Perrin

  • Avec son regard si personnel, Alain Decaux réexamine le cas de saint Paul et nous fait découvrir un personnage fait de contradictions et de passions.
    Sans oublier le saint, c'est l'histoire d'un homme qu'a voulu faire revivre Alain Decaux. Il montre Paul persécuteur impitoyable des chrétiens avant, sur le chemin de Damas, de reconnaître le Fils de Dieu : " Il m'est apparu à moi, l'avorton, car je suis le plus petit des apôtres. " Premier à comprendre que le christianisme n'avait d'avenir que s'il s'adressait aux païens, convertisseur génial, épistolier grandiose, Paul apporte la " Bonne Nouvelle " en Asie et en Europe. Emprisonné, torturé, lapidé, il forge, avant que soient écrits les Evangiles, les lois qui régiront l'Eglise. C'est sur les routes que Paul a parcourues que l'auteur l'a retrouvé. Jusqu'à Rome où Néron le fit décapiter.Célébrissime pour son talent à faire revivre hommes et événements, tant à l'écrit qu'à l'oral, Alain Decaux, de l'Académie française, après diverses responsabilités gouvernementales, est aujourd'hui président du Collège des conservateurs du domaine de Chantilly.

  • La biographie de référence de Benoît de Nursie, fondateur de l'ordre des bénédictins au VI e siècle, patriarche des moines d'Occident qui a été désigné par le Saint Siège, en 1964, patron de toute l'Europe.
    " Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé " : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier " patron principal de toute l'Europe ".
    De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représentée vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite " de saint Benoît ", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue.
    Odon Hurel, puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de " patriarche des moines d'Occident " et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.

  • Comment le chrétien du Moyen Age vit-il sa foi ?De leur baptême, qui les lave du péché originel, à leur mort, terme naturel de la vie terrestre et chemin vers Dieu, les chrétiens du Moyen Âge - ceux du moins qui s'évertuent à vivre comme tels - mènent de bout en bout leur existence obnubilés par l'idée de gagner leur salut au Ciel. Ils s'attachent dès lors à respecter les enseignements de l'Église : prier Dieu chaque jour, assister à la messe, communier à Pâques, faire l'aumône aux pauvres, ne pas s'adonner à la violence... afin d'obtenir le pardon de leurs fautes. Leur vie est tout entière scandée par les célébrations religieuses, vécues dans l'église de leur village, auprès de leur curé dont les prônes tiennent lieu d'instructions.
    Jean Verdon nous fait partager le quotidien de ces hommes et femmes du Moyen Âge qui, tiraillés entre les tentations de ce monde et la crainte du châtiment divin, s'efforcent de vivre, ou tout au moins de mourir, en " bons chrétiens ".

  • Saint pierre - le mystere et l'evidence Nouv.

    La biographie de référence de saint Pierre, premier apôtre et premier pape.
    Dans l'histoire de l'Eglise, Pierre est considéré comme le premier pape. Pourtant, rien ne le disposait à prendre la place du premier apôtre. Originaire d'une petite bourgade sans prétention située au nord de la terre d'Israël, il exerce humblement une activité de pêcheur avec son frère et quelques amis qui lui sont associés. Alors que la région est dominée par l'Empire romain et que le judaïsme est en crise, le discours messianique de Jésus le séduit si bien qu'il décide de le suivre. D'après les évangiles, c'est Jésus qui donne à Simon le nom de Pierre. Il reçoit aussi la charge du " troupeau ", c'est-à-dire de l'Eglise : " Tu es Pierre, dit le Christ, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ".
    L'historien Christophe Dickès offre un regard inédit et complet sur le personnage. Après avoir présenté l'homme dans son milieu politique, religieux et économique, il suit les traces de celui qui, après Jésus, est l'homme le plus cité du Nouveau Testament. Le lecteur part ainsi à la découverte d'un personnage complexe, tiraillé entre son engagement et ses doutes. La résurrection du Christ achève pourtant sa conversion : il devient alors le chef de l'Eglise, ouvre le christianisme au monde païen et évangélise une partie de l'Orient. Pierre achève son parcours à Rome où, selon la tradition, il est crucifié la tête en bas au moment des persécutions de Néron, après l'incendie de 64.
    L'auteur présente aussi comment et pourquoi le pouvoir des papes va s'élaborer autour de ce personnage et étudie les lieux archéologiques qui sont liés à sa vie : de sa maison à Capharnaüm retrouvée en 1866 jusqu'à sa fameuse tombe découverte en 1950, au centre même de la basilique Saint-Pierre de Rome. Il achève enfin sa réflexion en abordant la place de Pierre dans l'art chrétien des premiers siècles.
    Cet ouvrage, absolument inédit dans son approche globale, se situe donc au carrefour des sciences: entre histoire, art, archéologie et théologie.

  • L'histoire passionnante de la naissance des essais bibliques et des aléas de leur transmission dès origines à nos jours, par l'un des plus grands spécialistes de la Bible.L'histoire passionnante de la naissance du Livre saint et des aléas de sa transmission, des origines à nos jours. Il y a bien longtemps que l'on ne croit plus que la Bible ait pu " tomber du ciel ". Toutefois, le caractère sacré que lui confèrent des millions de croyants fait que beaucoup hésitent encore à admettre qu'elle puisse faire l'objet d'études critiques. Entre la sacralisation inconditionnelle et le rejet méprisant, il existe une troisième voie, celle d'une lecture " profane " permettant non pas de conduire les lecteurs au coeur de la Bible, mais de leur en faire connaître les contours et l'histoire. D'où vient ce monument de notre culture ? Par quels détours est-il parvenu jusqu'à nous ? Comment se fait-il que, sous un même titre, se trouvent des volumes organisés de différentes manières et des textes qui présentent bien des divergences ? Pierre Monat, professeur de lettres classiques, spécialiste de la Bible, répond à toutes ces questions.Pierre Monat a occupé la chaire de langue et littérature latines à l'université de Franche-Comté. Il a consacré ses travaux de recherche à la mise en oeuvre de la Bible chez les premiers écrivains chrétiens, dont il a traduit un certain nombre d'ouvrages. Dans le cadre de l'université ouverte, il continue à donner un enseignement qu'il a inauguré à la Faculté des lettres sur la Bible, sa naissance, l'histoire de sa transmission et sa réception dans le monde européen.

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