• Le royaume

    Emmanuel Carrère

    Le Royaume raconte l'histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l'empereur Tibère et qu'elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l'Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd'hui encore le quart de l'humanité.
    Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d'alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C'est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.
    Mais Le Royaume c'est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c'est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd'hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l'invraisemblable renversement des valeurs qu'il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d'amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.
    Respect, amitié qu'Emmanuel Carrère dit aussi éprouver pour celui qu'il a été, lui, il y a quelque temps. Car, comme toujours dans chacun de ses livres, depuis L'Adversaire, l'engagement de l'auteur dans ce qu'il raconte est entier. Pendant trois ans, il y a 25 ans, Emmanuel Carrère a été un chrétien fervent, catholique pratiquant, on pourrait presque dire : avec excès. Il raconte aussi, en arrière-plan de la grande Histoire, son histoire à lui, les tourments qu'il traversait alors et comment la religion fut un temps un havre, ou une fuite. Et si, aujourd'hui, il n'est plus croyant, il garde la volonté d'interroger cette croyance, d'enquêter sur ce qu'il fut, ne s'épargnant pas, ne cachant rien de qui il est, avec cette brutale franchise, cette totale absence d'autocensure qu'on lui connaît.
    Il faut aussi évoquer la manière si particulière qu'a Emmanuel Carrère d'écrire cette histoire. D'abord l'abondance et la qualité de la documentation qui en font un livre où on apprend des choses, beaucoup de choses. Ensuite, cette tonalité si particulière qui, s'appuyant sur la fluidité d'une écriture certaine, passe dans un même mouvement de la familiarité à la gravité, ne se prive d'aucun ressort ni d'aucun registre, pouvant ainsi mêler la réflexion sur le point de vue de Luc au souvenir d'une vidéo porno, l'évocation de la crise mystique qu'a connu l'auteur et les problèmes de gardes de ses enfants (avec, il faut dire, une baby-sitter américaine familière de Philip K. Dick...).
    Le Royaume est un livre ample, drôle et grave, mouvementé et intérieur, érudit et trivial, total.

    Prix LiRE : Meilleur livre de l'année 2014

  • Une langue limpide, des images évocatrices et fortes : à travers l'enseignement d'Al-Mustafa se dessinent quelques-uns des trésors
    de l'expérience humaine. Rien n'échappe à la leçon du Sage : amour, joie, liberté, douleur, connaissance de soi, beauté, couple, passion, mort... La vie la plus intime, comme les problèmes les plus quotidiens.
    Hymne à la vie et à l'épanouissement de soi, Le Prophète s'impose désormais comme l'un des textes cultes du xxe siècle.

  • Édition enrichie de Jacques Van den Heuvel. Postface de Philippe Sollers.

    Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, postface et bibliographie)1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d'épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n'empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s'éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d'intrigues, d'alliances, de trahisons. Les poignards luisent sous les pourpoints. René le Florentin fournit les poisons à l'implacable Catherine de Médicis. Le vieux Louvre avec ses fêtes brillantes, ses passages secrets, son peuple de soldats et de jolies femmes, est le théâtre où se déploient en mille péripéties les jeux de l'amour, de la politique, de la haine. Le père des Trois Mousquetaires nous en donne une passionnante chronique, où sa pétulante bonne humeur survit aux plus sanglants épisodes. 

  • Un jeune prêtre tourmenté par sa propre impuissance, une jeune fille désespérée, des paroissiens tentés par l'impiété : tels sont les personnages de ce drame d'un monde sans dieu.
    Écrit de 1919 à 1926, dans le foisonnement d'une époque où tout bascule, où la question du mal, de l'humiliation et du temps sont centrales, Sous le soleil de Satan est l'un des grands romans nés de la première guerre mondiale. L'affrontement entre les hommes se métamorphose ici en un affrontement entre les âmes.
    Après Proust et avant Céline, Bernanos met le roman au défi du mysticisme, en proposant une nouvelle littérature, sensuelle et visionnaire, où la puissance métaphysique s'ajoute à la violence du pamphlétaire. Il est temps que Bernanos retrouve sa place parmi les plus grands romanciers, celle d'un Dostoïevski français.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant  que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés  des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer  intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la  ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille  Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime,  tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa  propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets  que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si  sage, que tous croyaient bien connaître...
      Après le formidable succès    de la saga  L'Orpheline des neiges, Marie-  Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de  passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.
     

