• Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car, avant même d'être romancier, Dmitry Glukhovsky est journaliste.

    Et rien ni personne n'échappe à sa plume acerbe, à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) - le Leader de la Nation -, suivi de près par les strates corrompues de l'administration, les mafieux reconvertis en hommes d'affaires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics intègres, les journalistes, la télévision, l'alcoolisme omniprésent, les extraterrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes. Chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. L'absurde et le fantastique, qui jalonnent le quotidien russe, ne sont jamais loin, et l'on se surprend même parfois à ressentir de la tendresse pour certains protagonistes.
    Pour un lecteur occidental, la fenêtre que Dmitry Glukhovsky ouvre sur le quotidien des gens du peuple comme sur celui des affidés du pouvoir peut sembler un miroir déformant, tant on a l'impression que l'auteur prend le pas sur le journaliste pour forcer le trait sur la naïveté des uns et les compromissions des autres. Malheureusement, la fiction n'est pas très loin de la réalité.
    C'est la génération la plus intéressante. Ses représentants ne sont ni soviétiques, ni antisovié¬tiques, ni postmodernes, mais écrivains tout court. Dmitry Glukhovsky, écrivain polyglotte de 38 ans, fait partie de cette génération décomplexée. L'Express, Marianne Payot

  • Une édition de référence du Mariage de Figaro de Beaumarchais, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Marceline, à Figaro. Mais que nous font, mon fils, les refus d'un homme injuste ? Ne regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas: cela seul importe à chacun. Dans quelques mois ta fiancée ne dépendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera, j'en réponds. Vis entre une épouse, une mère tendres, qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent pour elles, heureux pour toi, mon fils ; gai, libre et bon pour tout le monde : il ne manquera rien à ta mère. » (Extrait de la préface de l'auteur.) 

  • En 2018, le festival d'Avignon était dédié aux questions de genre et la Manifesta de Palerme à l'écologie. Parallèlement à ce nouvel art militant émergent de nouvelles formes de censures (boycott des films de Woody Allen ou de Roman Polanski, pétition pour le retrait d'un tableau de Balthus, annulation de la pièce Kanata de Robert Lepage...). Après des décennies d'art formaliste, autoréflexif ou transgressif, l'art le plus contemporain se trouve plongé dans une atmosphère globale de moralisation. Or, l'art peut-il s'assigner des buts éthiques et peut-il être jugé sur des critères moraux ? Ces questions, que l'on pensait réglées, retrouvent une brûlante actualité. Carole Talon-Hugon procède à un état des lieux de ce nouvel agenda sociétal de l'art contemporain (cause décoloniale, minorités raciales et sexuelles, inégalités...) et procède à une mise en perspective historique qui fait ressortir la particularité de la situation actuelle, avant de procéder à une analyse de la censure éthique. La question est finalement de savoir ce que l'art et l'éthique ont à gagner et à perdre dans ce tournant moralisateur de l'art contemporain.

  • Quatre-vingt-treize textes, glanés par Francis Lacassin dans les correspondances de Jack London ou dans de petites revues enfouies dans des bibliothèques américaines, composent Profession : écrivain. Ils révèlent (après le chercheur d'or, le vagabond du rail ou des mers, le militant socialiste, le prophète du retour à la vie rurale) un nouvel aspect de la personnalité de Jack London : le « travailleur de la plume ». C'est une véritable plongée dans les coulisses de l'oeuvre de London, grâce aux commentaires que lui inspirent ses écrits et les auteurs qui l'ont influencé : Kipling, Stevenson, Conrad, Spencer. Les textes dans lesquels il livre sa conception de l'écriture et du métier, sa tactique d'approche des rédacteurs en chef et éditeurs font de l'écrivain un véritable personnage... de roman.

  • Et quel est donc ce « grand revirement » que le journaliste britannique David Icke
    nous exhorte à accomplir pour nous arracher au noir destin qui se dessine pour toute l'humanité ?
    Toutes les réponses sont désormais à la portée de chacun, là, nichées dans cet énorme ouvrage conçu comme un guide : 28 « points » qui, une fois reliés, nous livrent un grand dessein infernal entamé depuis des milliers d'années. Destination finale : la dictature mondiale qui nous attend...

