• Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

    Greil Marcus est le plus célèbre rock critic américain. Spécialiste de la pop culture outre-atlantique, il est l'auteur d'ouvrages qui mettent au jour les liens souterrains unissant les mouvements artistiques et musicaux et les événements, parfois séparés de plusieurs siècles. Collaborateur régulier à Rolling Stone Magazine et Creem, cet intellectuel mélomane est également un conférencier aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de Lipstick Traces (Allia, 1998) et de Dead Elvis (Allia, 2003).

  • Leonard Cohen inspire un respect rarement réservé à un artiste encore vivant. Et alors qu'il continue de créer une musique hors du temps, Liel Leibovitz invente un nouvel art de la biographie. De "Suzanne" à "Everybody Knows", il livre les sources d'inspiration du chanteur et recompose le puzzle d'une vie spirituelle, dans une véritable biographie philosophique. Du judaïsme au bouddhisme, de la poésie canadienne au rock'n'roll, il nous plonge dans une quête de sens et décrit la manière dont Cohen est devenu une star jamais égalée, mais aussi un véritable prophète. Reclus sur l'île d'Hydra avant de se consacrer au bouddhisme, Cohen échappe au cliché de la rock star. Mêlant anecdotes, analyse et contexte, ce portrait parvient à émouvoir, ce dont Leonard Cohen himself a convenu.

  • Des chansons qui nous poursuivent. Une figure qu'on dirait inaltérable. Et derrière le portrait de légende, un homme complexe, hésitant parfois, plutôt contradictoire. On connaît les grandes étapes : naissance à Duluth, au pays des mines de fer, père petit commerçant, enfance banale et groupes de rock amateurs. Puis l'épopée du folk, la découverte de Woody Guthrie, le départ pour New York : à tout juste vingt et un ans, celui qui n'est qu'un gratteur de guitare parmi d'autres incarne le basculement d'une époque. Quatre ans plus tard pourtant, à bout de lui-même, incompris et hué, il arrête brusquement sa carrière et s'isole à Woodstock.

    À observer son balancement entre chanson et écriture, à explorer son rapport à Ginsberg, Brecht et Rimbaud, c'est un fragment de l'histoire du monde qu'on rejoint. Et, à tenter de reconstituer comment il s'efforce de surmonter obstacles et pannes, à refuser systématiquement d'endosser le rôle de star qu'on lui assigne, c'est une part de nous-mêmes, de notre imaginaire peut-être, qu'on décrypte.

    François Bon poursuit avec Bob Dylan, artiste considérable et énigme parfaite, le chemin entrepris avec Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002).

  • Nous sommes en 1958 et Pappadopoulis est assoiffé de tout : mescaline, alcool, filles, art et sciences, prière et vérité. Il est en même temps fasciné par la mort, qu'il taquine tous les jours et qu'il ira chercher jusqu'à Cuba, sous couvert d'expédition révolutionnaire.
    Derrière l'énergie créatrice et suicidaire du héros se dessine le portrait, drôle et corrosif : celui de l'esprit, de la folie et de la liberté des sixties. Né en 1937, Richard Fariña grandit à Brooklyn, avant de faire des études dans la prestigieuse université de Cornell où il se lie d'amitié avec Thomas Pynchon. Il vit ensuite de petits boulots à New York, se mêlant au coeur d'un réseau d'artistes de la contre-culture.
    En 1963, il se marie avec Mimi, soeur de Joan Baez. Richard Fariña, décèdera dans un accident de moto eux jour après la publication de son unique roman, devenu depuis un classique, un livre culte.

  • À Paris, dans le café où elle a l'habitude d'aller, la narratrice entend une chanson qui la plonge dans le souvenir d'une histoire, le souvenir de sentiments auxquels elle croyait avoir renoncé. Photographe, elle est aussi dans un moment de perte d'inspiration. Une rencontre imprévue la replonge dans les affres de l'amour, en même temps qu'elle lui ouvre de nouvelles pistes de réflexions artistiques. La création et la vie se mêlent, l'une servant l'autre. Mais l'équilibre ne risque-t-il pas de s'inverser en cours de route ? « Quand la réalité devient trop cruelle, trop dure, je choisis un morceau que j'aime et je plonge dans un océan familier, les guitares électriques, la batterie soulignent le rythme de ma nage, rien d'autre n'existe, ni ceux qui m'ont blessée ni ceux qui pourraient adoucir le sort, rien que la voix de quelqu'un qui me raconte sa vie, une histoire qu'il ou elle a vécue, ou qu'un ami, une amie lui a racontée, une scène à laquelle il ou elle a assisté. »

