• La vie dans la rue abordée avec justesse et simplicité.
    Gustave est SDF. Ancien horloger au chômage, il vit sous un pont parisien avec son chien Bilal et avec le mystérieux Charly, gardien de ses seules richesses. De débrouille en galère, Gustave croisera la route d'Angela, une bénévole des Restos du coeur...Prix lecture inter BCD de Massy 2014Prix Gayant Lecture 2015Prix de Saint-Jean de Braye 2015

  • Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.
    Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, les auteurs dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires - un monde social fracassé, au bord de l'implosion.
    Loin d'être l'oeuvre d'un " adversaire sans visage ", cette violence de classe a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
    À ceux qui taxent indistinctement de " populisme " toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du " bourgeoisisme ".

  • Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin. Il se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur...
    Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un anti-dépresseur.
    J.M. Erre est né à Perpignan en 1971. Il vit à Montpellier et enseigne le français et le cinéma dans un lycée de Sète. Il écrit des romans publiés par Buchet/Chastel depuis 2006.

  • La route du jeune Jack London est celle qu'il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d'un pays ravagé par la crise ! C'est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu'il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c'est également le premier témoignage d'importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d'aventures. Kerouac ne s'y trompa pas en intitulant son propre chef-d'oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • La Muraille de lave à laquelle fait allusion le titre est une falaise de basalte au pied de laquelle un tourbillon violent engloutit toutes les embarcations qui s'approchent, c'est aussi le surnom qui a été donné au siège social d'une grande banque, à l'architecture sombre et aux pratiques discutables.
    Le commissaire Erlendur est parti en vacances sur les lieux de son enfance et il a disparu, mais son équipe continue à travailler.
    Tandis que Elinborg, la fine cuisinière, s'occupe d'une affaire de viol (La Rivière noire), Sigurdur Oli, le moderne formé aux États-Unis, reconnaît par hasard dans la rue l'un des témoins de l'affaire de pédophilie en partie résolue dans La Voix.
    Ce même jour, un ami lui demande d'aider un couple de cadres qui, pratiquant l'échangisme, fait l'objet d'un chantage.
    Troublé par ses problèmes de nouveau divorcé, Sigurdur Oli va cependant aller jusqu'au bout d'une histoire qui lui révèle la cupidité qui s'est emparée de la société islandaise avec l'expansion mondiale des modèles financiers.

    Commencé comme un polar classique, La Muraille de lave tisse les trames de plusieurs affaires et entraîne le lecteur dans les tourbillons de la perte de critères moraux et de l'impudeur de l'amour de l'argent.

    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant  que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés  des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer  intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la  ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille  Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime,  tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa  propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets  que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si  sage, que tous croyaient bien connaître...
      Après le formidable succès    de la saga  L'Orpheline des neiges, Marie-  Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de  passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.
     

  • ça va aller ! Nouv.

    ça va aller !

    Daisy

    « Un mari, une maison, deux beaux enfants, une cuisine ouverte, une balançoire au fond du jardin, une voiture familiale, des amis, un crédit conso, 5 semaines de vacances, un barbecue à gaz... le tout recouvert d'un joli petit vernis brillant aux reflets nacrés. En apparence tout allait bien. Mais dans l'ombre, un ouragan se préparait et, en un coup de vent, cette vie idyllique et je vous l'accorde totalement stéréotypée (quoiqu'il manque le labrador) a volé en éclats. »
    Cet ouragan s'est invité dans notre quotidien un 18 mai. Il porte le nom de TSA pour les intimes, trouble du spectre autistique pour les pros, autisme pour les amateurs. Quelle que soit sa dénomination, il a très vite renversé nos barricades de fortune...
    Nous avons plongé à corps perdu dans cet univers jusqu'alors inconnu, jusqu'à toucher le fond, et découvrir qu'il était possible de tomber encore plus bas. Mais vous savez quoi ? Ça va aller ! Pourquoi ? Parce qu'il ne peut en être autrement. Parce que l'amour se cache derrière chaque crise, derrière chaque inquiétude, derrière chaque reproche, derrière chaque combat.
    En illustrant ce quotidien extraordinairement ordinaire, Daisy ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

    On rit de bon coeur, on pleure d'identification, on apprend à se relever et surtout on se sent plus fort... en famille !

