• 1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l'effondrement d'une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s'est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l'homme qu'elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s'activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d'Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
    Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l'une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d'une balle dans le dos... L'enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu'elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu'elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?
    Marie-Bernadette Dupuy est l'auteur d'une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, qui lui a permis de conquérir le coeur de nombreux lecteurs. Elle revient avec une époustouflante saga, dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.
     

  • Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d'origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s'aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
    Un dimanche, alors qu'elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d'urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d'Isaure n'est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l'amour de jeunesse de Lucienne.
    Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s'éclairer d'un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous entraîne dans une époustouflante saga dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.

  • Aux amours

    Loïc Demey

    ... demain vos paroles, votre visage et votre silhouette se seront effacés alors je vous inventerai encore, je vous chercherai encore, je vous attendrai ailleurs et nous nous retrouverons comme si jamais nous ne nous étions quittés, vous serez une autre déambulant dans une nouvelle histoire, la même mais au coeur d'une scène différente que je façonne, inlassablement, jusqu'à ce que vous consentiez à m'apparaître...
    Un homme attend une femme qui ne vient pas. Il se lance à sa poursuite en empruntant le chemin des rêveries.
    Né en 1977 en Lorraine, Loïc Demey est professeur d'éducation sportive et physique. Il est l'auteur de Je, d'un accident ou d'amour (Cheyne éditeur).

  • Une salle d'attente chez un neurologue, cinq personnes qui ne se connaissent pas.
    La narratrice (par jeu ? par ennui ?) invente une vie pour chacun de ses voisins.
    Une jeune botaniste part à la recherche d'une collègue disparue.
    Un homme d'âge mûr décide d'achever le projet de son épouse, récemment décédée, et part chasser les aurores boréales.
    Un garçon autiste enquête pour retrouver sa mère et sa soeur parties pour la planète Tchou. Une vieille dame bataille contre la maladie d'Alzheimer.
    Naît ainsi un entrelacs d'existences fictives qui se font écho, comme autant de variations sur un même thème. Il est question d'attente et d'absence, de quête et d'oubli. Comme une tapisserie, la narratrice tisse avec ces fils un portrait d'elle-même, tout aussi fictif peut-être.
    Un roman tout à la fois grave et léger, triste et ludique, drôle et extravagant, subtilement tissé d'échos, de résonances et de réminiscences. Le Bruit de la lumière est le troisième roman de Katharina Hagena, l'auteur du phénomène éditorial international Le Goût des pépins de pommes.

  • Une traversée du siècle dernier, de Corrèze en Charente limousine, sur les traces de Marie dont la vie marquée d'épreuves et de joies nous livre un tableau réaliste de la vie des femmes d'autrefois.Orpheline, Marie espère pouvoir un jour goûter à la douceur d'un foyer. Recueillie par une riche famille charentaise, les Cuzenac, elle perd rapidement ses illusions. Elle est employée comme servante dans leur belle propriété, aux Bories. Elle travaille dur, confrontée quotidiennement à l'animosité de sa patronne ainsi qu'au mépris du neveu Macaire. Heureusement, Pierre, son ami et voisin, vient la réconforter et jouer inlassablement avec elle près du bois des Loups. Les années passent, Marie connaîtra la révélation de ses singulières origines. Soulagée de retrouver un pan de sa propre histoire, elle épouse son compagnon d'enfance, Pierre. Une vie somme toute tranquille s'annonce pour eux, n'étaient les mauvais penchants de Pierre, la jalousie de l'imprévisible Macaire mais aussi les affres de la Seconde Guerre mondiale...

  • Marie, l'orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d'institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite de L'Orpheline du bois des Loups.
    Epouse comblée, mère de quatre enfants aimants, institutrice consciencieuse, Marie s'épanouit dans sa vie à Aubazine, le village où elle a grandi. Sa réussite tant privée que professionnelle est incontestable. Pourtant elle n'a pas oublié son enfance difficile, ses jeunes années à l'orphelinat et tous ceux qui lui ont fait du mal. Deux événements vont bouleverser sa tranquillité : la diffusion de lettres diffamantes à l'encontre de son couple et sa rencontre inopinée avec une jeune orpheline, Mélina, font resurgir de douloureux souvenirs... .