  • 1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d'un cordonnier, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l'enfant qu'elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.
    Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine.
    Elle décide de reprendre sa liberté et part s'installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier...
    Avec ce sens du suspense et de l'émotion qui font de ses romans des moments de lecture inoubliables, Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne sur le chemin semé d'épreuves, de joies, de sacrifices, d'une femme généreuse prête à tous les combats pour que s'accomplisse son rêve...

  • Les secrets de naissance d'une sage-femme passionnée.
    Après des études à Toulouse, Angélina, la fille d'un cordonnier, s'est installée en tant que sage-femme dans la maison familiale, à Saint-Lizier, dans l'Ariège. L'exercice de son métier est difficile dans les campagnes en cette fin de XIXe siècle. Accaparée par son travail, elle peut compter sur sa protectrice, Gersande de Besnac, pour s'occuper de son fils Henri qu'elle élève seule. Grâce à ses compétences et à sa disponibilité, sa réputation ne cesse de grandir. Son bonheur serait complet si elle ne désespérait de revoir un jour Luigi, un bohémien dont elle s'est éprise et qui s'est réfugié en Espagne pour fuir de fausses accusations de meurtre. Au lieu du ténébreux gitan, dont la naissance s'entoure de mystère, c'est Guilhem, le premier amour d'Angélina et le père d'Henri, qui revient au pays. Il est accompagné de son épouse légitime, mais semble n'avoir rien oublié de ses sentiments pour la sage-femme...Avec son incomparable talent pour les sagas fertiles en coups de théâtre, aux personnages plus attachants les uns que les autres, Marie-Bernadette Dupuy nous embarque une fois encore dans un tourbillon d'aventures et de passions.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, documents, chronologie et bibliographie)Le jour de Noël 1860, devant la cathédrale de Beaumont enneigée, Angélique, une enfant trouvée et martyrisée, cheveux blonds et regard couleur de violette, est recueillie par Hubertine et son mari Hubert. Ils élèvent la sauvageonne qui apprend la broderie et se met à lire avec passion La Légende dorée de Jacques de Voragine. Une vie de travail et de piété, illuminée bientôt par lidylle qui se noue entre Angélique et Félicien.
    La publication de La Terre, le précédent roman des Rougon-Macquart, a valu à Zola des critiques acerbes. On dénonce la grossièreté de son art : « Il est des âmes pures et des curs héroïques, écrit ainsi Anatole France. M. Zola ne le sait pas. » Pour prendre le contre-pied de ces attaques, le romancier se décide à évoquer des personnages irréprochables et des sentiments purs. Et, en 1888, ce changement de registre correspond à lattente de son public : quelques critiques ont beau ironiser, le romancier gagne son pari et Le Rêve est un succès.

  • "L'homme n'appartient ni à sa langue, ni à sa race : il n'appartient qu'à lui-même, car c'est un être libre, c'est un être moral (...). La vérité est qu'il n'y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé!" Souvent cité mais quasiment jamais lu, ce texte publié initialement en 1869, véritable profession de foi d'Ernest Renan, reste d'une étonnante actualité.

  • " Nul n'est prophète en son pays ", " Semer la zizanie ", " L'homme ne vit pas que de pain ", " Porter au pinacle ", " Rendre à César ", etc. : comme monsieur Jourdain faisait de la prose, nous citons les Évangiles sans le savoir. En presque 2 000 ans d'histoire du christianisme, ces textes ont imprégné notre culture : on y trouve de multiples aphorismes et sentences qui sont devenus des expressions courantes. Ces paroles vives, voire provocatrices, qu'on attribue pour la plupart à Jésus, se sont banalisées, et leur sens religieux est aujourd'hui imperceptible.
    En honnête homme amoureux des textes bibliques, Denis Moreau a choisi une centaine de ces locutions et leur redonne leur saveur première. Restituant le contexte où elles ont été prononcées selon un ordre qui rend compte du récit évangélique, il explique leur sens et leur portée, et retrace, non sans humour, les multiples échos qu'elles ont trouvés au cours des siècles.
    Une façon à la fois distrayante et profonde de redécouvrir les Évangiles sous un jour inattendu, ou de s'y initier.

