• «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • Le présent ouvrage se veut une étude en profondeur du fonds de travailleurs Fondaction dont l'objectif principal, relevant à certains égards d'une utopie concrète, est d'investir l'épargne-retraite dans des entreprises qui favorisent la participation des travailleurs et qui se préoccupent de l'environnement. L'ouvrage vise à faire découvrir au lecteur comment ce projet de fonds a été construit à partir d'une centrale syndicale, la CSN, considérée comme la plus combative de son époque. L'entreprise collective qu'est Fondaction est un cas exemplaire du modèle québécois de développement de deuxième génération qui ouvre sur un autre modèle de développement.

    La première partie de ce livre porte sur l'origine de Fondaction et sur ses phases de développement selon les dimensions suivantes : la croissance quantitative et qualitative, les investissements dans les entre­prises, et la gouvernance et le mode de gestion. Chacun de ces aspects présente des défis différents, mais les avancées des dernières années se font grâce au renforcement d'objectifs précis, à l'élargissement de l'écosystème et à la réalisation d'un changement d'échelle - avec, entre autres, l'investissement d'un milliard de dollars dans plus de mille entreprises. La seconde partie, plus analytique, porte sur deux thématiques transversales : le positionnement dans la finance socialement responsable et la contribution à l'économie du Québec. En conclusion, les auteurs suggèrent que Fondaction s'inscrit dans une transition écologique et sociale qui lui permet d'établir des passerelles entre l'économie solidaire, l'économie sociale et la responsabilité sociétale des entreprises.

    Cet ouvrage s'adresse à quiconque veut en savoir plus sur l'économie sociale et la finance socialement responsable et, plus précisément, sur le fonds de travailleurs Fondaction.

  • Militant à la fois radical et pragmatique, Paul Cliche est un pilier de la gauche au Québec depuis les années 1960. Journaliste politique à La Presse puis au Devoir il est au premier rang pour observer l'envol de la Révolution tranquille. Plus tard à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), il s'engage dans la campagne du deuxième front et participe aux premières explorations politiques sérieuses de la gauche. Déjà, au tournant de la décennie 1970, il travaille à mettre sur pied un parti de gauche municipal à Montréal - le Front d'action politique (FRAP) -, mais la crise d'Octobre bousille tout. Par la suite, il fera face à l'administration Drapeau à l'Hôtel de Ville comme conseiller du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM).

    Précurseur, il est un des maîtres d'oeuvre des chantiers auxquels la CSN contribue dans le cadre du deuxième front : l'hebdomadaire Québec-Presse et les supermarchés coopératifs Cooprix. Pionnier de la sociologie électorale au Québec, il agit comme chef de file de la campagne en faveur de l'instauration d'un scrutin proportionnel. En 1999, il collabore à la fondation du Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN).

    Après sa retraite en 1997, il devient un militant politique à temps plein et s'engage dans une démarche de longue haleine pour unifier la gauche politique au Québec. Ce processus débute par la fondation, en 1998, du Rassemblement pour une alternative politique (RAP), dont il est la bougie d'allumage. En 2001, il est candidat à une élection partielle dans Mercier où il agit comme porte-étendard de la gauche, unie pour la première fois. Il y obtient près de 25 % des suffrages. Ce résultat probant permet de franchir une étape cruciale : la fusion de trois partis de gauche qui donne naissance à l'Union des forces progressistes (UFP). Pour couronner cette avancée survient, en 2006, la création de Québec solidaire (QS) issu de la fusion de l'UFP et d'Option citoyenne. Depuis lors, Paul Cliche n'a cessé de militer au sein du parti en processus qu'est QS maintenant fusionné avec Option nationale.

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