  • Toute petite, Violaine, enfant unique, perd son père, mort de la tuberculose, puis, moins d'un an plus tard, sa mère, qui succombe à la même maladie. Dans ce petit village côtier où l'argent manque et où chaque bouche à nourrir représente un défi pratiquement insurmontable, personne ne peut recueillir la fillette cruellement éprouvée. À gauche et à droite, on cherche des solutions, une façon de lui venir en aide, mais le miracle attendu ne se produit pas.

    C'est ainsi qu'elle est envoyée dans les Pyrénées chez sa tante Marcelline et son oncle Albert qui l'accueillent froidement, pour ne pas dire brutalement, et se mettent très vite à lui mener une existence insoutenable. Heureusement, Sidonie Fernandez, une Espagnole aux dons fascinants et surnommée la «brouche» (sorcière), prend la jeune fille sous son aile et ne l'abandonne pas malgré les coups obstinés de cette terrible fatalité qui ne cesse de frapper impitoyablement.

  • Le temps retrouvé

    Marcel Proust

    Le Temps retrouvé est le septième et dernier tome d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust publié en 1927 à titre posthume. L'oeuvre s'ouvre sur le séjour du Narrateur chez Gilberte de Saint-Loup à Tansonville. Une lecture d'un passage inédit du journal des Goncourt entraîne le Narrateur dans des réflexions sur l'art et la littérature, d'où il conclut que en se demandant si tous les gens que nous regrettons de ne pas avoir connus parce que Balzac les peignait dans ses livres [...] ne m'eussent pas paru d'insignifiantes personnes, soit par une infirmité de ma nature, soit qu'elles ne dussent leur prestige qu'à une magie illusoire de la littérature. L'action se poursuit ensuite à Paris, en 1916. Extrait : Ce qui est curieux et ce sur quoi je ne puis m'étendre, c'est à quel point, vers cette époque-là, toutes les personnes qu'avait aimées Albertine, toutes celles qui auraient pu lui faire faire ce qu'elles auraient voulu, demandèrent, implorèrent, j'oserai dire mendièrent, à défaut de mon amitié, quelques relations avec moi. Il n'y aurait plus eu besoin d'offrir de l'argent à Mme Bontemps pour qu'elle me renvoyât Albertine. Ce retour de la vie, se produisant quand il ne servait plus à rien, m'attristait profondément, non à cause d'Albertine, que j'eusse reçue sans plaisir si elle m'eût été ramenée, non plus de Touraine mais de l'autre monde, mais à cause d'une jeune femme que j'aimais et que je ne pouvais arriver à voir. Je me disais que si elle mourait, ou si je ne l'aimais plus, tous ceux qui eussent pu me rapprocher d'elle tomberaient à mes pieds. En attendant, j'essayais en vain d'agir sur eux, n'étant pas guéri par l'expérience, qui aurait dû m'apprendre -- si elle apprenait jamais rien -- qu'aimer est un mauvais sort comme ceux qu'il y a dans les contes contre quoi on ne peut rien jusqu'à ce que l'enchantement ait cessé.

  • Quand tombe la nuit

    Djenny Bergiers

    • Snag
    • 13 Juillet 2021

    Quand les voiles tombent et les secrets se révèlent, l'amour peut-il être plus fort que tout ?

    Une improbable rencontre qui fait tout basculer pour les deux protagonistes qui trouvent un écho dans l'autre et l'opportunité de saisir une main.
    Noélie a tout pour être heureuse. Si sa vie semble idyllique, peu de personnes connaissent l'envers du décor, pas même ses meilleures amies. Après tout, les affaires de famille restent en famille. Mais l'impression de n'être qu'une imposture aux yeux de ses proches l'accable irrémédiablement.
    Tristan régit sa vie dans des habitudes protocolaires bien strictes. Les rouages sont huilés et il n'est pas question de faire un pas de travers, ni d'attirer l'attention.

    Noyé dans des secrets qu'il peine à gérer, le jeune homme attend avec impatience sa majorité.

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • Pourrait-on endurer le pire, si l'on n'attendait le meilleur ? C'est l'interrogation qui relie ces quatre études qui ont pour objet la douleur physique, la douleur morale, la douleur de vieillir, enfin le rapport entre la douleur et l'art. Une telle attente ne sait pas ce qu'elle attend. Le plus souvent, elle s'ignore elle-même. Elle est non un sentiment particulier mais une forme universelle du temps humain. Cette forme, cependant, resterait vide, si l'on ne pouvait identifier plus précisément les contraires du pire. Ils ont ici pour noms parole, mémoire, musique et amour. Envisagés comme des dimensions du soin dû à l'homme souffrant, ils répondent diversement à son appel.