  • Les trois nouvelles de ce recueil procèdent de l'inspiration mystique, qu'elle provienne de la tradition juive ("le Chandelier enterré", "Rachel contre Dieu") ou des légendes hindoues ("Virata"). Zweig, conteur, historien et penseur a écrit une apologie de l'humilité.

  • « On ira tous au Paradis » chante le refrain bien connu. Si effectivement nous sommes tous destinés au Paradis, il reste à chacun à faire tout son possible pour s'approcher de la grâce offerte par Dieu.L'injonction de saint Ignace de Loyola, « prie car tout dépend de Dieu, mais agis comme si tout dépendait de toi » guide l'ensemble de l'oeuvre de Scupoli : l'homme doit agir sur le monde et surtout sur lui-même pour recevoir efficacement la grâce. Dans Le combat spirituel, Lorenzo Scupoli nous exhorte à nous sanctifier et nous encourage à engager la lutte contre nos propres défauts, nos imperfections en restant confiants en l'action de Dieu: « Songez, pour vous animer au combat, que les obstacles que vous rencontrerez, Il les fera tourner à votre profit et à votre avantage, du moment que vous vous comportez en soldat fidèle et généreux. »Lorenzo Scupoli est un religieux des clercs réguliers aussi appelés Théatins ayant vécu au XVIe siècle. Disciple de saint André Avellin, il est surtout connu pour la rédaction du Combat spirituel qui le place parmi les plus grands auteurs chrétiens.

  • Ce livre est le pendant d'un des plus gros succès populaires de la littérature religieuse : L'imitation de Jésus-Christ. Il est le fruit du même auteur. Écrit par un moine, Thomas A Kempis, il parcourt la vie de la Vierge Marie en suivant les mystères joyeux, douloureux et glorieux. Cherchant à favoriser l'intimité spirituelle et la connaissance de la mère de Jésus, il conduit à Dieu avec entrain. Facile d'accès et bref, il n'avait pas connu d'édition grand public depuis plusieurs dizaines d'années.
    Traduction, préface et commentaires de Célestin Albin de Cigala, récompensé en 1908 par le prix Jules Janin de l'Académie française pour sa traduction de L'imitation de Jésus-Christ.
    Né près de Cologne (Allemagne), Thomas A Kempis entre au monastère des augustiniens du mont Sainte- Agnès près de Zwolle (Pays-Bas) au début du xve siècle. Ce religieux s'inscrit dans le courant dit de « Devotio moderna », qui vise au développement d'une plus grande intériorité.

  • Il y a deux façons de prêcher une retraite, semble-t-il.
    L'une consisterait à déployer un certain nombre de thèmes fondamentaux de la foi et de la vie chrétiennes, au risque, peut-être, de la dispersion intérieure.
    L'autre chercherait plutôt à permettre une expérience spirituelle profonde, en se soumettant à ce que Pascal appellerait « l'ordre du coeur », où sans cesse le même aspect du mystère est abordé de diverses façons.
    C'est à ce second type de retraite qu'appartient celle prêchée par l'abbé Maurice Zundel aux oblates bénédictines de La Rochette (Rhône-Alpes) et que présente heureusement ce livre. Nous y sommes, avec force et profondeur, initiés au mystère fondamental de Dieu-Amour, et donc de l'homme, son image, mystère où règnent l'oubli et le don total de soi, c'est-à-dire l'émerveillement et la pauvreté.