  • La crise du Covid révèle la difficile intégration de nos organisations sociales, économiques et politiques au sein de la toile du vivant planétaire, preuve de la crise de notre relation au vivant.En quoi le biomimétisme peut-il nous aider à faire face à cette crise ? La vision biomimétique vise à rendre compatibles les flux des activités économiques avec ceux du vivant, en s'assurant de la compatibilité de les matériaux et processus mobilisés par l'économie avec les capacités biologiques de la biosphère.Emmanuel Delannoy cherchera à éclairer les limites de la transition écologique actuelle, ainsi que les perspectives ouvertes par une conception régénératrice et réparatrice de l'économie. Puis il présentera les valeurs et les principes d'actions pour une éthique du biomimétisme.

    /> Parmi les pionniers du biomimétisme en France, Emmanuel Delannoy explore, depuis plus de vingt ans, les zones de friction et les convergences possibles entre économie et biodiversité. Depuis 2018, il est associé fondateur de Pikaia, où il oeuvre à favoriser la métamorphose des entreprises vers des modèles résilients, régénératifs et inspirés par le vivant. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages publiés par Wildproject : L'économie expliquée aux humains (2011) et Permaéconomie (2016).

  • "Pourquoi « ça » et pourquoi moi ? Qu'est ce qui me ronge de l'intérieur ? Qu'est ce qui est là-dedans et qui est tellement plus fort que moi ? {...}
    Je suis comme une droguée qui va se faire son shoot et que rien ne peut arrêter. Je m'assieds à même le sol et étale le contenu de mon sac sur la table basse du salon. {...}.
    Juste manger. M'oublier. Disparaître, presque. Les jours comme ça, c'est trop lourd d'être moi-même. Manger encore et encore. Puis me purger, et recommencer. Le moment est long, mais très bon. Pathétique, mais le plaisir est si intense que même après des semaines et des mois sans crise, j'y reviens toujours. Mais pourquoi « ça » ? Et pourquoi moi ?"

    Sophie Ludmann est directrice marketing et a créé le site sophie.ludmann.com pour offrir une écoute et un dialogue aux personnes souffrant de boulimie, mais aussi de troubles de l'image de soi en lien avec l'alimentation. Elle a découvert le yoga, la méditation et l'ayurvéda au cours de son parcours de guérison de la boulimie. Elle prend la parole pour dénoncer la méconnaissance et le manque de prise en charge de cette souffrance.

  • 1928, dans le village de Saint-Prime, sur les rives du lac Saint-Jean, au Québec. Jacinthe, l'aînée des Cloutier, s'estime comblée. Elle exerce son métier d'infirmière avec passion. Heureuse en ménage, elle mène une existence en apparence paisible non loin de ses parents cultivateurs, de son frère Lauric et de sa soeur Sidonie, des jumeaux. Les Cloutier élèvent aussi Anathalie, la fille d'Emma, benjamine de la famille, morte tragiquement dans les eaux du lac en laissant cette enfant de père inconnu.
    Les Cloutier, aussi unis soient-ils, n'ont jamais complètement surmonté ce drame. En quête de sérénité, Jacinthe s'acharne à découvrir l'identité du père d'Anathalie. Sans se douter que de nouvelles tragédies précipiteront le destin des uns et des autres dans le chaos...  Passée maître dans l'art de l'intrigue et des rebondissements, Marie-Bernadette Dupuy nous fait partager les joies, les peines, les angoisses, les bonheurs d'une famille extraordinairement attachante et nous entraîne dans un tourbillon de surprises et de révélations.
     
     

  • Power

    Michaël Mention

    « Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. »
    1965. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d'Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l'assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l'organisation défie l'Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l'image du pays, happé par le chaos des sixties.

    Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d'actualité.

    Extrait :
    « La voilà, enfin. La plus majestueuse des fleurs, sur le point d'éclore. Longtemps, les hommes l'ont fantasmée. Longtemps, ils lui ont tout sacrifié, le meilleur comme le pire : elle, la révolution. Les Beatles le sentent bien, c'est pourquoi ils la peaufinent dans les studios d'Abbey Road. Cloîtrés, ils apportent la touche finale à leur prochain LP. La richesse des compositions, la finesse des textes, l'innovation du livret, tout a été conçu pour illuminer le monde.
    « We're Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ! We hope you will enjoy the show ! »
    Une révolution parmi d'autres, dans ce monde meurtri. Et plus on saigne, plus on s'insurge au Vietnam, au Nicaragua, en Grèce ou encore aux États-Unis. Tandis que les campus se déchaînent, pour les Panthers, c'est le grand jour. Jusqu'ici, leurs actions n'étaient relayées que par la presse de Californie, mais, bientôt, le pays entier saura.
    Alors, même si Bobby est courageux, là, il flippe. Artie, Tod, Eldridge, Warren et les autres aussi. Tous tendus, dans les bagnoles. Clope au bec, cramponné au volant, Bobby guide le convoi. À sa droite, Artie pianote nerveusement contre sa portière. Ils n'osent pas se regarder, de crainte de se renvoyer leur angoisse respective. Dans le couple, on est censé tout partager, mais là, c'est trop lourd.
    Bobby consulte sa montre, jette son mégot, se tourne vers Artie :
    - Je t'aime.
    - Je t'aime.
    Un tendre baiser, et Bobby ouvre sa portière. Tous sortent, foulant le trottoir. Vingt-quatre hommes et six femmes, équipés de revolvers et de fusils à pompe. »

  • Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
    Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des " communs " contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
    Mais, selon les auteurs, le commun ne tient ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est " commun ", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution ?

  • Rude existence que celle d'une sorcière de seize ans dans le Causse. Outre le quotidien d'une infirmière doublée d'une assistante sociale, il faut aussi gérer les crises qui fermentent et la mort prochaine du vieux baron.Guère de magie là-dedans, guère de sommeil non plus.Alors, si quelque part une pelote inextricable de malveillance et de frustration s'est réveillée pour inciter à la haine des sorcières et à leur destruction, voilà Tiphaine Patraque soudain démunie...«J'ai la trouye pou la ch'tite michante sorcieure jaeyante.»Il reste les Nac Mac Feegle, me direz-vous, toujours prêts à la bataille. Mais si eux-mêmes se mettent à douter...


  • Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon.

    Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante.
    Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s'est laissé enfermer.
    Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman.
    Il y a aussi, à l'aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d'embarquement.
    Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l'Islande pendant l'hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.

  • Tu fais quoi dans la vie ? votre travail peut faire la différence pour la société et la planète Nouv.

    Ce livre s'adresse à toutes celles et ceux qui ont un rôle à jouer face aux grands défis du XXIe siécle : étudiants, salariés, demandeurs d'emploi, entrepreneurs ou dirigeants en quête de sens et d'impact positif dans leur vie professionnelle.

    Ce manifeste est un appel pour s'engager dans une carrière à impact.
    Dans le manifeste : des propositions, des portraits inspirants, des retours d'expériences de Ticket for Change pour passer à l'action !

    Matthieu Dardaillon et Joséphine Bouchez sont entrepreneurs sociaux et co-fondateurs de Ticket for Change, dont la mission est d'aider chacun à activer ses talents pour contribuer à résoudre nos grands défis de société. Ticket for Change a déjà sensibilisé plus de 100 000 personnes, 43 % de leurs bénéficiaires sont engagés dans une carrière à impact. Ils sont suivis par plus de 40 000 personnes sur les réseaux et soutenus par de nombreux partenaires (HEC, Cocacola, Renault, Google etc.) et mentors pionniers (Nicolas Hulot, Pierre Rabhi, Maxime de Rostolan,etc.)

  • La gestion de crise est devenue un thème central des organisations, qu'elles soient professionnelles ou publiques. Cette jeune discipline se développe sur des bases qui semblent déjà s'ossifier en dogmes, alors même que la nature des crises modernes tend à pondérer certains principes considérés comme «  allant de soi  ». Cet ouvrage aborde cinq de ces principes coeur pour les déconstruire en partie, avant d'en proposer une application ou un angle de vue qui semble plus adapté aux crises modernes.
    Ce premier ouvrage se veut comme une introduction, évitant les écueils, pour les experts ou dirigeants d'entreprise qui se questionnent sur le sujet. Il précède ainsi les ouvrages techniques habituels listant les bonnes pratiques et boîtes à outils.

  • Partant des différents mouvements de défiance ayant parcouru la société française depuis le début de l'épidémie de Covid-19, l'ouvrage étudie comment cette extrême défiance peut être corrélée à une tentation complotiste et à des attitudes populistes. Il s'agit à la fois de montrer que la confiance manifestée par les citoyens dans les institutions est un déterminant essentiel de la nature des mesures mises en place et comment la confiance institutionnelle et interpersonnelle a des conséquences majeures en termes sanitaires. L'enjeu atteint son paroxysme lorsqu'il s'agit de la vaccination ! Enfin, l'auteur propose une analyse des raisons de cette forte défiance touchant nos institutions et se fait force de propositions.

    Antoine Bristielle, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire PACTE, Sciences Po Grenoble.