  • Vous souhaitez vous libérer de vos peurs et dépasser vos blocages ? Vous avez envie de changer de vie, mais vous ne passez pas à l'action ? Vous vous sentez souvent insatisfaite et vous aspirez à concrétiser vos rêves ?
    Catherine Oberlé accompagne les femmes en quête de changement et participe à leur transformation en leur permettant de se réaliser pleinement. Parce que vivre la vie qui nous convient vraiment requiert audace, courage et détermination, elle a mis au point la méthode EROS pour vous aider à :

    Écouter vos ressentis et aimer avec force et liberté.
    Ressentir et agir avec authenticité.
    Oser et activer votre puissance intérieure.
    Sourire et célébrer la vie.

    Grâce à ces quatre étapes fondamentales et progressives, vous renouez peu à peu avec votre force créatrice et vous rayonnez. De nombreux témoignages et exercices pratiques vous permettent d'accéder à vos aspirations profondes et de vous reconnecter à celle que vous êtes. Vous vous réalisez enfin et vos rêves deviennent réalité.
    « Si vous ressentez le besoin d'incarner votre vie, ce livre est pour vous ! » Christine Lewicki

  • Canyon Street

    Pierre Pelot

    Javeline s'est embarquée dans une étrange aventure. Elle a décidé de suivre Raznak le Fou, et de quitter Canyon Street pour le paysage du Grand Ciel, où, espère-t-elle, ils trouveront la Terre Promise... Mais va-t-elle réellement au devant de sa liberté, ou ne risque-t-elle pas tout simplement de basculer dans une nouvelle aliénation ?

  • Je m'étais levée du pied que j'espérais être le bon, prête me semblait-il pour affronter mon image dans le miroir. Il était temps de regarder la situation en face. J'étais prête et presque forte en entrant dans ma salle de bain ; je m'étais postée fièrement face à mon miroir et je m'étais vue. Ma tête, bouffie de larmes inutiles, des yeux cernés d'insomniaque et au coin de mes lèvres apparaissaient déjà quelques rides tombantes dans un rictus douloureux. La situation était bien là, elle me faisait face dans le miroir. Posée sur le bord du chemin, larguée comme une vieille chaussette, zappée comme on appuie sur une télécommande, dégagée d'une simple pichenette. Cassée comme un jouet qui n'amuse plus. Transparente. L'idiote de service. Écrasée machinalement d'un revers de main comme on écrase un moustique. Pot de colle gluant. Vulgaire parasite. Vieux truc abandonné dans une malle au grenier. Mouchoir usagé. C'est à peu près ça que j'avais vu dans ma glace.

  • Regroupant une foule de situations difficiles auxquelles parents, enfants, enseignants, thérapeutes ou aidants naturels font face quotidiennement, Allégories pour guérir et grandir a le pouvoir d'éveiller le potentiel qui sommeille en chacun de nous.

    oVotre jeune vit une déception à la suite d'un échec ? Parcourez avec lui l'allégorie Chatouille et le grand escalier.

    oUn de vos élèves a un trouble d'attention ? Consultez l'allégorie Rapido et la sirène.

    oVotre conjoint souffre d'épuisement professionnel ? Lisez l'allégorie Grand Tom.

    oVous vous sentez mal dans votre peau ?
    Référez-vous à l'allégorie Ma maison.

    Ce guide pratique propose 70 allégories présentées sous forme de courtes histoires thérapeutiques, lesquelles vous feront voir la vie d'un oeil différent, vous donneront accès à des ressources intérieures insoupçonnées et vous ouvriront à de tout nouveaux horizons.

  • Le thème de l'attente traité magistralement au travers de l'histoire d'une jeune journaliste roumaine et de celle d'un ambassadeur du Luxembourg. Inattendu et inspirant.