  • Orthodoxie

    Gilbert Keith Chesterton

    • Climats
    • 17 Mars 2010

    Histoire d'une âme, « autobiographie débraillée », cet essai inclassable n'a d'autre prédécesseur que son livre-frère, Hérétiques, paru trois ans plus tôt.
    Découvert par Paul Claudel, qui en traduisit l'un des chapitres, célébré par Charles Péguy, Orthodoxie est un livre touffu, foisonnant d'images et d'idées, dans lequel Chesterton expose la vigueur de sa foi à coups de paradoxes et de fantaisies. Car le christianisme excentrique de Chesterton est une quête qui conduit à l'émerveillement de l'enfance, c'est-à-dire au royaume des fées. Dénonçant l'injustice capitaliste, les thèses matérialistes et déterministes (à commencer par la théorie de l'évolution), Chesterton leur oppose une faculté irréductible de l'homme, qu'aucune machine ne pourra jamais remplacer : son rire et sa joie.

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • La première grande étude sur les règnes des fils de Constantin.Une plongée passionnante dans l'histoire de l'Empire romain au IVe siècle.Ils ont été éclipsés par la gloire de leur père, Constantin (272-337), premier empereur chrétien et bâtisseur de Constantinople. Figure écrasante et magnifique qui fit oublier l'œuvre accomplie par ses trois héritiers, Constantin II, Constance II et Constant.Destins souvent tragiques que fait revivre cette grande fresque historique, entre guerres fratricides et révolutions de palais, expéditions contre les Perses et les barbares et christianisation des confins de l'empire, schismes et hérésies, œuvre législative et réformes économiques.À travers les figures de ces trois frères trop souvent caricaturés en nouveaux Atrides, Pierre Maraval propose une lecture originale du ive siècle, époque charnière marquée par un foisonnement intellectuel et religieux qui annonce le basculement de l'Antiquité dans l'ère médiévale. Il montre surtout comment Constance, et dans une moindre mesure, Constant, ont moins terni l'héritage de leur père qu'ils ne se sont inspirés de sa conduite dans le but de poursuivre son œuvre.


  • Une main tendue vers ceux qui veulent se libérer du poids de leurs blessures, un livre pour relever la tête et apprendre à redevenir soi.

    On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer ? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation?
    Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans pour nous livrer les grandes étapes de cet incontourable travail de pacification avec le passé.
    Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous.
    Prix 2007 de Littérature religieuse, décerné par le SLLR

  • François d'Assise, le Poverello, est un des personnages les mieux documentés du Moyen Âge. Une fois canonisé en 1228, il fit rapidement l'objet de nombreuses biographies. Paradoxalement, la prolifération des sources et leur discordance finissent par voiler ses traits. Et le débat plus que séculaire des historiens sur ces biographies contradictoires – " la question franciscaine " – est à son tour devenu un obstacle à l'approche d'un personnage complexe. Dans ce volume, qui condense les points saillants d'un parcours long d'une trentaine d'années, Jacques Dalarun a choisi d'aborder la question franciscaine par de multiples entrées, de l'expérience des stigmates à l'hagiographie du fondateur et à ses compagnons et compagnes. Il part non pas d'a priori idéologiques, mais de la matérialité des sources manuscrites : la codicologie contre l'idéologie. Car l'auteur prévient : " L'étude des textes dans une perspective historique est une science exacte ; pas une science infaillible, mais une science aussi peu inexacte que les autres, pourvu qu'elle soit pratiquée avec rigueur. " Une quête de l'homme François, du saint le plus populaire du christianisme, mais surtout de " la fuyante vérité d'un mort qui aurait presque pu être notre demi-frère ".

  • « L'idéal du spiritualiste est de se rapprocher de plus en plus du Verbe de Dieu. Pour cela il doit apprendre à purifier son propre verbe, à l'harmoniser, le renforcer. Evidemment, c'est toute une discipline qui exige qu'il devienne conscient, maître de lui-même et de toutes ses manifestations. Ce n'est qu'à cette condition qu'il parviendra à rendre son verbe efficace, constructif, divin. »
    Omraam Mikhaël Aïvanhov

    Table des matières

    I - L'alphabet et les vingt-deux éléments du Verbe
    II - Le Verbe, langage universel
    III - La puissance du Verbe

    Information

    Le texte de cette brochure est paru dans : « Les fruits de l'Arbre de Vie », tome 32 de la collection OEuvres complètes, chapitre IX, sous le titre « L'eau et le feu ».