    Des révélations étayées par des preuves incontestables que les médias continuent d'ignorer

    Les accusations ? Accablantes :

    Les présidents américains ont trempé dans les pires crimes, soutenus par les vrais maîtres de la planète : Icke livre des preuves au nom desquelles il n'a jamais pu se retrouver attaqué en diffamation, et grâce auxquelles il protège sa propre vie. Objectif : la 3e Guerre mondiale.
    Les nations européennes, dont la France, sont en train d'abdiquer leur indépendance au profit d'instances fédérales non élues. Finalité : la dictature.
    Les évènements du 11 Septembre ont bien été montés de toutes pièces par le gouvernement et l'armée des États-Unis. Pourquoi ? Les guerres pour le pétrole.
    Les industries de l'alimentation, du médicament et de la santé réussissent à rendre malades les populations nanties et à décimer le reste de l'humanité. But : la maîtrise des cerveaux.
    Les technologies de pointe dans le secteur des télécommunications engendrent des cancers et tuent la créativité. Enjeu : affaiblir les populations.
    Le réchauffement climatique relève d'un phénomène solaire naturel, mais l'homme doit croire qu'il est le seul responsable.

  • Frankenstein 1918

    Johan Heliot

    Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l'opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon.
    À partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d'électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées - les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé responsable de l'unité de recherche sur la régénération.
    Les « frankies » vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L'opération finalement interrompue, l'un d'eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations.
    Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l'arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l'émancipation des siens. C'est là qu'un jeune couple, elle, résistante à l'occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l'espoir de lever le voile sur ce versant secret de l'Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer.
    Johan Heliot entrecroise, tel un tisseur, des récits de Winston Churchill tirés de ses Mémoires secrets, les témoignages d'une Marie Curie désabusée par la folie des hommes, et le journal intime du personnage principal, Victor. Se dessine alors, au fil de la lecture, un panorama fascinant des conséquences d'une Grande Guerre qui n'aurait pas pris fin en 1918, dont le coeur est un hommage à Mary Shelley et sa fameuse créature.
    "J'ai eu le privilège et le malheur de vivre, mourir et puis renaître dans les premières décennies d'un siècle fou, autant créateur que dévastateur. Longtemps, j'ai hésité à témoigner. Ajouter ma voix à la cacophonie du monde me semblait vain. Mais je nourris aujourd'hui l'espoir de donner aux hommes d'après-demain une leçon profitable, si toutefois il advient suffisamment de nouvelles générations pour habiter l'avenir." - Manuscrit de Victor, premier des non-nés.

  • Revue études Hors-Série ; dix grands débats Nouv.

    Nous avons sélectionné dix grands débats publiés au cours de ces dernières années dans nos colonnes pour inviter le lecteur à entrer à son tour dans ces conversations fructueuses, et qu'il parvienne à formuler ses propres points d'accord ou de désaccord. C'est en favorisant ce style d'interpellations mutuelles que surgissent les idées neuves et inattendues. Ces débats portent sur des sujets décisifs pour nos sociétés, comme la représentation de la laïcité, l'économie capitaliste, le féminisme, la censure, etc. Ce sont aussi des sujets qui sont à l'origine de polémiques récurrentes. Nous avons voulu montrer qu'il est possible d'en débattre sereinement et de manière constructive.

    Pour la revue Études, cette année 2021 est marquée par l'importance que nous accordons au renouvellement de la manière de débattre. Nous continuerons à publier des débats dans les pages de la revue, mais nous proposerons aussi d'autres formes et d'autres lieux de confrontation. C'est ainsi que nous comptons promouvoir l'exercice de la disputatio, forme scolastique de confrontation philosophique qui exige d'écouter et de reprendre les arguments de l'autre pour engager un dialogue authentique.

    Lisez la revue Études et rejoignez notre communauté pour que vivent toujours plus les débats d'idées.



    SOMMAIRE


    France-Algérie : l'héritage colonial -Tahar Khalfoune et Benjamin Stora



    L'économie au service de la vie bonne - Elena Lasida et Patrick Viveret



    Le capitalisme est-il réformable ? - Gaël Giraud et Thomas Piketty



    L'appel au soin et à la solidarité dans notre société - Fabienne Brugère et Jacques Ricot



    Existe-t-il une violence spécifique faite aux femmes ? - Mazarine Pingeot et Camille de Villeneuve



    Le délai d'accès à l'IVG - Alexandra Benachi, Marion Muller-Colard et Dominique Quinio



    Les représentations de la laïcité - Dominique Avon et Valentine Zuber



    La place de la religion dans la vie politique - Jean-Marc Ferry et Paul Valadier



    Méditation orientale et oraison chrétienne - Jean-Marie Gueullette et Fabrice Midal