  • John Barleycorn, littéralement John Graindorge, c'est pour l'Américain moyen la personnification familière de l'alcool, c'est-à-dire du whisky, le mauvais génie des compagnons de comptoir, le Dionysos du pauvre, l'Ange noir sur l'épaule. Publié quatre ans avant la mort de l'auteur, ce livre est en quelque sorte son autobiographie d'alcoolique dans laquelle l'immense écrivain raconte sa vie - toute sa vie - vue à travers la lentille déformante de la bouteille. Son dernier très grand texte, qui défraya la chronique, est un récit terrible, lucide, et une façon bouleversante de connaître l'auteur baroudeur de Croc-Blanc et de Martin Eden.


    Préface de Jeanne Campbell Reesman


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart... Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui prend l'eau pour tenter de rester à la surface de cette ville qui sombre. À la tête de cette petite bande, Anna tente de maintenir le cap pour faire face au quotidien. Système D, débrouille, la bande s'organise pour survivre. La petite communauté repose sur un fragile équilibre. Jusqu'à l'arrivée de Marcus et des Pèlerins.



  • « Ce que désire la classe des professionnels bien diplômés, c'est une méritocratie plus parfaite : un système où ceux qui ont du talent peuvent s'élever. Quand on est parvenus à la diversité et que les gens brillants de toutes races et de tous sexes ont été dûment qualifiés, cette espèce de libéral ne peut pas vraiment concevoir d'autres griefs contre le système. Les revendications des travailleurs ordinaires ne les touchent pas : les vigiles, les serveurs de fast-foods, les aides à domicile et les gardes d'enfant - dont la plupart sont des femmes et des personnes de couleur - qui n'ont pas de diplôme universitaire. »
    Ce livre analyse l'abandon par les « nouveaux démocrates » des classes populaires et des syndicats au profit des classes aisées et cultivées. Il rappelle ce que cette « économie de la connaissance » a coûté aux travailleurs manuels et aux catégories peu diplômées, condamnées à la relégation sociale et à une forme de plus en plus agressive de mépris culturel. Dépréciées par le parti qui leur servait autrefois de véhicule politique, elles sont devenues plus attentives aux thématiques identitaires de démagogues réactionnaires. Comme celui qui vit à la Maison-Blanche.

  • Depuis 2010, la crise financière des crédits subprime s'est transformée en une crise des dettes publiques, et tout semble indiquer que
    le pire est encore devant nous. L'impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l'économie européenne va jusqu'à remettre en
    cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... Y a-t-il d'autres issues que la généralisation des plans d'austérité budgétaire,
    le paiement des dettes bancaires par les contribuables et la déflation ? L'auteur met en lumière les illusions qui brouillent le débat
    public actuel. Il montre que la transition écologique est un projet de société capable de sortir l'Europe du piège où l'a précipitée la démesure
    financière et suggère des pistes pour lever les obstacles financiers à sa mise en oeuvre.
    « Un ouvrage en tous points exceptionnel. » Jean-Claude Guillebaud (Le Nouvel Observateur)
    « Un modèle de pédagogie pour comprendre la crise. » (Le Monde)

    « Un ouvrage fondateur. À lire pour comprendre le monde qui vient. » (L'Express)

    « Un petit traité fort édifiant. [...] Fort subversif. À lire. » (Europe1)

    « La thèse de ce livre est limpide et suscitera de nombreuses discussions. » (Alternatives économiques)

    Troisième édition revue et augmentée, cette publication prend en compte l'actualité et les décisions prises depuis la première édition.

    Gaël Giraud est jésuite, chercheur en économie au CNRS, membre de l'École d'économie de Paris, membre du conseil scientifique du Laboratoire sur la régulation financière et de l'observatoire européen Finance Watch, enseignant au Centre Sèvres, membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme.

    Ce livre a reçu le Prix lycéen « Lire l'économie » 2013.

  • Événement dans l'histoire mondiale : Agnes Lukauskaite et Omar Arnarson se rencontrent par un dimanche matin glacial dans la queue des taxis au centre-ville de Reykjavik.