  • « On avance avec toi et on avance dans notre immense maison. C'est une belle période, je suis heureuse. Je suis consciente de vivre et de partager avec ton père et toi un moment unique dans nos existences. Je vais être maman tout soudain, vais-je être à la hauteur ? Tu vas faire de moi une mère. C'est toi, mon coeur qui vas m'apprendre à l'être. J'espère de toutes mes forces m'en montrer digne. » Stéphanie Linder prend la plume pour exprimer le trop-plein d'amour ressenti pour sa fille Pascale. C'est au détour d'un examen gynécologique et après quinze ans de vie avec Julien qu'ils découvrent que tout espoir d'enfant n'est pas perdu. La grossesse ne se passe pas sans quelques difficultés. Ce vibrant récit retrace en toute sincérité les étapes de leur insoutenable attente. Il lui faut supporter les nombreux examens médicaux, les échecs et s'accrocher au fragile espoir de sentir un jour une petite vie palpiter dans son ventre. Après tant d'années d'attente fébrile, elle éclate de joie : enfin enceinte !

  • « Si j'étais un peu plus patiente, je pourrais être une fille parfaite. J'attendrais que tu répondes à mes mails et si tu ne le faisais pas, ça n'aurait pas d'importance puisque je n'aurais pas de doute sur le fait que tu m'aimes. Pendant que tu ne répondrais pas à mes mails, je me roulerais dans l'indifférence alanguie des fins d'après-midi, j'écouterais la pluie d'été laver les rues, j'ouvrirais grand les fenêtres pour respirer l'odeur de la rue mouillée. »
    Elle l'attend et elle lui écrit. Elle lui écrit qu'elle l'attend, qu'elle attend qu'il lui écrive. Dans Paris déserté par l'été, elle enfile les mails, raconte sa mère, sa soeur, l'enfant, toute la famille Ricoré.
    Marie-Aimée Lebreton nous donne ce que nous attendions depuis que ce média a envahi notre quotidien, le premier roman par mail, dans la pure tradition du roman épistolaire, même si elle convoque au passage Spinoza et la Nouvelle star.
    Pour mieux nous dire ce qu'on vit quand on aime, et taire ce qu'on souffre.
    Marie-Aimée Lebreton est née en Kabylie. Elle est maître de conférences en Esthétique à l'université de Lorraine. Elle publie des romans, du théâtre et vit à Pari

  • 17: 00

    Gaëtan Mardol

    Cette histoire se décompose en huit temps. Huit agonies. Quatre personnes se retrouvent et attendent l'heure fatidique... Certains attendent ce moment depuis si longtemps qu'ils ne savent plus. À dix-sept heures, tout va changer. Pour toujours. Alors, faut-il attendre, en attendant ? Pourquoi cette heure et pas une autre ? Pour le savoir, attendez avec eux et vérifiez votre montre...
    Voici la première pièce de théâtre de Gaëtan Mardol, auteur français vivant à Paris, évoluant dans le monde de l'art contemporain depuis de nombreuses années. Pour lui, si la vie n'est pas un songe, elle est alors nécessairement absurde.

  • Vous souvenez-vous de Dire I/II de Danielle Collobert ? Ou peut-être ne connaissez-vous pas ce texte paru fin des années 70, et les plus de 20 ans qu'il a fallu attendre après la mort qu'elle s'est donnée, le jour de ses 40 ans, en 1978 donc, Collobert, pour être rééditée en 2 tomes chez POL...
    Dire I/II c'est l'alternance de 2 voix, homme, femme, peu importe, les paragraphes passent de l'un à l'autre, et superposent une déambulation dans Venise et ses ruines, son eau morte, à un retour, et pareille déambulation, dans un village de Bretagne, à bout de mer. Le chemin, les images, les intérieurs aperçus, l'histoire même, tout cela suffit à en faire une expérience majeure : la littérature se joue dans notre rapport au monde, et peut se dire tout entière dans la simple façon d'appréhender les choses extérieures - il suffit de cela, une précision, un tu, un appel.... Pour Collobert, l'appel n'a pas été entendu, pas assez tôt.
    De Bretagne aussi, une route qui s'en va de Saint-Brévin à la Turballe, mais dans cette même déambulation, ici fondée sur le Domaine d'Arnheim d'Edgar Poe, nous est venue La Presqu'île de Julien Gracq...
    C'est dans la magie propre à ses deux textes qu'immédiatement m'a pris ce Les Sédiments de Virginie Gautier.
    Ce qu'il y a de bien, à mesure que se développe un site comme celui-ci, c'est qu'on peut ne rien savoir plus, d'un auteur, que le CV standard joint à l'envoi. On apprend qu'il y a eu l'école des Beaux-Arts de Rennes, qu'il y a toujours une intervention de plasticienne, incluant des performances et des sculptures, mais aussi une réflexion sur le paysage, avec des sculptures in situ, à Morlaix, ou sur le littoral des Côtes d'Armor.
    On y apprend aussi que Virgine Gautier est depuis 5 ans enseignante d'Arts Plastiques dans un collège de Seine Saint-Denis : je sais ce que je dois moi-même à cette confrontation, et comment cela peut démultiplier ce qu'on demande à la langue.
    Dans ces Sédiments, le lieu est prégnant, mais toujours pris dans une cinétique, une approche, une relation. On traverse, on longe, on cherche, on contourne : extraordinaire travail sur les verbes de mouvements. Et c'est ainsi qu'on extorque aux choses, aux murs, maisons, rues, perspectives, leur empreinte rilkéenne : ce qui en fait poésie.
    C'est une réflexion sur ville, périphérie, solitude, avec des phrases nominales, un poids énorme demandé à la grammaire, et la totalité de ses outils, pour qu'elle devienne invisible.