    Les formes contemporaines de censure - Jean-Baptiste Amadieu et Carole Talon-Hugon

  • "Contre le bourrage de crâne" est la compilation d'articles écrits sur le front par Albert Londres entre Juillet 1917 et Décembre 1918 pour le Petit Journal alors qu'il est correspondant de guerre, et qu'il doit se frotter à la censure militaire. Le journaliste nous emmène un peu partout sur le front français, à Verdun, Reims, Lille, dans l'Est et le Nord, en Belgique, en Angleterre, à Londres, en Italie, jusqu'à Venise, sur le front autrichien, et après l'armistice, jusqu'en Allemagne, où il décrit un pays vaincu, écartelé entre les révolutionnaires et les mouvements conservateurs refusant la défaite. L'un des textes essentiels à lire quand on veut comprendre la Première Guerre Mondiale, et comment elle fut à la fois conclusion du Dix Neuvième siècle Européen et préambule de la Seconde Guerre Mondiale. Un document indispensable, un témoignage unique, qui façonnera les idées, la carrière et l'indépendance d'Albert Londres.

  • Maurice Garçon (1889-1967) fut béni par les Muses. On connaît l'illustre avocat, mais il fut aussi diariste (son Journal dont la publication a été entamée par les Belles lettres promet d'être l'un des plus importants de sa génération), parolier, aquarelliste, historien spécialiste du Diable, et sans doute bien d'autres choses encore. Ce sont ses plaidoyers que l'on va célébrer dans la collection « Le goût des idées » et, pour commencer, ceux qu'il consacra aux arts et aux lettres, avec en premier lieu, celui, célèbre, intitulé désormais Contre la censure où il assura la défense d'un libraire poursuivi pour outrage aux bonnes moeurs. On y trouvera la marque d'une élégance de style et d'une érudition hors de pair : un modèle d'éloquence d'une parfaite modernité loin des rodomontades que l'on prête, pas toujours à tort, aux grands ténors du barreau.

    Jean-Claude Zylberstein, Avocat à la Cour


  • « Une grande partie des activités humaines se déroule aujourd'hui sur l'Internet. On y fait des affaires, de la politique, on y bavarde, on travaille, on s'y distrait, on drague... L'Internet n'est donc pas un outil qu'on utilise, c'est un espace où se déroulent nos activités. »

    Les outils de communication ont d'emblée une dimension politique : ce sont les relations humaines, les idées, les échanges commerciaux ou les désirs qui s'y expriment. L'ouvrage de Stéphane Bortzmeyer montre les relations subtiles entre les décisions techniques concernant l'Internet et la réalisation - ou au contraire la mise en danger - des droits fondamentaux. Après une description précise du fonctionnement de l'Internet sous les aspects techniques, économiques et de la prise de décision, l'auteur évalue l'impact des choix informatiques sur l'espace politique du réseau.

  • La vie tranchée Nouv.

    Août 1917. Louis, jeune soldat en convalescence à l'hôpital, reçoit une lettre de l'Infanterie le nommant lecteur dans une commission de contrôle postal aux Armées. Lui qui a subi durant trois ans l'enfer des tranchées se retrouve dans un bureau, comme les embusqués si critiqués.
    Désormais, il va ouvrir jusqu'à quatre cents lettres par jour. Traquer les indiscrétions et le découragement, caviarder les passages indésirables, saisir les courriers pacifistes, désigner les soldats aux propos jugés non conformes au moral des troupes et de l'arrière.
    Les mois se succèdent, marqués par l'arrivée d'une séduisante jeune femme et la visite de Fernand, son compagnon de tranchées. Jusqu'au jour où, poussé par un événement inattendu, Louis regarde autrement les mots qui défilent quotidiennement sous ses yeux.
    Un roman poignant, qui donne la parole aux anonymes du front : les lettres ouvertes par Louis sont toutes extraites de courriers saisis par l'armée durant la guerre de 1914-1918.

  • Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • Nous vous proposons de passer l'été en compagnie de La Fontaine, Diderot, Sade et d'autres auteurs sulfureux de la littérature française.
    Vous aurez aussi le plaisir de comprendre la passion de Mona Ozouf pour 1789.

  • Censure & cinéma en France

    Collectif

    Censure & cinéma en France examine sur plus de 450 pages, le processus complexe de la classification des oeuvres cinématographiques dans notre pays. La parole a été donnée aux observateurs et aux acteurs du dispositif organisé par l'État depuis 1919.