    Trois ans plus tard, Omar brûle entièrement leur maison, conduit jusqu'à Keflavík et quitte le pays en avion.
    L'histoire commence en réalité bien avant, au cours de l'été 1941, quand la moitié des habitants d'une petite ville lituanienne, Jurbarkas, sont massacrés dans la forêt alentour. Deux arrière-grands-pères d'Agnes participent au massacre - l'un d'eux tue l'autre - et trois générations plus tard Agnes met l'Holocauste au cour de sa vie. Son obsession l'amène à rencontrer Arnor, un néonazi cultivé.
    Illska parle d'Holocauste et d'amour, d'Islande et de Lituanie, d'Agnes qui se perd en elle-même alors que l'ambassadeur d'Islande en Lituanie reconnaît l'indépendance des pays baltes et que des criminels lituaniens commencent à opérer depuis Reykjavik, d'Agnes qui ne sait pas qui est le père de son enfant ni si elle veut finir sa thèse sur l'extrême droite islandaise ou chater avec son amant néonazi, d'Agnes qui aime Omar qui aime Agnes qui aime Arnor.
    La lecture de ce texte déclenche une jubilation aussi intellectuelle que sensuelle, due autant aux fulgurances de la pensée qu'à la maîtrise impeccable de la langue et de la narration. Illska est un livre surprenant et immense écrit par un homme jeune, mais qui est appelé à devenir un grand, sans doute un très grand écrivain.
    "Voici sans le moindre doute le livre le plus inhabituel de la rentrée : un Islandais nommé Eiríkur Örn Norddahl a réussi à écrire un roman qui rassemble sous le même toit l'Holocauste, la crise économique, la montée des néonazis en Europe et un triangle amoureux d'une franchise étonnante." - Profile, Allemagne
    "Illska, Le Mal, est une conversation claire avec le présent. Norddahl est un vrai génie. Il n'y a pas un temps mort dans le texte. En tant qu'ouvre politique Illska est un pur chef-d'ouvre. " dv Daily " Eiríkur Örn Norddahl a écrit un livre cruel et parfois cruellement drôle sur la façon dont l'idéologie et l'histoire imprègnent nos sphères les plus intimes. C'est Illska." - Spiegel online, Allemagne
    "Avec ce livre, Norddahl s'est fait une place parmi les auteurs les plus audacieux et progressistes de sa génération." - Vidsja, National Broadcasting service
    "Tellement maîtrisé, original et cool que ça en est effrayant." - Frettabladid Daily, Islande
    Eiríkur Örn Norddahl est né à Reykjavik en 1978 et a grandi à Isafjordur. Il a commencé à écrire vers 2000, mais la nécessité l'a amené à faire d'autres choses pour gagner sa vie. Il a vécu à Berlin en 2002-2004 puis dans plusieurs pays d'Europe du Nord, en particulier à Helsinki (2006-2009) et en Finlande (2009-2011) et dernièrement au Viêtnam. En 2004 il a été un des membres fondateurs du collectif poétique d'avant-garde Nyhil, en Islande.
    En 2008, il a reçu le Icelandic Translators Award pour sa traduction du roman de Jonathan Lethem, Les Orphelins de Brooklyn. Il a obtenu une mention Honorable au Zebra Poetry Film Festival de Berlin en 2010 pour son animation poétique, Hphp Bks.
    En 2012 Norddahl a reçu le Icelandic Literary Prize, catégorie fiction et poésie, ainsi que le Book Merchants' Prize pour son roman Illska.

    Prix de la littérature islandaise

    Prix des libraires Meilleur roman islandais 2012

  • Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une " utopie réelle " de grande envergure.
    Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la déspécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre la pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique.
    En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les applications au XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre.

  • Tango

    Elsa Osorio


    À Paris, au Latina, on danse le tango. Luis invite Ana à danser.

    Elle est française et elle aime le tango avec autant de passion qu'elle déteste la patrie de ses parents, l'Argentine. Il est argentin de passage à Paris pour une dernière tentative d'échapper à une crise économique et psychologique.
    Un projet de film sur le tango, dirigé par Luis avec Ana comme conseiller technique, va les réunir.
    Ce projet leur fait découvrir leurs ancêtres et l'histoire de l'Argentine depuis la fin du XIXe siècle.
    Le tango nous conduit des quartiers populaires de La Boca aux salons parisiens, du grand propriétaire au compositeur de musique, sur fond de vagues d'émigration successives, de conflits sociaux, de développement des richesses des estancieros, d'arrivée de la modernité avec la naissance de la radio. avec l'évolution du tango, devenu lui-même personnage de ce roman bâti sur cette relation viscérale que tous les personnages entretiennent avec lui.
    Sur une trame de feuilleton vécue par des personnages attachants et hauts en couleur, l'auteur écrit une oeuvre littéraire forte où le fantastique est présent pour revendiquer la force vitale de l'amour et de la danse. Tango recrée l'histoire d'une ville et d'une musique à travers la saga de deux familles, aux deux bouts de l'échelle sociale. Un cocktail explosif d'amours, de luttes, de joies et de trahisons, et une danse dangereuse et sensuelle qui les réunit en une étreinte.
    Avec l'habileté d'une bonne danseuse, Elsa Osorio change de temps, de narrateurs, d'espace, comme on change de cavalier, et son écriture communique au lecteur le vertige de la danse, l'ivresse de la musique mêlée à la sensualité et au mouvement.

empty