tendance à l'auto sabordage, Oasis est avant tout un groupe qui a marqué l'histoire de l'Angleterre, aussi bien pour son impact sur la Britpop, réponse anglaise au mouvement grunge, que pour ce qu'il a représenté pour toute une génération.
    Issus de la classe ouvrière anglaise déshéritée de Manchester, marquée par la délinquance et le chômage, les membres du groupe auront symbolisé le passage de l'inconsidération à la starification pour une jeunesse abandonnée par le thatchérisme, faisant d'Oasis une aventure tout autant musicale que sociale et politique.
    Entrelaçant l'histoire du groupe et celle de la politique anglaise, Oasis ou la revanche des ploucs revient sur un moment où les espoirs d'un pays se sont cristallisés autour de la musique.

    Benjamin Durand est documentaliste d'archives audiovisuelles et historien de formation. Il est cofondateur du magazine Voxpop. Il a vécu pendant près de dix ans en Angleterre, essentiellement à Manchester.


    Nico Prat est journaliste culturel. Il écrit sur le cinéma dans Rockyrama, sur la musique pour le webzine Goûte Mes Disques, et il est également la voix de Tsugi Radio. Il a travaillé par le passé pour Libération, OCS et TF1.

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