    Jean-François Théry, Sylvie Hubac, Edmond Honorat, Jean-François Mary et Françoise Tomé, tous interrogés au moment de leur présidence, ont accepté de livrer leur point de vue sur le travail de la Commission de classification.


    André Bonnet, fondateur et conseil de l'association Promouvoir, laquelle a bouleversé le droit du cinéma depuis plus de vingt ans avec l'affaire Baise-moi, explique et justifie ses multiples actions devant le juge.


    Si René Chateau, Philippe Rouyer et Fernand Garcia ont choisi de revenir sur des épisodes importants de la classification des films, des juristes se sont interrogés sur la finalité de l'avertissement, sur les incohérences de l'interdiction aux moins de 18 ans, ou encore sur l'indemnisation des professionnels lésés par des restrictions d'exploitation en salles.


    Au total, quinze auteurs ont bien voulu poser un regard critique sur un dispositif complexe observé avec méfiance par une industrie du cinéma partagée entre agacement et résignation.

  • Cet ouvrage montre que de nombreux arguments mis en avant par ceux qui voudraient justifier l'interdiction de la pornographie sont infondés ou qu'ils ne peuvent servir à justifier des décisions dans une démocratie laïque. Cet essai ne plaide pas, pour autant, pour une défense de la pornographie, mais se livre, au nom d'une "éthique minimale", à une critique des arguments les plus souvent utilisés dans les débats. Des documents complètent cette analyse (habituel dans cette collection).


  • Collection Darkness et cinéma. Volume 3. Politique et religion.


    Le cinéma est politique (Christophe Triollet) // Le contrôle du cinéma organisé par L'Etat français (Christophe Triollet) // Montrer la censure (Franck Lubet) // Pouvoir de l'image, image du pouvoir (Eric Peretti) // La Première Guerre mondiale sous les feux de la censure cinématographique (Albert Montagne) // Le contrôle politique du cinéma (Christophe Triollet) // Godard et la censure (Anabel Dutrop) // L'après 1962, 10 d évocation de la guerre d'Algérie, du petit au grand écran (Laurent Garreau) // La Vie est un choix, note de lecture (Sébastien Lecocq) // L'Ordre et la morale (Christophe Triollet) // Dieu, les hommes et le cinéma (Christophe Triollet) // La Religieuse de Rivette (Laurent Garreau) // Mises en scène sacrilèges au cinéma et leurs scandales et censures (Albert Montagne) // Mais ne nous délivrez pas du mal, teenage lust (Alan Deprez) // Censures cinématographiques au pays des chats persans (Albert Montagne) // Dictature, économie et cinéma chinois, une censure pas comme les autres (Jean-Baptiste Guégan) // Raspoutine, la princesse et la MGM ou comment Irving Thalberg fit perdre un million de dollars à Louis B. Mayer (Chloé Delaporte) // Pré-code : le miroir aux alouettes. Faux-semblants et idées reçues sur le cinéma hollywoodien des années 1930-1934 (Benjamin Campion) // Censorship in America (Christophe Triollet) // La télévision américaine sous surveillance (Benjamin Campion) // Brèves censoriales, politique et religion

  • Au milieu des années 1970, l'apparition des magnétoscopes change radicalement la manière de consommer le cinéma, les spectateurs pouvant désormais louer sans aucun contrôle préalable des films que les salles ne projettent pas. Les éditeurs de cassettes vidéo remplissent alors les catalogues d'oeuvres souvent inédites, parfois pornographiques, violentes ou interdites qui échappent à tout contrôle pour le plus grand plaisir des amateurs de Bis. Au Royaume-Uni, les pouvoirs publics sont alertés par certaines associations familiales qui ne comprennent pas que des enfants puissent voir librement des films honteux et dégradants. Pour contrer la diffusion d'oeuvres jugées particulièrement dangereuses pour la jeunesse, la police anglaise organise et multiplie des saisies médiatisées dans les vidéoclubs en vertu de la loi de 1959 réprimant l'obscénité. À la demande de la principale association des vendeurs et loueurs de vidéos de Grande-Bretagne qui souhaite éviter que ses membres ne fassent l'objet de poursuites judiciaires, les autorités finissent par publier en 1983 une liste infamante de 72 titres stigmatisés sous la dénomination de Video Nasties. [...] (Christophe Triollet)

  • Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l'Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l'emblème d'une négation de l'autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd'hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
    Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d'astronomie, de géologie, d'histoire naturelle ou sur l'origine de l'homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus connus entre sciences et religions et propose une version oecuménique et édulcorée de l'histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d'imposer sa vision du monde, l'une fondée sur la nature, l'autre sur le surnaturel.