    FB

    Merci à Sarah Cillaire et Fred Griot pour le travail d'édition et maquette.

  • Pour toi...

    Sabrina Fournier

    Mon journal intime, de femme qui souhaite devenir mère : À vingt-neuf ans, avec une situation stabilisée professionnellement et après avoir trouvé l'amour de ma vie, mon désir d'enfant pointe son nez. Quelques mois passent et toujours pas d'enfant à l'horizon. J'ai compris que j'étais en difficultés pour faire un bébé et que « ça n'arrive pas qu'aux autres ». À travers cette douloureuse expérience qu'est le chemin de la stérilité, je dévoile toutes mes pensées les plus personnelles : les sentiments ressentis dont on n'ose pas faire état publiquement ; les échanges douloureux avec l'entourage qui nous blessent terriblement ; et j'y raconte aussi les détails intimes liés aux conséquences médicales dont personne ne parle et auxquels on est confronté quotidiennement sans y être préparé. Un témoignage sans retenue, une histoire de femme qui désire plus que tout au monde donner la vie.

  • « En libérant notre pays des Allemands, nous perdions en quelque sorte notre liberté... Quel paradoxe lorsque l'on sait que pendant ces quatre longues années, nous nous étions battus pour la reconquérir... En effet, une fois cette liberté acquise, nous devions trouver rapidement d'autres désirs à assouvir aussi fort et aussi prenant, sinon nous sombrions rapidement dans la mélancolie, le souvenir de tous nos camarades morts et la peur d'être redevenus presque anonymes voire inutiles. »

  • Je ne serai jamais rassasiée de lui...
    Dominic a disparu sans donner signe de vie. Cherche-t-il à dompter ses peurs ou m'a-t-il tout simplement oubliée ? Plus l'attente se prolonge, plus j'ai la certitude que je ne pourrai jamais me passer de lui. Quand on me propose une mission destinée à authentifier un chef-d'oeuvre de Fra Angelico, je saisis l'occasion pour retrouver Dominic, bras droit d'Andrei Dubrovski, le milliardaire russe désireux d'acquérir ce chef-d'oeuvre. Mais l'homme d'affaires, qui n'est pas insensible à mes charmes, ne doit en aucun cas deviner le lien qui nous unit. Dominic assiste, furieux mais impuissant, à la cour assidue que me livre son patron. Cet audacieux bal masqué me réserve des sensations plus grisantes que jamais...

  • On visite des expositions. Toutes ne nous montrent les oeuvres qu'en leur achèvement. Ne comprendrions-nous pas mieux toutefois ce que peut être la peinture s'il nous était permis de surprendre le peintre dans son atelier ? Ainsi avons-nous invité le public à visiter l'atelier d'un philosophe pour y découvrir comment s'exerce sa réflexion pour mettre les idées en place.
    Sur une soixantaine d'exemples, le lecteur assiste ici à l'organisation d'une pensée soumise au seul arbitraire de l'alphabet. Qu'il s'agisse de l'art ou de l'éducation, de l'amour ou de la jalousie, de Dieu, de la bêtise, de l'ennui, etc., c'est à partir d'une multiplicité de points de vue qu'il voit se constituer la cohérence et l'unité d'une philosophie dont les thèmes fondamentaux sont la vie, l'attente, l'imagination, et le temps.
    Aussi cette entreprise a-t-elle toute la simplicité et la clarté d'une initiation, et, comme chez un peintre, toute la singularité d'un regard.

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