• La mafia est, d'ores et déjà, très infiltrée dans l'économie légale : pour la seule Italie, on estime son chiffre d'affaires à 135 milliards d'euros. Ce faisant, et c'est ce qui la rend singulière dans la galaxie du crime organisé, elle recherche moins le profit que le pouvoir. Le temps qui passe la renforce : la mafia est une organisation pérenne qui sait s'adapter à des changements majeurs de paradigme - elle a ainsi survécu sans dommage au passage du féodalisme au capitalisme en Sicile ou du socialisme au capitalisme en Russie. Sur ce sujet, les économistes sont bien silencieux, car le modèle dominant est incapable de percevoir les caractéristiques du système mafieux. La supposée frontière entre activités légales et illégales, qui présume une homogénéité de chacune de ces sphères économiques, n'est ici plus valable. Il est indispensable, pour comprendre le fonctionnement économique de la mafia, et envisager des formes de luttes efficaces, de développer un cadre alternatif. L'approche proposée par Clotilde Champeyrache est l'approche institutionnaliste, intégrant l'économie du crime et l'économie du droit, indispensable pour comprendre comment le pouvoir mafieux se construit et se consolide dans le temps.

  • Lionel Essrog a grandi avec ses copains à l'orphelinat de Brooklyn. Devenu adulte, il est embauché par un " privé ", Franck Minna, dont l'agence se livre à de louches activités sous prétexte de déménagements. Les Orphelins de Brooklyn raconte l'histoire des " Minna Boys ", leurs arnaques et leurs combines, le meurtre de leur patron et l'enquête rocambolesque qui s'ensuit.
    Mais le véritable intérêt de ce livre est ailleurs : en effet, Essrog est affligé d'une maladie rare, le syndrome de Gilles de la Tourette, série de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) qui font de sa vie un enfer, et dont le principal symptôme consiste en des éruptions verbales incontrôlées. Prétexte, pour Jonathan Lethem, à d'étincelantes variations langagières sur le thème du roman noir " hard boiled ", revu et corrigé par un disciple de Tex Avery.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Francis Kerline.

  • Un peu partout dans le monde, les antiques traditions religieuses - bouddhisme, christianisme, islam - comme les " nouvelles religiosités " - mouvances sectaires et spiritualités alternatives -, s'accommodent d'une mondialisation économique qui, pourtant, véhicule des valeurs et des logiques apparemment opposées à celles de la religion.Hostiles, par principe mais non dans les faits, aux choses de l'argent et au commerce, les religions n'en ont pas moins été des agents particulièrement actifs du développement des systèmes économiques. En retour, ceux-ci ont contribué à façonner les dogmes et les formes des religions.Mais une révision des rapports entre économie(s) et religion(s) s'impose : depuis les années quatre-vingt-dix, en effet, les analyses et modèles de l'économie politique s'appliquent à la compréhension des nouvelles relations que les individus et les sociétés entretiennent avec le religieux. Lionel Obadia dresse ici un état des lieux inattendu du vaste domaine de ces relations et questionne la pertinence du concept d'économie religieuse - l'économie de la religion et non dans la religion.

  • La violence de la guerre et du terrorisme fait la une des journaux et nourrit en permanence fictions et films. Brutale, intentionnelle, elle se donne à voir et fait parler d'elle. Au contraire, la micro-violence dont nous parle ce livre est imperceptible, minuscule, diffuse. Elle est dans l'" ordre des choses ", " naturelle ".

    La violence de la guerre et du terrorisme fait la une des journaux et nourrit en permanence fictions et films. Brutale, intentionnelle, elle se donne à voir et fait parler d'elle. Au contraire, la micro-violence dont nous parle ce livre est imperceptible, minuscule, diffuse. Elle est dans l'" ordre des choses ", " naturelle ".

    La violence est dans les détails. C'est ainsi que, quotidiennement, nous endossons des rôles uniformisés sans toujours savoir ce qui nous pousse à ces conduites. Dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, montrer de soi certaines choses, les cacher_: au travail, en voiture, au supermarché, en classe, ce type de violence canalise nos conduites, sans que nous en prenions conscience.

    Des exemples, appartenant à notre vie de tous les jours, illustrent le propos de l'auteur. Ils mettent à nu les mécanismes à l'oeuvre dans leur simplicité, leur pauvreté, leur répétition ; ils montrent comment nous y adhérons, comment nous acquérons le comportement exigé. Ainsi se découvre un pouvoir dispersé et profus, produisant un individu participant à son propre asservissement.

    Reconnaître, expliquer et contrer la micro-violence, tel est l'objectif de cette démonstration salutaire.

  • La violence de la guerre et du terrorisme fait la une des journaux et nourrit en permanence fictions et films. Brutale, intentionnelle, elle se donne à voir et fait parler d'elle. Au contraire, la micro-violence dont nous parle ce livre est imperceptible, minuscule, diffuse. Elle est dans l'" ordre des choses ", " naturelle ".

    La violence de la guerre et du terrorisme fait la une des journaux et nourrit en permanence fictions et films. Brutale, intentionnelle, elle se donne à voir et fait parler d'elle. Au contraire, la micro-violence dont nous parle ce livre est imperceptible, minuscule, diffuse. Elle est dans l'" ordre des choses ", " naturelle ".

    La violence est dans les détails. C'est ainsi que, quotidiennement, nous endossons des rôles uniformisés sans toujours savoir ce qui nous pousse à ces conduites. Dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, montrer de soi certaines choses, les cacher_: au travail, en voiture, au supermarché, en classe, ce type de violence canalise nos conduites, sans que nous en prenions conscience.

    Des exemples, appartenant à notre vie de tous les jours, illustrent le propos de l'auteur. Ils mettent à nu les mécanismes à l'oeuvre dans leur simplicité, leur pauvreté, leur répétition ; ils montrent comment nous y adhérons, comment nous acquérons le comportement exigé. Ainsi se découvre un pouvoir dispersé et profus, produisant un individu participant à son propre asservissement.

    Reconnaître, expliquer et contrer la micro-violence, tel est l'objectif de cette démonstration salutaire.

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