  • Dans ce recueil, Zéno Bianu s'attache à dresser le « portrait poétique » d'un auteur-compositeur majeur du XXe siècle, qui a toujours revendiqué la poésie comme la clé même de son oeuvre. Héritier direct de la Beat Generation et habité depuis maintenant un demi-siècle par une urgence créative sidérante, Dylan n'a cessé de se métamorphoser, vivant la poésie comme une forme ultime d'engagement. Zéno Bianu fut l'un des signataires du Manifeste électrique, qui bouleversa la poésie francophone des années 1970. Il est l'auteur d'une oeuvre multiforme, publiée chez Gallimard, Actes Sud, Fata Morgana et par Le Castor Astral. Il est entré en « Poésie/Gallimard » pour célébrer les 50 ans de la collection.« Dans une époque vouée à la déréliction et à un renoncement hypnotique, la poésie de Zéno BIanu s'impose comme une ardente rupture, une submersion féérique. »France culture « Entre deux rêves, entre la vie et la mort, Zéno Bianu dévore son siècle à belles dents. »Syncopes

  • Psychiatre cinquantenaire, Jonathan Saks fait le point sur sa vie. E

  • Que signifie encore Bob Dylan à notre époque ? Personnage introverti et impénétrable, la voix abîmée, le chanteur mythique poursuit en 2010 une tournée sans fin et ses prestations scéniques inégales peuvent parfois dérouter les anciens fans. Mais attention à ne pas cataloguer l'icône de la contre-culture américaine des années soixante comme un has been pathétique dont les chefs-d'oeuvre passés n'auraient été composés qu'entre 1962 et 1966. Auteur de chansons inoubliables - Blowin' In The Wind, Like A Rolling Stone, Lay Lady Lay etc. -, Bob Dylan, né Robert Zimmerman en 1941, a inspiré des générations de musiciens et de poètes tout en se métamorphosant au fil du temps pour forger une oeuvre exceptionnelle qui renferme des perles à toutes les époques, depuis ses débuts à New York en 1961 jusqu'à aujourd'hui. Tour à tour poète, compositeur et chanteur de folk, de folk-rock, de country, de gospel ou de blues, écrivain, peintre aussi, il n'a jamais cessé de surprendre les foules. Un artiste total, bien au-delà de la simple légende des «sixties».

    Au fil d'une biographie riche, complète, lucide et passionnée, Julien Gautier nous fait redécouvrir cet artiste exceptionnel et déroutant qui a toujours rejeté les rôles dans lesquels certains ont voulu l'enfermer. A travers cette légende vivante, polymorphe et incontournable, c'est un voyage inoubliable au coeur de la pop culture qui nous tend les bras.

    Biographie: Né en 1976, Julien Gautier est journaliste pour un site d'informations financières. Il a collaboré à plusieurs titres de la presse régionale et hebdomadaire nationale depuis sa sortie de l'Institut pratique de journalisme (IPJ) en 2000. Sa passion pour Bob Dylan a commencé au milieu des années quatre-vingt-dix quand il était étudiant à la Sorbonne.

  • La Seconde Guerre mondiale est terminée et un vent de liberté souffle sur cette nouvelle jeunesse qui souhaite danser, rire et chanter. C'est le commencement du rock & roll. De véritables légendes vivantes vont voir le jour, telles qu'Elvis Presley, Johnny Hallyday ou les Beatles. Au fil des années, ...

  • À la une du numéro d'hiver de la revue Nuit blanche, retrouvez Dominique Fortier, autrice et traductrice dont les écrits, maintes fois primés, naviguent entre le roman et l'essai. Michèle Bernard l'a rencontrée. Découvrez ensuite la réédition du Canadien français et son double (2018 [1972]) de Jean Bouthillette, un essai dépeignant l'aliénation d'un peuple vers sa reconquête, la vie littéraire de l'auteure prolifique et éclectique Aline Apostolska et deux récentes parutions du Cheval d'août : Créatures du hasard de Lula Carballo et Les fins heureuses de Simon Brousseau, toutes deux imprégnées d'une poétique du prosaïsme. Puis, Gérald Baril retrace les critiques adressées au marxisme pour mettre au jour la dimension écologiste du programme émancipateur élaboré par Marx. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, un article sur Le dernier chalet d'Yvon Rivard par Jean-Paul Beaumier, ainsi que « Pourquoi a-t-on décerné le prix Nobel à Bob Dylan ? » par Yves Laberge.

  • Malgré un succès d´audience partout dans le monde, cette série historico-policière de sept saisons et 156 épisodes ne fait pas l´objet d´une édition DVD en raison du coût des droits musicaux de sa très riche bande originale. Le but de ce livre est de l´analyser sous un angle historique et de contribuer à lui donner une place dans la mémoire des sériephiles. Inspirés par des faits réels et appuyés sur des connaissances historiques précises, les crimes résolus par les policiers de Cold Case proposent un portrait « en coupe » - fictif et néanmoins très pédagogique - de l´Amérique contemporaine, avec un traitement tout particulier de l´histoire des femmes et des minorités. Il s´agit aussi de montrer que le propos développé par les scénaristes de cette série policière diffusée sur la chaîne hertzienne conservatrice CBS est profondément « de gauche » (la gauche américaine) et progressiste. Enfin, en tant que série des années 2000, Cold Case est bien sûr marquée par les attentats du 11 Septembre et les deux guerres (Afghanistan et Irak) que les États-Unis ont mené pendant sa diffusion.

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