  • Les jeux de l'amour sont l'un des thèmes marquants des mythologies indiennes. Leur originalité tient à la liberté d'expression, aux images inhabituelles, à l'absence de censure, alliées à des dénouements violents, parfois terrifiants.
    Les récits publiés ici ont été recueillis auprès de six peuples indiens de la province amazonienne du Rondonia, vivant selon des traditions différentes.
    Les fils conducteurs de ces histoires sont les thèmes éternels : la recherche de l'amour, la séduction, la jalousie, le plaisir, les affrontements entre les hommes et les femmes, les mères et les filles...
    Les formes et les développements inespérés de ces récits, le talent des conteurs, la créativité et la liberté du langage donnent au texte une fraîcheur et un humour délectables, plus proches de la littérature que de l'anthropologie.

    Un authentique bonheur de lecture.

  • Jihad

    Jean-Marc Ligny


    « L'amour est une laisse de soie qui conduit l'homme soit au ciel, soit en enfer. » (Proverbe arabe)

    Kabylie, début du XXIe siècle. Alors que la guerre civile fait rage, un village est attaqué, ses habitants massacrés. L'unique survivant apprend à Djamal Saadi que sa soeur a été violée et tuée par un mercenaire français nommé Max Tannart.
    Infiltré dans une France déchirée entre les milices du Parti National au pouvoir et les ex-combattants de Daesh, Djamal connaîtra l'enfer, dans ce pays où la couleur de sa peau et son type ethnique suffisent à attiser la haine.
    Djamal n'est pas un immigré comme les autres. Il ne vient pas chercher du travail ni combattre aux côtés de la résistance. Guerrier solitaire, il se fraye un chemin sanglant afin d'accomplir son jihad personnel, qui porte un autre nom : vengeance.

    Intrigue foisonnante, personnages attachants, action menée à cent à l'heure...


    Un thriller de politique-fiction auquel les développements récents de l'actualité donnent un saisissant parfum d'authenticité.

  • « À l'est, il y a les montagnes et la révolution qui fait rage. Au sud se répandent les marais incrustés de sel et les débris du passé. À l'ouest, sous un soleil arrogant qui ne se couche jamais, se trouve la capitale,la splendeur urbaine de l'art, de la poésie et de la politique. Au nord, au-delà des collines et des plaines, il y a le désert de la mer et, à une journée de bateau, le mirage de l'Amérique, forgé dans le béton et l'espoir. »
    À Cuba, le petit village de la Piedra Negra se vide de ses hommes, partis faire la révolution. Il ne reste sur place que les lâches, les idiots, les travestis et les vieux.
    Ceux qui reviennent, estropiés, dans le meilleur des cas, passent leur temps à boire l'eau-de-vie locale, qui a le pouvoir de procurer l'oubli à ceux en ont besoin. Aussi, la jeune Elena aide-t-elle son distillateur de père pour faire face à la demande croissante.
    Mais quand Elena apprend que ses deux frères ne rentreront pas, elle éprouve le désir d'enchanter le monde autrement que par l'ivresse. Elle se met à écrire de la poésie et déclame ses poèmes sur la place du village.
    C'est alors qu'elle rencontre Daniel Arcilla, célèbre poète révolutionnaire, qui va changer sa vie. Par amour, Elena quitte son village natal pour vivre à La Havane, où la censure fait rage.
    Mais dans cette ville qui fourmille d'espions, écrire l'expose à des dangers dont elle ignore tout.
    « Medina donne le meilleur de lui-même dans ce roman irrésistible, teinté d'absurde et d'humour noir. » - Booklist
    « Une fable sombre, qui rend hommage à l'esprit des poètes, et dans laquelle le lyrisme et la métaphore sont des armes dangereuses. » - Kirkus
    « Comédie cubaine rappelle que ce qu'on attend d'une révolution, c'est qu'elle nous remplisse le coeur de poésie, pas qu'elle bâillonne les poètes. » - Bob Shacochis
    « Un roman où se côtoient la poésie et la satire politique. Une immersion onirique dans le Cuba d'après la révolution, tour à tour tragique et comique. On retrouve dans ce texte l'étrange beauté de la prose de Jodorowsky. » - National Public Radio
    « Poète, romancier, traducteur et essayiste reconnu, Pablo Medina est un véritable magicien des lettres, et Comédie cubaine est son meilleur sortilège - un roman lumineux sur la poésie et l'amour à l'épreuve de la barbarie. Plein d'esprit, traversé par un puissant élan vital, Comédie cubaine est une incantation - à une île, à une époque révolue, et à cette chose dont manquent cruellement les hommes : la sagesse. » - Junot Diaz