  • « Il sertit d'or l'excrément ; il monte sur des métaux précieux, précieusement ouvrés, la perle noire de la bave. Quand il en arrive à ce point d'orfèvrerie et de ciselure, l'excrément lui-même devient un joyau », écrivait à son propos Octave Mirbeau. Écrivain intransigeant, pamphlétaire exaspéré, catholique fervent et farouche anticlérical, absolu en tout, Léon Bloy (1846-1917) fut l'une des plumes les plus atypiques de la langue française et effraya ses contemporains, dont il attaqua inlassablement les réputations, par sa terrible éloquence.
    Initialement publié en 1894, le recueil des Histoires désobligeantes, dont la cruauté s'avère enracinée dans l'angoisse religieuse de leur auteur, donne la mesure de la remarquable puissance verbale de ce dernier.

  • La pureté, base de la pratique spirituelle.

    Iésod, la neuvième séphira sur l'Arbre de la Vie dont parle la Kabbale, est le symbole de la vie pure. En prenant la pureté comme base de son enseignement spirituel (Iésod, en hébreu, signifie «base »), Omraam Mikhaël Aïvanhov retrouve le sens des pratiques spirituelles anciennes. Longuement expérimentés par lui, les règles et les exercices qu'il donne nous libèrent et éveillent dans tout notre être des forces jaillissantes et harmonieuses.« Iésod, dont le nom en hébreu signifie fondement, base, est la neuvième séphira sur l'Arbre de la Vie des kabbalistes. Dans sa région supérieure règne le Seigneur Chadaï El Haï. Auprès de Lui se tient l'ordre angélique des Kérubim (les Anges de la religion chrétienne) avec à sa tête l'archange Gabriel. La partie matérielle de Iésod est la Lune qui, dans sa dimension spirituelle, symbolise la pureté...
    « Il est dit dans les Évangiles : « Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu. » Dieu, cela signifie la plénitude de toutes les séphiroth : c'est-à-dire la science, la compréhension et la pénétration de Hod ; les parfums, les couleurs, la beauté et les charmes célestes de Netsah ; la lumière et la splendeur de Tiphéreth ; la puissance de Guébourah, la victoire sur toutes les difficultés, sur tous les ennemis intérieurs et extérieurs ; la protection, la justice, la bonté et la générosité de Hessed ; la stabilité et la ténacité de Binah, la connaissance du Karma et des destinées ; la sagesse éternelle et l'harmonie inexprimable de Hohmah ; la toute-puissance de Kéther. Et Iésod, la base, reçoit les vertus de toutes ces séphiroth, elle est une condensation, une synthèse des vertus de toutes les séphiroth. C'est pourquoi on l'appelle la base. Parce que la pureté est la base de toutes les réalisations spirituelles. »
    Omraam Mikhaël Aïvanhov

    Table des matières

    I - Iésod reflète les vertus des autres séphiroth
    II - Comment comprendre la pureté :
    1 - La nutrition, point de départ d'une étude de la pureté
    2 . Le triage
    3 . La pureté et la vie spirituelle
    4 . La pureté dans les trois mondes
    5 . Le fleuve de vie
    6 . La paix et la pureté
    7 . Le pouvoir magique de la confiance
    8 . La pureté dans la parole
    9 . S'élever pour trouver la pureté
    10 . "Bienheureux les coeurs purs..."
    11 . Les portes de la Jérusalem céleste
    III - L'amour et la sexualité
    IV - Méthodes de purification
    1 . La source
    2 . Le jeûne
    3 . Comment se laver
    4 . Le vrai baptême
    5 . Comment travailler avec les anges des 4 éléments pendant les exercices de respiration

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