  • ÉDITORIAL
    Le temps du soin - Nathalie Sarthou-Lajus
    INTERNATIONAL
    Philosophie virale - Guillaume le Blanc
    La crise du coronavirus - Étienne Perrot
    SOCIÉTÉ
    Pour une recherche médicale plus attentive au réel - Didier Sicard
    Méditation pascalienne sur le confinement - Laurence Devillairs
    Leçons sur le retard - Entretien avec Hélène L'Heuillet
    RELIGION
    Jacques Ellul : une espérance pour un monde sans issue - Frédéric Rognon
    Raison et foi : des rapports revitalisés - Nathalie Sarthou-Lajus
    CULTURE
    Les formes contemporaines de censure - Entretien entre Jean-Baptiste Amadieu et Carole Talon-Hugon

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Le deuxième volume de la collection Darkness, censure et cinéma propose de vous raconter l'histoire du sexe à l'écran. Une approche cinéphile et juridique singulière qui détaille les méandres d'un genre aux multiples sous-genres, et qui explore les limites de l'indécence qui préoccupe encore les professionnels de l'industrie cinématographique comme les défenseurs de la morale.

    Table des matières


    De l'art ou du cochon ? (Christophe Triollet)
    Sexe, censure et cinéma (Christophe Triollet)
    De l'ombre à la lumière. L'avènement du corps obscène loin de la censure hollywoodienne (Isabelle Labrouillère)
    Renvoyez la censure ! Anastasie, tes foudres m'anesthésient (Jean-Pierre Putters)
    Le fonds de la censure des films. Les soubresauts invisibles d'Anastasie (Laurent Garreau)
    Quelle histoire ! 40 ans de réglementation en France (Christophe Triollet)
    Christophe Bier, entretien avec l'historien du cinéma coquin (Christophe Triollet)
    Histoires de sexe(s) : petite histoire d'un film sans visa (Christophe Triollet)
    Clip devait-il être interdit aux seuls mineurs de 16 ans ? (Christophe Triollet)
    Sausage Party : pornographie et atteinte à la dignité humaine (Christophe Triollet)
    Les 40 ans de la loi X (Laurent Garreau)
    L'Essayeuse : un film français condamné à la destruction totale en 1976 ! (Albert Montagne)
    Le sexe à l'affiche (Christophe Triollet)
    La pornographie. Un genre illégitime qui peut séduire les femmes (Alain Brassart)
    Luis Buñuel ou le sexe à l'épreuve de la censure (Albert Montagne)
    Sexum universalis (Lionel Trélis)
    Vers une représentation explicite du sexe à l'écran (Eric Peretti)
    Mais qu'est-ce que l'obscénité ? (Christophe Triollet)
    Le corps dans les cinéma asiatiques. Théâtre de la perversion ? (Yohann Chanoir)
    Culture pornographique japonaise. Entre permissivité totale et tabous ancestraux (Sébastien Lecocq)
    Pornographie : ouvre-moi ton âme (Agnès Giard)
    De la douleur au plaisir. Voyage dans le "kinkniverse" (Alan Deprez)
    Une cravache qui claque. le soubresaut de la nazixploitation (Lionel Trélis)
    Noces du sexe et de la violence (Alan Deprez)
    Panorama de la mise en scène des rapports ambigus entre l'homme et l'animal (Eric Peretti)
    De la zoophilie à la nécrophilie (Christophe Triollet)
    L'amor de la mort ou Luis Buñuel nécrophile et agalmatophile (Albert Montagne)
    Brèves censoriales

  • Fin 1943, après deux ans de combats lointains et relativement indolores pour les États-Unis, la population américaine qui, jusque-là, soutenait inconditionnellement la décision d'intervenir dans la Deuxième Guerre mondiale, est soudainement frappée d'effroi. La cause de ce vacillement: les violentes images tournées lors de la bataille de Tarawa. La prise de ce minuscule atoll du Pacifique se fait de justesse, en trois jours, au prix de 1 000 morts et de 2 000 blessés du côté américain seulement. C'est le premier carnage essuyé par les boys depuis leur entrée en guerre et c'est aussi la première fois qu'une équipe de cameramen de l'armée filme les combats... et les cadavres.

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